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08/05/2007

VU DANS LE RL DU 05/05/07 : "UNE MESSINE CANONISEE LE 3 JUIN PROCHAIN... "

RL Samedi 5 Mai 2007 

RELIGION

Une Messine canonisée le 3 juin

Marie Eugénie Milleret, fondatrice des Religieuses de l'Assomption en 1839, sera canonisée le 3 juin et deviendra la première Française à être reconnue sainte par le pape Benoît XVI, ont annoncé son ordre et le diocèse de Paris. Née à Metz le 26 août 1817 et appelée alors Anne Eugénie Milleret, la fillette grandit dans une famille aisée, non pratiquante. A sa première communion en 1829, sa biographie officielle dit qu'elle fait une « véritable rencontre mystique avec le Christ ». Son père ruiné, sa mère décédée du choléra, elle est confiée à 13 ans à une amie de la famille. A Paris en 1836, elle retrouve sa foi et rencontre un religieux, l'abbé Combalot, qui l'oriente vers la fondation d'une congrégation pour l'éducation des jeunes filles.

A 21 ans, elle crée donc les Religieuses de l'Assomption et se lie d'amitié avec « abbé d'Alzon qui fonde les Pères de l'Assomption six ans plus tard. Elle fonde sa première école en 1842 .et des dizaines d'autres suivent, en tout dans 34 pays. la paralysie. qui la tue le 10 mars 1898. Marie Eugénie de Jésus a été béatifiée par Paul VI en 1975, puis créditée officiellement le 27 janvier 2005 d'un miracle sur Risa Bondoc, une Philippine âgée aujourd'hui de 12 ans et condamnée par la médecine pour graves malformations congénitales. Le diocèse de Paris a annoncé un pèlerinage dirigé par l'archevêque Mgr André Vingt-Trois du 1er au 4 juin pour la cérémonie de canonisation à Rome, prévue le 3 juin, jour de fête de la Trinité. La religieuse sera proclamée sainte aux côtés de trois prêtres. Il s'agit du père Simon de Lipnica, prêtre polonais franciscain (1439-1484), du père Charles of St Andrews (1821-1893), prêtre irlandais de la Congrégation de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ et du père Georges Préca (1880-1962), prêtre maltais, fondateur de la Société de la doctrine chrétienne.

 

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PELE DE GORZE DU 06 MAI 2007...

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LE PELE DE GORZE S'EST DEROULE CETTE ANNEE SANS QUE VOTRE SERVITEUR BENEVOLE Y SOIT INVITE. POURTANT, LES ORGANISATEURS ONT ETE CONTENTS DE TROUVER SES SERVICES POUR RELAYER L'INFO L'ANNEE DERNIERE, ALORS QUE LA GRANDE PRESSE REGIONALE NE S'INTERESSAIT PAS ENCORE A L'EVENEMENT... INGRATITUDE QUAND TU NOUS TIENS !

 

ALORS, PETIT RAPPEL 2006 DE L'EVENEMENT :

 

RENAISSANCE BIEN MERITEE POUR LE PELERINAGE A NOTRE-DAME DE GORZE

 

En ce 07 mai 2006, les croyants assidus ont pu profité du beau temps, afin de participer aux festivités organisées par la Communauté de Paroisses de la Croix Saint-Clément, dans le cadre de la renaissance du Pèlerinage à Notre-Dame de Gorze, en Moselle…

 

« Ô DIVINE MERE, VOICI VOS ENFANTS ; AVEC LEUR PRIERE, AGREEZ LEURS CHANTS. »(1)

 

Cela faisait 7 ans que l’on n’avait pas vu une telle ferveur religieuse, toutes générations confondues, dans ce village historique, ancien siège d’une abbaye rayonnante. C’est à 10h30 qu’une messe fut donnée en la Collégiale Saint-Etienne pour près de 200 personnes ! Vers 12h00, l’apéro délia les langues de 90 invités, venus partager le « repas du pèlerin », servi par de nombreux bénévoles aux petits soins. A 15h30, aux Vêpres, on entonna religieusement quelques chants traditionnels tels « Ô salutaris hostia », le « Magnificat » et « Tantum ergo ». Cette cérémonie se clôtura par une adoration devant le Saint-Sacrement. A la suite, la procession s’est égrenée dans les rues du village, pour une centaine de personnes chantant le « Cantique à Notre-Dame de Gorze » (sur l’air de « l’Ave Maria » de Lourdes). Les porteurs de la statue de Notre-Dame de Gorze ont défilé fièrement en tête de cette manifestation d’un autre temps, réactualisée, qui réveilla certainement de vieux souvenirs… car de nombreuses personnes âgées étaient aux fenêtres ! Même, si le parcours n’allait pas jusqu’à la statue de la Très-Sainte-Vierge-Maire, érigée sur le Mont Saint-Blin, il n’en reste pas moins que le recueillement était au rendez-vous.

 

UN CONCERT MANOUCHE EN L’HONNEUR DE NOTRE-DAME DE GORZE ET DU BIENHEUREUX CEFERINO

 

La troupe « Romano Djiben »(2) (deux violons, une contre-basse, un clavier, une guitare, trois chanteuses/danseuses et un chanteur), menée par Maître Storo, a ponctué agréablement la journée de ses musiques et chants traditionnels orientaux (pendant la messe, les Vêpres et la procession). A la fois entraînant et nostalgique du temps qui passe... cet ensemble Tzigane Catholique, de l’ethnie des Manouches, tient à signaler qu’il ne se produit que pour l’Eglise Catholique Romaine et Apostolique. Le clou du spectacle restera le récital donné à 16h30 ; tourbillon mélodieux qui entraîna les croyants sur des airs populaires tziganes et jazzy, où le violon et la guitare ont une sonorité essentielle. De même, on se remémorera deux sublimes morceaux a capella magiquement interprétés pendant le service religieux du matin, 100% féminin, émouvants à souhait : « Alléluia » et « Face adorable de Jésus » ; et une danse pittoresque, où le drapé, des robes soyeuses et multicolores, répondait en cadence au mouvement des longues chevelures noir de jais. On ne remerciera jamais assez Monsieur l’Abbé Philippe-Marie Kontzler, Prêtre de la Communauté de Paroisses de la Croix Saint-Clément, Aumônier des Gitans et des Gens du voyage de Moselle, et des Centres hospitaliers de Gorze ; le Diacre régional des Gitans, Georges Letalec ; ainsi que tous les bénévoles ; d’avoir organisé une passionnante rencontre avec le peuple nomade des enchanteurs, et pour la magnifique journée de cheminement spirituel ainsi offerte.

 

LE BIENHEUREUX CEFERINO, MARTYR DU COMMUNISME !

 

Zéphyrin ou Ceferino, Giménez Malla, dit « El Pelé », est espagnol. Il naît probablement en 1861, à Bénévent ou à Fraga, dans une famille nomade et pauvre. Initié au commerce, très tôt, par son père, il apprend le catalan par oral, en plus du gitan. Achetant et revendant les mules dont l'armée française n'a plus besoin, après la Première Guerre mondiale, il s’improvise marchand de chevaux ; constituant, ainsi, une fortune confortable. Bien qu'illettré, il gère son patrimoine avec sagesse et surtout avec honnêteté.  

Aux dire de ses contemporains, il s’agit d’un homme de grand taille, maigre, habillé avec soin et « distingué ». En se mariant, il se sédentarise peu à peu à Barbastro, au Nord de l'Espagne. N'ayant pas d'enfant, il adopte la nièce de sa femme, surnommée « la Pepita ». Très pieux, il aime l'Eucharistie. Quotidiennement, il assiste à la messe, pratique l’adoration nocturne et voue une dévotion toute particulière à la Vierge Marie en récitant son chapelet. Il a un don particulier pour catéchiser les enfants et leurs raconte les plus belles histoires du monde : la Bible et les Evangiles. Homme de paix, on fait souvent appelle à lui pour arbitrer des conflits entre gitans ou inter-ethniques. Au point que même l'évêque a recours à ses conseils… Membre de la Conférence de Saint-vincent-de-Paul de Barbastro, dans la province de Huesca, à Aragón, il observe une générosité exemplaire envers les pauvres. D’autre part, il partage avec le bienheureux Fedreico Ozanam, le même amour pour Saint Francisco et rentre dans le troisième ordre franciscaine en 1926. 

Pendant la révolution de 1936, il voit une foule de miliciens communistes, « rouges sang », s'acharner dans la rue contre un jeune prêtre. Il en prend spontanément la défense. Ce qui lui vaut d’être battu et arrêté. Un ami anarchiste de la Pepita tente de le faire libérer. Pour ce faire, il lui suffirait de renier sa croyance et de renoncer à réciter son chapelet. Il refuse ce marché de dupes… Aussi, on l'assassine le 9 août 1936, avec vingt autres personnes, à la nuit tombée. « Que vive Christ Roi ! » seront ses derniers mots. Il serre en main son chapelet quand la mort le saisit. Il a 75 ans. Son corps est jeté dans une fosse commune. Le même jour, l'évêque de Barbastro, Monseigneur Florentino Ascensio Barroso connaîtra le même sort glorieux.

Après quarante ans, l´Église reconnaît, enfin, la Sainteté de l’humble Ceferino qui devient ainsi le premier gitan béatifié, et ce, grâce à Jean-Paul II. Les cérémonies et fêtes, hautes en couleur, données en son honneur, se déroulent à Rome, le dimanche 4 mai 1997… Storo, notre artiste lorrain de Forbach, ému, joue devant JPII, en mémoire de Ceferino : « Après l’orage les nuages se dispersent. » Précurseur dans de nombreux domaines, le pape avait souligné au cours de son discours, pour la pastorale parmi les Gitans, le 08 juin 1995 : « il faut une nouvelle évangélisation pour chacun d’entre eux, membre aimé du Peuple de Dieu en pèlerinage ». Nous devons donc être à l’image de ce petit peuple fier et exemplaire, et nous remettre sur le cheminement d’une Foi retrouvée ; c’est-à-dire en pèlerinage quotidien… Notre salut en dépend ! 

 

© Jean Dorval, le 12/05/06, pour LTC Religion.

 

jean dorval pour ltc religion

 

Notes :

(1)   Extrait du « Chant à Marie (Gorze) »

(2)   Traduisez : « La vie tzigane ! ». La langue tzigane ou « romanèce » appartient à la famille Indo-Européenne. Elle vient du Sanskrit et reste pure encore à 60%, et ce, depuis plus de mille ans !

Sources documentaires concernant le Bienheureux Ceferino :

- 1) http://www.abbaye-saint-benoit.ch

- 2) http://www.vatican.va/

- 3) http://www.secretariadojmv.org/ 

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