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01.05.2008
PORTRAITS D’ENTREPRENEURS LORRAINS, PAR JEAN DORVAL…
Si vous aimez la Lorraine, vous allez être servis ! Je vous propose, comme toujours, de découvrir l’actualité de notre très belle région, et cette fois-ci, au travers de deux portraits d’entrepreneurs locaux.
ELLE EST TOMBEE DANS LES POMMES… ET DANS LES MIRABELLES !(1)
Pour commencer, je vous invite chez Anne-Sophie Rapp, dont l’atelier de transformation est installé à Saizerais, en Meurthe-et-Moselle. Cette magicienne du goût offre de nouveaux débouchés aux fruits issus des magnifiques vergers lorrains tant des particuliers que des arboriculteurs professionnels, en les transformant en jus et nectars artisanaux. Les saveurs d’antan sont donc de retour, offrant ainsi une nouvelle jeunesse à nos fruitiers. Cette activité qui suit les rythmes de la nature, par la mise en valeur des fruits de saison, se concentre essentiellement sur la période allant de juillet à septembre ; en passant du pressage des mirabelles à celui des pommes. Les poires, les coing, les quetsches, les fraises, les framboises, les mûres sauvages et le raisin sont aussi de la fête ! Agée de 27 ans, en 2004, la débrouillarde Anne-Sophie s’est plongée dans le jus de fruit jusqu’au cou. A cette époque, elle parfait son BTS technico-commercial en végétaux, en suivant une formation Agricadre, qui la mène directement aux métiers de commerce et de gestion dans l’agriculture alimentaire. Son maître de stage travaillant sur les vergers familiaux et sur la valorisation des productions en découlant, elle s’interroge tout naturellement sur la meilleure conservation possible des récoltes de pommes et de mirabelles. Elle se lance, alors, dans une étude de marché et se rend compte rapidement qu’il manque un atelier de transformation dans ce secteur, afin de presser les fruits des producteurs locaux. Ce sera pour elle le début de l’aventure agricole ! Elle présente un projet en béton, pour lequel elle doit trouver rapidement 300.000€. Au début, elle n’est pas prise au sérieux et se trouve même ignorée par les entreprises et les banques du cru. Mais, à force de travail, la perspicace Anne-Sophie finit par convaincre tout le monde. En avril 2006, après avoir trouvé un terrain à Saizerais, à proximité des zones fruitières du Toulois et des Côtes de Meuse, elle débute les travaux de construction de son atelier, qui s’achèvent fin août. Dans la foulée, on lui livre son outillage spécialisé. A peine installée, Anne-Sophie voit son carnet de commandes exploser, en récupérant l’importante clientèle d’un atelier voisin de transformation de la Meuse, qui a fait faillite. En 2007, le Parc Naturel de Lorraine organise une opération de communication sur la thématique des vergers. Anne-Sophie, dont l’expertise est désormais reconnue, se retrouve associée à cette démarche. A chaque récolte, notre jeune entrepreneuse embauche des saisonniers, et montre l’exemple en s’activant à tous les stades de la production (aide au pressoir et à l’embouteillage, réception des clients, etc. ). Actuellement, la petite entreprise d’Anne-Sophie ne connaît pas la crise – même si elle doit encore se serrer la ceinture – et ses banquiers sont plutôt satisfaits de ses résultats. L’avenir appartenant aux ambitieux, elle pense déjà à se diversifier, en mitonnant des confitures, selon des recettes héritées de nos grands-mères. Alors, souhaitons bonne continuité à cette jeune artisane de talent ! Vous pouvez soutenir Anne-Sophie en allant la voir dans son atelier « la société SAveurs FRuitières d'Antan », située Zone Artisanale La Haute Epine, à Saizerais (54380). A la saison des fruits (pomme, poire) l'atelier est ouvert du lundi au samedi, de 8h30 à 18h00 ; le reste de l'année, tous les vendredis et samedis, de 14h00 à 18h00. Pour téléphoner faire le 03.83.24.83.38, pour envoyer un courriel une seule adresse : info@sa-fr-an.fret et pour en savoir plus, aller directement sur le site internet : http://pagesperso-orange.fr/sa-fr-an/ )
LE BEAU LINGE DE MAISON DES VOSGES EST DE RETOUR !(2)

Nos contemporains lorrains sont décidément les dignes héritiers de leurs aïeux. Ils sont plus que jamais courageux et durs à la besogne ! Pour le prouver, nous allons faire un petit tour dans les Vosges, à Gérardmer, où la société Blanc des Vosges - la toute nouvelle marque de la société François Hans, une maison du textile vosgien créée en 1843, spécialisé dans le linge de maison – est devenue performante, en revendiquant, haut et fort, le label « Fabriqué dans les Vosges ». Désormais, non seulement, elle prospère, mais en plus, elle a dépoussiéré le linge de maison, méritant ainsi son excellente réputation. Elle a d’ailleurs doubler son chiffre d’affaires qui atteint 11 millions d’€, fait vivre 110 employés (dont 80% de femmes), qu’elle bichonne en leurs versant, fin 2007, une participation aux bénéfices (soit 5,5% du CA). Ce nouveau fleuron lorrain s’est résolument tourné vers l’export et vise désormais les pays européens et le Moyen-Orient. Jean-François Birac dirige depuis une dizaine d’années cette société familiale. Et il est affirmatif, pour lui, le textile vosgien n’est pas mort ! La relance de l’entreprise, engagée en 2000, le garantit. Elle a été rendue possible, grâce à des prix très compétitifs inférieurs de 20% à ses concurrents, ainsi qu’à la création d’un réseau de 7 boutiques, dont deux à Paris, et à une présence affirmée dans les rayons des grands magasins. Ces atouts gagnants sont à l’origine de la commercialisation de plus d’1,2 million de pièces de linge de maison. Dès le départ, la maison mère investit 8 millions d’€ pour faire « filer » dans le droit chemin sa nouvelle protégée… Et son installation, à l’entrée de Gérardmer, dans les anciens locaux des Tissages Claude est tout un symbole, quand on sait que cette société n’a pas résisté à la concurrence déloyale asiatique et aux délocalisations sauvages… Blanc des Vosges est devenu l’un des porte-drapeaux du textile Lorrain, qui voit une nouvelle génération d’entreprises prendre un relais qu’on n’attendait plus. Alors, pour préserver nos bassins d’emplois, pour nos enfants et nos petits-enfants, il nous faut produire Français, en France, avec des Français et acheter notre production prioritairement. L’arrivée d’une machine de coupe, puis d’un automate pour les taies d’oreillers, a relancé cette industrie séculaire. Cependant, ce travail reste celui des petites mains en or des couturières. Il est avant tout très précis, à l’image de ces mêmes taies d’oreiller, sur lesquelles Sophie Vincent passe une heure, en moyenne, de son temps pour chaque pièce. En effet, elle est la seule à maîtriser un savoir-faire unique, le point en croix, Jour de Venise. La société Blanc des Vosges joue de ses atouts de charme, en misant sur ses collections de linge de lit, de bain et de table, sur ses tissus éponges - pour « elle et lui », mais aussi, pour junior et bébé - et sur la décoration des intérieurs et la protection des matelas. Le résultat est là, puisque près d’un tiers des ventes est acquis sur des pièces de confection faites sur mesure, comme les draps house matelot de bateau, en forme de trapèze. De plus, elle renouvelle tous les six mois sa gamme de linge. Pour ne pas perdre le fil… pardon, euh… le contact avec cette société, cliquez sur http://www.blancdesvosges.fr/
© Votre serviteur, Jean Dorval, le 1er mai 2008, pour la Tour Camoufle
Sources documentaires : articles parus dans le RL des 15 et 16 avril 2008
21:00 Publié dans SOCIAL | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : saveurs fruitières d'antan, saizerais, gérardmer, meurthe-et-moselle, jean dorval, jus de fruits, lorraine
BRAVO LA LORRAINE, 500 EMPLOIS INDUSTRIELS CREES GRACE A PSA !

Christian Streiff, le patron de PSA Peugeot-Citroën l’a annoncé le 24 avril dernier, son groupe va construire une nouvelle usine à Trémery, en Moselle, destinée à la production de petits moteurs « écolos » à essence. À l'heure actuelle, la tendance du secteur étant majoritairement à la délocalisation, dans les pays dont la main-d'œuvre est à bas coûts, il faut donc applaudir ce constructeur automobile qui réalise un investissement industriel de 300 millions d'euros, à 100% en France ! A l'horizon 2011, plus de 500 emplois indirects devraient être créés sur ce site, où PSA a déjà une unité de production. C’est une très bonne nouvelle pour les ouvriers lorrains, et l’on pensera à tous les oubliés de l'aciérie ArcelorMittal de Gandrange, auxquels un certain Nicolas avait fait de belles promesses non tenues, et qui devraient normalement être prioritaires pour avoir un boulot dans ce néo-poumon économique et surtout social…
Le Lainlain, pour La Tour Camoufle
20:39 Publié dans SOCIAL | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : psa, 500 emplois créés par psa à trémery, moselle, lorraine, christian streiff, petits moteurs écolos
PELERINAGE TRADITIONNEL : HONNEUR A NOTRE DAME DE GORZE !
© Photo ci-dessus : Jean Dorval 2006
En ce mardi 16 juin 1868, le petit village historique de Gorze, en Moselle, est en liesse, car on procède à l’érection d’une statue dédiée à la Très Sainte Vierge Marie, placée sous le vocable de « Notre Dame de Gorze ». Elle est implantée sur le Mont Saint Belin ou Saint Blin, sur le socle naturel du « Gros-Nez » - un rocher de granit de 9°mètres de hauteur - son piédestal, en pierre blanche, mesure 4 mètres de haut et provient de la carrière de Varvinay dans la Meuse. Du côté du plateau de la colline, on trouve gravé dessus : « Gorze à Marie, le 16 juin 1868 » ; et du côté de la ville : « Ils m’ont établie gardienne de leur ville. » La statue en impose avec ses 4 mètres de haut. Auréolée de douze étoiles (le chiffre de la Vierge… ), elle pèse 1.800 kilos. Fondue à Lyon, dans les ateliers Villard, elle ressemble à Notre Dame de Fourvière. Toujours en 1868, elle est dorée à Ercuis, dans l’Oise. La même opération est renouvelée, il y a environ une vingtaine d’années, suite à la vente de pin’s. Edifiée sous le ministère de Monsieur l’Abbé Meot Bergmann, Aumônier de l’Hospice du village, cette statue glorifie la foi des habitants de Gorze et témoigne de leur reconnaissance à la Très Sainte Vierge Marie, pour sa protection durant les épidémies de choléra, de 1832 à 1849. Monseigneur Dupont des Loges, Evêque de Metz, l’inaugure et la bénit, en présence de Monsieur le Général d’Aurelle de Paladines, Commandant la 5ème Division. Cet ecclésiastique novateur, en même temps, instaure le « pélé » à Notre Dame de Gorze. La musique du 2ème Génie, les cuivres de la Société des Jeunes Ouvriers, sous la conduite éclairée de Monsieur l’Abbé Risse, et près de 20.000 fidèles, concourent à la réussite de ce grand événement religieux. La procession à ses débuts contourne la route de Rezonville par des chemins en lacets. En 1904, Monsieur l’Abbé Laurent fait édifier sur le point culminant de la colline un calvaire face à Notre Dame de Gorze. Depuis l’année de sa création ce « pélé » se déroule le premier dimanche de mai. Après 7 ans d’interruption, le 07 mai 2006, on assiste, dans la ferveur religieuse de quelques 200 fidèles à la renaissance de cette manifestation d’un autre temps…
« Ô DIVINE MERE, VOICI VOS ENFANTS ; AVEC LEUR PRIERE, AGREEZ LEURS CHANTS. »(1)
Dimanche 04 mai prochain, le « pélé » à Notre Dame de Gorze répondra à nouveau présent ! Une messe mariale, célébrée par le Frère Georges Bondo et animée par la chorale inter-paroissiale, aura lieu à 15h00 en l’église Saint-Etienne. On y entonnera, certainement, quelques chants religieux, tels « Ô salutaris hostia », le « Magnificat » et « Tantum ergo ». Cette cérémonie se clôtura par une adoration devant le Saint-Sacrement. Puis, une procession s’égrènera lentement dans les rues du village, bercée par le « Cantique à Notre-Dame de Gorze » (sur l’air de « l’Ave Maria » de Lourdes). Les porteurs de la statue de Notre Dame de Gorze se relayeront fièrement en tête, et tout au long, de ce majestueux cortège, qui réveillera, à n’en pas douter, de vieux souvenirs chez nos Anciens… Même, si le parcours n’ira pas jusqu’à la statue de la Très Sainte Vierge Marie, et ce, pour des raisons de sécurité, vu l’état du chemin menant au Mont Saint Blin, il n’en reste pas moins que le recueillement sera au rendez-vous. Alors les gars, Catholiques et Lorrains toujours ? Si c'est le cas, prouvez-le en venant honorer la Maman du Christ-Roy !
© Jean Dorval, le 30/04/08, pour La Tour Camoufle
Sources documentaires :
D’après les recherches de Monsieur Marcel Gourlot, historien local
Notes :
(1) Extrait du « Chant à Marie (Gorze) »
01:44 Publié dans RELIGION | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : pélerinage traditionnel à notre dame de gorze, jean dorval, marcel gourlot, gorze, pélé, pélerinage, lorraine

