16/08/2008
LES FRESQUES DE SILLEGNY VANTEES DANS « COLETTE BAUDOCHE »
Si de nos jours, l’église paroissiale de Sillegny est la possession de la Commune du même nom, elle fut au XIème siècle celle de l’Abbaye messine de Saint-Pierre et au XIIème siècle celle des évêques de Metz. En 1246, elle se retrouva donnée en fief à l’Abbaye Sainte-Marie de Metz. En 1307, Sillegny devient le siège d’un archiprêtré regroupant 13 localités. Au XVème siècle, elle est dédiée à Saint-Martin, et aux XIIIème et XIVème siècles, elle intègre une tour fortifiée, qui a certainement servi de donjon-refuge, pendant les différents conflits qu’a connu la Lorraine. Cette somptueuse église (un des rares bâtiments rescapés de ce village sinistré à 95% en 1944, et restauré entre 1946 et 1963) abrite un exceptionnel ensemble de peintures murales des XVème et XVIème siècles, vantées en 1909 par Maurice Barrès dans « Colette Baudoche ». Ces peintures ont justifié, très largement, le classement en 1881 de cet édifice religieux renommé.
JD, pour LTC
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« UN TEXTE INEDIT DE CHARLES PEGUY DECOUVERT A LA BNF », QUAND LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES…
En décembre 2004, avait lieu une véritable petite révolution dans le milieu littéraire ! Un texte inédit de Charles Péguy était découvert à la Bibliothèque Nationale de France (BNF), tiré par bonheur, par un amoureux de la littérature, de la longue nuit administrative dans laquelle il avait été plongé… Comme le précisait, alors, l’heureux découvreur, Raphaël Zacharie de Izarra : « Le texte, jamais édité et trouvé sous sa forme manuscrite originelle(1), faisait partie d'une pile de documents administratifs (classés pêle-mêle) ayant appartenus à l'auteur. L'état des documents mais surtout le mode d'emballage caractéristique du carton relié qui les contenait (ouvertures et pliures à usages limités) laisse supposer qu'ils ont été peu consultés depuis leur dépôt à la BNF en 1925. Le dossier administratif en question ayant en soi une valeur anecdotique, on comprend qu'il ait été longtemps ignoré, dormant dans « l'obscurité littéraire » de ces trésors modestes si peu visités de la Bibliothèque Nationale de France et voués en général à une paix quasi éternelle sur leurs étagères... ». Grâce à la perspicacité de cet altruiste, mais aussi peut-être à la chance, au hasard ou au destin, comme l'on voudra, ce manuscrit, ce trésor de l'Ecriture Française, est présenté, à nouveau, dans nos colonnes à l’attention des lecteurs spécialistes, amateurs, voire néophytes de Péguy.
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« A LA CATHEDRALE DE CHARTRES. » DE CHARLES PEGUY
« Derrière la pierre battait un cœur. De ses sommets ventés émanait un chant sourd et mélodieux. Les têtes vertigineuses dominaient la Beauce. Noir et majestueux, le vaisseau gothique semblait sillonner ciel et temps, traversant les siècles chartrains avec la dignité d'un prince, indifférent à l'agitation des vivants, défiant le temporel et ses idoles, toisant définitivement l'Histoire et les mortels.
Entre les arcades, des flammes. Dans le vitrail, l'azur. Sous les voûtes millénaires, la lumière.
En passant du dehors au dedans, je pénétrais dans une ombre qui n'était pas ombre, mais feu, joie, vie. J'oubliais la matière, et ne voyais que l'essentiel. La pierre était prière. Le grain de poussière, l'Univers entier. Le silence, une porte d'entrée sur le Mystère. La rosace, l’œil divin s'ouvrant sur l'infini.
Et ce qui à cet instant précis me donnait des ailes, ce qui à travers un frisson fulgurant dont je n'oublierai jamais l'exquise brûlure m'élevait à la hauteur des étoiles et de la souffrance humaine, c'était l'Amour. »
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Quel magnifique petit chef-d’œuvre écrit, cousu de fil d’or ! Merci Raphaël pour ce délicieux moment de partage. Comme quoi l’aventure en littérature est encore possible, de nos jours, pour peu que l’on ait la patience et ce « petit brin de folie » qui pousse les battants à se surpasser.
© Jean Dorval, le 16 août 2008, pour LTC
(1) Le manuscrit a été enregistré en octobre 2004 sous le numéro 0057789 et peut être désormais consulté à la Bibliothèque Nationale de France par le public sur demande officielle, selon les formalités habituelles.
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