« lun 21 avr - dim 27 avr | Page d'accueil | lun 05 mai - dim 11 mai »

04.05.2008

LES CITATIONS ET DICTONS DE JEANJEAN, SUR LE THEME "ILS PARLENT DE NOTRE REGION..."

929228628.jpg

Ci-dessus un portrait de l’Empereur.

Un très beau souvenir Ducal…

« La mémoire du cœur est celle qui se perd le moins.

Le souvenir des bienfaits répandus par vos ancêtres sur notre pays n’est pas effacé parmi nous ».

Le Baron Buquet, Maire

A l’adresse de l’Empereur François-Joseph de Habsbourg-Lorraine, en visite à Nancy en 1857.

Pour tout savoir sur la vie de l'Empereur... Cliquez ici !!!

PLAISIRS LORRAINS A PARTAGER AVEC VOS PROCHES !

351644327.gif

Dépêchez-vous, il reste peut-être encore des places, en ce 04 mai 2008, pour participer au grand repas médiéval, de midi, au Château d’Aulnois sur Seille (places limitées et sur réservation, prix : 15€, boisson non comprise ; 5€ pour les moins de 12 ans). Pour le reste, l’entrée est libre et gratuite, et vous pourrez assister entre autres, à une pièce de théâtre retraçant l’histoire du château, dès 16h00. Des stands médiévaux artisanaux, des animations pour petits (de 6 à 12 ans) et grands (jongleurs et cracheurs de feu) ponctueront la journée, pour votre plus grande satisfaction. Si vous êtes intéressés, voici les coordonnées de l’association organisatrice : Château d’Aulnois sur Seille, 57 rue du château, 57590 Aulnois sur Seille ; tél./fax. : 03.87.01.43.95 ; adresse courriel : af-aulnois-craincourt@wanadoo.fr  

Dans un tout autre registre, je vous signale le marché de potiers de Plappeville (57) - la deuxième exposition-vente de notre région - qui se tiendra les 17 et 18 mai 2008, place de la Mairie, de 10h00 à 19h00 (entrée gratuite). Cette manifestation tendra à faire revivre le très beau patrimoine artisanal de la poterie d’antan, tant local que régional, mais aussi à réactualiser cette tradition millénaire, grâce au talent et à l’expression personnelle de céramistes contemporains. Une trentaine de potiers vous attendent pour vous faire partager leur art !

Sans transition, je vous informe de la 4ème édition du spectacle, son et lumière « Les enfants du charbon, la légende des hommes et des femmes de la mine », qui se déroulera les 22, 23, 24, 29, 30 et 31 août prochain, au Carreau Wendel, à Petite-Rosselle, en Moselle. Cette extraordinaire épopée au cœur de l’Histoire, écrite et mise en scène par Sylvie Dervaux, rendra un vibrant hommage à nos mineurs et nous démontera que ce métier a de nombreuses valeurs (solidarité, social, professionnalisme… ). Ce spectacle né autour du dernier puits de charbon français, celui de « La Houve », à Creutzwald (57), joué par les Hommes du fond eux-mêmes, a attiré plus de 35.000 personnes, depuis sa création en 2004. Il ne faut donc pas le rater ! Pour des informations sur les prix et pour réserver vos places, contactez les Offices de Tourisme et les Agences du Crédit Mutuel de Moselle-Est, téléphonez au 03.87.82.41.23 ou allez sur le site internet : http://www.lesenfantsducharbon.com/

A très bientôt Ami(e)s Lorraines et Lorrains !

Votre serviteur, François de Clairval, pour La Tour Camoufle 

 

03.05.2008

LES DRAGONNES VOGUENT TRANQUILLEMENT VERS UN 15EME TITRE DE CHAMPIONNES DE FRANCE DE HANDBALL

1787331621.gif

Le site la Tour Camoufle soutient les Dragonnes !

Félicitations aux filles « jaune et bleu » de l’H2ML, le club de Metz Handball. Elles ont gagné contre Mios, en ce samedi 03 mai, 37 à 29, aux Arènes de Metz. Elles confortent ainsi leur position de leader pour remporter le 15ème titre de Championnes de France de Handball, qui leur sera remis le 24 mai prochain, après le match (le dernier de la saison… ) qui les opposera à Nîmes. Ce soir, après une première mi-temps équilibrée entre les deux équipes, finalement, en seconde partie de la rencontre les Dragonnes ont su marquer leur différence. On remerciera, notamment, les très perspicaces Katty Piejos et Hélène François, respectivement n° 10 et n° 6. Cette formation de battantes en talons aiguilles nous a servi un match rythmé, du pur bonheur pour les supporters ! Le Handball (comme le rugby) est un sport exemplaire et propre pour nos jeunes en manque d’émotions saines. Alors, chers parents inscrivez-les vite !

François de Clairval, pour La Tour Camoufle


Pour en savoir plus…
Sur l’H2ML :
http://www.h2ml.eu/

Sur le Handball :
http://www.ff-handball.org/ffhb/index.php

Sur la nécessité de faire du sport :
http://www.mangerbouger.fr/

« LE JARDIN DU CHATEAU DE PANGE : UNE NATURE RETROUVEE ! »

1898075271.JPG


© Photos : Jean Dorval 2005



A Pange, en Moselle, sur les ruines d’un château féodal, en 1720, Jean-Baptiste Thomas, Marquis de Pange, décida de construire un édifice que l’on peut encore voir de nos jours. Le vaste parc qui le borde s’est vu, il y a quelques années, métamorphosé. Ses descendants vous en ouvrent à nouveau les portes…

Réalisé en 2002, par le célèbre paysagiste Louis Benech, inauguré en juillet 2003, le jardin du château de Pange, est une réalisation dédiée à l’éveil paysagé. C’est « La campagne dans le jardin ou le jardin dans la campagne » précise le marquis. L’effet miroir, opéré entre le jardin et la luxuriante perspective du parc, a pour limite symbolique la Nied, qui berce les fondements du château. Il a fallu quatre ans de travail au marquis et à la marquise de Pange pour réaliser ce rêve un peu fou, certes, mais si majestueux !

Ce jardin, de style contemporain, fait partie du réseau européen « Jardins sans limites ». En préambule, le jardinet d’accueil marie judicieusement rosiers, plantes potagères et annuelles, ordonnancés selon une thématique toujours renouvelée. A la suite, on accède, par une grange monumentale (témoin d’un passé féodal), à une galerie longitudinale couverte. Ce lieu, par excellence, d’expositions, mène à un ensemble architectural de verdure unique en son genre. Ce dernier inspiré des anciens tracés du XVIIIème siècle décline une mosaïque de parterres permettant la découverte de collections de saules, de rosiers et de plantes vivaces, comme les campanules, aux couleurs de la famille de Pange (le bleu et le blanc).

Plus loin, la vision apaisante d’un luxuriant tapis vert, rehaussé de mixed-border, laisse apparaître des allées tondues dans les herbes folles. Un bassin rectangulaire surmonté d’un jet d’eau continu occupe une position centrale. Des topiaires en ifs ou en buis rappellent l’époque classique, ainsi que des statues. La disposition de certaines des plantations évoque les structures du château fort d’origine, telle cette plantation de graminées et d’iris symbolisant les anciennes douves.

A la frontière entre le jardin et le parc, les romantiques sont invités à flâner le long d’une magnifique garenne. Réaménagée afin de faire fondre les cœurs des amoureux de la Nature, cette villégiature offre de nombreux et très beaux atours, avec son petit pont qui permet de remonter le temps, son belvédère, ses bancs, ses chênes de 300 ans, la rivière qui la longe… A l’opposé, derrière le château, on aura plaisir à parcourir du regard une île fleurie, fraîche, recréée grâce aux souvenirs restitués des anciens de Pange, qui situent son existence entre les deux guerres.

1279425847.JPGIl est à noter sur vos agendas que samedi 26 et dimanche 27 juillet prochain, vous pourrez assister en ces lieux magiques au Festival de contes « D'une rive à l'autre », organisé par Le Comité du pays de Nied. Les spectacles sont assurés dans les jardins, le parc, la grange et le château, avec pour fil conducteur, le conte, la chanson et la poésie. L’entrée au festival est fixée à 3€, hors prix des spectacles. Enfin, samedi 20 et dimanche 21 septembre 2008, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, le tarif sera réduit pour tous à 4 € pour la visite du château et du jardin, et à 2 € pour la visite du jardin seul.

En 2004, 7000 amoureux de Mère Nature avaient déjà parcouru avec délectation ce poumon vert royal qu’est le Jardin du Château. Cet Eden campagnard illustre parfaitement la poésie des jardins, vérifiant par la même ce que disait Georges Sand : « La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle verse la poésie et la beauté à tous les êtres, à toutes les plantes, qu’on laisse s’y développer à souhait. Elle possède le secret du bonheur, et nul n’a su le lui ravir. »(1) A voir absolument !


© Jean Dorval, le 03 mai 2008, pour La Tour Camoufle


PS : Château de Pange 57530 PANGE, tél. : 03.87.64.04.41, fax. : 03.87.64.27.09, un site : www.chateaudepange.fr (et http://www.jardins-sans-limites.com/site_fr/index.htm ) Le jardin est ouvert du 1er mai au 31 octobre, de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 ; entrée 3€ (gratuit pour les moins de 12 ans) ; groupes : 2,50€ par personne. Le château se découvre du 1er juin au 30 septembre, de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 ; visites guidées les week-ends et jours fériés, après-midis en juillet et août, sur demande en semaine en juin et septembre ; pour les groupes, les visites se font sur réservation de mai à octobre ; entrée : jardin et château : 5,50€, moins de 25 ans : 3,50€, groupe : 4€ par personne (château et jardin fermés le lundi).

Notes :
(1) extrait de « La Mare au diable. »

L’ECOLE DE NANCY A NOUVEAU A L’HONNEUR GRACE A VICTOR PROUVE

1050271028.jpg



Victor Prouvé, né à Nancy en 1858 et mort à Sétif (Algérie) en 1943, « le touche à tout de l’Ecole de Nancy », et successeur du non moins célèbre Gallé à la seconde présidence de l’Ecole de Nancy, vient de voir inscrit le 150ème anniversaire de sa naissance, au nombre des célébrations Nationales 2008. La Ville de Nancy commémore l’événement, par une exposition qui a lieu, actuellement et jusqu’au 21 septembre prochain, dans trois de ses musées…

On pourra méditer au Musée des Beaux-arts devant les peintures, dessins, aquarelles, pastels et estampes (voire les sculptures et objets… ) de l’artiste sur le thème « Victor Prouvé, le peintre de la joie de vivre ». Il s’agit du panorama complet de sa production, pour la période 1880/1914. Ensuite, au Musée de l’Ecole de Nancy, on verra la partie de l’œuvre de Prouvé concernant les arts décoratifs, selon le fil conducteur « Victor Prouvé, l’art et la matière ». On y contemplera la richesse créative de l’artiste sur verre, bois, céramique, cuir, orfèvrerie et textile ; preuves indiscutables de la pluridisciplinarité de l’adepte de « l’Unité de l’art ». Il faudra y admirer, entre autres, le célèbre vase « Orphée » d’Emile Gallé, réalisé d’après un décor de notre très cher Victor. Enfin, si Prouvé est surtout connu en tant que peintre, sculpteur et décorateur, on ignore souvent à tort son rôle d’illustrateur. Il a pourtant témoigné d’une très grande attention pour les industries d’art, et plus particulièrement, pour l’imprimerie. C’est ce que le Musée Lorrain nous démontrera, en révélant la production de Prouvé dans l’édition. Estampes, affiches, menus, programmes, publicités, revues, livres, etc. permettront de découvrir une autre facette de cet artiste « Vu, Lu et... Ap-Prouvé » par tous ses admirateurs !


Vincent Maniglia, pour La Tour Camoufle

PS : Trois liens sur Internet pour en savoir plus sur les trois musées en question…

http://edn.nancy.fr/web/

http://www.ot-nancy.fr/musees/beaux-arts.php

http://www.ot-nancy.fr/musees/lorrain.php

511478154.jpg

© Photo ci-dessus : www.darnna.com

02.05.2008

DEMANDE DE MESSE SELON LE RITE EXTRAORDINAIRE EN COURS A METZ...

1774415473.jpg

 

Dans le cadre du Motu Proprio du 7 juillet 2007, des fidèles de Metz et de la Moselle s'organisent pour demander la célébration d'une messe selon la forme extraordinaire du rite Latin dans le diocèse. Que ceux qui souhaitent les rejoindre se fassent connaître.

Contact : c.delachapelle@orange.fr

Jean Dorval, pour La Tour Camoufle

LA NUIT DES MUSEES EN LORRAINE…

1738582530.gif

 

LE 17 MAI PROCHAIN, PENSEZ A PARTICIPER A LA NUIT DES MUSEES ! POUR CONNAITRE LES RENDEZ-VOUS DE NOTRE REGION, CLIQUEZ SUR LA NUIT DES MUSEES EN LORRAINE

 

N.B. : D’ores et déjà, toute l’équipe de La Tour Camoufle vous invite à boycotter l’exposition « You are my mirror 1 : L’Infamille », organisée par le Fonds Régional d’Art Contemporain de Lorraine, situé à Metz. Cette exposition représente une atteinte au symbole chrétien qu’est la famille. A l’entrée, une citation de Picabia vous met tout de suite dans le bain : « La famille rend l’homme carnivore » et des couples (sans distinction de sexe ou d'âge) s’embrassent goulûment. Dans la même veine, la phrase introductive du feuillet d’explications de la visite en dit long sur le message que veulent faire passer les organisateurs de ce rendez-vous malsain : « Les enfants, nous allons faire de vous nos esclaves. Vous êtes notre chair et notre sang. A plus tard, papa et maman… » Finalement, on suit un dédale de salles où sont visionnés des films et exposées des images montrant des scènes de rapports contre-nature et torturés. Ce type de violence, signalé par des panneaux d’avertissement, ne manque pas de mettre mal à l’aise et de choquer les visiteurs. C’est totalement immoral ! Attention, danger(s) pour les enfants et les adultes !

 

L’équipe de La Tour Camoufle

 

01.05.2008

PORTRAITS D’ENTREPRENEURS LORRAINS, PAR JEAN DORVAL…

Si vous aimez la Lorraine, vous allez être servis ! Je vous propose, comme toujours, de découvrir l’actualité de notre très belle région, et cette fois-ci, au travers de deux portraits d’entrepreneurs locaux.

ELLE EST TOMBEE DANS LES POMMES… ET DANS LES MIRABELLES !(1)

1943893132.jpgPour commencer, je vous invite chez Anne-Sophie Rapp, dont l’atelier de transformation est installé à Saizerais, en Meurthe-et-Moselle. Cette magicienne du goût offre de nouveaux débouchés aux fruits issus des magnifiques vergers lorrains tant des particuliers que des arboriculteurs professionnels, en les transformant en jus et nectars artisanaux. Les saveurs d’antan sont donc de retour, offrant ainsi une nouvelle jeunesse à nos fruitiers. Cette activité qui suit les rythmes de la nature, par la mise en valeur des fruits de saison, se concentre essentiellement sur la période allant de juillet à septembre ; en passant du pressage des mirabelles à celui des pommes. Les poires, les coing, les quetsches, les fraises, les framboises, les mûres sauvages et le raisin sont aussi de la fête ! Agée de 27 ans, en 2004, la débrouillarde Anne-Sophie s’est plongée dans le jus de fruit jusqu’au cou. A cette époque, elle parfait son BTS technico-commercial en végétaux, en suivant une formation Agricadre, qui la mène directement aux métiers de commerce et de gestion dans l’agriculture alimentaire. Son maître de stage travaillant sur les vergers familiaux et sur la valorisation des productions en découlant, elle s’interroge tout naturellement sur la meilleure conservation possible des récoltes de pommes et de mirabelles. Elle se lance, alors, dans une étude de marché et se rend compte rapidement qu’il manque un atelier de transformation dans ce secteur, afin de presser les fruits des producteurs locaux. Ce sera pour elle le début de l’aventure agricole ! Elle présente un projet en béton, pour lequel elle doit trouver rapidement 300.000€. Au début, elle n’est pas prise au sérieux et se trouve même ignorée par les entreprises et les banques du cru. Mais, à force de travail, la perspicace Anne-Sophie finit par convaincre tout le monde. En avril 2006, après avoir trouvé un terrain à Saizerais, à proximité des zones fruitières du Toulois et des Côtes de Meuse, elle débute les travaux de construction de son atelier, qui s’achèvent fin août. Dans la foulée, on lui livre son outillage spécialisé. A peine installée, Anne-Sophie voit son carnet de commandes exploser, en récupérant l’importante clientèle d’un atelier voisin de transformation de la Meuse, qui a fait faillite. En 2007, le Parc Naturel de Lorraine organise une opération de communication sur la thématique des vergers. Anne-Sophie, dont l’expertise est désormais reconnue, se retrouve associée à cette démarche. A chaque récolte, notre jeune entrepreneuse embauche des saisonniers, et montre l’exemple en s’activant à tous les stades de la production (aide au pressoir et à l’embouteillage, réception des clients, etc. ). Actuellement, la petite entreprise d’Anne-Sophie ne connaît pas la crise – même si elle doit encore se serrer la ceinture – et ses banquiers sont plutôt satisfaits de ses résultats. L’avenir appartenant aux ambitieux, elle pense déjà à se diversifier, en mitonnant des confitures, selon des recettes héritées de nos grands-mères. Alors, souhaitons bonne continuité à cette jeune artisane de talent ! Vous pouvez soutenir Anne-Sophie en allant la voir dans son atelier « la société SAveurs FRuitières d'Antan », située Zone Artisanale La Haute Epine, à Saizerais (54380). A la saison des fruits (pomme, poire) l'atelier est ouvert du lundi au samedi, de 8h30 à 18h00 ; le reste de l'année, tous les vendredis et samedis, de 14h00 à 18h00. Pour téléphoner faire le 03.83.24.83.38, pour envoyer un courriel une seule adresse : info@sa-fr-an.fret et pour en savoir plus, aller directement sur le site internet : http://pagesperso-orange.fr/sa-fr-an/ )

LE BEAU LINGE DE MAISON DES VOSGES EST DE RETOUR !(2)

1679313765.jpg1679313765.jpgNos contemporains lorrains sont décidément les dignes héritiers de leurs aïeux. Ils sont plus que jamais courageux et durs à la besogne ! Pour le prouver, nous allons faire un petit tour dans les Vosges, à Gérardmer, où la société Blanc des Vosges - la toute nouvelle marque de la société François Hans, une maison du textile vosgien créée en 1843, spécialisé dans le linge de maison – est devenue performante, en revendiquant, haut et fort, le label « Fabriqué dans les Vosges ». Désormais, non seulement, elle prospère, mais en plus, elle a dépoussiéré le linge de maison, méritant ainsi son excellente réputation. Elle a d’ailleurs doubler son chiffre d’affaires qui atteint 11 millions d’€, fait vivre 110 employés (dont 80% de femmes), qu’elle bichonne en leurs versant, fin 2007, une participation aux bénéfices (soit 5,5% du CA). Ce nouveau fleuron lorrain s’est résolument tourné vers l’export et vise désormais les pays européens et le Moyen-Orient. Jean-François Birac dirige depuis une dizaine d’années cette société familiale. Et il est affirmatif, pour lui, le textile vosgien n’est pas mort ! La relance de l’entreprise, engagée en 2000, le garantit. Elle a été rendue possible, grâce à des prix très compétitifs inférieurs de 20% à ses concurrents, ainsi qu’à la création d’un réseau de 7 boutiques, dont deux à Paris, et à une présence affirmée dans les rayons des grands magasins. Ces atouts gagnants sont à l’origine de la commercialisation de plus d’1,2 million de pièces de linge de maison. Dès le départ, la maison mère investit 8 millions d’€ pour faire « filer » dans le droit chemin sa nouvelle protégée… Et son installation, à l’entrée de Gérardmer, dans les anciens locaux des Tissages Claude est tout un symbole, quand on sait que cette société n’a pas résisté à la concurrence déloyale asiatique et aux délocalisations sauvages… Blanc des Vosges est devenu l’un des porte-drapeaux du textile Lorrain, qui voit une nouvelle génération d’entreprises prendre un relais qu’on n’attendait plus. Alors, pour préserver nos bassins d’emplois, pour nos enfants et nos petits-enfants, il nous faut produire Français, en France, avec des Français et acheter notre production prioritairement. L’arrivée d’une machine de coupe, puis d’un automate pour les taies d’oreillers, a relancé cette industrie séculaire. Cependant, ce travail reste celui des petites mains en or des couturières. Il est avant tout très précis, à l’image de ces mêmes taies d’oreiller, sur lesquelles Sophie Vincent passe une heure, en moyenne, de son temps pour chaque pièce. En effet, elle est la seule à maîtriser un savoir-faire unique, le point en croix, Jour de Venise. La société Blanc des Vosges joue de ses atouts de charme, en misant sur ses collections de linge de lit, de bain et de table, sur ses tissus éponges - pour « elle et lui », mais aussi, pour junior et bébé - et sur la décoration des intérieurs et la protection des matelas. Le résultat est là, puisque près d’un tiers des ventes est acquis sur des pièces de confection faites sur mesure, comme les draps house matelot de bateau, en forme de trapèze. De plus, elle renouvelle tous les six mois sa gamme de linge. Pour ne pas perdre le fil… pardon, euh… le contact avec cette société, cliquez sur http://www.blancdesvosges.fr/



© Votre serviteur, Jean Dorval, le 1er mai 2008, pour la Tour Camoufle



Sources documentaires : articles parus dans le RL des 15 et 16 avril 2008

BRAVO LA LORRAINE, 500 EMPLOIS INDUSTRIELS CREES GRACE A PSA !

1583073999.jpg


Christian Streiff, le patron de PSA Peugeot-Citroën l’a annoncé le 24 avril dernier, son groupe va construire une nouvelle usine à Trémery, en Moselle, destinée à la production de petits moteurs « écolos » à essence. À l'heure actuelle, la tendance du secteur étant majoritairement à la délocalisation, dans les pays dont la main-d'œuvre est à bas coûts, il faut donc applaudir ce constructeur automobile qui réalise un investissement industriel de 300 millions d'euros, à 100% en France ! A l'horizon 2011, plus de 500 emplois indirects devraient être créés sur ce site, où PSA a déjà une unité de production. C’est une très bonne nouvelle pour les ouvriers lorrains, et l’on pensera à tous les oubliés de l'aciérie ArcelorMittal de Gandrange, auxquels un certain Nicolas avait fait de belles promesses non tenues, et qui devraient normalement être prioritaires pour avoir un boulot dans ce néo-poumon économique et surtout social…

Le Lainlain, pour La Tour Camoufle

PELERINAGE TRADITIONNEL : HONNEUR A NOTRE DAME DE GORZE !

1557412963.JPG

© Photo ci-dessus : Jean Dorval 2006


En ce mardi 16 juin 1868, le petit village historique de Gorze, en Moselle, est en liesse, car on procède à l’érection d’une statue dédiée à la Très Sainte Vierge Marie, placée sous le vocable de « Notre Dame de Gorze ». Elle est implantée sur le Mont Saint Belin ou Saint Blin, sur le socle naturel du « Gros-Nez » - un rocher de granit de 9°mètres de hauteur - son piédestal, en pierre blanche, mesure 4 mètres de haut et provient de la carrière de Varvinay dans la Meuse. Du côté du plateau de la colline, on trouve gravé dessus : « Gorze à Marie, le 16 juin 1868 » ; et du côté de la ville : « Ils m’ont établie gardienne de leur ville. » La statue en impose avec ses 4 mètres de haut. Auréolée de douze étoiles (le chiffre de la Vierge… ), elle pèse 1.800 kilos. Fondue à Lyon, dans les ateliers Villard, elle ressemble à Notre Dame de Fourvière. Toujours en 1868, elle est dorée à Ercuis, dans l’Oise. La même opération est renouvelée, il y a environ une vingtaine d’années, suite à la vente de pin’s. Edifiée sous le ministère de Monsieur l’Abbé Meot Bergmann, Aumônier de l’Hospice du village, cette statue glorifie la foi des habitants de Gorze et témoigne de leur reconnaissance à la Très Sainte Vierge Marie, pour sa protection durant les épidémies de choléra, de 1832 à 1849. Monseigneur Dupont des Loges, Evêque de Metz, l’inaugure et la bénit, en présence de Monsieur le Général d’Aurelle de Paladines, Commandant la 5ème Division. Cet ecclésiastique novateur, en même temps, instaure le « pélé » à Notre Dame de Gorze. La musique du 2ème Génie, les cuivres de la Société des Jeunes Ouvriers, sous la conduite éclairée de Monsieur l’Abbé Risse, et près de 20.000 fidèles, concourent à la réussite de ce grand événement religieux. La procession à ses débuts contourne la route de Rezonville par des chemins en lacets. En 1904, Monsieur l’Abbé Laurent fait édifier sur le point culminant de la colline un calvaire face à Notre Dame de Gorze. Depuis l’année de sa création ce « pélé » se déroule le premier dimanche de mai. Après 7 ans d’interruption, le 07 mai 2006, on assiste, dans la ferveur religieuse de quelques 200 fidèles à la renaissance de cette manifestation d’un autre temps…

« Ô DIVINE MERE, VOICI VOS ENFANTS ; AVEC LEUR PRIERE, AGREEZ LEURS CHANTS. »(1)

Dimanche 04 mai prochain, le « pélé » à Notre Dame de Gorze répondra à nouveau présent ! Une messe mariale, célébrée par le Frère Georges Bondo et animée par la chorale inter-paroissiale, aura lieu à 15h00 en l’église Saint-Etienne. On y entonnera, certainement, quelques chants religieux, tels « Ô salutaris hostia », le « Magnificat » et « Tantum ergo ». Cette cérémonie se clôtura par une adoration devant le Saint-Sacrement. Puis, une procession s’égrènera lentement dans les rues du village, bercée par le « Cantique à Notre-Dame de Gorze » (sur l’air de « l’Ave Maria » de Lourdes). Les porteurs de la statue de Notre Dame de Gorze se relayeront fièrement en tête, et tout au long, de ce majestueux cortège, qui réveillera, à n’en pas douter, de vieux souvenirs chez nos Anciens… Même, si le parcours n’ira pas jusqu’à la statue de la Très Sainte Vierge Marie, et ce, pour des raisons de sécurité, vu l’état du chemin menant au Mont Saint Blin, il n’en reste pas moins que le recueillement sera au rendez-vous. Alors les gars, Catholiques et Lorrains toujours ? Si c'est le cas, prouvez-le en venant honorer la Maman du Christ-Roy !

© Jean Dorval, le 30/04/08, pour La Tour Camoufle

Sources documentaires :
D’après les recherches de Monsieur Marcel Gourlot, historien local
Notes :
(1) Extrait du « Chant à Marie (Gorze) »

Toutes les notes