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13/04/2013

LES CITATIONS DU LAINLAIN...

"Le génie a cela de beau qu'il ressemble à tout le monde et que personne ne lui ressemble."

Honoré de Balzac. 

INFO+ : http://hbalzac.free.fr/ 

et http://fr.wikipedia.org/wiki/Honor%C3%A9_de_Balzac

28/03/2013

LES CITATIONS DU LAINLAIN.

 

"On ne peut être et avoir été. Mais si ! On peut avoir été un imbécile et l'être toujours." 

Léon BLOY, écrivain français. 

Extrait du "Exégèse des lieux communs". 

INFO+ : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Bloy

23/03/2013

LES CITATIONS DU LAINLAIN.

« (...) La Terre dit qu’elle ne peut donner la Vie sans eau. La source divine des Femmes ce n’est pas l’eau. La source des Femmes, c’est l’Amour. (...) »

Extrait d’un chant arabe, repris dans le film "La Source Des Femmes" (2011).

 

 

INFO+ :

http://www.lasourcedesfemmes.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Source_des_femmes

 

22/03/2013

LES CITATIONS DU LAINLAIN.

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© Photo-dessus : http://karisma.canalblog.com/archives/2011/09/08/21976619.html

 

« Il ne faut jamais s’avouer vaincu. L’infiniment petit peut s’avérer parfois plus majestueux que tout ce qui semble grand. L’eau, la fraicheur, la Vie même, l’Amour, peuvent jaillir à tout moment. »

Proverbe Arabe.

LES CITATIONS DU LAINLAIN.

« Une grande civilisation n’est conquise de l’extérieur que si elle s’est détruite de l’intérieur. »

Will DURANT.

INFO+ : https://fr.wikipedia.org/wiki/Will_Durant

06/01/2013

CELTIC PASSION SUR "ONEDIRECT(d'ltc live)"

 

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29/08/2012

PROVERBE ARABE...

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© Photo-dessus : http://karisma.canalblog.com/archives/2011/09/08/21976619.html

"IL FAUT SE LAVER LES YEUX AVANT CHAQUE REGARD."

22/05/2012

LES CITATIONS DU LAINLAIN...

 

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© Photo ci-dessus : http://nutritionstyledevie.com/?p=168

 

"Si quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l'aider."

« Que la nourriture soit votre médecine et votre médecine la nourriture. »

Hippocrate.

08/03/2012

HELENE GUENIN EN SOL (LEWITT) MAJEUR.

jean dorval pour ltc arts

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Anne Guenin by JD 2012 pour LTC Arts. 

 

JD : Bonjour Hélène GUENIN, on ne vous présente plus. Vous êtes, pour notre plus grand bonheur, la Responsable du Pôle Programmation du Centre Pompidou-Metz (CPM). Le CPM inaugure aujourd’hui sa nouvelle exposition « Sol LeWitt, Dessins Muraux, de 1968 à 2007 » dans sa Galerie 2. Cette manifestation se déroule du 07 mars 2012 au 29 juillet 2013.

HG : Bonjour Jean. Bonjour LTC Arts.

 

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© Source photo : WIKIPEDIA (portrait de Vasarely). 

JD : Pourquoi avoir choisi de présenter cette rétrospective, sans précédent en Europe, de l’artiste minimaliste et conceptuel américain Sol LeWitt ? Quelles sont les qualités de cet artiste ayant motivé une telle exposition ? Pourquoi ne pas avoir choisi plutôt Vasarely et ses Arts Visuels, un artiste qui est dans la même veine que Sol LeWitt, jean dorval pour ltc artset qui n’a déjà pas été cité dans l'exposition « Erre Variations Labyrinthiques », dans sa partie dédiée à l’Art Cinétique et à l’Art Programmé ?

HG : Il y a plusieurs questions dans votre question. La première : la monographie. Il est vrai que l’on essaye d’exprimer depuis la création du Centre Pompidou-Metz, avec Laurent Le Bon qui en est le Directeur, que l’on est toujours dans la perspective, lorsque l’on montre des monographies, de présenter des artistes qui n’ont jamais été exposés à une telle échelle en Europe. Donc, on a tenté d’être dans l’exceptionnel et de réunir des corpus d’œuvres que l’on n’a pas eu l’occasion de voir dans d’autres lieux que le Centre Pompidou-Metz. Alors, pourquoi Sol LeWitt ? Parce qu’il s’agit d’un artiste majeur du XXe Siècle. Parce que c’est aussi une des grandes figures de l’Art Conceptuel, un courant artistique qui reste un peu moins montrer que les autres mouvements en Europe. Il y a un réel regain d’intérêt, manifesté par de jeunes artistes et commissaires d’expositions, pour cette période conceptuelle, la France et l’Europe n’ayant pas nécessairement mis le focus sur cette génération. Ainsi, Sol LeWitt, parmi ces artistes conceptuels, a eu une démarche extrêmement importante. Il est le premier à passer directement de l’échelle du dessin à l’échelle de l’architecture, en laissant de côté le papier, la toile, etc. en décidant de confronter directement son art à l’architecture, directement sur le mur, avec cette idée aussi que du coup l’œuvre disparaît après l’exposition. Cette dimension éphémère est aussi très importante. Et puis, l’autre aspect qui nous semble passionnant dans cet artiste est : comment partir d’un système contraint et défini, d’un travail basé sur la sérialité, la modularité, à partir d’un vocabulaire de formes géométriques simples ? Donc, comment avec ce système à priori fini, il a réussi pendant 40 ans à se renouveler en permanence pour réinventer son propos et proposer une autre dimension autour du dessin ? Tous ces aspects nous ont interpellés, et puis, on n’a jamais eu en Europe l’occasion de voir un tel déploiement d’une trentaine de dessins muraux de cet artiste. Cela nous semble important de faire cette connexion maintenant avec Sol LeWitt. jean dorval pour ltc artsEt en plus, on a un partenariat avec le M Muséum de Louvain(1) qui va montrer en parallèle de notre exposition, à partir de juin prochain, une exposition d’une vingtaine de dessins muraux en couleurs de Sol LeWitt, intitulée « Colors »(2). jean dorval pour ltc artsDonc à deux heures d’intervalle de voiture, on va avoir la possibilité de voir un ensemble de cinquante dessins muraux, ce qui reste exceptionnel. De même, en faisant le tour de l’espace dédié à cette exposition dans la Galerie 2, je pense que vous vous êtes sans doute rendu compte que l’on a un rapport à la fois physique, vibrant, méditatif, au dessin. Evidemment, on peut faire le tour de l’expo en 5 minutes, mais on peut aussi y passer des heures (…)

JD : Oui, c’est clair.

HG : (…) tellement le dessin se situe dans l’ultra précision, la finesse et la méticulosité. On ressent aussi une fascination face au système hiérarchisé mis en place et à la manière dont les choses se répètent, se combinent ensemble. On peut presque vérifier si le protocole concorde parfaitement avec la manière dont le dessin est réalisé, comment les choses se sont faites dans un espace donné. Il est totalement fascinant d’entrer dans cet univers unique.

 

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Afin d'améliorer la lecture de l'image ci-dessus,

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© Source photo : détail du "Wall Drawing #2", by JD 2012 pour LTC Arts.

 

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© Source photo : détail du protocole du "Wall Drawing #2",

by JD 2012 pour LTC Arts (la lecture de l'image est rendue difficile par l'écriture faite à la mine de plomb sur fond blanc).

 

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© Source photo : http://thanksforsupportingus.tumblr.com (portrait de Sol LeWitt)

JD : Des œuvres « In Situ » et « éphémères »... Cela rappelle un peu une récente expo de Daniel Buren qui a eu lieu au Centre Pompidou-Metz…

HG : Effectivement, on retrouve des similitudes. D’ailleurs Sol LeWitt et Daniel Buren étaient très proches. Ils étaient même amis. Et tous deux ont échangé des œuvres, leurs propres œuvres, pour leurs collections respectives. Des œuvres « In Situ » et « éphémères », cela procède effectivement d’une génération s’intéressant à ces questions. Aussi, au même titre que le projet de Daniel Buren, « Echos travaux in situ » - qui s’est déroulé du 8 mai au 9 septembre 2011, Galerie 3, et démonté à la fin de l’exposition, car prévu uniquement pour cet espace spécifique - le projet de Sol LeWitt va disparaître aussi. Avec une différence notoire tout de même, chez Sol LeWitt, le principe fondamental de son œuvre consiste à décliner un protocole qui subsiste en tant qu’idée, en tant qu’objet, et qui ensuite se décline potentiellement à l’infini.

 

 

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© Source photo : SOL LEWITT, Walls Drawings #295 (Octobre 1976) et #340A (Avril 1993), by JD pour LTC Arts.

 

JD : Avez-vous toujours cet objectif de « recyclage » des œuvres, comme vous l’avez fait avec certaines réalisations provenant de l’exposition « Chefs-d’œuvre ? » qui ont été réutilisées dans celle intitulée « Erre Variations Labyrinthiques » ?

HG : En fait, c’est plus que du « recyclage ». Il s’agit plutôt d’une continuité des projets. Ce sont même de petits clins d’œil. C’est aussi une forme d’écologie et d’économie de travail que l’on s’est fixée. C’est vrai qu’entre « Chefs-d’œuvre ? » et « Erre », on retrouvait une scénographie partiellement réutilisée, mais aussi des rappels dans la manière de faire des filiations historiques, dans le fait de remettre tel ou tel artiste qui était déjà présent dans « Chefs-d’œuvre ? ». Cependant le contexte était très différent. Dans cette même veine, de « développement durable » des projets, on a eu aussi avecjean dorval pour ltc arts Daniel Buren et son installation « Échos, travaux in situ » le réemploi des miroirs sur le toit de la Galerie 1. Donc, c’est vrai que l’on essaye d’avoir une continuité et une cohérence entre nos différentes expositions (…)

JD : Un fil conducteur…

HG : (…) effectivement un fil conducteur… Et même, si à priori il n’y a pas de connexion entre « Erre » et Sol LeWitt. Je crois que cette exploration sur la question de la ligne et de son cheminement constitue une autre forme de « fil conducteur… » - que l’on retrouve aussi, ici - s’exprimant au travers des œuvres exposées de Sol LeWitt d’une manière sérielle et conceptuelle, marquant ainsi une certaine continuité dans notre action.

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© Source photo : Julio Le parc, "Continuel-lumière avec formes en contorsion", 1966, Collection de l'artiste, exposition "Erre, Variations Labyrinthiques", by JD pour LTC Arts.

 

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© Source photo : Julio Le parc, "Projection pour cellule avec lumière en vibration", 1963, Collection de l'artiste, exposition "Erre, Variations Labyrinthiques", by JD pour LTC Arts.

 

JD : Pour rebondir sur la dernière partie de ma question… Quid de Vasarely ?

HG : Il y a un grand retour, aujourd’hui, à toute cette génération de Cinétiques et d’artistes qui ont travaillé sur LoBe Art ou sur les Arts Cinétiques dans les années 60/70. Il est donc vrai que dans « Erre », on avait choisi de mettre en exergue deux grandes figures des Cinétiques : Gianni Colombo et Julio Le Parc. On a eu d’ailleurs la chance de pouvoir travailler avec Julio Le Parc qui est un artiste encore vivant, faisant un travail exceptionnel sur la lumière, trop peu montré, et que l’on a voulu remettre en parallèle dans cette exposition avec des artistes de la même génération dit Conceptuels. Deux courants qu’à priori on avait complètement opposés parce que les moyens d’expression sont un petit peu différents. Donc, on a vraiment souhaité mettre le focus sur ces deux artistes, mais ce n’était pas une exposition d’Art Cinétique. Il s’agissait à l’intérieur de cette question sur la perte, de ramener la question à la perte optique. On a aussi remis en perspective les Cinétiques. Je crois que de grandes monographies sur les Cinétiques sont en train d’être préparées un peu partout en France, ainsi que de grandes expositions thématiques. Il est vrai que l’on n'a pas pris ce chemin là. On s'est intéressé d’avantage à faire un travail presque d’auteur ou d’historien de l’art, et de remettre en perspective les Cinétiques par rapport à d’autres courants, et surtout, par rapport à d’autres questions de perception, de pratique de l’espace, etc. Donc, nous ne ferons pas de grande monographie autour de Vasarely.

JD : Pas pour l’instant en tout cas, mais peut-être plus tard… Question suivante… Vous présentez 33 « Wall Drawings » en déclinaison de noir, de blanc et de gris, du sculpteur Sol LeWitt, partant toujours d’une idée de base ou d’un concept, directement appliqués sur mur, en fonction de l’espace d’exposition, mais vous ne présentez aucun de ses nombreux dessins muraux aux couleurs vives qui sont créés sur le même principe, et aucune de ses « Structures » (terme que l’artiste utilisait pour parler de ses sculptures…), fondées sur un élément géométrique basique, comme le cube, établi en réseau. Pourquoi avoir opéré une sélection aussi sélective des œuvres de l’artiste qui ne représente pas toutes les facettes de sa création, de son œuvre ? Est-ce pour une question de manque de place (ton humoristique…) ou avez-vous plus simplement voulu faire passer un message particulier à votre public ?

HG : Ce sont effectivement des partis pris forts que l’on a décidé de prendre avec la Commissaire de l’exposition, Béatrice Gross, et avec Laurent Le Bon, Directeur du Centre Pompidou-Metz. Il y avait le souhait de focaliser sur une partie de la pratique de Sol LeWitt, les « Wall Drawings », en noir et blanc, qui représentent tout de même 40 ans de pratique de l’artiste. Sol LeWitt reste quelqu’un qui a beaucoup écrit sur son travail, d’un point de vue théorique, notamment, et qui a insisté sur cette importance du mot « Wall Drawing » et du dessin dans sa pratique. C’est vrai qu’il y a aussi toute la série des sculptures, des open cubes, etc. qu’il a développé pendant des années. Mais nous, on s’est concentré exclusivement sur cet aspect des « Wall Drawings », en noir et blanc, afin de montrer cette pratique du dessin contemporain et particulièrement du dessin conceptuel au travers du travail de Sol LeWitt. Je crois que dans cette exposition le noir et le blanc renforcent le travail de Sol LeWitt. On remarque ainsi clairement l’évolution de l'artiste, toute la dimension de son oeuvre. On prend toute la mesure de son propos à travers cet univers de noir et de blanc symbolisant parfaitement la manière dont Sol LeWitt a sur faire vivre son travail pendant 40 ans à partir d’un principe déterminé. D’ailleurs très rapidement, on a discuté avec le M Muséum de Louvain de la question d’un diptyque concernant les "Wall Drawings", avec une partie en noir et blanc située au Centre Pompidou-Metz et une autre en couleur au M Muséum.

 

 

jean dorval pour ltc arts© Source photo : Wall Drawing #353, "Contours de figures isométriques", pastel noir, Mai 1981, by JD pour LTC Arts.

 

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© Source photo : Wall Drawing #289, Juillet 1976, by JD pour LTC Arts.

 

JD : Vous travaillez donc en complémentarité...

HG : Exactement. Finalement, on peut se « contenter » de voir, soit l’exposition de Metz, soit celle de Louvain, mais la démarche prend tout son sens, et surtout une force incroyable, quand on voit (certes séparément) les deux volets de ce diptyque, d’un côté en « noir et blanc », et de l’autre « en couleur ». L’autre argument par rapport au choix du noir et blanc, ici, réside dans le fait que tous les dessins préparatoires ou les protocoles que Sol LeWitt réalisait en amont, tels des « matrices » de dessins ou des "partitions à peindre ou à crayonner", étaient toujours réalisés initialement en noir et blanc, avec des initiales qui cependant indiquaient les couleurs à éventuellement appliquer. Avec cette exposition, on remonte véritablement aux origines du travail de l’Artiste.

JD : On pense donc en noir et blanc, et après on met de la couleur si on le souhaite ?

HG : C’est cela même.

 

 

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© Source photo : Wall Drawing #289, Juillet 1976, by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts© Source photo : Wall Drawing #414, Drawing Series IV (A), au lavis d'encre de Chine (24 dessins, technique au chiffon), Mars 1984, by JD pour LTC Arts.

JD : Je ne vous apprends rien quand je vous dis que Sol LeWitt est né le 9 septembre 1928 et mort le 8 avril 2007. Qu’en 1960, il est recruté par le Muséum Of Modern Art (MoDA) de New-York, situé à Manhattan, où il démarre sa carrière, réalise ses premiers « Wall Drawings » et « Structures », travaille notamment avec Robert Ryman, Dan Flavin et Robert Mangold. Sa première rétrospective au MoDA concerne la période « 1978-1979 ». Aussi, pourquoi avoir choisi pour votre rétrospective la période de « 1968-2007 » ?

HG : Par ce que l’on voulait couvrir les 40 ans de carrière et de pratique des « Wall Drawings » de l’artiste. 1968, c’est l’année des premiers « Wall Drawings » et 2007 l’année de sa mort. On a donc montré l’évolution de la pratique de ce type de dessin sur toute cette période. Comme vous avez pu le constater en parcourant l’exposition, on n’a pas fait quelque chose de trop didactique. Malgré tout, on a pris la décision, avec Béatrice Gross, la Commissaire de l’exposition, de faire un choix d’œuvres qui révèle les principales phases de cette évolution du travail de Sol LeWitt. On décrit cette évolution initialement en présentant des figures géométriques simples, par l’apparition petit à petit de figures géométriques complexes, puis par l’arrivée de perspectives. Enfin, on voit à l’issue de ce parcours l’avènement d’une liberté que l’artiste s’accorde en faisant des boucles ou en pratiquant des « scribbles » (« gribouillages ») sur ses dessins, tels que l’on peut en voir juste derrière nous. On note aussi l’évolution des techniques. On passe de la mine de plomb au lavis, à l’encre, etc. C’est finalement, à travers 33 dessins, un aperçu des grandes étapes de l’œuvre de Sol LeWitt, parmi les 1.200 dessins qu’il a réalisé au cours de sa vie. Il fallait au travers de cette grande rétrospective vraiment donner la sensation d’un parcours sélectionné représentant toute l’ampleur du travail de Sol LeWitt.

 

 

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© Source photo : Wall Drawing #260, Juin 1975, by JD pour LTC Arts.

 

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© Source photo : Wall Drawing #260 (protocole), Juin 1975, by JD pour LTC Arts.

JD : Vous faites plus fort que l’artiste qui fait sa première rétro perso en 1978… (rires…)

jean dorval pour ltc artsHG : En 1978, il n’était pas vraiment à sa première étape de parcours…

JD : Oui, juste à sa première rétrospective…

HG : Il est vrai qu’entre une exposition réalisée par l’artiste lui-même et celle qui est proposée par des commissaires, on est forcément dans une approche différente… Je crois qu’on ne peut pas opposer les projets. Ici, on a juste eu un parti pris, décidé, discuté, avec la Fondation Sol LeWitt, la famille de l’artiste, etc. Ses proches sont d’ailleurs très heureux de ce projet.

JD : Une fois de plus, vous avez travaillé en équipe à tous les niveaux. Chapeau !

HG : Oui, un tel projet n’arrive jamais suite à un travail solitaire, mais bien suite à un travail collectif. Et c’est particulièrement le cas, ici, puisqu’il y a eu cette articulation permanente entre la Commissaire, la famille de Sol LeWitt, la Collection LeWitt et la Fondation LeWitt. En plus, il y a eu un travail de résonnance avec les Ecoles d’Art et les Ecoles d’Architecture pour mettre en œuvre ce projet. Donc, c’est vrai, qu’il s’agit bien d’une grande aventure collective, peut-être plus visible à travers ce projet qu’à travers d’autres manifestations de ce type. Cette logique d’un atelier sur place renforce encore l’idée. En effet, le Centre Pompidou s’est transformé en atelier pendant deux mois avec une centaine de dessinateurs présents.

 

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© Source photos : Wall Drawing #479, Mai 1986, by JD pour LTC Arts.

JD : Laurent Le Bon a fait une très courte apparition au début du vernissage presse, faisant juste une petite intro... Est-ce pour laisser la vedette à tout le monde dans l’équipe organisatrice de cet important évènement culturel et mettre ainsi en valeur ce très beau travail collectif très créatif ?

HG : C’est un peu, si je puis dire, la patte du Maître de Maison. Laurent Le Bon a toujours prôné cette dimension humaine et collective de l’Aventure du Centre Pompidou-Metz. C’est évidemment le Capitaine du navire, l’âme du projet. Mais, avant tout, c’est quelqu’un qui accorde énormément sa confiance à ses collaborateurs et qui donne ainsi la possibilité de développer des projets. C’est vrai que sur ce projet, plus particulièrement, il a eu envie de laisser la parole essentiellement à la Commissaire, Béatrice Gross, mais bien entendu, aussi, à toutes les personnes qui y ont participé.

 

jean dorval pour ltc arts© Source photo : Wall Drawing #462, Janvier 1986, by JD pour LTC Arts.

 

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© Source photo : Wall Drawing #542, Septembre 1987, by JD pour LTC Arts.

JD : Avez-vous hissé les couleurs de Sol LeWitt sur la flèche du Centre Pompidou-Metz, comme vous le faites pour chacun des artistes importants ou chacune des expos importantes que vous produisez ? (rires… allusion à un précédent interview…)

HG : Mais, le Centre Pompidou-Metz est en permanence aux couleurs de Sol LeWitt (ton humoristique). D’ailleurs, ce matin en arrivant au Centre, le bâtiment était totalement perdu dans la brume, nous n’avions que du blanc autour de la Galerie 2. Il n’y avait aucune possibilité d’être distrait par autre chose que par les « Wall Drawings... »

On a d'ores et déjà d’autres projets qui se déclinent par rapport à cette rétrospective "Sol LeWitt". Notamment des ateliers pour les adolescents avec des « Wall Drawings » de Sol LeWitt qui sont proposés à réaliser. Et puis, on a toute une programmation qui va se développer à partir de septembre, une série de projets autour de Sol LeWitt, en lien, entre autres, avec le milieu musical de son époque. On attend septembre parce que l’on va déployer auparavant la programmation du Printemps, essentiellement autour de « 1917 », une exposition beaucoup plus courte.

JD : En 2012, vous proposez une première exposition sur les « Wall Drawings » de Sol LeWitt. En 2013, vous en ferez une autre sur son extraordinaire collection privée d’œuvres d’art. Quelles sont les œuvres que vous préférées dans cette collection qui va de Eva Hesse à Steve Reich, de Robert Mangold à Hanne Dardoven, de Robert Ryman à des centaines d’inconnus, et pourquoi ?

HG : Je pense qu’il vaut mieux poser cette question à la Commissaire de l’exposition, Béatrice Gross, car c'est elle qui va faire le travail de recherche autour de cette collection.

 

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© Source photo : Wall Drawing #1142, Septembre 2004, et Wall Drawing #614, Juillet 1989, by JD pour LTC Arts.

 

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© Source photo : Wall Drawing #824, Avril 1997, et Wall Drawing #821, Avril 1997, by JD pour LTC Arts.

JD : D’accord Hélène. Une dernière question… Sol LeWitt a organisé l’échange d’œuvres d’art partout dans le Monde, soit avec des artistes reconnus, des étrangers, des amis, des fans, etc. Ce projet faisait partie de sa pratique conceptuelle dans un exercice qui a cassé le modèle traditionnel de l’échange de biens artistiques établit par le marché de l’art et les grandes maisons internationales d’enchères. Que pensez-vous de ce « troque conceptuel » ? Etes-vous prête à faire de même avec d’autres musées afin de varier l’offre des œuvres exposées au Centre Pompidou-Metz ?

jean dorval pour ltc artsHG : Alors, là aussi, je pense que c’est une question plutôt destinée à Béatrice Gross… Moi, tout ce que je peux vous dire, c’est que chez Sol LeWitt ces échanges ce sont faits à une échelle exceptionnelle liée à la nature de son travail. Pour chaque dessin, il s’entourait de nombreux artistes, dessinateurs, etc. Sa pratique de travail était collective dans la phase réalisation. Ceci explique cela ! C’était quelqu’un, selon ce que tout le monde en dit, d’extrêmement généreux. Donc, ces échanges se sont fait de manière très naturelle. Il faisait aussi des achats pour soutenir des artistes. Il a notamment acheté énormément de partitions musicales. Le bruit court qu’il aurait acquis pour les soutenir celles de Steve Reich, Philip Glass et Morton Feldman. On raconte même qu’un jour Morton Feldman, s’étonnant de ne plus avoir certaines de ses partitions en sa possession, s’est finalement rendu compte que c’était Sol LeWitt qui les lui avait achetées pour l’aider. Donc, il y a une très grande générosité dans ce personnage, et en même temps, une réelle acuité dans le choix judicieux opéré et constitutif de cette collection. L’importance de cette collection est donc due à l’histoire personnelle de Sol LeWitt. Plus généralement, l'échange d'oeuvres entre artistes reste une pratique courante. Ces échanges se font à titre amical le plus souvent. Par contre, d’Institution à Institution… Comme vous le savez, nous n’avons pas de collection, donc pas de monnaie d’échange. En revanche, au travers des expositions thématiques, on joue sur cet aspect là, réunissant des œuvres venues de différents univers. Pour « Erre », par exemple, on avait un nombre important d’œuvres de la collection du Centre Pompidou-Paris qui en comprend en tout 70.000, et on a dû solliciter des Institutions internationales pour avoir des prêts très précis pour étayer notre propos.

JD : Merci Hélène pour ce très intéressant interview. C’est toujours un réel plaisir de discuter avec vous.

GH : Merci à vous Jean.

 

© Propos recueillis par Jean Dorval pour LTC Arts, le 07 mars 2012.

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INFOS PLUS sur l’expo « Sol LeWitt, Dessins Muraux de 1968 à 2007 » :

http://www.centrepompidou-metz.fr/node/13802

 

Notes :

(1)  Infos plus sur le M Muséum de Louvain http://www.mleuven.be/fr/

(2)  Et pour tout savoir sur « Colors » http://www.mleuven.be/fr/calendrier/sol-lewitt.jsp

© Toutes les photos faites au Centre Pompidou-Metz sont soumises au copyright : Shigeru Ban Architects et Jean de Gastines.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : SOL LEWITT, Wall Drawing #879, "Loopy Doopy (courbes folles), black and white", Septembre 1998, by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : SOL LEWITT, Wall Drawing #1171, "Cinq degrés de crayonnages : un cube sans un cube, un cube sans un coin", Août 2005, by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : SOL LEWITT, détail du crayonnage du Wall Drawing #1244, "Scribble 3 (PW)", by JD pour LTC Arts.

06/01/2012

LES CITATIONS DU LAINLAIN...

 

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© Photo ci-dessus : http://www.etourisme.be/2010/08/un-mois-de-cohabitation-avec-un-ipad/

DITES-LE AVEC DES FLEURS !

"Un reproche fait plus d'impression sur l'homme intelligent que cent coups sur l'insensé."

Extrait du "Livre des Proverbes".

Le Lainlain pour ltc.

28/12/2011

LES CITATIONS DU LAINLAIN...

 

les citations du lainlain,le lainlain pour ltc,ltc,la tour camoufle,latourcamoufle,confucius,philosophe,philosophie,se relever,avoir foi dans la vie,le lainlain,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine

Comme le disait si bien Confucius... "L'important n'est pas de ne jamais tomber mais de se relever à chaque fois."

Le Lainlain pour LTC.

02/08/2011

SE REPOSER, CERTES, MAIS NE JAMAIS PRENDRE CONGE DE NOTRE SEIGNEUR !

 

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« Tu t’éloignes un peu loin des foules loin du bruit et le silence trouvé laisse advenir des mots au plus profond de toi. Tu nous invites aussi en ce temps de vacances à accueillir en nous cette voix qui rejoint nos silences habités. Ta volonté offerte au souffle de l’Esprit et guidée par un Autre rayonne de la présence de celui qui t’envoie. Apprends-nous à garder aux cœurs de nos étés joyeux et disponibles un peu d’espace vide pour que Dieu y demeure. »

Claude BREHM.