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30/07/2010

LA SCENE D'LTC LIVE RECOIT LE FESTIVAL MUSIKODOUV'2010 DE PANGE

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28/07/2010

LE SONGE D'LTC LIVE !

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© Photo extraite de la publicité LETI Minatec, dedicated to industrial innovation...

27/07/2010

UN HOMME, UNE FEMME...

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© Photo extraite du film de Claude Lelouch : "Un homme et une femme" :

 

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/67/CL09.jpg

 

 

LTC LIVE : QUAND LA MUSIK DEVIENT PASSION !

 

  

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LTC LIVE : AUTANT EN EMPORTE LE RYTHME !

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© Photo :

Voici un extrait d’une très belle photo vu sur la couverture de « Ademe & Vous »,

n° 37 de Juillet 2010 – http://www.ademe.fr

25/07/2010

LES BEST OF YOUTUBE SONT EN LTC LIVE !

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Hommage à Ian Curtis !

Et voici, voila, deux Joy Division !

"Disorder"

http://www.youtube.com/watch?v=QrzGpVOPcTI&feature=related

"Shadowplay"

http://www.youtube.com/watch?v=FzTw4PYfROU&feature=related

Bonne Zizik avec JD en LTC Live !

LE BONUS LTC LIVE :

New Order : “The Perfect Kiss”

http://www.youtube.com/watch?v=hQgsc6J15Xo&feature=relatedhttp://www.youtube.com/watch?v=hQgsc6J15Xo&feature=related

 

 

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24/07/2010

MARTHE ET MARIE : LA LECON D'ECOUTE...

Marthe et Marie,
un conflit entre soeurs 

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Le Christ dans la maison de Marthe et Marie
Jan Vermeer van Delft
Huile sur toile, 1654-55
National Gallery of Scotland, Edinburgh

 

Comme ils étaient en route, il entra dans un village et une femme du nom de Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une soeur nommée Marie qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe s'affairait à un service compliqué. Elle survint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma soeur m'ait laissée seule à faire le service ? Dis-lui donc de m'aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. C'est bien Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée. »

Luc 10, 38 - 42 selon la TOB (Traduction oecuménique de la Bible)

     Jésus est en route pour Jérusalem (Luc 9,31 ss). Il vient de raconter l'histoire du bon samaritain qui descend vers Jéricho, alors que lui est en train de monter vers Jérusalem. Vient-il de Jéricho, sise à 27 km au nord-est de Jérusalem ? A-t-il fait ce détour en venant de Samarie ? La route est difficile, en dehors même de tout brigandage, qui mène de la ville la plus basse au monde, à environ 250 m au-dessous du niveau de la mer, à Jérusalem, à plus de 1000 m d'altitude, une dénivellation de plus de 1200 m sur moins de trente km.

     Dans la Bible, les localités, entourées de murailles et abritant la population, peuvent être comparées à des mères abritant dans leur sein leurs enfants. Jésus, qui vient avec ses disciples de vivre la difficulté à être accueilli dans certaines villes, est en montée vers la Jérusalem terrestre, engendrant par la chair, mais aussi vers la Jérusalem d'en haut, mère qui engendrera par l'esprit (Galates 4,26). Dans cette montée, et comme pour reprendre des forces avant les épreuves qui l'attendent, Jésus entre dans le village de Béthanie, d'après Jean 11,1, et dans la maison de Marthe. La maison symbolise elle aussi le refuge et le sein maternel, l'être intérieur et les mouvements de l'âme assimilés aux déplacements dans une maison, entre cave et galetas. Il y a une proximité de racine en hébreu entre le mot bait, maison, et le mot bat, soeur utérine, habitante d'une ville.

     Ainsi, racontant la descente du bon samaritain et la montée de Jésus, le texte de Luc dit la capacité de Jésus à gravir les difficultés pour faire descendre Dieu sur terre et à affronter la descente aux enfers pour faire monter l'âme vers Dieu. Et il dit dans le même temps, de manière plus inconsciente et plus secrète, le besoin impératif de Jésus de se ressourcer, de trouver refuge pour laisser à son âme la possibilité de se nourrir : montée vers Jérusalem, mère spirituelle, arrêt au village, pause dans la maison de « sa soeur » Marthe. Et si Luc ne fait pas mention de Béthanie dans ce texte, c'est ici qu'il placera le récit de l'Ascension au chapitre 24, c'est de là que le Ressuscité descendu aux enfers montera auprès du Père.

     Marthe reçoit Jésus chez elle. Elle l'accueille dans sa propre maison, ce qui indique qu'elle est une femme indépendante, maîtresse de sa vie et gérant ses propres biens. Cela est encore renforcé par son nom, Marthe, prénom unique dans la Bible et qui signifie Dame, Maîtresse. Elle a un frère, Lazare, et une soeur, Marie. Dans l'évangile de Jean (chapitres 11 et 12), Lazare meurt et Jésus le ressuscite après l'une des plus belles déclarations de foi de l'évangile, faite par Marthe.

     Marthe est la femme qui va au-devant des gens et des choses, qui dit ce qu'il y a à dire, qui fait ce qu'il y a à faire et qui le fait avec une confiance inébranlable en la vie et en Dieu. Elle est capable d'affronter la réalité de la mort et de croire que tout est possible. Et Jésus l'aime beaucoup (Jean 11,5). Ce qui place aussi leur dialogue sous un autre éclairage : ils sont amis et se parlent avec toute la franchise de l'amitié.

     Marthe reçoit Jésus chez elle et c'est un peu le branle-bas de combat. Il y a tant à organiser, c'est un service compliqué. Sans doute que l'intendance n'est pas facile avec tous ces gaillards qui débarquent, qu'il faut fournir en eau pour la purification (avec cette eau qu'il faut aller puiser), nourrir et peut-être loger. Combien sont-ils ? À peine un peu plus tôt, il est dit que Jésus a nommé soixante douze nouveaux disciples. Sont-ils tous avec lui ? Sans compter les voisins qui viennent certainement voir ce qui se passe... On peut se faire une petite idée de l'agitation qui devait régner dans cette maison! En tout cas, d'après Luc, la situation à laquelle Marthe est confrontée est suffisamment compliquée pour en faire mention explicitement.

     Marthe accueille Jésus et sa suite en toute liberté, présente et attentive, incarnant ce samaritain dont Jésus vient de parler. La parabole se terminait par un envoi : « Va » et tous se sont mis en route. L'arrivée à Béthanie est un peu comme la continuation d'un chemin entrepris à partir de la question : qui est mon prochain ? Dans son histoire, Jésus affirmait la proximité de celui qui a pris soin, en toute liberté, du blessé. Non pas de celui qui écoute la parole et réfléchit à son sens, et non pas celui qui la transpose dans le quotidien sous forme de lois et de règlements, mais de celui qui fait ce qu'il y a à faire au quotidien.

     À présent, le voilà réfugié chez Marthe, efficace à lui offrir un abri, un temps et un espace de repos, qui fait ce qu'il faut. Et voilà que Jésus renverse tout : Marthe prend soin de Jésus et Marie écoute, mais la bonne part revient à Marie. Alors quoi ?

     Avec Jésus, jamais de règles de comportement définitives ou d'enfermements ! Il faut s'attendre à tout moment à être bousculée ! A ce moment précis, le bousculement vient du questionnement même de Marthe. Elle fait ce qu'il faut, mais elle dit aussi ce qu'elle pense. Et ce qu'elle pense ne s'adresse pas à Marie, mais bien à Jésus : « Est-ce que cela ne te fait rien que ma soeur me laisse seule à faire le service ? Dis-lui de m'aider ! »

     Voilà qui est inhabituel : une maîtresse femme libre qui demande à un homme étranger à son foyer de se mêler d'affaires non seulement domestiques mais encore familiales ! Un signe de plus de l'amitié qui les lie, mais aussi de la liberté de cette femme qui ne craint pas d'apparaître sous un mauvais jour, qui ne craint pas d'exprimer clairement son mécontentement et ses attentes, qui ne remâche pas sa rancoeur dans son coin mais exprime son insatisfaction et sa frustration. Une femme qui sait dire quand elle a besoin d'aide et quand elle pense que son invité accapare trop l'attention. Elle ne craint même pas de passer pour une mauvaise hôtesse ou une soeur jalouse. Merveilleuse Marthe, franche, fidèle et directe, même devant son ami, son invité.

     Mais pourquoi ne s'adresse-t-elle pas à Marie ? Apparemment, elle ne pense pas que cela serve à quoi que ce soit. S'est-elle aperçue que Marie est sans doute follement amoureuse de Jésus, comme le suggère le texte en mentionnant qu'elle s'installe à ses pieds, comme Ruth aux pieds de Booz ?

     Marthe en tout cas voit sa soeur écouter la parole de Jésus. Elle est entièrement absorbée. Parole singulière et écoute unique, si chères à ce peuple juif, en écho au « Écoute Israël » ouvrant les Dix Paroles ; qui implique un engagement de toute la personne et la communauté dans l'écoute, une disponibilité intérieure en lien avec le divin et une capacité à l'obéissance. Ecouter Jésus, c'est aussi revisiter les Dix Paroles de manière renouvelée.

     Marthe semble penser que seul Jésus peut arracher Marie à sa méditation, à sa comtemplation, à son receuillement et rendre Marie au travail domestique. Avec son interpellation elle paraît dire que seul Jésus captive Marie et l'empêche de faire ce qu'elle doit. Marthe renvoie Jésus à ses responsabilités : « cela ne te préoccupes pas ? ». Elle ne parle pas à sa soeur.

     Là où la lecture traditionnelle voit d'abord de la jalousie, je suis frappée par l'absence de relation et de dialogue et l'incapacité de Marthe à accorder à Marie le statut de vis-à-vis et à lui demander quoi que ce soit.

     La relation directe entre soeurs, sans médiation, est un aussi un cheminement qui ne va pas sans difficulté. Dans un monde où les femmes sont quantité négligeable, en rivalité face aux hommes pour trouver un époux (qu'on se souvienne de Rachel et Léa), puis pour lui donner des enfants, où trouveraient-elles des clés pour développer leur relation ? Comment pourraient-elles être interlocutrices ?

     Et pourtant, étant soeurs, tout le monde s'attend à ce que leur relation soit facile et leur proximité naturelle. C'est aussi dans ce sens que va l'évangéliste Jean au chapitre 11 qui met les mêmes mots dans leur bouche après la mort de leur frère.

     Et pourtant, tout un chacun trouve normale la rivalité qui les oppose ; chacun s'attend à ce que l'une fasse mieux que l'autre. Notre regard de lectrice aussi compare et prend partie. Et en plus Jésus semble nous donner raison !

     Stop ! Pas si vite ! Jésus s'adresse à Marthe et seulement à Marthe. « Marthe, Marthe », répétition d'affection destinée à se faire vraiment entendre. « Tu te fais du souci pour beaucoup de choses et tu es agitée. » Cette phrase révèle à nouveau leur complicité. Jésus prend en compte que Marthe se fait du souci pour lui, pour l'avenir.

     Et en même temps, il lui fait entièrement confiance. Il la croit capable de comprendre ce qui est en jeu. Et il la croit capable de cesser momentanément de faire ce que toute femme responsable ferait, à savoir s'occuper de sa nichée, pour s'asseoir et mettre son énergie à une écoute active de la Parole. Il la croit capable d'abandonner toutes les conventions et toutes les contraintes intérieures pour rejoindre sa soeur et la rencontrer autour de la Parole. Il fait appel à toute son intelligence et la sait capable de mobiliser une vision totalement différente de son monde, de son quotidien. Il sait qu'elle fait ce qu'il faut tous les jours et il sait qu'elle sait aussi faire autrement et poser les priorités autrement. Il met aussi l'accent sur son angoisse, cette angoisse qui coupe des autres et ne rapproche pas. En toute amitié, il lui suggère de retrouver confiance, de ne pas se laisser déborder par les soucis et de le rejoindre dans ce temps de pause. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Il ne s'agit pas que Marthe se transforme en Marie, il ne s'agit pas qu'elle cesse de faire ce qu'il faut. Il s'agit ici et maintenant, dans ce temps de cheminement et de montée, de savoir s'arrêter pour reprendre des forces, dans une proximité unique et un partage possible malgré les différences. Il s'agit qu'elle puisse rencontrer en sa soeur une adulte différente, qui fait et assume ses choix.

     Un texte de rivalité entre soeurs ? Un conflit dans lequel nous aurions à prendre position ? Jésus souligne à la fois la différence des deux soeurs mais aussi la proximité de leur quête. « merimnas » - tu te fais du souci, et « merida » - la part qui revient à Marie, ces deux mots ont des sonorités communes et commencent de la même manière, esquisse d'une mise en route commune.

     La suite du chemin est difficile, la route est raide, le danger de comparaison, de rivalité toujours présent, mais aussi en germe le respect de la différence et la possibilité de découvrir l'autre dans ses propres choix. Cela ne va pas de soi que de soeurs de sang elles deviennent soeurs de coeur. Mais le médecin Luc, en choisissant de rapporter dans les versets suivants les paroles de Jésus sur la prière au Père, propose l'ouverture à un dialogue authentique : « Demandez et l'on vous donnera. » (1)

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AUTRES EXPLICATIONS DANS LE TEXTE :

MARTHE ET MARIE : UNE SEULE CHOSE EST NECESSAIRE !

C’est quand même un peu facile d’être assise comme Marie, plutôt que de travailler comme Marthe ! Qu’est-ce que Jésus encourage ainsi quand il rabroue Marthe et lui dit « qu’une seule est nécessaire ». Il doit trouver que Marthe en fait un peu trop. Peut-être qu’il pense qu’un seul plat suffit. Il est frugal ! C’est peut-être aussi une façon de recentrer sur les priorités, de rappeler que si on reçoit quelqu’un, c’est d’abord pour établir une relation avec lui. Parce que recevoir n’est pas une fin, mais un moyen. Et qu’un bon repas sans échange profond est décevant. Ce qu’aurait compris Marie qui privilégie l’écoute à l’activisme de sa sœur. Si on passe au plan spirituel, on comprend que la seule chose nécessaire pour le disciple de Jésus, la seule chose qui nourrisse, c’est l’écoute de la parole de Dieu. La laisser pénétrer au plus profond. Notre force est là, d’abord, dans cette écoute attentive qui ne nous empêche pas d’agir, au contraire ! (2)

  

 

LE CYBER CURE.

  

 

Source documentaire :

(1)  

http://www.interbible.org/interBible/source/feminin/2004/...

(2)

"Semainier Chrétien".

 

 

23/07/2010

COMMENT DESSINER LES MOTS D'AMOUR...

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ECCLESIA 57 : BAPTISES POUR TEMOIGNER !

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NB : CLIQUER SUR L'IMAGE POUR L'AGRANDIR ET EN AMELIORER LA LECTURE  !
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PARTICIPEZ A L'ORGANISATION DE LA 16EME PYRAMIDE DE CHAUSSURES D'HANDICAP INTERNATIONAL !

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UNE ACTION SOUTENUE PAR LTC !essai.JPG

18/07/2010

LES BEST OF YOUTUBE SONT EN LTC LIVE !

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Ce soir, à fond la caisse en New-Wave avec les New Order et “Temptation”…

http://www.youtube.com/watch?v=-pk7psCkKlc&feature=PlayList&p=9CD8BEDF4893BEF8&playnext_from=PL&playnext=1&index=4

Bonne Zizik avec JD !

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17/07/2010

LES ASSOCES QUARTIER METZ SAINT-LOUIS & ECHANGES LORRAINE-UKRAINE, & LTC LIVE, PRESENTENT : L'AUBERGE SLAVE !

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SEBASTIEN WAGNER : UN HISTORIEN MESSIN GARANT DE LA MEMOIRE LOCALE !

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Photo ci-dessus : ©Jean Dorval/LTC 2010


LTC : Sébastien Wagner, on ne vous présente plus sur Metz. Vous êtes historien, journaliste local sur France Bleue Lorraine Nord, et plus ponctuellement, vous faites des piges pour le Républicain Lorrain. Aussi, on va s’intéresser à votre activité professionnelle. Pouvez-vous nous parler de cette passion pour le journalisme, l’écriture en général ? Etes-vous finalement en correspondance avec le slogan de l’Eté du Livre 2010 « Journalisme et littérature » ?

SW : Il est vrai que j’ai une formation d’historien, mais je m’intéresse aussi à ce qui se passe autour de moi. La ville de Metz principalement… Cette passion pour le journalisme m’est venue naturellement par intérêt pour la ville et ses habitants, ainsi que pour ses projets. Le journalisme, c’est un peu de l’Histoire à l’instant présent. Donc, cela complète un peu ma passion. De même, je m’exprime au travers d’un autre moyen d’expression qui est l’écriture.

LTC : Sébastien, en 2009 au cours d’un autre interview, on avait parlé de votre dernier ouvrage, publié aux Editions Serpenoise, et qui a l’air de faire un carton au niveau des ventes : « Le Dictionnaire Historique des Rues de Metz ». Vous en êtes à combien d’exemplaires vendus actuellement ?

SW : Je crois qu’on doit en être aux alentours de 2.000 exemplaires vendus. Ce qui fait qu’il y a à peu près un messin sur 100 qui l’a à son domicile. Je n’en suis pas peu fier !

LTC : Vous vendez ce dictionnaire que « localement » ou bien arrivez-vous à « l’exporter » en dehors de Metz ?

SW : C’est essentiellement des ventes locales, mais il y a aussi des gens qui s’intéressent à des monographies. Des dictionnaires de ce type cela existe très peu, et je sais que cela intéresse des personnes qui pourront l’utiliser comme canevas afin de l’adapter à d’autres villes.

LTC : Etes-vous en lien localement avec les musées, les bibliothèques, les archives, etc. des Institutions pouvant être intéressées par ce type d’ouvrage ?

SW : Les Musées locaux, mais également les bibliothèques universitaires, ont tous ou presque cherchés à l’acquérir. Il y a juste la Bibliothèque Universitaire de Metz qui a mis longtemps à l’acheter… Il a donc fallu les relancer à plusieurs reprises.

LTC : Pouvez-vous nous dévoiler l’origine d’une rue de Metz qui a votre préférence (pas la même que l’année dernière si possible…) ?

SW : L’année dernière on avait évoqué la Rue Saint-Marie, une rue en arc de cercle, et la Rue des Murs qui est assise sur un rempart… On peut aussi évoquer des rues qui ont une origine bimillénaire. Je pense à deux rues essentielles du Quartier Outre-Seille, la Rue des Allemands et la Rue Mazelle. La Rue des Allemands est en fait l’ancienne voie romaine qui menait à Mayence et la Rue Mazelle celle allant vers Strasbourg. Il s’agit de deux rues où se rejoignaient un ancien pont saillie et un pont gallo-romain. A partir de ce point, on gagnait la ville. Ces deux pistes ont été gauloises, puis romaines. Ce sont, aujourd’hui encore, les deux axes majeurs de ce quartier, et un peu de l’entrée de la vieille Ville de Metz.

 

 

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Photo ci-dessus : ©Jean Dorval/LTC 2010


LTC : Maintenant, Sébastien, si vous le voulez bien, nous allons attaquer les questions d’actualité… Chaque année, je vous sollicite afin d’avoir votre opinion sur l’évolution de la Ville de Metz. A ce propos, pensez-vous que l’inauguration du Centre Pompidou-Metz est pour la Région Lorraine, et plus localement pour la Ville de Metz, un signe de relance, non seulement culturel, mais aussi économique ?

SW : C’est indéniablement un signe de relance culturel et économique, tant au niveau local que régional. Le Centre Pompidou-Metz - un projet pour lequel on était tous un peu dubitatif - car c’est la première fois que l’Etat décentralise une Institution comme celle-là, est une affaire qui a très bien été gérée par la Ville de Metz. Le budget n’a pas beaucoup explosé par rapport à ce qui a été prévu initialement. L’intérêt majeur du Centre Pompidou-Metz, c’est le bâtiment en lui-même. Il s’agit d’un chef-d’œuvre à lui tout seul, qui va à l’évidence faire venir beaucoup de monde. La première exposition « Chefs-d’œuvre » est exceptionnelle aussi. Le petit bémol que j’apporterais, c’est qu’il ne faut pas escompter un "effet Bilbao" à Metz, comme avec le Guggenheim. Bilbao a un million et demi d’habitants, et c’est une ville espagnole en bordure de mer. Metz, avec ses 200.000 habitants reste située à l’Est de la France, au cœur de l’Europe et frontalière. L’autre bémol que je voulais faire est que l’on a axé la communication sur les parisiens en pensant qu’ils allaient venir… Or, ils ne sont déjà pas venus avec le TGV ! Je ne pense pas qu’ils viendront pour le Centre Pompidou... Ils iront plutôt voir le Tate Londres (un musée sur l’art moderne), s’ils doivent prendre le train. Mais, certainement pas Pompidou-Metz ! Je pense qu’il faut surtout miser sur l’Allemagne et le Benelux qui sont très friands d’art contemporain et qui apprécient tout particulièrement la Ville de Metz.

LTC : Vous avez déjà visité le Centre Pompidou-Metz ?

SW : J’ai eu la chance de le visiter le 10 mai, le jour du vernissage presse (comme vous d’ailleurs Jean…), la veille de l’inauguration présidentielle, dans des conditions exceptionnelles. C’est vrai que j’ai été subjugué à la fois par le bâtiment et l’exposition, et surtout, par les vues imprenables sur Metz, depuis les galeries d’expo (le Quartier Gare, le Parvis de la Cathédrale, le Village de Queuleu et le Parc à Seille, etc.), ce qui pousse les visiteurs qui viennent uniquement pour l’Art contemporain à visiter Metz. C’est donc un « plus » indéniable et je remercie les architectes pour ce coup de génie.

LTC : Pour la venue de Nicolas Sarkosy le 11 mai dernier, lors de l’inauguration du Centre Pompidou-Metz, vous faisiez partie des journalistes accrédités, comment cela s’est-il passé ?

SW : En effet, je suis intervenu sur Radio France-Bleue Lorraine Nord, afin de commenter en direct les propos du Président de la République, par rapport à la ville, aux musées, à ce que les messins pouvaient en attendre, etc. J’ai été très déçu que le Président prononce « Metzzz » et non « Metsss », et par son discours, dans lequel il expliquait que le Centre Pompidou allait compenser le départ des militaires… Cela était un peu hors sujet, puisque le projet de Pompidou date de 2003… donc bien avant la décision de faire partir les militaires ! Ce ne sera en aucun cas une compensation, même si en termes économiques cela aura un rôle moteur de redressement, essentiel pour la ville.

 

 

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INFO PLUS :

http://www.mairie-metz.fr/metz2/articles/2010/100414_mett...


LTC : Sébastien, on va encore parler du développement urbain messin. Comment voyez-vous le projet Mettis ?

SW : Ce projet est assez compliqué. On avait auparavant un Maire qui est resté longtemps en place et qui a fait énormément pour la ville, mais qui a totalement laissé tomber le PDU (le Plan de Déplacement Urbain). Il faut savoir que toutes les villes de France doivent en avoir un. En 1999, la Ville de Metz n’en avait toujours pas ! C’est dire le retard que nous avions ! Dans toutes les villes de France on a développé des tramways, car c’est ce qu’il y a de plus rapide, de moins polluant et de plus agréable pour les usagers. Dominique Gros à son arrivée, en 2008, a décidé de lancer un projet en lançant le « Busway »… Personnellement, je préfère les mots en français, car littéralement « Busway » se traduit par « voie de bus »… Une « voie de bus » qui va coûter au bas mot trois Centre Pompidou ! Est-ce que cela vaut le coût de faire un tel investissement pour gagner seulement 5 minutes sur un trajet ? Je ne le pense pas ! Je doute même que cela soit le déplacement de l’avenir. Dans tous les cas, ce sont des questions qui interrogent sur la validité, voire la légitimité, du projet. La ville de Metz ayant un cœur historique ancien, très serré, soit on adapte le transport en commun à la ville, soit on adapte la ville au transport en commun… Dans le cas précis, Dominique Gros a décidé d’adapter la ville au transport en commun. Ce n’est pas très raisonnable ! Le Moyen-Pont, notamment, l’un des sites les plus photographiques de Metz, car emblématique avec en vue de fond le vieux temple protestant, sera défiguré. Il ne sera pas le seul pour des questions d'élargissement et d'alignement des rues. Je suis donc très dubitatif sur ce projet.

LTC : Vous parliez du PDU messin. Mais, normalement le PDU fait partie, depuis la mise en place de l’Intercommunalité, des fonctions régaliennes de la Communauté d’Agglomération de Metz Métropole. Un projet mis en place il y a quelques années déjà…

SW : Je parlais de l’époque Rausch, une période durant laquelle l’Agglomération de Metz Métropole ne s’est pas vraiment développée. JMR était particulièrement hostile à toute évolution dans ce sens, ce qui a provoqué depuis la récente élection de Jean-Luc Bohl de nombreux remous, dus à l’adaptation en cours. De plus, comme ce sont les agglos qui gèrent les transports en commun, cela devient un véritable cercle vicieux : sans agglomération pas de transports en commun, et s’il n’y a pas de transports en commun, il n’y a pas d’agglomération ! Maintenant que Metz Métropole fonctionne correctement, on essaye de développer Mettis. Est-ce le bon projet à développer, je ne le pense pas. C’est surtout le projet initialement de Dominique Gros, puis c’est devenu celui de Jean-Luc Bohl, Président de Metz Métropole. Un tel projet ne peut se faire sans l’accord de la principale ville, en l’occurrence Metz, et de l’agglomération dans son entier.

 

 

 

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Photo ci-dessus : ©Jean Dorval/LTC 2010


LTC : Sébastien, on quitte la politique locale, pour revenir à l’écriture… Travaillez-vous actuellement sur un projet « secret » de livre ?

SW : J’ai en fait plusieurs projets en cours. Je planche sur un dictionnaire concernant la Moselle et sur lequel je ne m’étalerais pas pour des raisons de confidentialité. J’espère seulement qu’il verra le jour pour le prochain Eté du Livre… C’est beaucoup de travail, beaucoup plus que je ne le pensais. Je suis aussi sur un ouvrage collectif concernant la Ville de Metz, sur une longue période, en collaboration avec un archéologue et un médiéviste. Je pense que cet ouvrage là connaîtra beaucoup de succès - non pas que je sois trop fier de mes ouvrages - car il va combler un manque. Comme chacun sait en Histoire locale on ne vit pas de sa plume, on sert plutôt une grande cause, en l’occurrence la Ville de Metz.

LTC : Récemment vous m’avez fait connaître un auteur lorrain s’appelant Pierre Pelot. Pouvez-vous nous en parler ?

SW : C’est un auteur que je recommande. Il est présent à l’Eté du Livre. Comme vous le savez, j’ai deux passions : l’Histoire et la Littérature. L’Histoire j’essaye d’en vivre, quant à la Littérature, je suis surtout un lecteur assidu. Pierre Pelot fait partie de mes auteurs de prédilection. Il est lorrain ce qui ne gâche rien. Il est fier de ses origines et déteste le parisianisme littéraire gangréné. Pierre a une œuvre tellement abondante qu’il est incapable de vous citer toutes ses productions. Il en a plus de 200 cents… et il vient d’en publier une autre ! Il en produit en moyenne deux à trois par an. Elles sont de très bonne qualité. Il a été récompensé par de nombreux prix littéraires et doit essentiellement son succès à ses lecteurs, car il déteste et fuit les médias. Mais, je ne pense pas qu’il refusera un interview à LTC…

LTC : Je vous remercie Sébastien pour votre gentillesse et tous vos savoirs partagés, bonne journée !

SW : Merci pareillement !

© Propos recueillis par Jean Dorval pour LTC le 05 juin 2010 à l’Eté du Livre (Metz, Moselle).