Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/12/2009

ARTHUR ET LES MINIMOYS : ET 1, ET 2, ET 3 « ZéROS… POINTéS » !

 

essai.JPG

Moi qui « adoooore » les productions de Luc Besson (« Subway », « Le Grand Bleu », « Nikita », « Le 5ème Elément », etc. »), qui d’habitude crie « cocorico » quand je vais voir un bon film français, je dois vous avouer ma déception après avoir découvert la « super » grande production française « Arthur et la vengeance de Maltazard ». Il est vrai que le premier volet de la série « Arthur et les Minimoys » ne m’avait, déjà, pas vraiment branché. Les maîtres de la féerie cinématographique restant vraiment les amerloques de choc, un peuple qui baigne dans un Imaginaire taillé tout spécialement pour Lui dans le roc, avec des effets spéciaux de qualité à couper le souffle (d’ailleurs souvent faits par des Français du côté de Poitiers…) !

  

 

essai2.jpg

 

LA VENGEANCE (de Maltazard) EST UN PLAT QUI PARFOIS SE MANGE… CHAUD

 

 

Le scénario qui aboutit à la vengeance de Maltazard est sans surprise, un peu compliqué parfois, en plus, il laisse le public sur sa faim, car… un troisième opus est en gestation (« Arthur et la Guerre des deux mondes », sortie prévue sur 2010), ainsi qu’un 4ème… Dans cette seconde toile, les Minimoys font toujours autant la fiesta. Ils restent définitivement naïfs (pour ne pas dire niais). Leurs dialogues sont minimalistes au possible (certainement pour ne pas réveiller une Jeunesse dorée trop endormie par le matérialisme). Pourtant, le danger rode dans les parages… Et le soi-disant « puissant » Maltazard va de nouveau sévir… Un scénar sans surprise, avec de belles images vides de sens…

 

Luc Besson, trop heureux du succès hexagonal de son premier film (soit 6 millions d'entrées…), n’a pas pu s’empêcher de se relancer dans l’aventure nombrilesque de « l’infiniment Mini… MOI ». Quitte pour cela à faire pire ! Il en deviendrait presque autosuffisant. Cette fois-ci, il n’enrichira pas le patrimoine du Centre National de la Cinématographie… Il va juste arrondir la somme qui est sur son compte en banque… puisque sa « petite entreprise » ne connaît pas la crise. Argent contre qualité, il faut savoir parfois choisir !

 

© Jean Dorval, le 08.12.09, pour LTC Kinéma.

 

INFOS PLUS : 

http://www.arthuretlesminimoys.com/

 

LES HISTOIRES D’AMOUR (capitalistiques) FINISSENT MAL EN GéNéRAL…

 

capitalism.jpg

« Capitalisme : Une Histoire d’Amour » (titre original : "Capitalism : A Love Story"), un documentaire politico-économique et social, américain, d’une durée de 2h07, a été réalisé, scénarisé et écrit par Michael Moore. Ce grand bonhomme a produit cette excellente toile revendicative en collaboration avec Kathleen Glynn. Michael Moore dans ce long métrage examine à la loupe, avec un œil à la fois humain pour les humbles et sévère envers les profiteurs - comme il l'a fait il y a vingt ans avec « Roger and Me » - les méfaits de l’ultralibéralisme, le démantèlement organisé de l’outil de production américain pour faire « place » à de « nouvelles valeurs » fondées sur le « tout crédit », le matérialisme outrancier et le non-respect de l’Environnement. Il compare à juste titre ces décisions égoïstes des nantis au mal le plus extrême, au diable. L'impact des politiques économiques sauvages menées principalement sous Reagan et Bush Junior (mais aussi sous Bush père et Clinton, mais il ne dit pas…), sous l’influence des lobbies des grosses entreprises américaines (qui étendent au travers le Monde leurs méfaits socio-économiques, broyeurs d’écosystèmes), est indéniablement pervers et nocif. Ces exploiteurs sans scrupules pourrissent la vie des simples travailleurs (considérés comme du matériel) en organisant méthodiquement, inhumainement et légalement (avec l’aval du Système et grâce à des Lois abusives…) leur faillite personnelle, en leurs  faisant prendre des crédits à taux usuriers et non fixes. Tous ces gens se sont retrouvés à la rue, ruinés, sans que cela ne provoque d'états d’âme dans une classe dirigeante aux ordres des vendeurs de misère. Michael Moore dénonce aussi dans ce brûlot anticapitaliste (mais, qu’on se rassure le communisme mortifère n’est pas plus à glorifier…) les liens unissant de nombreux banquiers au pouvoir en place, en abordant le plan de relance de l'économie qui a coûté plusieurs milliards aux contribuables de son pays. Au nom du Peuple Américain souverain, il va même jusqu’à simuler l’arrestation de ces coupables-profiteurs (protégés par la nomenklatura systèmisante) et tenter de leur demander le remboursement du produit de leur racket… Michael se sert de son bagou jusqu’au bout, en entourant les sièges sociaux luxueux et flambants neufs de ces grands trusts planétaires de bandes plastiques jaunes avec marquage noir, utilisées par la Police américaine, délimitant les scènes de crimes Outre-Atlantique : « crime scene do not cross ». Enfin, à travers l'exemple d'entreprises coopératives, de familles expropriées ou de celui de travailleurs de Chicago ayant occupé leur usine afin d'être payés de leur dû, Moore révèle à la face du Monde que l'amour que les Américains ont toujours porté à leur système économique est mort. Des millions de nouveaux pauvres qui viennent s’ajouter aux millions de pauvres déjà existants deviennent de fait des contestataires, prêts à tout pour être respectés par les élites. Cela sent l’insurrection permanente ! Michael balance à froid ce qui ne va pas aux States (et ça fait mal !) et contribue, ainsi, par des notes d’humour (noire…) à faire passer son message dénonciateur d’inégalités, jusqu’à payer de sa personne tout au long du film. Cette honteuse situation américaine organisée grandeur « pas Nature » a contaminé la France, l’Occident, toute l’Humanité. C’est ce qu’on appelle « La Crise ». A chaque fois que les Grands de ce Monde toussent et se réunissent, ou qu’explose une bulle financière, les Altermondialistes tirent la sonnette d’alarme. A bon entendeur salut !

© Jean Dorval pour LTC Kinéma.

 

capitalisme 2.jpg

 

 

07/12/2009

UN DROLE DE NOËL QUI PEUT CHANGER LA VIE D'UN HOMME...

essai.JPG

Les studios Disney, comme chaque année, vous donnent rendez-vous pour les fêtes de fin d'année, dans les salles accueillantes et chaudes de vos cinémas pour rêver. Et cette fois-ci, encore, vous ne serez pas déçus, petits et grands, par ce magnifique dessin animé de Robert Zemeckis, avec Jim Carrey et Gary Oldman, "Le Drôle de Noël de Scrooge"... Voilà, une nouvelle adaptation de "Un Chant de Noël", un célèbre conte de Charles Dickens, où il est question de rédemption. L'histoire d'Ebenezer Scrooge (surtout en cette période de crise économico-affective...) invite chacun à penser aux autres sous peine d'être seul... Et ce vieil homme, là, bougon et avare (croque-mort de son état), qui n'hésite par à dépouiller les morts des pièces qu'ils ont sur leurs yeux pour payer "le passeur", et qui a consacré sa vie entière à accumuler richesses et mauvaises actions, en a des choses à se faire pardonner. Il va vivre un soir de Noël une expérience qui va bouleverser sa vie. Ouvrira-t-il les yeux à temps pour finir en beauté son parcours ? Et bien, si vous voulez le savoir, payez votre billet de cinéma et allez voir ce très beau film ! Non, mais !!!

 

© JD pour LTC Kinéma.

© Photo ci-dessus : parismatch.com

UN RAPT A DOUBLE TRANCHANT...

essai.JPG

"Rapt", le dernier film de Lucas Belvaux, avec (un très bon) Yvan Attal dans le rôle principal, et Anne Consigny, raconte le kidnapping de Stanilas Graff (un important homme d'affaires). Une histoire fortement inspirée de l'affaire du Baron Empain où se mêle barbarie et repentance. En effet, la vie de cet homme de réseaux, très riche, va basculer au sortir de cette atroce "aventure" durant laquelle la violence de ses tortionnaires va se déchaîner. Mais, qui était-il avant de connaître ce véritable chemin de croix ? Car... toute son existence va être jetée en pâture au public par la presse. Ses maîtresses, ses dettes de jeu, etc. rien ne lui sera épargné. Il va ainsi passer du pouvoir à l'ombre, et de victime à coupable. Ces « amis » d’hier vont le zapper, sa famille le lâcher… Est-ce justifié ? Vous le saurez en voyant cette excellente toile française.

 

© JD pour LTC Kinéma. 

AVANT...

 

 

....APRES

14/11/2009

IL FAUT PARFOIS SAVOIR NE PAS SE LAISSER ENVAHIR PAR LES HERBES FOLLES !

les herbes folles le film 2009.jpg

Alain de Resnais à plus de 80 ans gambade avec nous dans « Les Herbes Folles » de son dernier film, dont la sortie nationale sur nos grands écrans a eu lieu le 04 novembre dernier. Avec André Dussollier (Georges), Sabine Azéma (Marguerite), Anne Consigny et Emmanuelle Devos, dans les rôles principaux, ce film franco-italien donne dans le genre comédie dramatique, thriller.

herbes_folles_haut.jpg

QUAND RETROUVER UN SIMPLE PORTEFEUILLE PEUT FAIRE BASCULER DES VIES...

Tout démarre par un banal fait divers... Marguerite se fait voler son sac dans la rue à la sortie d'un magasin. Peu après, Georges trouve son portefeuille dans un parking. Normalement, il devrait se contenter de le ramener au commissariat du coin. Ensuite, les agents de police devraient se charger de contacter la propriétaire dudit objet pour le lui restituer. Puis, chacun devrait retourner à sa vie quotidienne dans l'anonymat le plus total... Mais, voilà, cette version là est trop simple et Alain de Resnais dont l'imaginaire déborde toujours, nous propose plutôt une étrange aventure funeste, dans laquelle il fouille jusque dans la tête du commun des mortels, pour y puiser ses pulsions les plus déraisonnables. Des obsessions qui ressemblent curieusement au titre de son film, c'est-à-dire à des herbes folles, vivaces au point de s'infiltrer dans chacune de nos pensées... Et cela peut rendre fou (d'Amour...) !

les-herbes-folles-2009-18073-1867974326.jpg

DES HERBES FOLLES ET OBSEDANTES !

Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac. Georges ne se doutait pas qu'il retrouverait le portefeuille de Marguerite. Et aussi bizarrement que cela puisse paraître, malgré son épouse qu'il aime, Georges veut connaître Marguerite...

© Jean Dorval pour LTC Kinéma.

17 ANS ENCORE ET ENCORE ??? CELA VOUS TENTE ?

17 ans encore.jpg

Le long métrage réalisé par Burr Sterrs intitulé « 17 ans encore » (titre original : « 17 Again ») est sorti dans les salles obscures le 22 avril dernier. Il est disponible depuis le 28 octobre 2009 en DVD et en Blu-ray. Cette comédie américaine de près de deux heures est débridée à souhait et communique une joie de vivre grâce à un humour mordant omniprésent. Le casting est de choix puisque le héros de toutes ces demoiselles (ayant un petit ami ou non...), c'est-à-dire Zac Efron, est présent. Il est devenu un sexe symbole depuis la série de films intitulée « High School Musical ». Il confirme, ici, son talent de séducteur dans une intrigue pétillante. Matthew Perry et Leslie Mann occupent aussi les rôles principaux.

17 ans encore 2.jpg

REVIVRE SON ADOLESCENCE POUR... REPARER SES ERREURS

Mike O'Donnell, un homme de 37 ans, trouve que sa vie est routinière et ratée. Après s'être séparé de son épouse, il vit désormais avec son meilleur pote. Cependant, il reste pour ses enfants un véritable perdant... Cette situation lui pèse tellement qu'il finit par se demander s'il ne pourrait pas avoir une seconde chance et revenir en arrière dans le temps pour changer son destin, mais cette fois-ci favorablement ! Il ne croit pas si bien dire... car le lendemain matin, Mike découvre qu'il a à nouveau 17 ans...

Le rythme effréné et l'humour de cette toile séduiront surtout les ados, mais aussi les enfants et les parents. Car finalement qui n'a pas rêvé un jour d'avoir une chance de revivre son adolescence afin de changer son destin ?

© Jean Dorval et MAF pour LTC Kinéma.

05/09/2009

EN AMOUR, IL N’Y A PAS DE PLACE POUR « LES REGRETS »…

 

regrets le film 2.jpg

« Les Regrets » est une comédie dramatique d’1h45 réalisée par Cédric Kahn (sortie nationale le 02 septembre dernier, produit par Mars Distribution). Le casting est aux petits oignons et le public en fin connaisseur appréciera la présence dans les rôles principaux d’Yvan Attal (qui joue comme dans « Partir » le rôle d’un mec marié qui ne comprend vraiment rien aux femmes), de Valeria Bruni-Tedeschi (une « Ex » très instable et de retour…) et d’Arly Jover (la femme trompée).

regrets le film 3.jpg
Au début "Le Grand Amour"...
regrets le film 5.jpg
...à la fin "les regrets".

 

QUAND IL NE RESTE PLUS QUE DES « REGRETS » ENTRE UN FEMME ET UN HOMME, IL VAUT MIEUX SE SEPARER !

Ce film, c’est l’histoire de Mathieu Lievin, 40 ans, un architecte parisien qui prend la route pour rejoindre la petite ville de son enfance où sa mère qui est dans le coma vient d'être hospitalisée en urgence. Ce doux rêveur croise dans la rue, Maya, son amour de jeunesse, qu’il n'a pas revu depuis quinze ans. Elle est accompagnée d'un homme et d'une fillette… Tout se passe si rapidement, qu’ils restent tous les deux bouche bée et se quittent aussi vite qu’ils se sont revus… Mais, l’Amour qu’ils ressentaient l’un pour l’autre est plus fort que tout. La preuve ? Deux heures après cette étonnante rencontre, le téléphone sonne dans la demeure familiale… C’est Maya ! Elle invite Mathieu à venir la rejoindre chez elle. Il accepte... Le piège, déjà, se referme sur ce pauvre type naïf qui ne comprend absolument rien à la psychologie destructrice de certaines femmes modernes. Maya, en très belle tentatrice, pleine de contradictions, qui sait souffler sur le chaud et le froid, est prête à tout pour le rendre fou amoureux… et à lier. Ce long métrage est à voir notamment par tous ceux qui sont passés par ce genre de relation quelque peu toxique… et qui s’en sont sortis sans regrets !

© Jean Dorval, le 05 septembre 2009, pour LTC Kinéma.

INFOS PLUS :

Le site officiel du film : http://www.lesregrets-lefilm.fr/

24/08/2009

QUAND UNE FEMME A DECIDé DE PARTIR, RIEN NE PEUT PLUS LA RETENIR !

 
Partir_fichefilm_imagesfilm.jpg

 

partir 3.jpg
L'émoi partagé de Suzanne et José...
partir 2.jpg
La violence du mari ne peut empêcher la belle Suzanne de partir vers une autre destinée...

 

Le film français « Partir » de Catherine Corsini, sorti le 12 août dernier, avec Sergi Lopez, Kristin Scott Thomas et Yvan Attal dans les rôles principaux, est un véritable plaidoyer pour l’Amour redécouvert…

La très belle Suzanne (incarnée par la phantasmatique Kristin Scott Thomas) vit une existence bourgeoise plutôt pépère et bien rangée. Elle a deux enfants (des ados) qu’elle aime, une splendide demeure et un mari chirurgien avec qui elle s’ennuie énormément… Il faut dire que ce bonhomme là ne sort pas beaucoup de l’ordinaire, en dehors d’avoir un porte-monnaie bien rempli. Pour briser sa monotonie, elle décide de reprendre son activité de kinésithérapie qu’elle exerçait avant de se consacrer entièrement à sa famille. Elle ne le sait pas, mais, cette décision va bouleverser radicalement et définitivement sa vie. En effet, en souhaitant faire aménager dans le sous-sol de sa maison un cabinet, elle fait appel à une société du bâtiment qui va lui adresser un ouvrier espagnol... L’arrivée de cet homme, José (Sergi Lopez), une sorte d’adorable « nounours », va la faire basculer dans un Amour fou. Ils vont se dévorer au point de ne plus pouvoir se séparer. Elle en quittera même le domicile conjugal, prête à tout pour cet homme simple qui l’a fait tant vibrer et qui l’adore. Mais, voilà tout va se compliquer, elle descend petit à petit aux enfers, passant d’une vie stable et cossue à une prolétarisation extrême avec toutes les incertitudes financières que cela comprend. Mais, l’Amour fusionnel qui les unit peut tout, même contre la furie de son mari (Yvan Attal) qui jalouse ce bonheur pur. Apparemment, ce pauvre type n’a pas compris que sa femme ne lui appartient pas. Ce film est un sincère hymne à l’Amour retrouvé. Il redonne du baume au cœur dans un contexte actuel de crise économique et de l’affectif, et apporte la preuve que tout devient possible quand on s’aime vraiment.

© Jean Dorval, le 24 août 2009, pour LTC.

02/06/2009

AIMER PEUT NUIRE GRAVEMENT A VOTRE SANTE ET A CELLE DE VOTRE ENTOURAGE…

Je-L-Aimais_fichefilm_imagesfilm.jpg

 

Réalisé par Zabou Breitman, le très beau drame amoureux « Je l'aimais » - tiré du livre du même titre, d’Anna Gavalda, vendu en France à 1,2 millions d’exemplaires - est sorti le 06 mai 2009, dans les alcôves de vos salles de cinéma. D’une durée d’1h52, il est produit par la Belgique, la France et l’Italie. SND en assure la distribution.

 

 

je l'aimais 2.jpg

 

 

AMOUR ET CHATIMENT

 

Comme le disait si bien Marguerite Yourcenar « L’amour est un châtiment. Nous sommes punis de n’avoir pas pu rester seuls. »(1). Pourtant, Francis de Croisset pourrait lui rétorquer : « On ne sait jamais pourquoi on tombe amoureux de quelqu’un… »(2) Et c’est ce qui va arriver à Pierre (Daniel Auteuil), un homme marié, père de deux enfants, et Mathilde (Marie-José Croze), une mystérieuse et sensuelle jeune femme. Ces deux êtres faits l’un pour l’autre vont nourrir cependant, plusieurs années durant, une relation impossible, pas ordinaire et si ordinaire à la fois. Et cela va les faire passer d’une passion torride à une énorme souffrance…

 

je l'aimais 3.jpg

 

 

CONFESSION NOCTURNE D’UN BEAU-PERE A SA BRU

 

Le temps d’une nuit, Pierre, homme d’habitude très réservé, contre toute attente, va confesser à sa belle-fille Chloé (Florence Loiret-Caille) qui vient de se faire larguer par son fils, ce grand secret. Celui qui le hante, nuit et jour, depuis vingt ans. Cet Amour (le seul, l’unique, qu’il ait rencontré dans sa vie, vécu en marge de sa famille…) l’a mis face à lui-même, face à ses contradictions et à ses lâchetés d’homme. Cet idylle avec Mathilde, pour lequel, il regrettera tout le reste de son existence, de n’avoir pas su tout sacrifier, pour finalement préférer le confort pépère d’une vie bourgeoise et sans surprise, nous interroge sur le sens de la vie de cet homme qui n'osa pas franchir le pas. La chanson phare du film « Run and hide » se fait l’écho de ce point d’interrogation. Elle est interprétée par Anna Chalon, la fille de Zabou Breitman. Une complainte tout en harmonie et en douceur qui baigne ce long métrage, sonnant progressivement le glas de cet Amour irrésolu. Cette très belle histoire sentimentale pose la question à laquelle chacun d’entre nous a pu être confronté, au moins une fois dans sa vie, à savoir : L’Amour, le vrai, ne mérite-t-il pas qu’on abandonne tout pour le vivre ? Si vous préférez le Sentiment, tout court, aux niaiseries commerciales que vous sert habituellement le cinéma sur les relations hommes/femmes, vous ne serez pas déçu par ce film. Une toile à voir, bien sûr, à deux, pour conforter une relation ou pour décider d’y mettre un terme… Aurez-vous, alors, le courage, en sortant de votre salle préférée, de prendre une décision ? Vous serez, je le pense, aussi seul(e) que Pierre, face à votre destin…

 

je l'aimais 4.jpg

 

 

© Jean Dorval, le 03 mai 2009, pour LTC Cinéma.

Notes :

(1)  Citation extraite de « Feux », paru chez Plon,

(2)  Citation extraite de « Francis de Croisset, cit. J-M. Renaitour » (Ed. de la Griffe).

29/04/2009

LA VIE DE COCO CHANEL DEFILE ACTUELLEMENT AU CINE !

Coco-avant-Chanel_fichefilm_imagesfilm.jpg

Si vous devez voir un film en ce moment, je vous conseille « Coco avant Chanel ». Ce film historique - sortie nationale le 22 Avril 2009 - a été réalisé par Anne Fontaine. Dans les rôles principaux, on trouve une excellente et séduisante Audrey Tautou, un Benoît Poelvoorde (pour une fois dans un rôle sérieux…), une Marie Gillain (à croquer !), et Alessandro Nivola (en dandy anglais). D’une durée de 1h50, cette toile distribuée par Warner Bros Pictures France, produit en France, a pour titre original « Coco Chanel ».

coco-avant-chanel-coco-before-chanel-2008-2-g.jpg

coco-avant-chanel-coco-before-chanel-22-04-2009-2-g.jpg

UNE HISTOIRE EMOUVANTE ET MILITANTE…

Au démarrage de ce film, Coco est une môme du Centre de la France placée dans un orphelinat avec sa sœur. Elle est pauvre. Elle attend désespérément tous les dimanches que son père vienne les chercher… Elle sera déçue. Elle grandit et le scénario prend de l’amplitude. La « petite fille », devenue adulte, chante dans un cabaret. Certes sa voix passe pour trop faible, mais chaque soir, elle fait courageusement face à un public de soldats un peu trop joyeux. Elle refuse de jouer les « entraîneuses » et se fait virer. Puis, de fil en aiguille, elle devient une petite couturière destinée à refaire, uniquement, les ourlets dans l’arrière-boutique d’un tailleur de province. Très vite, elle incarne, entre les cocottes et les fêtards, une apprentie-courtisane, au corps trop maigre pour l’époque, trouvant refuge chez un protecteur : Etienne Balsan. Cette amoureuse, là, sait déjà qu’elle sera « la femme de personne », même pas celle de Boy Capel, un homme amoureux d’elle. En attendant, cette rebelle, que les conventions de l’époque étouffent, en vraie battante, devient une provocatrice revendicative. Elle s’habille d’ailleurs avec les chemises de ses amants et monte comme les hommes à cheval et en pantalon… Voilà, l’Histoire de Coco Chanel, « La Femme » qui incarne, alors, la femme moderne, avant de l’inventer au travers de ses collections créées pour la Haute Couture. Ce biopic, tiré du roman « L'irrégulière » d'Edmonde Charles-Roux, publié aux éditions Graset, vous tient en haleine du début jusqu’à la fin. Celle que l’on appelle « Mademoiselle », une femme hyper-active et créative, qui a beaucoup souffert durant toute son existence, déteste le dimanche, car il s’agit d’un jour de repos… Coco Chanel échappe à l'épuration par miracle en se réfugiant en Suisse. Elle y possède un appartement, mais demeure au Ritz à Paris (où une suite refaite récemment à neuf porte toujours son nom). Et ironie de la vie, elle y meurt un dimanche de 1971, à 88 ans…

 

© Jean Dorval, pour LTC.


INFOS PLUS :

Site officiel : www.cocoavantchanel.fr

05/03/2009

« VOUS AVEZ DIT GUEULE D’AMOUR ? COMME C’EST BIZARRE ! »

the wrestler a.jpg

 

 

Curieusement, alors que la crise économique sévit partout en France, la richesse des sorties cinématographiques du moment prouve à contrario que pour le Grand Ecran tout va pour le mieux. Les gens auraient-ils besoin de s’évader afin d’oublier leurs soucis ? On n’en doute pas une seconde ! Et dans ce contexte de récession, on notera le retour très attendu de Mickey Rourke dans « The Wrestler » (drame, sortie nationale le 18 février 2009, Mars Distribution, USA, 1h45). Ce film réalisé et produit (pour la première fois) par Darren Aronofsky, avec l’aide de son fidèle producteur Scott Franklin, passionné de catch, nous offre un casting des plus prometteurs : Mickey Rourke (bien sûr), mais aussi la très sexy (et brune…) Marisa Tomei, Evan Rachel Wood, Mark Margolis, Todd Barry, Wass Stevens, Judah Friedlander, Ernest Miller, Dylan Keith, Summers, Tommy Farra… Et j’en passe !

 

the wrestler b.jpg
the wrestler c.jpg

 

Ce véritable plaidoyer pour les victimes de la vie relate l’histoire d’une émouvante gueule cassée : Randy Robinson, dit « The Ram » (traduisez « Le Bélier »), qui était une star du catch à la fin des années 80. Vingt ans plus tard, ce dernier ne se produit plus que dans des salles de gym de lycées ou des maisons de quartier… Il est certes un « has been », mais un « has been » respecté, autant dans son milieu professionnel, que par son public qui l’adule encore et encore. Ce gars là n’a pas eu de chance dans l’existence, il est seul, fauché, brouillé avec sa fille unique dont il ne s’est jamais occupé, et donc incapable d'entretenir une relation durable en général ! En fait, il vit que pour le plaisir de voir continuer le spectacle du catch et sous les applaudissements de ses fans ! Mais, soudainement, il est foudroyé par une crise cardiaque après un match. Sa vie va soudainement basculer ! Son médecin lui explique qu'il doit abandonner le catch, sa passion, et surtout toute la batterie de « produits d’entretien » qui lui permettent d’avoir une superbe musculature (Mesdames, fermez les yeux, car ce gars là en jette un max !). Un combat de plus pourrait, même, lui être fatal ! Ainsi, contre son gré, Randy se range, travaille au rayon traiteur du supermarché où il est déjà employé, afin d’améliorer ses fins de mois difficiles. Il tente de renouer avec sa fille, mais sans résultat au début…

 

the wrestler d.jpg

 

 

Dans la foulée, il débute une liaison avec « une strip-teaseuse vieillissante », mais toujours aussi « canon » (et un sifflement de plus, un, pour Marisa Tomei ! Car elle est vraiment trop « Waouh » !). Randy acceptera-t-il de passer de la lumière de la célébrité à l’ombre de l’oubli ? Vous l’avez déjà compris, la vie rangée ce n’est pas pour lui, car seul compte le catch et le Show… « The Wrestler » est tourné sans les habituels effets de style caractérisant jusqu'ici Darren Aronofsky. Le réalisateur nous surprend en tenant sa caméra à l'épaule, le plus simplement du monde, collant à son sujet et utilisant la technique du documentaire. Il exprime ainsi une œuvre réaliste, une volonté de filmer le vrai, loin des stéréotypes hollywoodiens, souvent surfaits. Il ne manquerait plus que le film soit tourné en noir et blanc pour que la perfection soit de ce monde, mais c’est déjà une autre histoire !

© Jean Dorval, le 04 mars 2009, pour LTC.

INFOS PLUS :

Les deux sites officiels du film :

http://www.thewrestlermovie.com/index.html

http://www.foxsearchlight.com/thewrestler/

 

 

LE FILM « MARLEY & MOI » : UNE VIE DE CHIEN QUI A DU MORDANT !

Marley-moi.jpg

 

Je me suis souvent demandé, comme de nombreuses personnes, quel sens donner à ma vie. Le travail, l’amitié, la famille, voire l’Amour… tout cela semble si compliqué et simple à la fois. Et si parfois, les évènements nous laissent un goût amer, il n’en reste pas moins qu’en positivant nos expériences tout devient possible. Ainsi, j’ai remarqué que souvent le cinéma nous aide à franchir les caps difficiles, car nous vivons par procuration des situations que nous aimerions vivre. A ce propos, je me suis tout à fait identifier au film « Marley & moi » (sortie nationale le 04 mars 2009). Cette toile d’1h40 de David Frankel (Etats-Unis), avec Owen Wilson, Jennifer Aniston, Eric Dane et Haley Bennett, nous prouve que si l’existence est dure - car nous ne nous sommes pas assez préparés à affronter certaines épreuves, même les plus anodines – elle peut aussi être douce, quand on sait la prendre du bon côté. 

marley et moi 1.jpg

© Photo ci-dessus : Twentieth Century Fox France

COUPLE IDEAL FONDE FAMILLE AVEC ENFANTS… ET CHIEN REMUANT !

L’histoire de cette magnifique toile est simple. Jenny et John s’aiment, aussi ils décident de se marier sous les neiges du Michigan, pour finalement s’installer sous le soleil de Floride. Suite à ce réchauffement climatique subit, Jenny veut un enfant, mais John cherche, sur les conseils d’un ami, à retarder « l’horloge biologique » de son épouse, en lui offrant un adorable chiot : un labrador. En écoutant une musique de Bob Marley, John décide de le baptiser Marley. Mais cet attachant « quatre pattes » va vite devenir incontrôlable et dévaster tout sur son passage dans la nouvelle maison du couple. Entre temps, et contre toute attente, après un voyage en Irlande, Jenny attend un premier enfant. Elle en aura en tout trois ! La cohabitation avec Marley va vite devenir le fil conducteur de cette famille pas ordinaire. On assiste, sur une période de quinze ans, à la construction de ce foyer, avec l’omniprésence d’un gros toutou maladroit à la personnalité incontournable... Cependant, la force du couple Owen Wilson/Jennifer Aniston l’emportera sur tout ! Nous sommes en pleine tradition hollywoodien, où l’optimisme fait loi. Ils sont beaux, en bonne santé, sans problèmes financiers, ni professionnels… De quoi faire rêver certaines filles de l’Est venues en France uniquement aux fins de trouver le confort matérialiste, auprès d’un pigeon de PDG « première main » !

Marley___me__3__normal.jpg

© Photo ci-dessus : Twentieth Century Fox France

AVOIR DU CHIEN, CELA PEUT SERVIR !

 

Le rôle de Marley est joué, en fonction de son âge, par différents labradors. Ce personnage émouvant contribue à la réussite de cette très belle histoire d’Amour familiale. Ce véritable « casse-tout » est même la pièce maîtresse de ce long métrage ! Tout tourne autour de lui, jusqu’à sa douloureuse disparition. On constate, alors, que les animaux sont des êtres plus qu’humains, que des idiots ont tort de considérer comme des objets, sans âme. Eux (les animaux) ne font pas souffrir les autres pour le plaisir. Quand ils aiment, ils ne vous trahissent pas. C’est pourquoi, ils méritent autant d’affection qu’ils nous en donnent ! David Frankel réussit, là, un coup de maître, en renouvelant un des grands mythes américains : le chien, membre à part entière de la famille. « Marley & moi », c’est un peu Rintintin ou Lassy revisités, un nouveau « Turner et Hooch », version familiale ; voire la continuité, dans la poésie, des aventures de « Beethoven ».

© Jean Dorval, le 04 mars 2009, pour LTC.