Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/03/2012

« ALL YOU NEED IS LOVE ! »

 

Comme le disaient si bien les Beatles dans leur célèbre chanson « All You Need Is Love » (« Tout Ce Dont Tu As Besoin C'est D'amour ») : « Il n'y a rien que tu ne puisses faire qui ne puisse être fait. Rien que tu ne puisses chanter qui ne puisse être chanté. (…) Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour. (…) Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour, d'amour. L'amour est tout ce dont tu as besoin... »(1)

 

intouchables,le républicain lorrain,jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,cinéma,la toile,beatles,roméo et juliette,l'amour,la sexualité,des handicapés,hasta la vista le film,all you need is love,sexe et handicap,le dialogue bloqué,brigitte lahaie,star du x,philosophe,pascal bruckner,françois cluzet,acteur,jean-françois chossy,député,ump,rapport,sur le handicap,des personnes âgées,hommerie,saint-françois de sales,contre la solitude,film belge,réalisé par,geoffrey enthoven,comédie dramatique,avec les acteurs principaux,suivants,robrecht vanden thoren (philip),gilles de schrijver (lars),tom audenaert (joseph) et isabelle de hertogh (claude),centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne

SEXE ET HANDICAP : LE DIALOGUE BLOQUE…

Le Républicain Lorrain du 22 septembre 2011 titre « Sexe et handicap : le dialogue bloqué. » Et l’article qui découle de ce titre dénonciateur est le suivant : « Face aux associations qui ont lancé un appel à la création du métier d’aidant sexuel pour handicapés, les féministes crient à la prostitution.

POUR : la sexualité est un droit, clament l’Association des Paralysés de France (AFP) et l’Association CH (s) OSE dans une tribune parue la semaine dernière dans la presse. Elles souhaitent la création du métier d’« assistant, homme ou femme, qui aurait pour rôle de répondre à un besoin d’apprentissage et de découverte de l’intimité, mais aussi de prodiguer dans le respect, une attention sensuelle, érotique et ou sexuelle. » Appel signé par le philosophe Pascal Bruckner, l’ancienne star du X Brigitte Lahaie ou le comédien François Cluzet. L’UMP Jean-François Chossy, qui doit remettre « fin octobre » un rapport sur le handicap dans la société explique : « Dans les établissements, les professionnels sont confrontés à des demandes et ne savent pas quoi faire ». Il faudrait leur donner des réponses « officielles, légales, en tout cas utilisables. »

CONTRE : en début d’année, le ministre des Solidarités Roselyne Bachelot a assimilé les aidants sexuels à « de la prostitution ». Même levée de boucliers pour les associations féministes comme Handicap, sexualité, dignité, qui craint que « les femmes, une nouvelle fois, soient les premières à payer le prix » d’un statut d’assistant sexuel. De plus, ce dispositif « ne ferait que renvoyer les personnes lourdement handicapées dans un ghetto et les y oublier en toute conscience », défend ce collectif dans une tribune publiée hier, cosignée par la philosophe Sylviane Agacinski, le mouvement Osez le féminisme !, le Nid (défense des personnes prostituées). Une proposition de loi pourrait voir le jour en novembre. » Depuis, le sujet est clos…

LES HANDICAPES SONT DES ETRES HUMAINS COMME LES AUTRES… ILS ONT LE DROIT DE FAIRE L’AMOUR COMME TOUT LE MONDE ! (2)

Contrairement aux idées reçues, l’handicap n’empêche pas le désir, et encore moins la sentimentalité et l’Amour. De même, le Désir, seul, chez les personnes handicapées, n’a pas de sexe. Il concerne aussi bien les femmes que les hommes. Et oui, qu’on se le dise, désirer faire l’Amour (hétérosexuel, comme homosexuel) pour les handicapés ne doit plus être un tabou aux yeux de nos concitoyens et de nos politiques ! Car… « Aimer c’est plus fort que tout », comme le dit si bien la chanson du même titre, extraite de la comédie musicale « Roméo et Juliette »« Aimer c'est ce qu'y a d'plus beau. Aimer c'est monter si haut. Et toucher les ailes des oiseaux. (…) Aimer c'est voler le temps. Aimer c'est rester vivant. Et brûler au cœur d'un volcan. Aimer c'est c'qu'il y a de plus grand. Aimer c'est plus fort que tout. Donner le meilleur de nous. Aimer et sentir son cœur. Aimer pour avoir moins peur. » Moins peur surtout du regard des autres…


http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2990/GGCCI00000.jpg

Photos de Gueules Cassées provenant du livre : "LE SERVICE DE SANTE AUX ARMÉES". Professeur ALAIN LARCAN et Jean Luc FERRANDIS Conservateur du musée du Val de Grâce aux éditions LBM.

Aussi, pour que l’Amour physique des personnes handicapées, généralement abandonnées du sentiment (jusqu’à la privation de se masturber à cause de la paralysie des membres supérieurs par exemple), puisse se concrétiser, ils existent depuis plus de 20 ans en Hollande et au Danemark, 17 ans en Allemagne, plus récemment en Suisse Allemande, et maintenant en Suisse française, l'Assistance Sexuelle. La France bien évidemment brille par son absence dans ce domaine comme dans bien d’autres… (la non-acceptation de l’amour entre les personnes âgées par exemple) Pourtant, l’Assistance Sexuelle correspond à une offre généreuse de sensualité, de caresses érotiques et sexuelles approfondies, d'affection décuplée où plus simplement de cunnilingus - fellation et pénétration sont en général curieusement interdits – et cela contre de l'argent. Une forme de prostitution donc, mais de… « prostitution tendresse » qui n’a rien à voir avec « une passe » classique. Ce don de soi, ce geste humain salvateur et libérateur, que peu de personnes accordent, dure environ une heure, se fait à prix fixe et permet le réveil des corps oubliés, la découverte souvent tardive de la joie de jouir, de sublimer la Vie à deux. Pourquoi une personne handicapée n’aurait-elle pas le droit d’avoir des relations sexuelles normales ? De voir une prostituée ou un gigolo spécialisé(e), formé(e) à la prise en charge sexuelle des personnes handicapées comme cela se fait ailleurs ? Voire même de vivre une belle (et simple) Histoire d’Amour et d’avoir des enfants ? Qui sommes-nous, nous qui n’avons bien souvent pour tout handicap que nos propres intolérances, pour nous ériger en Grands Frustrateurs ? Qui sommes-nous, aussi, pour juger la Nature ? Qui sommes-nous, enfin, pour avoir le droit de définir, selon nos valeurs très restrictives, ce qui est bien ou ce qui n’est pas bien pour notre prochain (même entre membres d’une même famille ou entre ami(e)s) sous prétexte d’handicap ? Par contre, personne n'interdit le développement des « Câlins gratuits » - une idée née en Australie en avril 2007, aussitôt reprise au Japon et dans le monde entier par le biais d'Internet – car ils s'adressent aux personnes autonomes. Leur principe est simple : des personnes se positionnent en pleine rue avec une pancarte en main ou autour du cou, où il est écrit « Free hugs » (traduction : « Câlins gratuits »), et enlacent ceux qui le désirent... De même, sans la prostitution de nombreux êtres qui se croient à tort parfaits et supérieurs aux handicapés seraient bien malheureux, voire coincés. Alors, pourquoi ce qui ne choque pas dans la vie du tout un chacun, choquerait, seulement, en ce qui concerne une minorité sexuelle qui a cependant le droit aussi au bonheur ? Pour l'instant, en France, la seule alternative à l'Assistance Sexuelle réside dans la masturbation (quand cela est possible) et dans les massages complets de tout le corps, pendant également une heure. Mais, dans ce deuxième cas, l'aspect sexuel n'est pas du tout abordé et c’est d’autant plus frustrant pour les personnes concernées… Souvent ce sont les fractures de Vie qui font réfléchir sur ces problématiques et changer les certitudes les plus absurdes. Il faut être atteint dans les convictions, dans la chair et dans le psychisme, pour changer, pour positiver l’existence. Les gueules cassées de la Première Guerre mondiale, notamment, ont connu l’injuste rejet, oubliées même par la Patrie. Mais, plus proche dans le temps, un accident ou une maladie peut faire passer de l’autre côté du miroir. L’autonome devient alors le dépendant. Totalement bloqué dans un lit, il lui faut alors attendre patiemment une aide pour se faire gratter le nez, boire, manger, faire ses besoins… subir les sarcasmes de celui ou celle qui lui lave le postérieur, etc. Abandonné par sa compagne ou son compagnon, il est seul, sans soleil, ne sachant plus comment faire pour rencontrer quelqu'un qui pourrait l’aimer dans cet état. A l’image d’un Philippe, le personnage incarné par François Cluzet, dans le film d’Eric Tolédano « Intouchables », qui hésite à refaire sa vie…

 

le républicain lorrain,jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,cinéma,la toile,beatles,roméo et juliette,l'amour,la sexualité,des handicapés,hasta la vista le film,all you need is love,sexe et handicap,le dialogue bloqué,brigitte lahaie,star du x,philosophe,pascal bruckner,françois cluzet,acteur,jean-françois chossy,député,ump,rapport,sur le handicap,des personnes âgées,hommerie,saint-françois de sales,contre la solitude,film belge,réalisé par,geoffrey enthoven,comédie dramatique,avec les acteurs principaux,suivants,robrecht vanden thoren (philip),gilles de schrijver (lars),tom audenaert (joseph) et isabelle de hertogh (claude),centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne

 

C’est bien dommage d’attendre le pire pour commencer à entrevoir le meilleur, de ne pas savoir anticiper avant d’être soi-même touché par le handicap. Juger de ces sujets délicats sans être concerné est facile, à contrario, essayer de se mettre à la place d’un être humain handicapé qui a toujours sa dignité l’est moins. Il faut vivre en compagnie de ces Etres magnifiques pour comprendre (ou du moins essayer de comprendre, en se mettant un instant dans leur peau…) que leurs frustrations ne doivent plus être des fatalités, mais qu’elles ne demandent qu’à être libérées humainement parlant.

« Là où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie ». Saint-François de Sales.

Ecrasé de solitude, handicapé, peut-être, devient-il possible, alors, au sceptique d’ouvrir son cœur et de comprendre ce qu'il ne pouvait comprendre auparavant : le désir titille aussi les handicapés ! D'ailleurs, toute personne handicapée pourrait fredonner à l’oreille de tous les Etres Humains, et ce, pour finir de convaincre les plus récalcitrants de sa noble cause, le refrain de la célébrissime arai (habanera), du premier acte de l'opéra « Carmen » de Georges Bizet (1875), intitulée « L'amour est un oiseau rebelle » : « L'amour est enfant de bohème. Il n'a jamais, jamais, connu de loi. Si tu ne m'aimes pas, je t'aime. » Oui, une personne handicapée peut aimer et mérite comme tout le monde de recevoir sa part d’Amour !

 

jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,cinéma,la toile,beatles,roméo et juliette,l'amour,la sexualité,des handicapés,hasta la vista le film,all you need is love,sexe et handicap,le dialogue bloqué,brigitte lahaie,star du x,philosophe,pascal bruckner,françois cluzet,acteur,jean-françois chossy,député,ump,rapport,sur le handicap,des personnes âgées,hommerie,saint-françois de sales,contre la solitude,film belge,réalisé par,geoffrey enthoven,comédie dramatique,avec les acteurs principaux,suivants,robrecht vanden thoren (philip),gilles de schrijver (lars),tom audenaert (joseph) et isabelle de hertogh (claude),centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne

 

jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,cinéma,la toile,beatles,roméo et juliette,l'amour,la sexualité,des handicapés,hasta la vista le film,all you need is love,sexe et handicap,le dialogue bloqué,brigitte lahaie,star du x,philosophe,pascal bruckner,françois cluzet,acteur,jean-françois chossy,député,ump,rapport,sur le handicap,des personnes âgées,hommerie,saint-françois de sales,contre la solitude,film belge,réalisé par,geoffrey enthoven,comédie dramatique,avec les acteurs principaux,suivants,robrecht vanden thoren (philip),gilles de schrijver (lars),tom audenaert (joseph) et isabelle de hertogh (claude),centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne

« HASTA LA VISTA » : LE FILM QUI DECOINCE LA BULLE SPECULATIVE DE L’HOMMERIE !

Le film belge « Hasta La Vista » passe pour « LA » comédie dramatique du moment. Sorti sur nos écrans le 7 mars 2012, d’une durée d’1h53, il est réalisé par Geoffrey Enthoven, et tourné avec les acteurs principaux suivants : Robrecht Vanden Thoren (Philip), Gilles De Schrijver (Lars), Tom Audenaert (Joseph) et Isabelle de Hertogh (Claude). Avec cette toile, on constate que nos amis Belges, d’« Oxygène » (un film d’Hans Van Nuffel, sur la mucoviscidose, 2010) à « Les Géants » (un film de Bouli Lanners, l’épopée sauvage d’enfants vagabonds, 2011), se sont spécialisés ces derniers temps dans des films glorifiant des « Icônes Sociales ». On y croise bon nombre de destins torturés, de personnes malades, handicapées de la vie et handicapées physiques, mais positivées. Handicapés, c’est ce que sont : Philip, le râleur et grande gueule, totalement paraplégique ; Lars, le beau gosse atteint d’une maladie incurable (tumeur), condamné au fauteuil roulant lui aussi ; et Jozef, le seul valide, bonne pâte, mais malvoyant.

jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,cinéma,la toile,beatles,roméo et juliette,l'amour,la sexualité,des handicapés,hasta la vista le film,all you need is love,sexe et handicap,le dialogue bloqué,brigitte lahaie,star du x,philosophe,pascal bruckner,françois cluzet,acteur,jean-françois chossy,député,ump,rapport,sur le handicap,des personnes âgées,hommerie,saint-françois de sales,contre la solitude,film belge,réalisé par,geoffrey enthoven,comédie dramatique,avec les acteurs principaux,suivants,robrecht vanden thoren (philip),gilles de schrijver (lars),tom audenaert (joseph) et isabelle de hertogh (claude),centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne

Ce trio hétéroclite de jeunes aime le vin et les femmes. Mais, à vingt ans nos trois lascars sont encore vierges... Et cela les chatouille terriblement au niveau de braguette… Comme par hasard, un de leurs potes les branche sur « El Cielo », un bordel espagnol, spécialisé dans l’accueil des personnes handicapées. Sous prétexte de découvrir la route des vins en France, ils s’embarquent, alors, dans un voyage en direction de l’Espagne, dans l’espoir d’avoir leur première expérience sexuelle. Atteindront-ils le Nirvana ? Dans tous les cas, rien ne les arrêtera, pas même leurs handicaps, pas même leurs parents… pour un départ du nid familial tonitruant. Avec un bémole, cependant, la maladie de Lars s’aggrave… Un road-movie assez punky dans le ton, mouvementé à souhait, drôle et dur à la fois, dont on ne ressort pas indifférent ; mais, plus sûrement, plus compréhensif, plus tolérant envers nos ami(e)s handicapé(e)s.

© Jean Dorval, le 23 mars 2012, pour LTC Kinéma.

http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/01/00/2375243867.jpg

INFOS PLUS sur l’Amour et l’Handicap :

Un site de rencontre pour personnes handicapées : http://www.handilove.com/

intouchables,le républicain lorrain,jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,cinéma,la toile,beatles,roméo et juliette,l'amour,la sexualité,des handicapés,hasta la vista le film,all you need is love,sexe et handicap,le dialogue bloqué,brigitte lahaie,star du x,philosophe,pascal bruckner,françois cluzet,acteur,jean-françois chossy,député,ump,rapport,sur le handicap,des personnes âgées,hommerie,saint-françois de sales,contre la solitude,film belge,réalisé par,geoffrey enthoven,comédie dramatique,avec les acteurs principaux,suivants,robrecht vanden thoren (philip),gilles de schrijver (lars),tom audenaert (joseph) et isabelle de hertogh (claude),centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne

Un site proposant des matériels adaptés pour améliorer sa relation amoureuse quand on est handicapé…

http://www.intimaterider.fr/?gclid=CImw4rDB_a4CFQINfAodkwER2g

intouchables,le républicain lorrain,jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,cinéma,la toile,beatles,roméo et juliette,l'amour,la sexualité,des handicapés,hasta la vista le film,all you need is love,sexe et handicap,le dialogue bloqué,brigitte lahaie,star du x,philosophe,pascal bruckner,françois cluzet,acteur,jean-françois chossy,député,ump,rapport,sur le handicap,des personnes âgées,hommerie,saint-françois de sales,contre la solitude,film belge,réalisé par,geoffrey enthoven,comédie dramatique,avec les acteurs principaux,suivants,robrecht vanden thoren (philip),gilles de schrijver (lars),tom audenaert (joseph) et isabelle de hertogh (claude),centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenneUn film sur ces Pros de l’Amour qui soulagent l’Humanité…

http://www.films-graindesable.com/les-travailleuses-du-sexe/handicap.php

Des témoignages poignants…

http://www.liberation.fr/societe/01012333744-sexe-et-handicap-ma-reponse-a-roselyne-bachelot

http://www.rue89.com/2011/04/12/sexualite-des-handicapes-ne-les-privons-pas-de-ce-droit-199578

Notes :

(1) « All You Need Is Love » (« Tout Ce Dont Tu As Besoin C'est D'amour »), célèbre titre des Beatles, source documentaire pour la traduction des paroles : http://www.lacoccinelle.net/243459.html

(2) Source documentaire de l’argumentaire : http://informations.handicap.fr/art-editorial-handicap-2009-677-2856.php

 

19/03/2012

FML 2012 AU ZENITH DE NANCY...

spectacles à metz,spectacles à nancy,jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,njp,nancy jazz pulsations,2011,nancy,meurthe-et-moselle,njp 2011,ville de nancy,centre pompidou-metz,jazz,metz,moselle,lorraine,france

musiques lycéennes 2012028.jpg

INFOS PLUS : http://www.lorraine.eu/

jean dorval pour ltc live

 

 

 

 

 jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

 

16/03/2012

LES P'TITS DUOS ZIZIKAUX DU JD.

jean dorval pour ltc live

 

jean dorval pour ltc live

 

 

 

 

 

 

jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

 

spectacles à metz,spectacles à nancy,jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,njp,nancy jazz pulsations,2011,nancy,meurthe-et-moselle,njp 2011,ville de nancy,centre pompidou-metz,jazz,metz,moselle,lorraine,france

jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

jean dorval pour ltc live

 

 

15/03/2012

CELA VOUS DIT D'ENTENDRE DES VOIX... (SACREES) ?

spectacles à metz,spectacles à nancy,jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,njp,nancy jazz pulsations,2011,nancy,meurthe-et-moselle,njp 2011,ville de nancy,centre pompidou-metz,jazz,metz,moselle,lorraine,france

jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

 

festival des voix sacrées 1027.jpg

 

 

 

INFOS PLUS : http://voixsacreesmetz.canalblog.com 

 

Metz magazine 1

 

jean dorval pour ltc live

 

 

 

 

 

 

 

 jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

CECILE DEGOS MET EN SCENE SOL LEWITT AU... MILLIMETRE PRES AU CPM !

 

http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/00/01/2573381684.jpg 

 

jean dorval pour ltc arts,ltc arts,sol lewitt,exposition,rétrospective,monographie,dessins muraux,wall drawing,de 1968 à 2007,les structures,buren,les sculptures,presse,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne,interview,hélène guenin,responsable,du pôle programmation,laurent le bon,directeur,béatrice gross,la commissaire,de l'exposition,expo,colors,noir et blanc,louvain,le m muséum,collaboration,vasarely,cinétiques,arts visuels,arts modernes,les conceptuels,lobe,julio le parc,gianni colombo,formes géométriques,la ligne,évolution,carrière,cécile degos,scénographe

© Cécile Degos by JD 2012.

 

JD : Bonjour Cécile Degos, vous êtes Scénographe de l’exposition « Sol LeWitt, Dessins Muraux, de 1968 à 2007 », qui se déroule au Centre Pompidou-Metz (CPM), du 07 mars 2012 au 29 juillet 2013. En quoi consiste votre métier ?

CD : Etre scénographe dans une exposition temporaire ou dans un musée permanent cela consiste à mettre en scène une exposition, d’en trouver le parcours le plus confortable possible pour le visiteur. Pour l’exposition Sol LeWitt, la conception de la scénographie est très différente de celle mise en place dans un musée classique. Elle doit respecter les préconisations de chaque dessin.

JD : Vous participez souvent à des expositions connues comme celles du Centre Pompidou-Metz ? Travaillez-vous avec d’autres musées ?

CD : Oui. En 2010, j’ai signé la scénographie de l’exposition Jean-Michel Basquiat au Musée d’Art Moderne (MAM) de Paris (pour en voir les photos aller sur le lien suivant : http://www.fedephoto.com/fotoweb/), jean dorval pour ltc arts,ltc arts,sol lewitt,exposition,rétrospective,monographie,dessins muraux,wall drawing,de 1968 à 2007,les structures,buren,les sculptures,presse,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne,interview,hélène guenin,responsable,du pôle programmation,laurent le bon,directeur,béatrice gross,la commissaire,de l'exposition,expo,colors,noir et blanc,louvain,le m muséum,collaboration,vasarely,cinétiques,arts visuels,arts modernes,les conceptuels,lobe,julio le parc,gianni colombo,formes géométriques,la ligne,évolution,carrière,cécile degos,scénographemais aussi celle des expositions suivantes : « Van Dongen » au Musée d’Art Moderne de Paris en 2011 et « Antiquité rêvée » au Musée du Louvre de Paris en 2010. Je travaille aussi pour les décors d’opéras et de théâtres, notamment, l’Opéra de Lyon pour l’opérette « La Veuve joyeuse » de Franz Lehár (en 2006), le Théâtre de la Ville à Paris avec la pièce de théâtre de Jon Fosse « Rêve d’Automne » (en 2010), et le Théâtre du Châtelet, toujours à Paris, pour l’opéra-ballet « Magdalena » d’Hector Villa-Lobos (en 2010). Actuellement, je prépare l’exposition « L’Art en Guerre, France 1938-1947, de Picasso à Dubuffet » qui débute le 12 octobre prochain à Paris.

JD : Avez-vous aussi travaillé au niveau international ?

CD : Oui. J’ai déjà travaillé à New-York avec le Musée Guggenheim et avec l’Opéra de Los Angeles dans le cadre de l’opéra « The Fly » d’Howard Shore (en 2007), avec une mise en scène de David Cronenberg.

JD : Donc, si je vous suis bien, en tant que Française, vous vous exportez bien, grâce à votre profession…

CD : Je dirais plutôt que c’est du ponctuel.

 

jean dorval pour ltc arts,ltc arts,sol lewitt,exposition,rétrospective,monographie,dessins muraux,wall drawing,de 1968 à 2007,les structures,buren,les sculptures,presse,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne,interview,hélène guenin,responsable,du pôle programmation,laurent le bon,directeur,béatrice gross,la commissaire,de l'exposition,expo,colors,noir et blanc,louvain,le m muséum,collaboration,vasarely,cinétiques,arts visuels,arts modernes,les conceptuels,lobe,julio le parc,gianni colombo,formes géométriques,la ligne,évolution,carrière,cécile degos,scénographe

 

jean dorval pour ltc arts,ltc arts,sol lewitt,exposition,rétrospective,monographie,dessins muraux,wall drawing,de 1968 à 2007,les structures,buren,les sculptures,presse,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne,interview,hélène guenin,responsable,du pôle programmation,laurent le bon,directeur,béatrice gross,la commissaire,de l'exposition,expo,colors,noir et blanc,louvain,le m muséum,collaboration,vasarely,cinétiques,arts visuels,arts modernes,les conceptuels,lobe,julio le parc,gianni colombo,formes géométriques,la ligne,évolution,carrière,cécile degos,scénographe

© Ci-dessus détails de "Wall Drawings" (emplacements de portes et vue en coupe de cimaises) by JD 2012.

 

JD : Comment avez-vous fait pour organiser la scénographie de l’exposition « Sol LeWitt, Dessins Muraux, de 1968 à 2007 » ? Quelle est la logique de votre démarche ?

CD : Pour organiser la scénographie de cette rétrospective sur Sol LeWitt, j’avais « trois règles du jeu » à respecter. La première était relative à chaque dessin, avec des spécifications particulières pour chaque réalisation. La deuxième traitait des nombreuses normes de sécurité à respecter au CPM. La troisième et dernière règle venait des instructions de la Commissaire de l’exposition, Béatrice Gross, à propos du déroulé très précis à mettre en place et de l’ordre très précis à suivre au niveau des réunions. Donc, il fallait « jouer » avec ces trois principes et essayer de trouver la scénographie la plus adaptée au travail de Sol LeWitt.

Jusqu’à aujourd’hui, c’est Sol LeWitt qui signait ses scénographies. Depuis sa mort c’est la première exposition.

 

 

jean dorval pour ltc arts,ltc arts,sol lewitt,exposition,rétrospective,monographie,dessins muraux,wall drawing,de 1968 à 2007,les structures,buren,les sculptures,presse,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne,interview,hélène guenin,responsable,du pôle programmation,laurent le bon,directeur,béatrice gross,la commissaire,de l'exposition,expo,colors,noir et blanc,louvain,le m muséum,collaboration,vasarely,cinétiques,arts visuels,arts modernes,les conceptuels,lobe,julio le parc,gianni colombo,formes géométriques,la ligne,évolution,carrière,cécile degos,scénographe

© Béatrice Gross by JD 2012.

 

JD : Avez-vous aidé Béatrice Gross dans le choix des œuvres exposées de LeWitt Salomon, dit « Sol LeWitt » - un artiste originaire du Connecticut aux States - et dans le choix de leur emplacement ?

CD : Béatrice Gross s’est occupée du choix des œuvres. Quant à l’ordre de ces mêmes œuvres, Béatrice Gross l’a fait en collaboration avec la Fondation Sol LeWitt. En ce qui me concerne, j’ai respecté scrupuleusement le déroulé que l’on m’a confié. La longueur de chaque « Wall Drawing » devait être définie en fonction de sa hauteur. Je n’avais pas le droit à deux centimètres de blanc ou de marge, par exemple, autour des « Wall Drawings ». Tous les murs étant des œuvres à proprement parler, il a donc fallu tout faire avec une extrême précision. J’avais aussi dans le cadre des normes de sécurité demandées par le Centre Pompidou-Metz, à prendre en compte tous les passages et les emplacements des portes. Ils ont été calculés pour chaque « Wall Drawing ». Ils ne sont pas déterminés de manière anodine et ne doivent pas être placés n’importe où dans le dessin. C’était un vrai casse-tête chinois et un très bon exercice de mathématiques !

JD : Ce casse-tête chinois et cet exercice de mathématiques ont duré combien de temps ?

CD : J’ai remporté un concours dans le cadre d’un marché public et j’ai travaillé sur ce projet pendant presque un an. Tous mes calculs ont dû être validés par un assistant de la Fondation Sol LeWitt, Anthony Sansotta, par la Fondation Sol LeWitt, ainsi que par Laurent Le Bon, le Directeur du Centre Pompidou-Metz, et Béatrice Gross, la Commissaire de l’exposition.

JD : Vous aviez donc un cahier des charges très draconien. Je suppose que vous avez dû passer quelques nuits blanches…

CD : Effectivement, j’ai eu de bonnes nuits blanches et aussi de bons maux de ventre. Car, lorsque l’on fait réaliser une scénographie, on ne fait pas appel à des artistes peintres, mais à une entreprise. J’ai travaillé avec une excellente société, mais chaque mur a demandé une préparation particulière. J’ai eu en tout cinq préparations différentes de peinture à appliquer avant la réalisation de chaque œuvre (tracé et dessin). Il y a même des variantes avec des murs qui sont plus au moins granuleux, d’autres plus spaltés (une technique d’application avec un pinceau « spalter »). De plus, il ne fallait pas que l’entreprise se trompe au centimètre près pour positionner une cimaise (un mur). Pour chaque emplacement tout s’est fait au millimètre près, car chaque cimaise devient une œuvre d’art à part entière.

 

jean dorval pour ltc arts,ltc arts,sol lewitt,exposition,rétrospective,monographie,dessins muraux,wall drawing,de 1968 à 2007,les structures,buren,les sculptures,presse,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne,interview,hélène guenin,responsable,du pôle programmation,laurent le bon,directeur,béatrice gross,la commissaire,de l'exposition,expo,colors,noir et blanc,louvain,le m muséum,collaboration,vasarely,cinétiques,arts visuels,arts modernes,les conceptuels,lobe,julio le parc,gianni colombo,formes géométriques,la ligne,évolution,carrière,cécile degos,scénographe

© John Hogan et Cécile Degos by JD 2012.

 

JD : Si je vous comprends bien, vous avez bossé en collaboration étroite avec l’équipe de 100 artistes qui a donné vie à cette expo, et au moment où elle réalisait chacune des œuvres, vous avez vérifié chaque coup de crayon, de pinceau, etc. ?

CD : C’est plutôt John Hogan - un des plus anciens collaborateurs de LeWitt – qui s’est occupé de cette partie là. Il a créé un mélange de hiérarchie et de compétence avec des jeunes artistes du cru en les laissant absolument libres lors de la réalisation des dessins. D’une conception révolutionnaire, les œuvres surprennent par leur démesure et ont toutes été élaborées « In Situ » par des étudiants, issus des Écoles d’art de Metz et d’Épinal (Esal), de Nancy, de Reims, et de l’École d’architecture de Nancy. Il a encadré, treize jeunes artistes diplômés et sept assistants professionnels de la Fondation LeWitt. L’exposition a nécessité deux mois de travail et occupé une centaine de personnes présentes six jours par semaine dans la Galerie 2. L’originalité de cette exposition repose sur les méthodes de travail utilisées, retraçant la vie et l’œuvre de l’artiste, les 65 étudiants participants au projet ont utilisé le crayon à mine, les pastels gras, l’encre de chine, les peintures acryliques et le graphite, selon, bien sûr, les instructions laissées par le Maître, et directement appliquées sur les murs. Et si John avait la moindre question, il m’appelait. J’étais à sa disposition en cas de besoin. J’ai terminé l’agencement de mon chantier, avec les murs vides prêts à l’emploi, au mois de décembre 2011. Les artistes sont arrivés au mois de janvier 2012. On a fait les présentations pendant une semaine et après John a pris le relais. On s’est donc tous passé le témoin jusqu’au dernier coup de pinceau, jusqu’à l’application du vernis.

jean dorval pour ltc arts,ltc arts,sol lewitt,exposition,rétrospective,monographie,dessins muraux,wall drawing,de 1968 à 2007,les structures,buren,les sculptures,presse,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne,interview,hélène guenin,responsable,du pôle programmation,laurent le bon,directeur,béatrice gross,la commissaire,de l'exposition,expo,colors,noir et blanc,louvain,le m muséum,collaboration,vasarely,cinétiques,arts visuels,arts modernes,les conceptuels,lobe,julio le parc,gianni colombo,formes géométriques,la ligne,évolution,carrière,cécile degos,scénographe

© Source photo : SOL LEWITT, Wall Drawing #879, "Loopy Doopy (courbes folles), black and white", Septembre 1998, by JD pour LTC Arts.

jean dorval pour ltc arts,ltc arts,sol lewitt,exposition,rétrospective,monographie,dessins muraux,wall drawing,de 1968 à 2007,les structures,buren,les sculptures,presse,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne,interview,hélène guenin,responsable,du pôle programmation,laurent le bon,directeur,béatrice gross,la commissaire,de l'exposition,expo,colors,noir et blanc,louvain,le m muséum,collaboration,vasarely,cinétiques,arts visuels,arts modernes,les conceptuels,lobe,julio le parc,gianni colombo,formes géométriques,la ligne,évolution,carrière,cécile degos,scénographe

 Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

JD : Ce travail s’est passé uniquement dans la Galerie 2 ou bien d’autres locaux ont-ils été utilisés dans ou hors du CPM ?

CD : J’ai personnellement travaillé dans mon atelier pour réaliser une maquette, des visuels, etc. Le projet a été validé par le Centre Pompidou-Metz. La chose était d’ailleurs assez compliquée à appréhender. Mes photos de maquette ont été parallèlement envoyées à The LeWitt Estate (La Fondation Sol LeWitt). Et après, a démarré le travail de construction en Galerie 2. Tout ce travail, en amont dans mon atelier, reste vraiment un travail de conception, aussi bien par maquette que par plan.

JD : Donc, vu le travail effectué « In Situ », on peut dire que la Galerie 2 est devenue un véritable atelier-expo.

CD : De toutes les manières, toutes les réalisations de « Wall Drawings » de Sol LeWitt se font ainsi. Il y a un Chief-Assistant qui explique à des étudiants comment réaliser tous les « Wall Drawings ».

JD : On retrouve un peu du mythe de l’atelier du XIXe Siècle dans lequel on présentait une œuvre produite sur place…

CD : Oui, c’est une production faite sur place, mais on n’est plus au XIXe Siècle.

JD : En tous cas, dans la manière de procéder, il y a des similitudes.

CD : Le « making of » montrera bien tout ce travail de réalisation « In Situ ». Les murs étaient tous préparés d’une manière spécifique. Je n’avais droit à aucune marge d’erreur dans la représentation, dans les proportions des œuvres. Dans certains dessins, si j’avais cinq centimètres de plus, je n’étais plus dans le calibre originel du dessin, prévu en amont. Sachant que tous les dessins ont été préparés avec Anthony Sansotta, sur des élévations que j’ai dessinées suite à ses propres validations, c’était un système d’échanges énorme et constructif.

JD : Vu le stress que génère une telle entreprise, y-a-t’il eu des coups de gueule entre vous au moindre centimètre de dépassement ? Quelle technique de communication, quelle stratégie, avez-vous utilisé pour faire respecter l’intégralité de votre cahier des charges à la lettre ?

CD : J’ai vraiment mis tout le monde en garde en amont, et ce, sans énervement. En général, sur mes chantiers, il n’y a pas de coups de gueule, je n’aime pas cela. C’est réellement stressant, mais j’essaye de ne pas transmettre mon stress aux autres. Comme ceux qui montaient les murs, il fallait rester zen, se contrôler, tout en expliquant la marche à suivre. On a fait un grand repérage ensemble et après j’ai laissé les ouvriers seuls. Je venais cependant chaque semaine - je travaille et j’habite à Paris - pour vérifier que tout allait bien. En plus, dès que le besoin se faisait ressentir, je venais de suite. Résultat, la partie peinture sur mur est une réussite autant que la construction des murs.

JD : Vous collez parfaitement aux prescriptions de l’Atelier LeWitt, c’est-à-dire, le contrôle de soi et l’adaptabilité « au centimètre près »…

CD : Oui, effectivement, je me reconnais parfaitement dans l’Atelier LeWitt. C’est vrai qu’en scénographie, on est un peu matheux. Personnellement, j’aime bien les mathématiques et dans cet exercice, là, c’était plus que nécessaire. Je remercie d’ailleurs Laurent Le Bon et Béatrice Gross de m’avoir fait confiance pour la réalisation de cette exposition.

JD : Merci Cécile pour cet interview précis au centimètre près…

CD : Merci Jean.

© Propos recueillis par Jean Dorval, le 7 mars 2012, pour LTC ARTS.

 

jean dorval pour ltc arts       jean dorval pour ltc arts,ltc arts,sol lewitt,exposition,rétrospective,monographie,dessins muraux,wall drawing,de 1968 à 2007,les structures,buren,les sculptures,presse,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne,interview,hélène guenin,responsable,du pôle programmation,laurent le bon,directeur,béatrice gross,la commissaire,de l'exposition,expo,colors,noir et blanc,louvain,le m muséum,collaboration,vasarely,cinétiques,arts visuels,arts modernes,les conceptuels,lobe,julio le parc,gianni colombo,formes géométriques,la ligne,évolution,carrière

 

 

 

INFOS PLUS sur Cécile Degos :

http://www.ceciledegos.com/

 

 

© Toutes les photos faites au Centre Pompidou-Metz sont soumises au copyright : Shigeru Ban Architects et Jean de Gastines.

12/03/2012

« DECAL’ARTS VOUS OFFRE UNE DOSE DE CULTURE ! »

jean dorval pour ltc live

jean dorval pour ltc live

 

 

 

 

 

 

 

jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

« Décal’Arts » est une manifestation culturelle qui se déroule en deux parties, créée par l’Association Fac’Cultatif jean dorval pour ltc livedes étudiants de troisième année des Arts du Spectacle, spécialité « Conception et Mise en Œuvre de Projet Culturels », de l’Université de Lorraine, à Metz. Grâce à cette démarche originale, l’association entend faire découvrir et/ou redécouvrir certains hauts lieux du patrimoine local, tel le Cloître des Récollets et les Trinitaires, dont l’image reste à son sens par trop austère et inaccessible au grand public, en y produisant le temps de l’événement des formes artistiques inattendues et « décalées ». Ce sera l’occasion de faire connaître certains acteurs de la vie culturelle messine et lorraine. « Décal’Arts » mettra ainsi le patrimoine au service des artistes et les artistes au service du patrimoine.

 

La Première partie aura lieu au Cloître des Récollets à partir de 17h30 (accès libre) :jean dorval pour ltc live projections cinématographiques de courts-métrages réalisés notamment par les BTS Métiers de l’Audiovisuel du Lycée de la Communication de Metz ; ateliers de photographie et d’expression destinés au public ; danse Hip Hop réalisée par l’Association Dada ; exposition des œuvres de Patricia Gérardin, du Collectif Voodoo, de Charlie Zanello et de François Billault ; et performances (graph du Collectif Voodoo, pyrotechnique de cracheur de feu et théâtre de la compagnie H’arvest Mendro). La deuxième partie, quant à elle, se passera aux trinitaires à partir de 20h30 (entrée 4€) : concerts des groupes NAC (rock celtique) et The Wayfarers (Rock/Rockabilly/Swing), jean dorval pour ltc liveet de l’artiste DJ Murer (Electro/Pop) ; représentation de L’artiste Funambule spécialisée en tatoua. Alors, à ce tarif là, vous prendrez bien une dose de Culture ?

 

JD pour LTC LIve. 

spectacles à metz,spectacles à nancy,jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,njp,nancy jazz pulsations,2011,nancy,meurthe-et-moselle,njp 2011,ville de nancy,centre pompidou-metz,jazz,metz,moselle,lorraine,france 

jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

jean dorval pour ltc live

10/03/2012

JULIEN ET SON PUBLIC : UNE (très) BELLE HISTOIRE D’HUMOUR !

 jean dorval pour ltc live

 

jean dorval pour ltc live

 

 

jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

 

 

Julien Strelzyk est en partance pour l’Olympia dans un vrai spectacle de music-hall bercé entre angoisses et tracas de la vie de tous les jours. Pourquoi vers l’Olympia ? Car pour lui, c’est ce qui représente le plus son idéal scénique, « LE » Spectacle, pour un public de 7 à 107 ans, bien sûr ! Mais qui est Julien ?

 

 

jean dorval pour ltc live

© Source : http://www.julienverslolympia.fr (photo de Julien).

 

Originaire de Metz, depuis son enfance, Julien est influencé par les comédies au cinéma, et particulièrement par les humoristes, notamment un certain Gad Elmaleh. A l’époque, comme il est plutôt réservé, il n’ose pas faire du théâtre. Cependant, à 16 ans, il commence à prendre des notes un peu partout à l’écoute de la rue, en vue d’écrire un jour un livre ou… de mettre en scène un one man show.

 

jean dorval pour ltc live

© Photos de Julien by JD pour LTC Live 2012.

jean dorval pour ltc live

 

A 23 ans, devenu formateur, c’est le déclic ! Ce métier lui permet de se rapprocher d’une première scène, de « SA » Scène à lui : « le tableau noir » dans une salle de classe. Aussi, tous les matins, 6 ans durant, il capte l’attention d’un public d’élèves, de « SON » Public, avec beaucoup d’humour, transmettant des messages percutants, instaurant rapidement une bonne ambiance, improvisant en toutes circonstances, rebondissant sur l’actu, etc. Un rôle donc sur mesure pour cet artiste en herbe et grâce auquel il prend conscience de ses capacités à séduire un public.

 

jean dorval pour ltc live

© Source : http://www.julienverslolympia.fr (photo de Julien).

 

Fin 2010, Julien se décide à finir d’écrire ce qui devient finalement « son one man show ». Un spectacle qu’il présente pour la première fois le 20 février 2011 au bar associatif « La Chaouée », à Metz, dont il devient vite un habitué, suite au succès de son show. Il décide ensuite de prendre des cours avec deux metteurs en scène. Par ailleurs, il assiste en août 2011 à une semaine de stage intensif « Interprétation et écriture » au Théâtre Le Bout à Paris, à l’Ecole du One Man Show. Il travaille aujourd’hui avec deux professeurs de théâtre.

 

jean dorval pour ltc live

© Photos de Julien by JD pour LTC Live 2012.

jean dorval pour ltc live

A 29 ans, cet humoriste lorrain, autodidacte, prouve en toutes circonstances que sous des allures timides sommeille toujours le clown... On peut même dire qu’il a le rire dans les gènes et les neurones. De ses précieuses notes, au bout du compte, il ressort un spectacle tordant, qui du début jusqu’à la fin redonne du baume au cœur, entraîne son public dans une suite hilarante de quiproquos et de caricatures. Et pour ce faire, ce joyeux luron a cherché l’inspiration durant 10 ans, pour finaliser ses sketchs percutants s’inspirants de sujets stressants, voire angoissants, du quotidien de Monsieur « tout le monde ». Cela va du téléphone portable qui ne passe aux conversations sans queue ni tête qui en découlent, au passage obligé au portique de sécurité de l’aéroport qui nous suspecte à tout bout de champ de terrorisme aux States, aux paquets cadeaux que l’on ouvre en faisant mine d’être heureux, etc. Tous ces petits maux de tous les jours Julien les a savamment compilés pour mieux les tourner en dérision, pour mieux nous distraire. Il construit ainsi du Grand « Stand Up ». Efficace le gaillard jusqu’aux fous rires communicatifs qu’il provoque par ses jeux de mots, grimaces et mimiques efficaces. En 2012, il a même participé aux Jeunes Talents (1)

 

jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,si t wooz t ltc live,ltc live présente,music-hall,julien,en route vers,l'olympia,one man show,stand up,dimanche 29 janvier 2012,à la péniche-théâtre,la lucarne,spectacle tout public,des situations de la vie,quotidienne,qui le stressent,comique,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,saint-avold,centre culturel,pierre messmer

 

jean dorval pour ltc live

© Photos de Julien by JD pour LTC Live 2012.

jean dorval pour ltc live

jean dorval pour ltc live

 

Une présence scénique, donc, et un talent animés d’un rêve celui d’aller faire son numéro sur la scène de… l’Olympia à Paris. On te le souhaite Julien, car tu le vaux bien !

 

© Jean Dorval pour LTC LIve, le 09 mars 2012.

 

spectacles à metz,spectacles à nancy,jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,njp,nancy jazz pulsations,2011,nancy,meurthe-et-moselle,njp 2011,ville de nancy,centre pompidou-metz,jazz,metz,moselle,lorraine,france

 

jean dorval pour ltc live

© Photo de Julien by JD pour LTC Live 2012.

 

L’INTERVIEW :

J’ai rencontré Julien pour l’interviewer, le dimanche 29 janvier 2012, sur la Péniche du Théâtre « La Lucarne » où il a faisait son numéro…

podcast

jean dorval pour ltc live

© Photo de "La Péniche" by JD pour LTC Live 2012.

 

jean dorval pour ltc live

© Source : http://www.julienverslolympia.fr (photo de Julien).

 

INFOS PLUS sur l’actu de Julien :

Réservez votre agenda car…

Suite à un pari un peu fou, il tente de remplir les 800 places du Centre Culturel « Pierre Messmer » de Saint-Avold (57), avant le 1er mai prochain… Soutenez-le en réservant vos places sur son site !

D’autre part, il sera sur scène : le 17 mars 2012 à Creutzwald à 20h30 au Foyer du Centre, le 18 mars 2012 à Metz à 18h00 sur la péniche « L’Astrophone » (au plan d’eau), le 21 mars 2012 à Metz à 20h00 au restaurant la Cuenta, rue des Parmentiers (repas + spectacle), etc.

Son site : http://www.julienverslolympia.fr

 

jean dorval pour ltc live

 

© Photos de Julien by JD pour LTC Live 2012.

 

jean dorval pour ltc live

 

Notes : (1) http://www.jeunestalents.tv/

jean dorval pour ltc live

 jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

09/03/2012

« LA CROIX. »

 

jean dorval pour ltc religion,ltc religion,l'appel du verbe incarne,conférences de carême 2012,50ème anniversaire,de l'ouverture,du 2ème concile,du vatican,vatican,11 octobre 1962,chaque dimanche,de carême,conférences,religion,catholique,chrétien dans la ville,retraite spirituelle,chapelle saint-croix,michaël lonsdale,comédien,metteur en scène,chemin de croix,chemins d'art et de foi,en moselle,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,europe,france,ue,union européenne,le pape,benoît xvi,jean-paul ii,la croix,prière,abbé aloyse schaff.

© Image ci-dessus : http://diocese-frejus-toulon.com/Fete-de-la-Croix-Glorieuse.html

 

« Ô Christ des Croix au bord de nos chemins parsemés, bénis tout passant même si trop préoccupé, il passe sans même te tendre un regard aimant, lui qui autrefois se signait spontanément.

Ô Christ des Croix de nos clochers éparpillés, sois au milieu de nos villages et de nos cités, habités par tant d’indifférence et de foi oubliée, ce signe d’amour qui a tant besoin d’y être partagé.

Ô Christ des Croix de nos chambres d’hôpitaux ou de souffrances, soulève jusqu’à toi ces malades ou ces mourants dans leurs moments de grande désolation pour qu’avec toi, dans le Père, ils trouvent consolation.

Ô Christ des Croix de nos maisons, suspendus en haut de leur fronton, prends sous ta souveraine protection tous ceux qui leur seuil franchiront.

Ô Christ des Croix ciselées de bois, d’or ou d’argent, de nos bijoux ou de nos présents, donne à tous ceux qui les porteront la joie de l’espérance en la Résurrection.

Ô Christ des Croix gisantes au plus profond des vivants, dans la douleur de leurs meurtrissures secrètes et invisibles aux yeux des bien-portants, sauve-les de toute haine et de toute injure.

Ô Christ de toutes les Croix élevées à la croisée de nos destins, donne-nous de voir dans ton ombre l’aurore de ton grand matin. »

Abbé Aloyse SCHAFF.

jean dorval pour ltc religion

LA P'TIOTE SELECTION LTC LIVE DU JD...

 

 jean dorval pour ltc live

 

 

 

 

 

 

 

jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

  

 

spectacles à metz,spectacles à nancy,jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,njp,nancy jazz pulsations,2011,nancy,meurthe-et-moselle,njp 2011,ville de nancy,centre pompidou-metz,jazz,metz,moselle,lorraine,france

jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

jean dorval pour ltc live

 

08/03/2012

HELENE GUENIN EN SOL (LEWITT) MAJEUR.

jean dorval pour ltc arts

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Anne Guenin by JD 2012 pour LTC Arts. 

 

JD : Bonjour Hélène GUENIN, on ne vous présente plus. Vous êtes, pour notre plus grand bonheur, la Responsable du Pôle Programmation du Centre Pompidou-Metz (CPM). Le CPM inaugure aujourd’hui sa nouvelle exposition « Sol LeWitt, Dessins Muraux, de 1968 à 2007 » dans sa Galerie 2. Cette manifestation se déroule du 07 mars 2012 au 29 juillet 2013.

HG : Bonjour Jean. Bonjour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : WIKIPEDIA (portrait de Vasarely). 

JD : Pourquoi avoir choisi de présenter cette rétrospective, sans précédent en Europe, de l’artiste minimaliste et conceptuel américain Sol LeWitt ? Quelles sont les qualités de cet artiste ayant motivé une telle exposition ? Pourquoi ne pas avoir choisi plutôt Vasarely et ses Arts Visuels, un artiste qui est dans la même veine que Sol LeWitt, jean dorval pour ltc artset qui n’a déjà pas été cité dans l'exposition « Erre Variations Labyrinthiques », dans sa partie dédiée à l’Art Cinétique et à l’Art Programmé ?

HG : Il y a plusieurs questions dans votre question. La première : la monographie. Il est vrai que l’on essaye d’exprimer depuis la création du Centre Pompidou-Metz, avec Laurent Le Bon qui en est le Directeur, que l’on est toujours dans la perspective, lorsque l’on montre des monographies, de présenter des artistes qui n’ont jamais été exposés à une telle échelle en Europe. Donc, on a tenté d’être dans l’exceptionnel et de réunir des corpus d’œuvres que l’on n’a pas eu l’occasion de voir dans d’autres lieux que le Centre Pompidou-Metz. Alors, pourquoi Sol LeWitt ? Parce qu’il s’agit d’un artiste majeur du XXe Siècle. Parce que c’est aussi une des grandes figures de l’Art Conceptuel, un courant artistique qui reste un peu moins montrer que les autres mouvements en Europe. Il y a un réel regain d’intérêt, manifesté par de jeunes artistes et commissaires d’expositions, pour cette période conceptuelle, la France et l’Europe n’ayant pas nécessairement mis le focus sur cette génération. Ainsi, Sol LeWitt, parmi ces artistes conceptuels, a eu une démarche extrêmement importante. Il est le premier à passer directement de l’échelle du dessin à l’échelle de l’architecture, en laissant de côté le papier, la toile, etc. en décidant de confronter directement son art à l’architecture, directement sur le mur, avec cette idée aussi que du coup l’œuvre disparaît après l’exposition. Cette dimension éphémère est aussi très importante. Et puis, l’autre aspect qui nous semble passionnant dans cet artiste est : comment partir d’un système contraint et défini, d’un travail basé sur la sérialité, la modularité, à partir d’un vocabulaire de formes géométriques simples ? Donc, comment avec ce système à priori fini, il a réussi pendant 40 ans à se renouveler en permanence pour réinventer son propos et proposer une autre dimension autour du dessin ? Tous ces aspects nous ont interpellés, et puis, on n’a jamais eu en Europe l’occasion de voir un tel déploiement d’une trentaine de dessins muraux de cet artiste. Cela nous semble important de faire cette connexion maintenant avec Sol LeWitt. jean dorval pour ltc artsEt en plus, on a un partenariat avec le M Muséum de Louvain(1) qui va montrer en parallèle de notre exposition, à partir de juin prochain, une exposition d’une vingtaine de dessins muraux en couleurs de Sol LeWitt, intitulée « Colors »(2). jean dorval pour ltc artsDonc à deux heures d’intervalle de voiture, on va avoir la possibilité de voir un ensemble de cinquante dessins muraux, ce qui reste exceptionnel. De même, en faisant le tour de l’espace dédié à cette exposition dans la Galerie 2, je pense que vous vous êtes sans doute rendu compte que l’on a un rapport à la fois physique, vibrant, méditatif, au dessin. Evidemment, on peut faire le tour de l’expo en 5 minutes, mais on peut aussi y passer des heures (…)

JD : Oui, c’est clair.

HG : (…) tellement le dessin se situe dans l’ultra précision, la finesse et la méticulosité. On ressent aussi une fascination face au système hiérarchisé mis en place et à la manière dont les choses se répètent, se combinent ensemble. On peut presque vérifier si le protocole concorde parfaitement avec la manière dont le dessin est réalisé, comment les choses se sont faites dans un espace donné. Il est totalement fascinant d’entrer dans cet univers unique.

 

jean dorval pour ltc arts

Afin d'améliorer la lecture de l'image ci-dessus,

cliquer gauche dessus et l'agrandir.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : détail du "Wall Drawing #2", by JD 2012 pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : détail du protocole du "Wall Drawing #2",

by JD 2012 pour LTC Arts (la lecture de l'image est rendue difficile par l'écriture faite à la mine de plomb sur fond blanc).

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : http://thanksforsupportingus.tumblr.com (portrait de Sol LeWitt)

JD : Des œuvres « In Situ » et « éphémères »... Cela rappelle un peu une récente expo de Daniel Buren qui a eu lieu au Centre Pompidou-Metz…

HG : Effectivement, on retrouve des similitudes. D’ailleurs Sol LeWitt et Daniel Buren étaient très proches. Ils étaient même amis. Et tous deux ont échangé des œuvres, leurs propres œuvres, pour leurs collections respectives. Des œuvres « In Situ » et « éphémères », cela procède effectivement d’une génération s’intéressant à ces questions. Aussi, au même titre que le projet de Daniel Buren, « Echos travaux in situ » - qui s’est déroulé du 8 mai au 9 septembre 2011, Galerie 3, et démonté à la fin de l’exposition, car prévu uniquement pour cet espace spécifique - le projet de Sol LeWitt va disparaître aussi. Avec une différence notoire tout de même, chez Sol LeWitt, le principe fondamental de son œuvre consiste à décliner un protocole qui subsiste en tant qu’idée, en tant qu’objet, et qui ensuite se décline potentiellement à l’infini.

 

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : SOL LEWITT, Walls Drawings #295 (Octobre 1976) et #340A (Avril 1993), by JD pour LTC Arts.

 

JD : Avez-vous toujours cet objectif de « recyclage » des œuvres, comme vous l’avez fait avec certaines réalisations provenant de l’exposition « Chefs-d’œuvre ? » qui ont été réutilisées dans celle intitulée « Erre Variations Labyrinthiques » ?

HG : En fait, c’est plus que du « recyclage ». Il s’agit plutôt d’une continuité des projets. Ce sont même de petits clins d’œil. C’est aussi une forme d’écologie et d’économie de travail que l’on s’est fixée. C’est vrai qu’entre « Chefs-d’œuvre ? » et « Erre », on retrouvait une scénographie partiellement réutilisée, mais aussi des rappels dans la manière de faire des filiations historiques, dans le fait de remettre tel ou tel artiste qui était déjà présent dans « Chefs-d’œuvre ? ». Cependant le contexte était très différent. Dans cette même veine, de « développement durable » des projets, on a eu aussi avecjean dorval pour ltc arts Daniel Buren et son installation « Échos, travaux in situ » le réemploi des miroirs sur le toit de la Galerie 1. Donc, c’est vrai que l’on essaye d’avoir une continuité et une cohérence entre nos différentes expositions (…)

JD : Un fil conducteur…

HG : (…) effectivement un fil conducteur… Et même, si à priori il n’y a pas de connexion entre « Erre » et Sol LeWitt. Je crois que cette exploration sur la question de la ligne et de son cheminement constitue une autre forme de « fil conducteur… » - que l’on retrouve aussi, ici - s’exprimant au travers des œuvres exposées de Sol LeWitt d’une manière sérielle et conceptuelle, marquant ainsi une certaine continuité dans notre action.

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Julio Le parc, "Continuel-lumière avec formes en contorsion", 1966, Collection de l'artiste, exposition "Erre, Variations Labyrinthiques", by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Julio Le parc, "Projection pour cellule avec lumière en vibration", 1963, Collection de l'artiste, exposition "Erre, Variations Labyrinthiques", by JD pour LTC Arts.

 

JD : Pour rebondir sur la dernière partie de ma question… Quid de Vasarely ?

HG : Il y a un grand retour, aujourd’hui, à toute cette génération de Cinétiques et d’artistes qui ont travaillé sur LoBe Art ou sur les Arts Cinétiques dans les années 60/70. Il est donc vrai que dans « Erre », on avait choisi de mettre en exergue deux grandes figures des Cinétiques : Gianni Colombo et Julio Le Parc. On a eu d’ailleurs la chance de pouvoir travailler avec Julio Le Parc qui est un artiste encore vivant, faisant un travail exceptionnel sur la lumière, trop peu montré, et que l’on a voulu remettre en parallèle dans cette exposition avec des artistes de la même génération dit Conceptuels. Deux courants qu’à priori on avait complètement opposés parce que les moyens d’expression sont un petit peu différents. Donc, on a vraiment souhaité mettre le focus sur ces deux artistes, mais ce n’était pas une exposition d’Art Cinétique. Il s’agissait à l’intérieur de cette question sur la perte, de ramener la question à la perte optique. On a aussi remis en perspective les Cinétiques. Je crois que de grandes monographies sur les Cinétiques sont en train d’être préparées un peu partout en France, ainsi que de grandes expositions thématiques. Il est vrai que l’on n'a pas pris ce chemin là. On s'est intéressé d’avantage à faire un travail presque d’auteur ou d’historien de l’art, et de remettre en perspective les Cinétiques par rapport à d’autres courants, et surtout, par rapport à d’autres questions de perception, de pratique de l’espace, etc. Donc, nous ne ferons pas de grande monographie autour de Vasarely.

JD : Pas pour l’instant en tout cas, mais peut-être plus tard… Question suivante… Vous présentez 33 « Wall Drawings » en déclinaison de noir, de blanc et de gris, du sculpteur Sol LeWitt, partant toujours d’une idée de base ou d’un concept, directement appliqués sur mur, en fonction de l’espace d’exposition, mais vous ne présentez aucun de ses nombreux dessins muraux aux couleurs vives qui sont créés sur le même principe, et aucune de ses « Structures » (terme que l’artiste utilisait pour parler de ses sculptures…), fondées sur un élément géométrique basique, comme le cube, établi en réseau. Pourquoi avoir opéré une sélection aussi sélective des œuvres de l’artiste qui ne représente pas toutes les facettes de sa création, de son œuvre ? Est-ce pour une question de manque de place (ton humoristique…) ou avez-vous plus simplement voulu faire passer un message particulier à votre public ?

HG : Ce sont effectivement des partis pris forts que l’on a décidé de prendre avec la Commissaire de l’exposition, Béatrice Gross, et avec Laurent Le Bon, Directeur du Centre Pompidou-Metz. Il y avait le souhait de focaliser sur une partie de la pratique de Sol LeWitt, les « Wall Drawings », en noir et blanc, qui représentent tout de même 40 ans de pratique de l’artiste. Sol LeWitt reste quelqu’un qui a beaucoup écrit sur son travail, d’un point de vue théorique, notamment, et qui a insisté sur cette importance du mot « Wall Drawing » et du dessin dans sa pratique. C’est vrai qu’il y a aussi toute la série des sculptures, des open cubes, etc. qu’il a développé pendant des années. Mais nous, on s’est concentré exclusivement sur cet aspect des « Wall Drawings », en noir et blanc, afin de montrer cette pratique du dessin contemporain et particulièrement du dessin conceptuel au travers du travail de Sol LeWitt. Je crois que dans cette exposition le noir et le blanc renforcent le travail de Sol LeWitt. On remarque ainsi clairement l’évolution de l'artiste, toute la dimension de son oeuvre. On prend toute la mesure de son propos à travers cet univers de noir et de blanc symbolisant parfaitement la manière dont Sol LeWitt a sur faire vivre son travail pendant 40 ans à partir d’un principe déterminé. D’ailleurs très rapidement, on a discuté avec le M Muséum de Louvain de la question d’un diptyque concernant les "Wall Drawings", avec une partie en noir et blanc située au Centre Pompidou-Metz et une autre en couleur au M Muséum.

 

 

jean dorval pour ltc arts© Source photo : Wall Drawing #353, "Contours de figures isométriques", pastel noir, Mai 1981, by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Wall Drawing #289, Juillet 1976, by JD pour LTC Arts.

 

JD : Vous travaillez donc en complémentarité...

HG : Exactement. Finalement, on peut se « contenter » de voir, soit l’exposition de Metz, soit celle de Louvain, mais la démarche prend tout son sens, et surtout une force incroyable, quand on voit (certes séparément) les deux volets de ce diptyque, d’un côté en « noir et blanc », et de l’autre « en couleur ». L’autre argument par rapport au choix du noir et blanc, ici, réside dans le fait que tous les dessins préparatoires ou les protocoles que Sol LeWitt réalisait en amont, tels des « matrices » de dessins ou des "partitions à peindre ou à crayonner", étaient toujours réalisés initialement en noir et blanc, avec des initiales qui cependant indiquaient les couleurs à éventuellement appliquer. Avec cette exposition, on remonte véritablement aux origines du travail de l’Artiste.

JD : On pense donc en noir et blanc, et après on met de la couleur si on le souhaite ?

HG : C’est cela même.

 

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Wall Drawing #289, Juillet 1976, by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts© Source photo : Wall Drawing #414, Drawing Series IV (A), au lavis d'encre de Chine (24 dessins, technique au chiffon), Mars 1984, by JD pour LTC Arts.

JD : Je ne vous apprends rien quand je vous dis que Sol LeWitt est né le 9 septembre 1928 et mort le 8 avril 2007. Qu’en 1960, il est recruté par le Muséum Of Modern Art (MoDA) de New-York, situé à Manhattan, où il démarre sa carrière, réalise ses premiers « Wall Drawings » et « Structures », travaille notamment avec Robert Ryman, Dan Flavin et Robert Mangold. Sa première rétrospective au MoDA concerne la période « 1978-1979 ». Aussi, pourquoi avoir choisi pour votre rétrospective la période de « 1968-2007 » ?

HG : Par ce que l’on voulait couvrir les 40 ans de carrière et de pratique des « Wall Drawings » de l’artiste. 1968, c’est l’année des premiers « Wall Drawings » et 2007 l’année de sa mort. On a donc montré l’évolution de la pratique de ce type de dessin sur toute cette période. Comme vous avez pu le constater en parcourant l’exposition, on n’a pas fait quelque chose de trop didactique. Malgré tout, on a pris la décision, avec Béatrice Gross, la Commissaire de l’exposition, de faire un choix d’œuvres qui révèle les principales phases de cette évolution du travail de Sol LeWitt. On décrit cette évolution initialement en présentant des figures géométriques simples, par l’apparition petit à petit de figures géométriques complexes, puis par l’arrivée de perspectives. Enfin, on voit à l’issue de ce parcours l’avènement d’une liberté que l’artiste s’accorde en faisant des boucles ou en pratiquant des « scribbles » (« gribouillages ») sur ses dessins, tels que l’on peut en voir juste derrière nous. On note aussi l’évolution des techniques. On passe de la mine de plomb au lavis, à l’encre, etc. C’est finalement, à travers 33 dessins, un aperçu des grandes étapes de l’œuvre de Sol LeWitt, parmi les 1.200 dessins qu’il a réalisé au cours de sa vie. Il fallait au travers de cette grande rétrospective vraiment donner la sensation d’un parcours sélectionné représentant toute l’ampleur du travail de Sol LeWitt.

 

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Wall Drawing #260, Juin 1975, by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Wall Drawing #260 (protocole), Juin 1975, by JD pour LTC Arts.

JD : Vous faites plus fort que l’artiste qui fait sa première rétro perso en 1978… (rires…)

jean dorval pour ltc artsHG : En 1978, il n’était pas vraiment à sa première étape de parcours…

JD : Oui, juste à sa première rétrospective…

HG : Il est vrai qu’entre une exposition réalisée par l’artiste lui-même et celle qui est proposée par des commissaires, on est forcément dans une approche différente… Je crois qu’on ne peut pas opposer les projets. Ici, on a juste eu un parti pris, décidé, discuté, avec la Fondation Sol LeWitt, la famille de l’artiste, etc. Ses proches sont d’ailleurs très heureux de ce projet.

JD : Une fois de plus, vous avez travaillé en équipe à tous les niveaux. Chapeau !

HG : Oui, un tel projet n’arrive jamais suite à un travail solitaire, mais bien suite à un travail collectif. Et c’est particulièrement le cas, ici, puisqu’il y a eu cette articulation permanente entre la Commissaire, la famille de Sol LeWitt, la Collection LeWitt et la Fondation LeWitt. En plus, il y a eu un travail de résonnance avec les Ecoles d’Art et les Ecoles d’Architecture pour mettre en œuvre ce projet. Donc, c’est vrai, qu’il s’agit bien d’une grande aventure collective, peut-être plus visible à travers ce projet qu’à travers d’autres manifestations de ce type. Cette logique d’un atelier sur place renforce encore l’idée. En effet, le Centre Pompidou s’est transformé en atelier pendant deux mois avec une centaine de dessinateurs présents.

 

jean dorval pour ltc arts

jean dorval pour ltc arts

© Source photos : Wall Drawing #479, Mai 1986, by JD pour LTC Arts.

JD : Laurent Le Bon a fait une très courte apparition au début du vernissage presse, faisant juste une petite intro... Est-ce pour laisser la vedette à tout le monde dans l’équipe organisatrice de cet important évènement culturel et mettre ainsi en valeur ce très beau travail collectif très créatif ?

HG : C’est un peu, si je puis dire, la patte du Maître de Maison. Laurent Le Bon a toujours prôné cette dimension humaine et collective de l’Aventure du Centre Pompidou-Metz. C’est évidemment le Capitaine du navire, l’âme du projet. Mais, avant tout, c’est quelqu’un qui accorde énormément sa confiance à ses collaborateurs et qui donne ainsi la possibilité de développer des projets. C’est vrai que sur ce projet, plus particulièrement, il a eu envie de laisser la parole essentiellement à la Commissaire, Béatrice Gross, mais bien entendu, aussi, à toutes les personnes qui y ont participé.

 

jean dorval pour ltc arts© Source photo : Wall Drawing #462, Janvier 1986, by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Wall Drawing #542, Septembre 1987, by JD pour LTC Arts.

JD : Avez-vous hissé les couleurs de Sol LeWitt sur la flèche du Centre Pompidou-Metz, comme vous le faites pour chacun des artistes importants ou chacune des expos importantes que vous produisez ? (rires… allusion à un précédent interview…)

HG : Mais, le Centre Pompidou-Metz est en permanence aux couleurs de Sol LeWitt (ton humoristique). D’ailleurs, ce matin en arrivant au Centre, le bâtiment était totalement perdu dans la brume, nous n’avions que du blanc autour de la Galerie 2. Il n’y avait aucune possibilité d’être distrait par autre chose que par les « Wall Drawings... »

On a d'ores et déjà d’autres projets qui se déclinent par rapport à cette rétrospective "Sol LeWitt". Notamment des ateliers pour les adolescents avec des « Wall Drawings » de Sol LeWitt qui sont proposés à réaliser. Et puis, on a toute une programmation qui va se développer à partir de septembre, une série de projets autour de Sol LeWitt, en lien, entre autres, avec le milieu musical de son époque. On attend septembre parce que l’on va déployer auparavant la programmation du Printemps, essentiellement autour de « 1917 », une exposition beaucoup plus courte.

JD : En 2012, vous proposez une première exposition sur les « Wall Drawings » de Sol LeWitt. En 2013, vous en ferez une autre sur son extraordinaire collection privée d’œuvres d’art. Quelles sont les œuvres que vous préférées dans cette collection qui va de Eva Hesse à Steve Reich, de Robert Mangold à Hanne Dardoven, de Robert Ryman à des centaines d’inconnus, et pourquoi ?

HG : Je pense qu’il vaut mieux poser cette question à la Commissaire de l’exposition, Béatrice Gross, car c'est elle qui va faire le travail de recherche autour de cette collection.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Wall Drawing #1142, Septembre 2004, et Wall Drawing #614, Juillet 1989, by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : Wall Drawing #824, Avril 1997, et Wall Drawing #821, Avril 1997, by JD pour LTC Arts.

JD : D’accord Hélène. Une dernière question… Sol LeWitt a organisé l’échange d’œuvres d’art partout dans le Monde, soit avec des artistes reconnus, des étrangers, des amis, des fans, etc. Ce projet faisait partie de sa pratique conceptuelle dans un exercice qui a cassé le modèle traditionnel de l’échange de biens artistiques établit par le marché de l’art et les grandes maisons internationales d’enchères. Que pensez-vous de ce « troque conceptuel » ? Etes-vous prête à faire de même avec d’autres musées afin de varier l’offre des œuvres exposées au Centre Pompidou-Metz ?

jean dorval pour ltc artsHG : Alors, là aussi, je pense que c’est une question plutôt destinée à Béatrice Gross… Moi, tout ce que je peux vous dire, c’est que chez Sol LeWitt ces échanges ce sont faits à une échelle exceptionnelle liée à la nature de son travail. Pour chaque dessin, il s’entourait de nombreux artistes, dessinateurs, etc. Sa pratique de travail était collective dans la phase réalisation. Ceci explique cela ! C’était quelqu’un, selon ce que tout le monde en dit, d’extrêmement généreux. Donc, ces échanges se sont fait de manière très naturelle. Il faisait aussi des achats pour soutenir des artistes. Il a notamment acheté énormément de partitions musicales. Le bruit court qu’il aurait acquis pour les soutenir celles de Steve Reich, Philip Glass et Morton Feldman. On raconte même qu’un jour Morton Feldman, s’étonnant de ne plus avoir certaines de ses partitions en sa possession, s’est finalement rendu compte que c’était Sol LeWitt qui les lui avait achetées pour l’aider. Donc, il y a une très grande générosité dans ce personnage, et en même temps, une réelle acuité dans le choix judicieux opéré et constitutif de cette collection. L’importance de cette collection est donc due à l’histoire personnelle de Sol LeWitt. Plus généralement, l'échange d'oeuvres entre artistes reste une pratique courante. Ces échanges se font à titre amical le plus souvent. Par contre, d’Institution à Institution… Comme vous le savez, nous n’avons pas de collection, donc pas de monnaie d’échange. En revanche, au travers des expositions thématiques, on joue sur cet aspect là, réunissant des œuvres venues de différents univers. Pour « Erre », par exemple, on avait un nombre important d’œuvres de la collection du Centre Pompidou-Paris qui en comprend en tout 70.000, et on a dû solliciter des Institutions internationales pour avoir des prêts très précis pour étayer notre propos.

JD : Merci Hélène pour ce très intéressant interview. C’est toujours un réel plaisir de discuter avec vous.

GH : Merci à vous Jean.

 

© Propos recueillis par Jean Dorval pour LTC Arts, le 07 mars 2012.

jean dorval pour ltc arts       jean dorval pour ltc arts,ltc arts,sol lewitt,exposition,rétrospective,monographie,dessins muraux,wall drawing,de 1968 à 2007,les structures,buren,les sculptures,presse,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,europe,ue,union européenne,interview,hélène guenin,responsable,du pôle programmation,laurent le bon,directeur,béatrice gross,la commissaire,de l'exposition,expo,colors,noir et blanc,louvain,le m muséum,collaboration,vasarely,cinétiques,arts visuels,arts modernes,les conceptuels,lobe,julio le parc,gianni colombo,formes géométriques,la ligne,évolution,carrière

 

 

 

INFOS PLUS sur l’expo « Sol LeWitt, Dessins Muraux de 1968 à 2007 » :

http://www.centrepompidou-metz.fr/node/13802

 

Notes :

(1)  Infos plus sur le M Muséum de Louvain http://www.mleuven.be/fr/

(2)  Et pour tout savoir sur « Colors » http://www.mleuven.be/fr/calendrier/sol-lewitt.jsp

© Toutes les photos faites au Centre Pompidou-Metz sont soumises au copyright : Shigeru Ban Architects et Jean de Gastines.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : SOL LEWITT, Wall Drawing #879, "Loopy Doopy (courbes folles), black and white", Septembre 1998, by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : SOL LEWITT, Wall Drawing #1171, "Cinq degrés de crayonnages : un cube sans un cube, un cube sans un coin", Août 2005, by JD pour LTC Arts.

 

jean dorval pour ltc arts

© Source photo : SOL LEWITT, détail du crayonnage du Wall Drawing #1244, "Scribble 3 (PW)", by JD pour LTC Arts.

02/03/2012

LA P'TIOTE SELECTION LTC LIVE DU JD...

 jean dorval pour ltc live

 

jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,résidence large,les trinitaires de metz,si t wooz t ltc live,metz en scène,les concerts des trinitaires,la carte copain,chiki liki tu-a,myster möbius,a.p.a.t.t,instantané fanny de chaillé,centre pompidou-metz,metz,moselle,lorraine,france,musique large,fulgeance,débruit live band,ben butler & mouse pad,musiques volantes,notice france,okay pulsation x puissance,arablondies,kon,ktm,warm up sonic visions,the yokel,natas loves you,jaakko & jay

 

spectacles à metz,spectacles à nancy,jean dorval pour ltc live,ltc live : la voix du graoully,la scène ltc live,la communauté ltc live,njp,nancy jazz pulsations,2011,nancy,meurthe-et-moselle,njp 2011,ville de nancy,centre pompidou-metz,jazz,metz,moselle,lorraine,france