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11/05/2010

LES EXPLICATIONS TECHNIQUES DE PHILIP GUMUCHDJIAN, UN DES ARCHITECTES QUI A PARTICIPE A LA CONCEPTION DE POMPIDOU-METZ ET DE… BEAUBOURG PARIS.

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Philip Gumuchdjian, Architecte.

Photo ci-dessus : © Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes/Metz Métropole/Centre Pompidou-Metz/Jean Dorval pour LTC Arts.

© Adagp, Paris 2010/Jean Dorval pour LTC Arts.

 

UN INTERVIEW EXCUSIF D’LTC ARTS !

 

L’architecte Philip Gumuchdjian, d’origine arménienne, récidive en ayant participé à la conception du Centre Pompidou-Metz aux côtés des architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines, sachant qu’il a déjà planché sur la réalisation du Centre Pompidou-Paris (Institution appelée affectueusement par les parisiens « Beaubourg ») auprès de Renzo Piano, Richard Rogers et Gianfranco Franchini dans les années 70…

LTC : Philip Gumuchdjian, dites-nous tout sur la conception architecturale de Pompidou-Metz !

PG : « C’est un travail en collégiale. On a vraiment inventé quelque chose de nouveau, et ce, à partir de nombreux dessins et d’un logiciel qui nous a permis de réaliser en « rapid prototyping » des maquettes en 3D avec un laser. L’architecture du Centre Pompidou-Metz est complexe, mais pas compliquée. La toiture, par exemple, rappelle dans sa forme, vue du dessus, l’Hexagone (la France), ainsi que le premier logo de Pompidou-Paris (lui aussi en hexagone) qui incluait initialement un portrait de Georges Pompidou. De même, la forme du toit s’inspire d’un chapeau chinois, qui protège de la pluie les visiteurs de manière très large, jusqu'aux extérieurs, tout autour du bâtiment. Ces trois éléments architecturaux rayonnent et équilibrent la toiture. Par ailleurs, toute la conception du bâtiment a été dédiée au rapprochement des Citoyens avec l’Art. J’ai travaillé sur le premier projet de Pompidou-Paris. Là, l’objectif était d’assurer une liaison entre le bâtiment et la ville. A Metz, c’est un peu différent car le bâtiment est en dehors de la cité, situé dans un parc, entre une ZAC et le Centre Ville. Les galeries, d’une dimension de 15m sur 80, ont été orientées sur un axe à 360°, afin d’avoir en fonction de l’étage et de l'endroit où l'on se trouve, une vision panoramique sur le patrimoine architectural de la ville (la Cathédrale, le Quartier de Queuleu et le Parc de la Seille, la Gare SNCF, etc.). On a aussi effectué une liaison, une relation spirituelle entre Pompidou-Metz et la Cathédrale Saint-Etienne, grâce au rendu de l’espace (cf. ci-dessus les dimensions des galeries, les 21 mètres de hauteur sous plafond dans la nef, les 77 mètres au sommet de la flèche centrale, le parvis, etc.). On est dans le même état d’esprit, dans les mêmes grands espaces intérieurs (et extérieurs). Tout le bâtiment est le résultat de cette relation extraordinaire. Par contre, on notera quelques différences entre Pompidou-Paris et Metz. A Metz, il y a une grande nef, immense espace dédié aux expos ; les galeries ne comprennent pas de conduits techniques, de tuyauteries, etc. ; la lumière est douce et l’air circule très lentement. Comme quoi, chaque bâtiment a bien son âme propre ! »

Propos recueillis par Jean Dorval pour LTC.

INFO PLUS :

Le site de Philip Gumuchdjian :

http://www.gumuchdjian.com

PS :

- Deux sites sur l’Art à voir absolument !

http://www.artnet.fr

http://fredlaurentpeintre.free.fr

- Nicolas Sarkosy au cours de l’inauguration : « Ce qui se joue ici, ce n’est ni plus ni moins que la renaissance de la Lorraine. »

- Sachant qu’à Metz 500.000 visiteurs franchissent chaque année les portes de l’office de tourisme, avec une progression de 10,43 % de janvier à août dernier…. que la ville, quant à elle, attire plus d’un million de touristes par an… que la cathédrale de Metz pour finir reçoit 548.100 visiteurs l’an… Ce sont certainement ces chiffres qui font dire à Laurent Le Bon, le Directeur de Pompidou-Metz, ce mardi 10 mai 2010 : « Nous visons à l’image de la cathédrale de Metz, au minimum entre 200.000 et 300.000 visiteurs par an. Pompidou-Metz, c’est un peu une cathédrale de la Culture. »

 

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Shigeru Ban, Architecte.

Photographié dans le restaurant Haute-Gastronomie

"La Voile Blanche" de Jean-Marie Visilit,

le chef et patron de "La Grange de Condé" à Condé-Northen.

Photo ci-dessus : © Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes/Metz Métropole/Centre Pompidou-Metz/Jean Dorval pour LTC Arts.

INTERVIEW DE M. LAURENT LE BON, DIRECTEUR DU CENTRE POMPIDOU-METZ…


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Photo ci-dessus :

© Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes/Metz Métropole/Centre Pompidou-Metz/Jean Dorval pour LTC Arts.

© Adagp, Paris 2010/Jean Dorval pour LTC Arts.


« Laurent Le Bon, L'excellence de la passion.

À tout juste quarante ans, cet éternel jeune homme à l'allure gracile et timide s'est imposé à la vitesse de l'éclair dans le paysage artistique français.

Depuis sa première exposition sur les nains de jardin à Bagatelle en 2000, marquant son arrivée tonitruante dans le monde médiatique, Laurent Le Bon n'a pas cessé d'être là où on ne l'attendait pas forcément.

Diplômé en sciences politiques et en histoire de l'art, il se spécialise d'abord dans les jardins des XVIIe et XVIIIe siècles. Il pose dans un premier temps ses valises à la Délégation aux arts plastiques pour prendre en charge la commande publique avant de rejoindre le Centre Pompidou. Avec la même discrétion émaillée d'humour à froid, Le Bon a signé deux « attentats » majeurs. « Dada » en 2005, démonstration brillante et hors normes, fut un succès public et critique. En 2008, « Vides », dans les collections du MNAM, était une rétrospective d'expositions vides ! Un objet polémique et célébré qui a confirmé un peu plus la propension de l'homme à s'embarquer dans des projets à haute tension. D'ailleurs, il était derrière l'exposition Koons à Versailles et réitère en septembre avec l'incursion de Veilhan dans les jardins de Le Nôtre.

Mais, désormais, Laurent Le Bon se consacre au Centre Pompidou de Metz, dont il cornaque la réalisation et la programmation. Sans abandonner ses cours à l'école du Louvre et à Sciences po. Quand on est passionné, on ne compte pas ! »(1)


LTC :  L'exposition « Chefs-d'œuvre ? » durera plus d'un an. Parallèlement aux expositions temporaires - quatre à six par an - le Centre Pompidou-Metz proposera une programmation pluridisciplinaire (spectacles vivants, cinéma, conférences) comme le Centre Pompidou-Paris. Consulterez-vous le public pour le choix des œuvres exposées dans le futur ?

LLB :   Je crois que l'on est toujours à l'écoute du public, mais s'il fallait écouter tous les avis, parfois ils sont divergents. Donc, c'est difficile de faire une exposition qui plaît à tout le monde, mais nous sommes tout à fait ouverts à la critique. Et je crois qu'il faudra en permanence nous remettre en cause, réévaluer et juger notre aventure.


LTC :  Allez-vous mettre en place un abonnement « Pass'Annuel » commun aux Centres Pompidou-Metz et Paris pour les visiteurs ? Vous pourriez y inclure des tarifs préférentiels pour le TGV et les nuitées d'hôtel...

LLB :   Alors non, car vous savez que nous sommes une Institution autonome et indépendante. Donc, il y a un partenariat et un Pass'Annuel ici qui permettra pour 30 euros de venir toute l'année et qui offrira des avantages, mais pas tous les avantages du Pass du Centre Pompidou-Paris pour ne pas créer de concurrence. En revanche pour l'Inauguration, il y a une réduction possible sur le TGV et les autres trains. Mais, il s'agit là d'une négociation ponctuelle.


LTC :  Pensez-vous que le Centre Pompidou-Metz sera un vecteur important de la relance économique en Lorraine ? Permettra-t-il d'oublier les naufrages de la sidérurgie, du textile et des charbonnages, le départ de nos armées, etc. à l'image du Guggenheim de Bilbao qui a généré 1,57 milliards d'euros de bénéfices et créé 4.500 emplois ?

LLB :   Ecoutez le Guggenheim de Bilbao est toujours difficile à copier, mais je crois qu'évidemment, il y a une aventure qui permet d'apporter un vecteur économique et social. On ne peut pas résoudre tous les problèmes. Je crois cependant que c'est une belle aventure qui se profile.


LTC :  Le Centre Pompidou-Metz fera-t-il de l'ombre aux galeries d'art déjà présentent sur Metz, comme Faux-Mouvement et Crid'Art ? Ou allez-vous fonctionner en synergie avec elles ? Dans ce cas, inclurez-vous le FRAC de Lorraine ?

LLB :   Evidemment, le Faux-Mouvement inaugure d'ailleurs ce soir une exposition au titre évocateur « Un chef-d'œuvre existe une fois pour toutes. » Le FRAC a,  quant à lui, ouvert la semaine dernière en dialogue avec nous, une exposition intitulée « À l'ombre d'un doute ». Crid'Art était présent, hier, dans les espaces du Centre Pompidou-Metz. Je crois vraiment que cette synergie est très importante.

 

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© Photos ci-dessus : Lepolsk Matuszewski.

 

LTC :  Allez-vous parrainer, dès le début de votre activité, des artistes lorrains contemporains tels que Lepolsk Matuszewski, peintre installé sur Metz, ayant habilement détourné votre publicité de lancement pour se faire connaître, en se mettant en photo (tel Dali, Picasso ou Warhol) avec votre slogan « Je m'installe à Metz » ?

LLB :   Tous les artistes sont les bienvenus et notamment les artistes lorrains. D'ailleurs beaucoup d'artistes lorrains sont présents et pourquoi pas celui que vous venez de citer. Il y a entre autres Eric Poitevin, Patrick Neu.

LTC :  Lepolsk Matuszewski peut se faire connaître auprès de vous ?

LLB :   Oui, bien sûr !


LTC :  Que pensez-vous du « Freeze de Pompidou », organisé par l'Association Culture et Communication le dimanche 16 mai 2010, durant lequel chaque participant sera vêtu de blanc (comme le Centre Pompidou-Metz) et prendra une pause en lien avec l'art contemporain ?

LLB :   Cela me semble très, très bien. Une excellente initiative, nous serons là.

LTC : Vous personnellement ?

LLB : Ah, oui !


LTC :  Le Centre Pompidou-Metz est entièrement « vêtu » de blanc... Ne pensez-vous pas qu'il sera très vite sali par la pollution ambiante ?

LLB :   Et bien non, cela à l'air de tenir... C'est autonettoyant, on avance... et c'est prévu pour une durabilité de trente ans.


LTC :  Le balai régulier d'œuvres artistiques entre Paris et Metz, afin de pourvoir aux besoins de vos futures expositions n'est-il pas dangereux pour lesdites œuvres (risques de pertes, vols, accidents de transport, incendies, etc.) ? Ces transferts seront-ils aussi sécurisés que ceux prévus pour le Louvre Lens et le Louvre Abou Dhabi ?

LLB :   Tous les transports sont faits par des professionnels qui sont sous contrôle et avec assurance et transport inclus.


LTC :  Pouvez-vous nous expliquer les grandes lignes de l'exposition « Chefs-d'œuvre ? » ?

LLB :   Il s'agit de « Chefs-d'œuvre ? » au pluriel avec un point d'interrogation, en quatre parties qui montre la plus belle opération de prêts du Centre Pompidou-Paris.


LTC :  Au sujet de cette exposition, vers quel tableau va votre préférence et pourquoi ?

LLB :   Et bien peut-être... « La tristesse du roi » de Matisse qui ouvre l'exposition.


© Propos recueillis par Jean Dorval pour LTC, le 10 mai 2010.


(1) Source documentaire :

Bénédicte Ramade, in « L'œil », n° 616, Septembre 2009,

http://www.artclair.com/oeil/archives/docs_article/66566/...


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Photo ci-dessus :

© Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes/Metz Métropole/Centre Pompidou-Metz/Jean Dorval pour LTC Arts.

10/05/2010

CENTRE POMPIDOU-METZ : C'EST PARTI !

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06/05/2010

LE CENTRE POMPIDOU-METZ EN CHIFFRES ET EN PERFORMANCES TECHNIQUES…

 

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LE CENTRE POMPIDOU-METZ C’EST :

 

17.200 M DE PLANCHES POUR LA TOITURE

 

UNE TOITURE EN BOIS ET EN REVETEMENT SPECIFIQUE D'UNE DUREE DE VIE DE 25 ANS

 

77 M AU SOMMET DE LA FLECHE CENTRALE

 

5.020 M2 D’ESPACE EXPOSITION

 

21 M DE HAUTEUR SOUS PLAFOND DANS LA GRANDE NEF

 

10.670 M2 DE SURFACE TOTALE DU BATIMENT

 

UNE RESERVE DES OEUVRES PROTEGEE CONTRE LE FEU, LES TREMBLEMENTS DE TERRE, LES INTRUSIONS, ETC.

 

DES GALERIES D’EXPO DE 80 METRES DE LONG SUR ENVIRON 19 DE LARGE

 

DES POUTRES EN ACIER SIGNEES ARCELOR-MITTAL... FLOQUEES AVEC UN PRODUIT MINERAL QUI LES FAIT TENIR 90 MINUTES EN CAS DE FEU...

 

UNE ISOLATION PHONIQUE A TOUTE EPREUVE

 

DES CROCHETS PREVUS POUR SOUTENIR DES OEUVRES...

...DE PLUSIEURS TONNES AU PLAFOND

 

UN MONTE-CHARGE (POUR LES ŒUVRES D’ART NOTAMMENT) PREVU POUR 9 TONNES DE CHARGE UTILE

 

ET C’EST AUSSI…

800 ŒUVRES PRESENTEES POUR L’EXPO INAUGURALE « CHEFS-D’ŒUVRE ? »…

 

POUR SE RENDRE COMPTE DE L’IMPORTANCE DES TRAVAUX, A VOIR OU A REVOIR LE REPORTAGE EXCLUSIF D’LTC DU 03 AVRIL 2009…

http://latourcamoufle.hautetfort.com/album/110159095949d53c6480a06/

 

JD pour LTC Arts. 

 

20/10/2009

VOICI VENU LE TEMPS DE LA « CERIIISE » !!!

 

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Le 2 octobre dernier, au cours de la deuxième Nuit Blanche de Metz, j’ai fait la connaissance d’une charmante artiste-peintre. Lise, surnommée « Cerise », a 22 ans. Elle est originaire de Nancy et vit à Metz. Elle aime peindre et dessiner suivant son inspiration ou selon celle des amateurs de son art. Après une année en Arts Appliqués qui lui a permis de toucher à la mode, l'architecture, le design, la communication... elle est actuellement, en licence 2 d'Arts Plastiques à Metz. Cerise, c’est une personnalité qui décoiffe, une force de vie, voire une pure source d’énergie, allant jusqu’au bout de ses limites. Elle se définit elle-même comme « difficile à vivre, contradictoire, méfiante, mystérieuse », cerise 2.jpgmais en fait, elle est très sympathique, très attentive aux autres, sensible et si attachante à la fois. Une sorte de savant mélange entre Cerise Jekyll et Lise Hyde ! Comme toutes les passionnées, elle est écartelée en permanence entre son envie de voir « LE » Monde et de se retrouver seule afin de mieux se préserver, créer. Cette dualité se retrouve dans sa peinture à la nuit tombée, un moment précieux qu’elle savoure particulièrement en donnant vie à ses toiles à grands coups d’acrylique, sa matière fétiche… cerise 12.jpgElle est à la fois dans un monde de douceur et de souffrance. Sa quête permanente du calme, symbolisée par ses représentations florales (principalement entre coquelicots et orchidées),cerise 8.jpg décline une palette de tonalités à dominante de rouge et de bleu. La tendresse prend alors, ici-bas, tout son sens au bout de son pinceau qu’elle manie tel un poète sa plume. Elle élance ses grandes tiges de fleurs prises dans le tourbillon existentiel quotidien. Sauvage mais sûrement apprivoisable, Cerise lance sans entrave ses déclarations d’Amour pictural, tel une conquérante : « Je t’aime, beaucoup, à la folie ». Et dans « Je est un autre » (une vidéo), elle change carrément de peau, pour changer de vie. Elle fuit ses déceptions, elle se fuit tout court : « Mon corps, ma vie, me font souffrir, alors je repars à zéro dans une nouvelle peau ».


La souffrance est filmée en direct. Cerise met de la peinture noire sur son corps, fait comme si elle arrachait sa peau, pour en laisser apparaitre une nouvelle. En fait, Cerise est une magnifique chrysalide qui n’attend que l’Amour pour éclore. Elle se réalisera totalement quand les morceaux de son cœur seront rassemblés, à l’image de ses séries de peinture qui sont un véritable trait d’union entre des forces opposées qui finalement deviennent complémentaires. Affaire à suivre ou... histoire à vivre ?


 

© Jean Dorval, le 20 octobre 2009, pour LTC Arts.

INFOS PLUS :

A la demande de son public chéri qui souhaitait voir ses créations artistiques en ligne, et trouver ainsi plus facilement l’inspiration en vue de passer commande, Cerise a créé un site qui lui permet de présenter ses œuvres http://creartitude-laceriiise.fr.gd/