03.08.2008

« UNE BUSE ECLAIREUSE ME MONTRE LE CHEMIN. »

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© Photo ci-dessus : pagesperso-orange.fr

 

Voici venu le temps des moissons !

Ô belle contrée fécondée par la Semeuse aux quatre points cardinaux

La faux et la batteuse achèvent la récolte du fruit de tes entrailles, en cette fin de juillet prometteuse

Par ailleurs, la charrue façonne une terre repue de fertilité qui a tout donné

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Combien de roues de paille déferlent des pentes vallonneuses de Gorze la mosellane ?

Territoire d’alternance baigné de soleil et inondé de pluies diluviennes

Œil divin, rayonnant, perçant l’horizon bleuté

Chaleureux guide réveillant les sens permis, léchant le cheminement d’une folle randonnée

Je suis à la fois en campagne et à l’orée du moi

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Escorté par une buse, aux cris rassurants, à la recherche d’une proie…

Je respire à pleins poumons, à deux doigts de l’émoi

Mêlé aux champignons, sous lesquels chantent les elfes, aux bouquets de fleurs épars

Le chardon, symbole de la Lorraine, montre fièrement ses couronnes naissantes ou écloses

Le chardon chante une ode dédiée à Otto de Habsbourg

Des clochettes violettes recouvrent par transparence des fées au regard malicieux

Coquelicots et fruits indomptés rougissent de timidité à mon passage

Boutons et étoiles, dorés ou mauves, parsèment un sublime tapis de nature byzantine

Ronces gonflées de mûres charnues et juteuses

Orties, arbrisseaux, feuillages rebelles rampants, touffes d’herbes,

Cailloux ruisselants dans les coulées de boues figées

Mon épopée sauvage et glorieuse me conduit, me perd, volontairement, dans le monde des animaux, au cœur de la Grande Feuillue, loin des petits hommes et de leurs villes maudites, oppressantes et stériles

Recul nécessaire à une parfaite reconstitution intérieure et donc extérieure

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Feu de Dieu sur cette vallée chevelue où règne l’espoir

Enfin, je peux m’élever, grimper sur mon Solutré, consacré à Saint-Belin, ma source du Bonheur

Laissant derrière moi quelques tâches de paysage, le terroir gras de Lorraine, où paissent de magnifiques bovins, qui semblent convoiter du regard les rouleaux blonds dévalant les collines avoisinantes

Nous sommes sur la route du lait…

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Ici, je suis déjà né dans une autre vie

Ici se trouve mon destin d’homme de la glaise

Au milieu des paysans qui façonnent les étendues chocolatées, domestiquées du Grand Est, à grands coups de fourchette géante

Au milieu des bûcherons, coiffeurs de l’Antre : la Croix aux-loups

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Je caresse ma Terre Promise, couchée telle une belle soumise

Le mouvement perpétuel de ma vie s’arrête, je fais le point

Puis le vent m’entraîne, me pousse vers l’avant

Je suis le papillon cherchant toujours plus de lumière

La descendance me suit, attentive, elle se réfugiera bientôt dans ce temple de verdure préservé, afin de retrouver la paix

Je lui apprends à respecter ce dédale de survie, d’amour infinie

Sur les traces de nos guerriers ancêtres résonne la quête identitaire

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Si le sanglier ne se montre pas aujourd’hui, par contre, une biche gracieuse nous rend hommage sans fuir

Pas gaillards, clairière isolée, nous fusionnons avec les esprits de nos Pères

A l’ombre de chênes-cathédrales, séculaires, et au milieu d’autres rois de la Toison Sylvaine, je rends Justice à notre plus longue mémoire, tel un Saint-Louis conservateur ; tandis que passe une limace rouge-orangé étirant, majestueusement, à mes pieds son temps unique

Je n’ai vraiment rien à faire du monde de la consommation, puisque je suis pourvu d’un sixième sens : ma Terre de Gorze !

Je m’étire un instant, allongé sur une bute, demeure d’éternité, où je peux m’assoupir - après une petite collation bien méritée - « Les quatre fils Aymon » pour gardiens d’un songe où je refais le monde…

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© Jean Dorval, le 24/07/07, pour La Tour Camoufle

23.05.2008

« LA NAISSANCE D’UN ENFANT. »

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La naissance d’un enfant

C’est le fruit d’un Amour pluriel entendu sans à-coup

La naissance d’un enfant

C’est donner un peu de soi pour recevoir beaucoup

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La naissance d’un enfant

C’est vivre une joie, mais aussi une responsabilité

La naissance d’un enfant

C’est franchir le pas, devenir un chercheur d’éternelles probabilités

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La naissance d’un enfant

C’est tout donner pour sa chair

La naissance d’un enfant

C’est recevoir en héritage une nouvelle chaire

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La naissance d’un enfant

C’est parfois prêcher dans le désert

La naissance d’un enfant

C’est surtout quitter le désert

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La naissance d’un enfant

C’est une perpétuelle remise en cause au quotidien

La naissance d’un enfant

C’est oser franchir l’origine, le premier méridien

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La naissance d’un enfant

C’est épouser l’inquiétude pour toujours

La naissance d’un enfant

C’est aimer tous les jours

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La naissance d’un enfant

C’est pouvoir l’aider quand tout va bien

La naissance d’un enfant

C’est pouvoir l’aider quand tout ne va pas bien

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La naissance d’un enfant

C’est prodiguer l’affection à deux pour un

La naissance d’un enfant

C’est faire pousser une petite graine à deux en un

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La naissance d’un enfant

C’est donner un prénom

La naissance d’un enfant

C’est avoir en partage un nom

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© Jean Dorval, le 23 mai 2008, pour La Tour Camoufle

19.05.2008

TOUCHE PAR LA LUMIERE, IL EST DESCENDU DANS LA RUE

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Comme « Monsieur Vincent », il a plongé dans la vallée de larmes,

Rompant les amarres, il a entendu les innombrables alarmes

Quittant sa vie passée, il a vaincu toutes ses peurs, ses faveurs

Pour s’en remettre enfin entre les mains de son Seigneur, avec ferveur

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Sans armes emboîtant les pas du Sauveur

Il est devenu l’humble servant du Berger

Le Père des Pauvres, le réveilleur de spirituelles saveurs

Le Père des Autres, le partageur de nouveaux vergers

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Depuis, il n’a de cesse de multiplier les poissons et les pains

Sa vie n’a de sens que dans la distribution renouvelée

Il n’a de cesse d’offrir en sacrifice le sang et le corps, comme un pieux copain

Sa vie n’a de sens que dans l’Eucharistie révélée

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Il est tombé en adoration devant la nature divine incarnée

Il soulage la Rue, essaye de mieux la comprendre en ouvrant son cœur, ses yeux

Parmi les déshérités du Système, il reconnaît le Messie

Et il traverse avec eux le désert affectif urbain

Partout en prenant la main des exclus, il vit sa Foi !

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Là où son doux Messire l’envoie afin de s’élever contre l’injustice sociale

Là où son doux Messire le porte afin de repaître de la Bonne Nouvelle ses Sœurs et Frères égarés, sans travail, ni toit, vêtement ou regorgeant frigo

Là débute la vraie Croisade pour la dignité humaine

De ce point de non-retour, il lance sa quête pour le partage, il trouve enfin son Saint-Graal !

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Le fils du Dieu vivant a jailli en lui comme une source intarissable

Le Christ se répend chaleureusement au travers des désérités de son peuple comme une eau vive, pure et salvatrice

Ce souffle de Dieu vient de la Colline Inspirée, celle de Maurice…

La protection maternelle de Notre-Dame de Sion entretient le feu sacré d’une nécessaire lanterne sociale des vivants

La doctrine d’Amour de Dieu, qui rétablit ses droits sur une société individualiste et matérialiste s’étant confondue elle-même, retrouve tout son sens sur le terrain populaire !

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Il recueille pour son Prochain le sang du Sacrifié dans la coupe du meilleur des charpentiers

Le pénitent est humble, le pénitent s’agenouille devant son Créateur

Il demande la grâce de soulager la misère humaine

Il fait un pèlerinage sur le pavé, afin de pouvoir aider les plus démunis

Reste dans le sillage d’un Saint-Vincent-de-Paul collectant des fonds, afin de distribuer de la soupe aux enfants des rues d’une Lorraine à nouveau endeuillée, mais cette fois-ci, par une guerre… économique

© Jean Dorval, le 19 mai 2008, pour La Tour Camoufle

Pour en savoir plus sur Saint-Vincent-de-Paul, cliquez sur le lien suivant :

Vie de Saint Vincent de Paul

05.04.2008

« JE SUIS DANS VOS REVES. »

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La vie s’arrête comme un coup de frein géant sur l’autoroute
Les portes du foyer sont fermées par un huissier qui n’aime pas l’Amour et sème le doute
C’est l’impuissance sur le bord de la route
Chacun dépose, là, son sac sans fuir la déroute

Elle ne l’aimait plus, alors, elle a pris les enfants en otages
De cette secousse tellurique affective, de grande magnitude, il ne se remettra pas
Elle a décidé de partir en faisant du chantage, en ne laissant pas passer l’orage
Elle n’a pas hésité à mettre un coup de poignard dans le dos de leur papa

Le divorce est un commerce dont une multitude de vampires se nourrissent
Dans la souffrance de l’autre, ils puisent
Il n’est pas de limite à ce qu’ils jouissent
Rien ne peut les arrêter, ils vous détruisent !

Du fond de son trou, il prie en direction de ses deux trésors
Il ne peut les voir qu’en rêve
Ils ne peuvent le voir que durant cette trêve
Du fond de son trou, il prie pour que, loin de lui, survivent ses deux trésors

Je suis et je ne suis plus à la fois
Il faut pourtant que je garde la Foi
Je m’endors à vos côtés comme un dévot maladroit
Je m’endors à vos côtés comme un dévot sans droits
Dans la nuit de cette vie, voilà le songe qui me ronge !


© Jean Dorval, le 05 avril 2008

04.04.2008

« J'AI PERDU MES DEUX PETITS ANGES. »

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A quoi ça sert de vivre loin de vous ?
Quand l’Amour est prisonnier dans une cage d’injustice
Quand la joie s’est retirée, pour ne plus jamais refleurir, voire s’offrir
Quand les sourires s’envolent pour ne plus revenir
Il ne reste rien... que le silence du passé, qui résonne encore dans la tête
Quatre murs et votre absence, je suis comme un fou !

A quoi ça sert de vivre loin de vous ?
Je ne peux que vous rêver
Je ne peux vous aimer que par procuration
Sans vous je ne sais plus qui je suis,
Je ne crois même plus en cette vie que je vous ai transmise
Finalement, je suis devenu un père à temps partiel !

A quoi ça sert de vivre loin de vous ?
Si ce n’est que pour être malheureux
Si ce n’est que pour avoir des regrets à l’infini
S’il devient impossible de vous respirer, de vous chérir
S’il m’est interdit de vous voir grandir
Cette vie là, je ne l’aime pas !

A quoi ça sert de vivre loin de vous ?
A quoi ça sert d’être Père sans enfants ?
A quoi ça sert d’espérer vous revoir, puisque tout est verrouillé ?
J’ai tout perdu, je suis à genoux, mais tout le monde s'en fout...
Je suis condamné à être un passeur-intérimaire de mémoire affective,
Pourtant, l’Amour d’un Père ne peut se donner qu’à chaque instant !

A quoi ça sert de vivre loin de vous…



© Jean Dorval, le 04 avril 2008

23.03.2008

« J’AI TOUT PERDU, SAUF MON ÂME ! »

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La puissance de la sagesse est toujours supérieure à tous les procès d’intention…
Si les coups durs de la vie blessent profondément, les cicatrices de l’âme forgent le caractère de l’homme croyant
Le Juste ne craint pas l’iniquité qui lui est faite, car il a le Sauveur pour compagnon de martyr

Je ne pensais pas en arriver un jour à ce point de non-retour
L’Amour de mes enfants m’a été volé par une briseuse de rêve
Le souvenir heureux, immaculé, de ma progéniture me permet de survivre dans ce monde de fous, sans soleil

J’étouffe mes larmes dans le silence de la nuit
Je suis face à moi-même
L’image de mes deux gamins jetés dans un conflit qui n’est pas le leur me hante
Ils sont perdus entre les horreurs et les contradictions des adultes
Marqués à tout jamais au fer rouge de la guerre familiale

La puissance de la sagesse est toujours supérieure à tous les procès d’intention…
Si les coups durs de la vie blessent profondément, les cicatrices de l’âme forgent le caractère de l’homme croyant
Le Juste ne craint pas l’iniquité qui lui est faite, car il a le Sauveur pour compagnon de martyr

Où sont passés mes enfants tant aimés ?
Que dire sur eux si ce n’est qu’au passé ?
Car désormais, il me faut le concéder, on a tué le père !
Cette outrageante misère, je ne peux la partager, car elle est tout entière mienne
Je ne peux m’en séparer, comme une maladie qui me rongera jusqu’à la mort,
Comme une chute sans fin dans laquelle je perds tous repères

Je vous avoue mon impuissance face à l’implacable toute-puissance de certaines femmes par rapport aux papas,
Elles ont tous les droits, et il y a de quoi se sentir seul face à un Système à l’origine de tous ces maux
Je me sens isolé dans la foule, comme des milliers de pères
Je me sens isolé dans ce monde gouverné par l’égoïsme et l’absence de Foi
Sans bouée, je coule à pique et je me noie
Sans bouée, je suis un fétu de paille dans le ressac de la vie
Mais qui s’en rend compte ?

La puissance de la sagesse est toujours supérieure à tous les procès d’intention…
Si les coups durs de la vie blessent profondément, les cicatrices de l’âme forgent le caractère de l’homme croyant
Le Juste ne craint pas l’iniquité qui lui est faite, car il a le Sauveur pour compagnon de martyr
J’ai tout perdu, mon Père, mais pas mon âme !
Je vous attends pour me mener à ma vie nouvelle.

© Jean Dorval, le 23/03/08

« PETIT PAPA REBELLE ! »

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Où sont passés tes enfants tant aimés ?

Que dire sur eux, depuis leur départ, si ce n’est qu’au passé ?

Maintenant, il te faut concéder qu’on a tué le Père que tu es !

Outrageante misère impossible à avouer !

Maladie qui te rongera pour l’éternité !

 

Petit Papa Rebelle quand tu sortiras du fiel

Pour retrouver tes enfants adorés du divorce

N’oublie pas, Papa, de leurs dire que tu ne les as jamais oublié

 

Ils sont partis pour toujours !

Ils grandiront loin de toi !

Il faut que tu abandonnes tout espoir !

Ta descendance à jamais tu dois oublier,

Car l’Injustice s’acharne contre toi avec délectation !

 

Petit Papa Rebelle quand tu sortiras du fiel

Pour retrouver tes enfants adorés du divorce

N’oublie pas, Papa, de leurs dire que tu ne les as jamais oublié

 

Ton rêve a explosé en plein vol !

Le cœur serré, il ne te reste plus que les yeux pour pleurer !

Tu as perdu la partie d’avance et tu le sais !

Rien ne pourra plus te faire revenir aux jours heureux,

Car ta compagne s’est transformée en ta meilleure ennemie grâce au Système !

 

Petit Papa Rebelle quand tu sortiras du fiel

Pour retrouver tes enfants adorés du divorce

N’oublie pas, Papa, de leurs dire que tu ne les as jamais oublié

 

Mais, dans ce marasme il te reste un seul espoir !

Prier pour que les choses à l’avenir changent !

Qu’enfin le droit des pères soit respecter !

Que tu puisses sans chaînes revoir tes enfants !

Car ils sont pour toujours tes héros !

 

Petit Papa Rebelle quand tu sortiras du fiel

Pour retrouver tes enfants adorés du divorce

N’oublie pas, Papa...  de bien t’en occuper !

N’oublie pas, Papa… de rester un bon papa !

 

 

© Jean Dorval, le 21 mars 2008

17.03.2008

LA DROIT DES PERES - ALBUM L'ESPOIR 2008, CALI

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"Au diable ma fierté À genoux je viens supplier Je voudrais juste que la justice Soit un peu plus juste cette fois... "


A LIRE LA SUITE DU MAGNIFIQUE TEXTE DU CHANTEUR CALI SUR http://www.lplm.info/spip/spip.php?article858

 

DES INFOS SUR L'ASSOCIATION LPLM http://www.lplm.info/spip/spip.php?article831

Cali sera en concert à partir du 11 mars (et entre autres à Paris au Zénith, du 14 au 16 avril 2008).

- Pour vous connecter au blog de Cali "qui se soucie de moi", cliquer ici


divers extraits de médias sur Cali , son album "l’espoir" , LPLM

« ON A TUE LES PERES… »

Pour l’Injustice Française les pères ne valent pas un kopeck
Ils sont des numéros sans droits
Aux yeux de la Justice à sens unique, favorable qu’aux Femmes, les hommes n’existent pas
Les enfants sont les otages d’une grande mascarade, d’une parodie, où l’Amour des papas est nié
L’homme désormais est relégué au simple rôle de géniteur

Un jour elle a disparu avec enfants et bagages
Elle n’a pas laissé d’adresse pour mieux le flouer
La « Surprise » fut totale, preuve d’égoïsme par excellence
C’est une terroriste du cœur et elle en est fière !
Depuis son départ, elle ne lui a rien épargné
Car les assoces qui la soutiennent, afin d’essayer de le perdre, le confondre, jouissent de prérogatives insolentes
Elle est, même, devenue la dictatrice, la grande Amazone, menant tambour battant la danse frustrante de sa vie brisée

Ce petit homme blessé à qui on a tout retiré, jusqu’à sa fierté, a le palpitant fondu, l’esprit perdu
Il embrasse, attendri, le souvenir heureux de ses deux gosses évaporés
Ce papa personne ne peut concevoir que ses gamins lui manquent à crever
Car c’est un « homme » et qu’un homme cela n’a rien à exiger de la vie !
Il ne peut plus assouvir « sa part de féminité »
Il ne peut plus avoir « d’instinct paternel »
Une paire de talons aiguilles, aiguisée, lui a crevé son Grand Cœur de papa poule !
Les tripes serrées, il étouffe sa peine, sa douleur
Son regard émouvant, d’où s’écoule son Amour de père, n’est pas prêt de se tarir !

Pour l’Injustice Française les pères ne valent pas un kopeck
Ils sont des numéros sans droits
Aux yeux de la Justice à sens unique, favorable qu’aux Femmes, les hommes n’existent pas
Les enfants sont les otages d’une grande mascarade, d’une parodie, où l’Amour des papas est nié
L’homme désormais est relégué au simple rôle de géniteur

Accusé levez-vous ! Vous n’avez aucune excuse d’être père !
Ne cherchez pas à comprendre, la situation vous échappe totalement !
Le Système vous lèse de votre passé, le présent et l’avenir vous sont interdits !
Vous devez porter, sans vous révolter, un bâillon définitif ; la vérité ne filtrera jamais !
Votre descendance n’est plus vôtre, elle ne l’a d’ailleurs jamais été !
La société anonyme vous l’a définitivement confisquée !
Il n’y aura plus de distribution de jetons de présence affective, plus de petits déjeuners et de goûters gourmands à partager en famille, plus de jeux pour s’amuser ensemble et encore moins d’histoires à lire le soir !
La société en nom collectif, sans aucun état d’âme, fabrique en batterie des enfants qui n’ont plus de papa
Des Lois implacables tuent à la chaîne l’image rassurante du Père ; Thémis, femme partiale, règne sans partage ! Elle vous laisse l’éternité pour vous morfondre…

Et pourtant, l’Amour paternel est aussi important que l’Amour maternel pour l’équilibre des enfants
La tendresse d’un papa n’a pas d’égal
Le père est le juste équilibre entre force et tendresse,
Un soutien et un encouragement quand tout va mal
Le copain que l’on respecte et qui vous offre tout
Il est la force tranquille, l’inspiration future !

Pour l’Injustice Française les pères ne valent pas un kopeck
Ils sont des numéros sans droits
Aux yeux de la Justice à sens unique, favorable qu’aux Femmes, les hommes n’existent pas
Les enfants sont les otages d’une grande mascarade, d’une parodie, où l’Amour des papas est nié
L’homme désormais est relégué au simple rôle de géniteur

Il a été éliminé d’un seul coup de l’existence de ses gosses
Du jour au lendemain, il est devenu le paria de la puissante Origine du Monde
Pauvre con sans défense, bouffé par le con de son EX
Véritable mendiant de la présence vitale de ses enfants
Rien ne sera plus comme avant et il le sait !
Il ne les verra plus grandir et vivre, devenir toujours plus beaux
C’est pourquoi, il leurs adresse vers le Ciel une unique prière,
Une bouteille à la Mère, un cri qui se perd dans la tempête continue que traversent des milliers de pères

Il aime ses petits comme un fou de Bassan qui ne peut plus amener la becquée
Il est le macareux moine qui aurait perdu sa compagne et sa portée en même temps,
L’oiseau égaré à qui on a détruit le nid et qui tourne en rond, sans fin, une brindille dans le bec à jamais inutilisée
Le Juge, en véritable rapace, a stoppé net son vol prometteur
Ce pauvre pigeon s’est fait plumer et tout le monde se moque bien de lui…
Tout le monde ? Non ! Pas ses enfants ! Et c’est cela l’essentiel !
Sa progéniture l’aime, le réclame, le rêve
Il sera toujours présent dans sa mémoire de près comme de loin…

Pour l’Injustice Française les pères ne valent pas un kopeck
Ils sont des numéros sans droits
Aux yeux de la Justice à sens unique, favorable qu’aux Femmes, les hommes n’existent pas
Les enfants sont les otages d’une grande mascarade, d’une parodie, où l’Amour des papas est nié
L’homme désormais est relégué au simple rôle de géniteur
Pour combien de temps encore, Madame l’Injustice ?


© Jean DORVAL, le 14 mars 2008

19.09.2007

« LE FEU HABITE MA TERRE. »

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Paysage planté de hauts-fourneaux et de chevalements de mines

Horizon embrumé par le trou du cul de l’âtre des usines

Population faisant du travail un hymne régional à la vie

La sueur et les larmes de milliers de travailleurs tentent en vain d’apaiser l’atmosphère

Une véritable fourmilière de crevards se fait porte-drapeau de la prospérité économique lorraine

 

 

Jaillissant du laminoir, les entrailles de la terre

Une longue langue de feu dégueule sans fin

Une coulée de lave dorée aux reflets rougeâtres prête à tout engloutir que rien ne peut arrêter

Si ce n’est les coups de marteau de Vulcain

 

 

Autour de cet enfer nourricier, relayant les gueules jaunes

Le forgeron du clair-obscur s’affaire comme à la naissance du monde les Titans

Faisant tomber la foudre comme les maîtres de l’univers

Dirigeant le feu sacré du bout des doigts comme l’artificier

Casque et tablier renforcent sa volonté de fer

 

 

Commander aux hauts-fourneaux avec l’agilité d’un équilibriste

Pour lequel la moindre erreur peut être fatale

Vaincre la peur quotidienne, décupler ses forces, renforcer sa rage

Il faut ramener quotidiennement de quoi nourrir sa famille

La chaleur est suffocante, peut importe l’ouvrier, orfèvre du gigantisme, sera toujours fidèle au poste

 

 

Gerbes éblouissantes que l’homme mène à la baguette pour mieux les façonner

Epanchement continu de la semence d’Hadès qui terminera sa course au bout du rouleau

Rythmes industrielles musicaux qui résonnent comme des leitmotivs

Pouls de la Vallée de la Fensch, rassurant, porteur d’avenirs

Artères d’un sang limpide, celui de la vie de milliers de forçats anonymes

Suintant leur âme, abandonnant tout au métier hérité bien souvent de père en fils

 

 

Les fours à coke sont les témoins séculiers de la souffrance de ces êtres de lumière

A la tonne résonne encore l’effort collectif

A la géométrie invariable de la production se calque l’humeur des contremaîtres

Les forges de ce jour reflètent la volonté du lorrain de laisser une trace dans l’histoire

Le magma géant restera pour toujours la formidable épopée de l’Est lointain…

 

 

« De ce qui sort de l’usine, quel est le bien le plus précieux ?

Le fer, la fonte ou l’acier ?

Non c’est l’homme, rien que l’homme car sans lui rien ne peut se faire… »

Aurait dit Frédéric Le Play au siècle dernier

 

 

 

© Jean Dorval – Le 27/10/04

23:00 Publié dans POESIE | Lien permanent | Envoyer cette note

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