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04/04/2020

Brûlure d’Enfers (1)

Osiris Revient des Morts,

 

Les Feuilles d’Automne

Recouvrent le Sol-Lunaire

Labyrinthe des Ames-déchirées

Des Rires-nocturnes Pétrifiés

 

Chacun est Réduit à son-Nombre

Dans la Lumière du Feu-Horizon

Cri qui s’Effondre de l’Intérieur

Aube qui ne Reviendra Plus

 

Les Fleurs-affaissées

Poussent sur les Plaies-ouvertes

Le Rose-Fané, Noirci, Cendré

Invente une Funeste-Berceuse qui s’Enflamme

Au Creux des Mains de Condamnés

 

Le Souffle de Liberté-avortée

A la Croisée des Chemins

Cinéaste du Temps qui Passe

Œil-Invisible magnifique

Saisit l’Eternel Printemps

Qui ne Reviendra Pas

 

Le Feu, le Fer et le Voile de Lumière mêlés

Ne Forment qu’une Seule et même Brûlure

Comme une Etoile Glisse vers la Nuit

Chœur de Jeunes-Ombres

Chant Magique venant des Tripes

Purgatoire entre Ciel et Terre

Perdu dans les Entrailles des Enfers

 

© Jean DORVAL, le 04 avril 2020

  pour LTC POésie

 

(1) D’après le livre poétique d’Asli Erdogan, Le bâtiment de pierre, paru chez Actes Sud (2013), et le recueil de poésie de Christian Bobin NoireClaire publié chez NRF Gallimard (2015) ; d’après les chansons : Procession (Live at Le Palace, Paris in 1982), Don't Do It et The Beach et Krafty des New Order ; Summer Moved On, I've Been Losing You et Living A Boy's Adventure Tale des A-Ha ; et The Funeral by Band Of Horses