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10/01/2010

13ème FESTIVAL CINEMA TELERAMA

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Le 13ème Festival Cinéma Télérama aura lieu du 20 au 26 janvier 2010. Pour seulement trois euros la place sur présentation d'un pass (valable pour deux personnes), à découper dans les numéros de Télérama, des 13 et 20 janvier 2010, vous pourrez voir ou revoir les 15 meilleurs films de l'année écoulée, sélectionnés par la rédaction cinéma de Télérama et le film "coup de coeur" des lecteurs.

Alors, à prix là, tous au ciné !

Une néo d'Anna des Naudin, pour LTC Kinéma.

DEUX AMANTS SOUS UNE BONNE ETOILE... BRILLANTE !


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A une époque, où l'on a quasiment enterré les beaux sentiments, où l'on a abandonné le respect qu'il convient d'avoir dans la relation entre un homme et une femme, où l'on a oublié ce que veut dire le mot « Amour », où sévit la « malbaise » et où l'on ne fait que « tirer son coup»... le film de l'Australienne, Jane Campion, « Bright Star », surgit sur nos écrans comme une nécessaire et salvatrice renaissance de la Passion Amoureuse. Cette réalisatrice nous a, en effet, concocté un petit chef-d'œuvre cinématographique, comme on en fait malheureusement que trop rarement. Il est la synthèse de ses trois précédents et émouvants films : « Un ange à ma table », « La leçon de piano » et « Portrait de femme ». Que voici une bouleversante Histoire d'Amour ! Celle du jeune poète anglais John Keats, héros romantique qui se consume progressivement pour Fanny, une fraîche et tendre petite brune (la fille de ses voisins de Londres), fleur bleue à souhait et qui a du mal à réprimer ses sentiments pour lui, même placée sous la garde d'un chaperon... Une situation inconvenante, en 1820, dont l'action se passe dans un petit village, en pleine campagne anglaise, aux abords de Londres. Cette fièvre naissante s'exprime du bout des doigts, dans les regards complices, au travers de mots qui font fondre constamment le cœur de l'Autre. La simple présence de l'Etre aimé suffit à rassurer, puisque le monde tout autour n'existe plus. La quintessence de l'Amour s'exprime, ici, dans le trouble des deux amants lorsqu'ils se frôlent, se réinventent. Ils sont la lave contenue sous la glace, prête à exploser de... bonheur. A l'image de cette simple cloison de bois séparant leurs deux chambres et à travers laquelle les deux âmes sœurs se devinent, s'embrasent, fusionnent comme deux astres qui se seraient perdus, puis retrouvés. Le désir est ainsi entretenu, la beauté préservée.


Bright Star, Bright Star film, Bright Star bande annonce, Abbie Cornish

UNE HISTOIRE D'AMOUR, A LA VIE... A LA MORT !

Keats est fauché comme les blés car sa poésie ne lui rapporte rien. Il loge chez un ami grossier, phallocrate et jaloux de l'idylle qu'il entretient avec Fanny. Il tombe gravement malade. Cependant, cela n'empêche pas Fanny de vivre pleinement leur relation unique, à tout prix, même à distance ! Dans cette histoire, comme dans un opéra, le sort des amants en est jeté d'avance. Cet Amour semble finalement impossible et à la fois éternel. Les lettres brulantes, que le poète va adresser à sa promise, resteront, en guise de preuve, un modèle du genre, par le trouble exquis qui en exhale. Du frémissement des âmes, en passant par le jeu des Amours interdits, à la sublimation de l'envie inassouvie, tout y est ! Souffrance et extase s'y conjuguent à l'unisson ! Les saisons passent, mais cet Amour, là, dure pour toujours, car il suit une bonne étoile... brillante ! Ce magnifique film de Jane Campion raconte tout simplement la Vie... d'êtres exceptionnels !

© Jean Dorval, le 08 janvier 2010, pour LTC Kinéma.

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L’affiche québécoise de Bright Star, présenté sous le titre Mon amour

© TVA Films – Tous droits réservés

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La fusion et la passion : le "deux en un" de l'Amour...


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Fanny à la lecture d'une des lettres fièvreuses de John...

29/12/2009

« TANGO & CRASH » POUR TETRO, A BUENOS AIRES !

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« Tetro », la toute dernière réalisation de Francis Ford Coppola (sortie le 23 décembre 2009), a été le Film d'Ouverture de la Quinzaine des réalisateurs de Cannes 2009. Parmi les acteurs principaux, on retrouve Vincent Gallo (Tetro), Maribel Verdú (Miranda, la compagne de Tetro), Alden Ehrenreich (Bennie, le demi-frère de Tetro ?) et Carmen Maura.

 

Le mystérieux Tetro...

UNE SOMBRE HISTOIRE FAMILIALE SANG POUR SANG LATINE !

Ayant rompu tout lien avec sa famille, depuis 10 ans, Tetro fuit son passé. Réfugié à Buenos Aires, il vivote et à ses heures perdues est éclairagiste dans une salle de spectacle. Sa seule passion, il la dédie à Miranda, son Etre de Lumière qu'il adore plus que tout au monde. Mais voilà, dans sa chute sans fin, il a oublié d'achever son roman autobiographique (une pièce maîtresse du scénar) et surtout la promesse faite à son cadet Bennie de revenir un jour le chercher... Pour ce dernier, par contre, cela n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd ! Et à l'aube de ses 18 ans, il profite d'une permission obtenue, suite à une avarie sur le bateau de croisière où il est serveur, pour retrouver son frère Tetro qu'il n'a pas vu, on s'en doute... depuis longtemps. Cette visite impromptue va réveiller les vieux démons de Tetro qui se croyait à l'abri de tout dans les bras de la langoureuse Miranda. Les deux demi-frangins vont tenter de réduire la fracture affective qui les oppose, causée par le souvenir de leur père tyrannique (un illustre chef d'orchestre) et la mort dans des conditions atroces de leurs deux mères respectives. Mais, Bennie qui veut comprendre ce qui est arrivé à sa famille n'obtient pas de réponses de Tetro. Il va alors enfreindre la Loi du Silence... même si pour cela, il doit payer le prix fort ! Au final, sera révélé un secret violent et étouffant, inimaginable...

 

Miranda et Tetro, la passion sud-américaine !!!

UN TABLEAU DE MAITRE CINEMATOGRAPHIQUE...

Coppola signe là un véritable chef-d'œuvre cinématographique. Grâce à son insolente audace visuelle, il travaille un splendide camaïeu de noirs et de blancs, révélant ainsi le côté mélodramatique de son scénario. Des rappels de couleurs par intermittence permettent l'évocation des souvenirs de ses principaux personnages. Son imagerie a du sang latin jusqu'au bout du zoom. Elle est agréablement sulfureuse, voire sensuelle, au point que les acteurs se déplacent dans un théâtre d'ombres chinoises, grandeur nature, au rythme du Tango. La dualité de cette histoire prend un tournant nietzschéenne par moment. Et le scénario devient même freudien, car on fini par être immergé dans une ambiance de psychothérapie familiale, durant laquelle Tetro et Bennie reproduisent à l'infini leur refoulés, comme une ultime tentative pour se retrouver. Vincent Gallo réussit, ici, magnifiquement à jouer le rôle d'un quadra au bout du rouleau, et le débutant Alden Ehrenreich amène une sobriété troublante, aux accents juvéniles, au point que ce gamin a de vrais-faux airs de... DiCaprio, par son talent et sa ressemblance. Cette symphonie des opposés constitue donc une très sincère et poignante étude sociétale, révèlant toute la difficulté que les Hommes ont à se sortir, seuls, de leurs eaux troubles et claires à la fois. La preuve en tous les cas que Coppola est passé Maître dans le clair-obscur de... la Vie !

 

© Jean Dorval pour LTC Kinéma.

 

INFOS PLUS : http://www.tetro-lefilm.com/

 

Deux "frères" que le passé oppose ???

 

Leonardo DiCaprio ou Alden Ehrenreich ?

Affaire à suivre...

« PANDORA » : LE NOUVEAU VIETNAM (extraterrestre) AMERICAIN !


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© Photo ci-dessus : ripostelaique.com

Peu de gens le savent, mais les Américains ne sont pas que nos « Sauveurs », suite à la Deuxième Guerre Mondiale (conflit après lequel, ils ont "recyclé", toute honte bue, beaucoup d'anciens nazis)... Leur intérêt à venir à l'aide du « Monde entier » n'est pas philanthropique et l'impérialisme qui les caractérise, depuis lors, est avant tout militaire, policier, religieux, économique, culturel et politique. Ainsi, ils s'acharnent particulièrement à contrôler toutes les ressources naturelles planétaires nécessaires à leur boulimie d'énergie. A Eux seuls doit revenir la majeur partie des réserves mondiales de pétrole, d'uranium, de charbon, etc. quitte à faire la guerre pour cela !


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UN PAYS FONDE SUR UN GENOCIDE RESTE IMPUNI !

Si l'on remonte aux balbutiements des Etats-Unis d'Amérique, on constate avec horreur que ce « pays-continent » a été fondé, essentiellement, sur le génocide de la Civilisation Amérindienne et sur l'asservissement du Peuple Noir, dans l'unique but de satisfaire une soif insatiable de pouvoir et d'enrichissement personnel, en mettant la main sur toutes les matières premières pour le seul profit. Ce pillage organisé « à la Custer » s'est fait, bien sûr, au bénéfice exclusif des blancs colonisateurs et vainqueurs, car plus nombreux, souvent plus riches, et surtout, mieux armés. Ces crimes de guerre et contre l'Humanité des Ricains restent impunis à ce jour. A quand un Nuremberg Américain ?


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© Photo ci-dessus (le Peuple Noir Américain se rendant aux champs) :

bluesland.zikforum.com


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© Photo ci-dessus : mecanopolis.wordpress.com

AU SECOURS ! LES HERITIERS DE LA HAINE SONT AUX MANETTES DU MONDE !

Dans la même veine, on constate, pour ceux qui ne se laissent pas aveugler par le Système et les mass media aux ordres, que l'invasion de l'Irak et de l'Afghanistan par les troupes de l'Oncle Sam n'a pas eu pour autre fonction que de rentabiliser (une fois de plus...) « au nom de la Démocratie » (ou plutôt de la Démocrature...) le complexe militaro-américain. Sous prétexte de « combattre le terrorisme... » (alors que Ben Laden est un ancien membre de la CIA qui luttait contre les Russes en Afghanistan avec des armes US...), on vise in fine à avoir le monopole des juteux gisements pétroliers de la région, avec pour résultat immédiat la déstabilisation politique et durable des pays en question... et à court terme, l'accession au pouvoir des dangereux Islamistes ! Cette « Gendarmisation » mondiale Américaine, anarchique et agressive, ressemble pourtant, souvent, si on analyse l'Histoire, à une débâcle prévisible. Car que peuvent faire des GI's, certes très bien entraînés et matériellement supérieurs, face à des guerriers vietnamiens qui n'ont besoin pour se nourrir que d'une poignée de riz et pour combattre que d'une Kalachnikov ? Ou face à des kamikazes d'Al-Qaïda n'ayant pas peur de mourir pour leur cause, leur Foi ? Repensons notamment à l'échec de la Somalie et comparons tout simplement l'Irak à un nouveau Vietnam des Amerloques de choc, tant la situation s'envenime, s'enlise. Mais, qu'à cela ne tienne, les Ricains n'ont de leçon à recevoir de personne, à un point qu'ils pensent sincèrement détenir « LA » Vérité, et finissent par se prendre pour les Justiciers des temps modernes ! Et apparemment, ils ne s'assagissent pas, même, dans le futur... Aussi, restons sur le même ton accusateur, et projetons-nous dans l'avenir, grâce au dernier film de SF de James Cameron : « Avatar »...


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LES AMERICAINS ELIMINENT TOUS CEUX QUI SE METTENT SUR LE CHEMIN DE LEUR REUSSITE CAPITALISTIQUE !

« Avatar » est un long métrage durant 2h41, de James Cameron, avec à la distribution des rôles, des grands noms comme Sam Worthington, Zoe Saldana et Sigourney Weaver. Et curieusement, ce film Américain nous propose une sorte de revanche de l'Histoire, un mea culpa subliminal des Maîtres du Monde, une dénonciation presque directe des exactions infligées un peu partout aux opposants de l'« American way of life ». Cette idéologie souvent perverse, matérialiste, égoïste et individualiste, qui prend sa source (entre autres) dans le fordisme, nivèle tout, ne respecte en rien les diverses cultures de la Communauté Humaine, et encore moins les écosystèmes, l'Environnement. Même, si récemment Barack Hussein Obama II, premier Président Noir Américain, a fait un geste fort en direction de l'Ecologie, au Sommet de l'ONU sur le climat à Copenhague, il n'en reste pas moins que les Ricains penseront éternellement que leur culture aseptisée est « supérieure », car produite dans le sacro-saint Hollywood. Dans « Avatar », les amerloques de choc « jouent » un rôle (malheureusement habituel) de « Space Cowboys ». Et saluons jusqu'au bout le réalisateur de cette toile pour son courage et son honnêteté, et qui met en scène des Ricains tentant tout bonnement d'éradiquer les indigènes « non coopératifs » de la planète Pandora (qui se trouve à des années-lumière de la Terre) ; car ces derniers ne veulent pas céder au Bonhomme du Monopoly l'exploitation d'un minerai rarissime (et à forte valeur ajoutée), permettant de palier à la crise énergétique sévissant sur Terre... Et c'est ainsi que naît une guerre supplémentaire pour le profit immédiat, placée (encore et toujours) sous l'égide des lobbies du Grand Capital. Cette crise interplanétaire se fait, bien sûr, dans l'oubli de la défense des Droits de l'Homme, euh pardon... des Droits des Extra-terrestres... Mais, qu'on se rassure le scénario de ce film, aux effets spéciaux en 3D et numériques très novateurs, est pour une fois moral, et la défense des combattants de la Liberté en est le fil conducteur... L'honneur est enfin sauf ! Ouf !!!

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Jake Sully (avec son avatar),
un héros Américain (pas comme les autres)
défendant les opprimés.

UN HEROS AMERICAIN COMBAT LA POLITIQUE AMERICAINE SUR PANDORA, EN PRENANT LA DEFENSE DES OPPRIMES !

« Avatar », met en scène un héros Américain pas comme les autres. En effet, Jake Sully est un ancien Marine paralysé, cloué dans un fauteuil roulant. Ce vétéran a su cependant garder, contre vents et marées, une âme de combattant et décide de se faire muter sur Pandora, pour intégrer le Programme « Avatar »... Comme l'atmosphère de cette planète est toxique pour l'Homme, ce procédé permet à des « pilotes » humains virtuels de projeter leur esprit dans le corps d'un avatar (une technologie biologique hybride, créée génétiquement en croisant de l'ADN humain avec celui des Na'vi (les autochtones), capable de vivre dans l'atmosphère mortelle de Pandora, et commandée à distance à partir de machines). Grâce à ce mode de « transport sécurisé », Jake peut de nouveau se mouvoir normalement. On lui confie, alors, une mission d'infiltration auprès des Na'vi - un peuple trop écolo au goût des Américains - pour tenter de les faire céder, car ils s'opposent à la commercialisation dudit minerai. On s'en doute ce sera l'échec ! Et les stratèges Américains passeront sans états d'âme à la vitesse supérieure, en remettant en route irrémédiablement leur machine de guerre. Le soldat Sully remplit tout d'abord très bien son rôle d'espion... puis, soudainement, tout va basculer avec la rencontre de Neytiri, une très belle Na'vi qui le fait craquer et qui lui sauve la vie... Désormais, Jack n'aura de cesse de se retourner contre les siens, les bourreaux, par respect du mode de vie séculaire du Grand Peuple Na'vi... mais aussi, par Amour pour cette charmante extraterrestre ! Un message de Paix et de tolérance (respectant les différences) que les Américains devraient méditer au présent... Quitteront-ils Pandora comme ils ont quitté le Vietnam ? On le souhaite pour les Na'vi sous peine de disparaître !

© Jean Dorval, le 28 décembre 2009, pour LTC Kinéma.


INFOS PLUS : http://www.avatar-lefilm.com/



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Seul l'Amour peut sauver la planète Pandora...

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Un Serial Killer Légal (SKL)
"Made in America" de l'US Army ?
Non ! C'est juste James Cameron qui se met "aux commandes" !!!

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"Apocalypse Now", version SF ?

23/12/2009

COMMENT « VAINCRE » L'AMOUR PAR LA HAINE !

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« Vincere » (qui veut dire « Vaincre » en italien), est un film de Marco Bellocchio, qui nous emmène deux heures durant, dans la vie du tyran brun-rouge Mussolini. Et figurez-vous, qu'on y découvre un lourd secret que « l'Histoire officielle » a longtemps caché... « Il Duce » avait une femme secrète, nommée Ida Dalser, et un enfant (encore plus secret...), « Benito » (cela ne s'invente pas !), Albino « M. ». Ce dernier a été conçu, reconnu, puis « oublié » dans un Institut. Quant à sa mère, séparée de son fils définitivement, elle s'est retrouvée dans différents asiles de fous, afin de la forcer à oublier qu'elle est tombée éperdument amoureuse, à trente ans, du Chef incontesté des chemises noires et « Inventeur » du fascisme... Au début de cet idylle (presque sans lendemain), Mussolini est un ardent militant socialiste haranguant vertement les foules, dirigeant d'une main de fer le quotidien « L'Avanti ». Ida le considère comme son Dieu. Elle soutient ses idées, jusqu'à vendre tous ses biens pour financer le « Popolo d'Italia », le point de départ du futur parti fasciste... Lorsque la Première Guerre Mondiale éclate, Benito Mussolini, qui est pour ce conflit, entre en rupture avec le « pacifiste » parti socialiste. Il s'engage avec enthousiasme dans l'Armée et disparaît de la vie de la jeune maman. Ce n'est que l'Armistice venue qu'Ida découvre avec stupeur que Mussolini est déjà marié, et qu'il a un enfant avec une autre qu'elle... Ida, une fois son "EX" au pouvoir, n'aura de cesse de revendiquer sa qualité de « Première Dame » du pays, et de vouloir faire passer son fils pour le successeur de « Benito Père », en prétendant être mariée avec Lui. Elle sera éloignée du sombre dictateur, manu militari, pour ne pas lui faire de l'ombre (supplémentaire). Encrée, malgré les épreuves, dans « SA » vérité, Ida va connaître, ainsi que son fils, les souffrances de « l'Amour » tué par la « haine ». En quelque sorte, la « rançon » de l'insuccès pour ceux qui vivent dans une vraie « république de salauds » !

© Jean Dorval pour LTC Kinéma.

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L'Amour (bientôt...) vache.

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Le bouillant socialiste Benito "M." en pleine manif...

11/12/2009

QUAND LE DR. TERRY GILLIAM SOMBRE DANS « L’IMAGINARIUM… »

 

Etant un adepte de Terry Gilliam (TG) - le seul membre non-britannique des Monty Python - il me fallait absolument voir sa toute dernière réalisation, délirante à souhait : « L'Imaginarium du Docteur Parnassus »...

 

TG le passionné...

TG LE REALISATEUR DE TOUS LES DEFIS...

 

Ce dessinateur, acteur, réalisateur et scénariste de renom nous a ébloui avec ses films qui reflètent son univers sombre, toujours tinté d'humour (noire...). Dans « Monty Python, Sacré Graal » qu'il réalise avec Terry Jone's, en 1975, il joue les rôles de Gauvain, Patsy et du devin (gardien du pont). Quand on a vu cette toile dans le jus en Angleterre... on garde en mémoire le combat dantesque entre le Chevalier Noir et le Roi Arthur... Un vrai morceau choisi que vous pouvez revivre en allant sur youtube.fr... (http://www.youtube.com/watch?v=3g-g2yYR6Jk). Dans la foulée, en 1977, TG se lance seul dans la production de « Jabberwocky ». Il y apparaît, alors, sous différentes facettes qui révèlent ses nombreux talents. A partir des années 1980, il invente son propre style cinématographique avec des films à mi-chemin entre extravagance et paranoïa. Dans « Bandits, bandits », en 1982, il détourne l'Histoire (en tant que réalisateur, scénariste et producteur) ; dans « Brazil », en 1985, réalisateur et scénariste, il mixe Orwell et Kafka (en incarnant un fumeur dans la tour Shang-ri La) ; enfin, dans « Les Aventures du baron de Münchausen », en 1989, il donne libre court à sa fantaisie, donne vie à son Monde merveilleux (en tant qu'acteur, réalisateur et scénariste). Puis, travailleur invétéré, TG tape dans la "Cour des Grands" en collaborant avec des pointures hollywoodiennes planétaires telles Bruce Willis et Johnny Deep, qu'il met en scène dans des rôles qui ne leur correspondent pas vraiment, respectivement en 1996 dans « L'Armée des 12 singes » (un film de SF dans lequel un virus détruit la vie sur Terre) et en 1998 dans « Las Vegas Parano » (les tribulations de Raoul Duke (un journaliste) et du Docteur Gonzo (un avocat) qui se rendent à Las Vegas en pleine période d'effondrement du fameux rêve américain). Par la suite, laissant derrière lui le désastre de son film « L'Homme qui tua Don Quichotte », TG remonte gaillardement la pente, en menant de front deux projets très différents : en 2005 « Les Frères Grimm » (le périple des frères Jake et Will Grimm, voyageant de ville en ville pour protéger les citadins de créatures imaginaires) et en 2006 « Tideland » (l'histoire d'une enfant traumatisée par la vie que ses parents lui ont fait menés). Dernièrement, malgré le décès d'Heath Ledger en plein tournage, TG parvient à terminer son « Imaginarium du Docteur Parnassus » et le présente hors compétition au Festival de Cannes de 2009. Habitué des films ambitieux, TG nous emmène, encore une fois, dans un monde inquiétant et plein de rebondissements...  

Le DR. Parnassus en action...

LE DR. PARNASSUS : UN FAUST EN 3D...

 

Sorti le 11 novembre 2009, avec dans les rôles principaux Heath Ledger, Johnny Depp et Jude Law, « The Imaginarium of Doctor Parnassus » est un long-métrage franco-canadien, classé Fantastique et Aventure, d'une durée de 2h02 (il vaut mieux aller faire pipi avant d'aller le voir...). L'histoire nous conte les aventures surréalistes de la troupe de théâtre ambulant « l'Imaginarium » du Docteur Parnassus. Cette compagnie pas comme les autres offre à son public l'opportunité unique d'entrer dans son merveilleux univers imaginaire en passant au travers d'un miroir magique. Mais, le Dr Parnassus cache un terrible secret... Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick et gagne l'Immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'Amour, il traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. Mais, tout à un prix... Une condition est posée : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Pour sauver sa fille, notre Docteur doit remonter le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages plus extraordinaires les uns que les autres, avec la ferme intention de réparer ses erreurs passées... Le bon (ou le mauvais...) Docteur y arrivera-t-il ? C'est ce que TG vous propose de découvrir avec un peu "d'Imaginarium" Euh, pardon... "d'Imagination" ! 

 

Heath Ledger à côté du miroir diabolique (?)

© Jean Dorval et Isis Ram, pour LTC Kinéma.

Sources filmographiques :

http://www.allocine.fr/personne/filmographie_gen_cpersonne=543.html

RTT = Réalisation Totalement (prévue pour la...) TV

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"RTT", le dernier film de Frédéric Berthe est à n'en par douter prévu (et déjà programmer) pour passer à la télévision un dimanche soir. Rien de bien transcendant : un scénar pas très original, une action déjà vue, des effets spéciaux "normaux" (voir minimalistes), des vues de Miami très convenues (alors qu'on est censé être dans un décor de rêve), un Kad Mérad (que pourtant j'adore dans un tas de film, comme "Les Choristes", "Le Petit Nicolas", etc.) plus que raplapla... Seule la jolie brune, Mélanie Doutey, sauve la mise, avec sa plastique de rêve et ses sourires très "WOUAF-WOUAF"... (couché le chien !!!) Ce film, là, ne vaut pas le déplacement au cinéma, il faut juste attendre de le voir "gratos" à la TV, sur son canapé en sirotant une bonne bière... pour essayer d'oublier que rien de bien palpitant nous attend en le regardant.

JD pour LTC Kinéma. 

09/12/2009

UN FILM A NE PAS « LOUP »ER !!!

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Le film d’aventure "LOUP" de Nicolas Vanier, avec Nicolas Brioudes et Pom Klementieff sort aujourd’hui sur nos écrans. Il était une fois… Sergueï, un jeune gardien Evène (de 16 ans) vivant dans les montagnes de Sibérie orientale. Ce dernier se voit confier, seul, pour la durée de l'été la responsabilité d’une harde de 3.000 rennes ("La Grande Harde"). Mais... les loups rodent et menacent constamment ce gigantesque et paisible troupeau qui est la seule richesse de son clan. C'est pourquoi, dès son plus jeune âge on lui a appris à tuer ces prédateurs, sans états d’âme. Mais, un jour notre gardien fait la rencontre d’une louve et de ses quatre adorables louveteaux. Cela va bouleverser toutes les certitudes de cet ado, finalement très écolo. Que voilà un magnifique film (les prises de vues captent en continu un  paysage à couper le souffle !) dans lequel Mère Nature se mêle aux traditions… Que du bonheur ! A voir absolument, afin d’ouvrir son cœur vers l’infiniment beau !

© Jean Dorval pour LTC Kinéma.

INFOS PLUS :

http://www.loup-lefilm.com/

© Photo ci-dessus : leparisien.fr

Quand Nicolas Vanier joue à "Danse avec les louveteaux"...


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L'Homme ne peut se réaliser que sur la Terre de ses Ancêtres, là où ses racines sont profondes, là où sa plus longue mémoire résonne pour toujours...


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Sergueï et... les louveteaux

Les rennes...

une richesse dans ces contrées reculées de Sibérie

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L'Amour "made in" Yakoutie...

Crédit photo : © Nicolas Vanier

08/12/2009

ARTHUR ET LES MINIMOYS : ET 1, ET 2, ET 3 « ZéROS… POINTéS » !

 

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Moi qui « adoooore » les productions de Luc Besson (« Subway », « Le Grand Bleu », « Nikita », « Le 5ème Elément », etc. »), qui d’habitude crie « cocorico » quand je vais voir un bon film français, je dois vous avouer ma déception après avoir découvert la « super » grande production française « Arthur et la vengeance de Maltazard ». Il est vrai que le premier volet de la série « Arthur et les Minimoys » ne m’avait, déjà, pas vraiment branché. Les maîtres de la féerie cinématographique restant vraiment les amerloques de choc, un peuple qui baigne dans un Imaginaire taillé tout spécialement pour Lui dans le roc, avec des effets spéciaux de qualité à couper le souffle (d’ailleurs souvent faits par des Français du côté de Poitiers…) !

  

 

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LA VENGEANCE (de Maltazard) EST UN PLAT QUI PARFOIS SE MANGE… CHAUD

 

 

Le scénario qui aboutit à la vengeance de Maltazard est sans surprise, un peu compliqué parfois, en plus, il laisse le public sur sa faim, car… un troisième opus est en gestation (« Arthur et la Guerre des deux mondes », sortie prévue sur 2010), ainsi qu’un 4ème… Dans cette seconde toile, les Minimoys font toujours autant la fiesta. Ils restent définitivement naïfs (pour ne pas dire niais). Leurs dialogues sont minimalistes au possible (certainement pour ne pas réveiller une Jeunesse dorée trop endormie par le matérialisme). Pourtant, le danger rode dans les parages… Et le soi-disant « puissant » Maltazard va de nouveau sévir… Un scénar sans surprise, avec de belles images vides de sens…

 

Luc Besson, trop heureux du succès hexagonal de son premier film (soit 6 millions d'entrées…), n’a pas pu s’empêcher de se relancer dans l’aventure nombrilesque de « l’infiniment Mini… MOI ». Quitte pour cela à faire pire ! Il en deviendrait presque autosuffisant. Cette fois-ci, il n’enrichira pas le patrimoine du Centre National de la Cinématographie… Il va juste arrondir la somme qui est sur son compte en banque… puisque sa « petite entreprise » ne connaît pas la crise. Argent contre qualité, il faut savoir parfois choisir !

 

© Jean Dorval, le 08.12.09, pour LTC Kinéma.

 

INFOS PLUS : 

http://www.arthuretlesminimoys.com/

 

LES HISTOIRES D’AMOUR (capitalistiques) FINISSENT MAL EN GéNéRAL…

 

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« Capitalisme : Une Histoire d’Amour » (titre original : "Capitalism : A Love Story"), un documentaire politico-économique et social, américain, d’une durée de 2h07, a été réalisé, scénarisé et écrit par Michael Moore. Ce grand bonhomme a produit cette excellente toile revendicative en collaboration avec Kathleen Glynn. Michael Moore dans ce long métrage examine à la loupe, avec un œil à la fois humain pour les humbles et sévère envers les profiteurs - comme il l'a fait il y a vingt ans avec « Roger and Me » - les méfaits de l’ultralibéralisme, le démantèlement organisé de l’outil de production américain pour faire « place » à de « nouvelles valeurs » fondées sur le « tout crédit », le matérialisme outrancier et le non-respect de l’Environnement. Il compare à juste titre ces décisions égoïstes des nantis au mal le plus extrême, au diable. L'impact des politiques économiques sauvages menées principalement sous Reagan et Bush Junior (mais aussi sous Bush père et Clinton, mais il ne dit pas…), sous l’influence des lobbies des grosses entreprises américaines (qui étendent au travers le Monde leurs méfaits socio-économiques, broyeurs d’écosystèmes), est indéniablement pervers et nocif. Ces exploiteurs sans scrupules pourrissent la vie des simples travailleurs (considérés comme du matériel) en organisant méthodiquement, inhumainement et légalement (avec l’aval du Système et grâce à des Lois abusives…) leur faillite personnelle, en leurs  faisant prendre des crédits à taux usuriers et non fixes. Tous ces gens se sont retrouvés à la rue, ruinés, sans que cela ne provoque d'états d’âme dans une classe dirigeante aux ordres des vendeurs de misère. Michael Moore dénonce aussi dans ce brûlot anticapitaliste (mais, qu’on se rassure le communisme mortifère n’est pas plus à glorifier…) les liens unissant de nombreux banquiers au pouvoir en place, en abordant le plan de relance de l'économie qui a coûté plusieurs milliards aux contribuables de son pays. Au nom du Peuple Américain souverain, il va même jusqu’à simuler l’arrestation de ces coupables-profiteurs (protégés par la nomenklatura systèmisante) et tenter de leur demander le remboursement du produit de leur racket… Michael se sert de son bagou jusqu’au bout, en entourant les sièges sociaux luxueux et flambants neufs de ces grands trusts planétaires de bandes plastiques jaunes avec marquage noir, utilisées par la Police américaine, délimitant les scènes de crimes Outre-Atlantique : « crime scene do not cross ». Enfin, à travers l'exemple d'entreprises coopératives, de familles expropriées ou de celui de travailleurs de Chicago ayant occupé leur usine afin d'être payés de leur dû, Moore révèle à la face du Monde que l'amour que les Américains ont toujours porté à leur système économique est mort. Des millions de nouveaux pauvres qui viennent s’ajouter aux millions de pauvres déjà existants deviennent de fait des contestataires, prêts à tout pour être respectés par les élites. Cela sent l’insurrection permanente ! Michael balance à froid ce qui ne va pas aux States (et ça fait mal !) et contribue, ainsi, par des notes d’humour (noire…) à faire passer son message dénonciateur d’inégalités, jusqu’à payer de sa personne tout au long du film. Cette honteuse situation américaine organisée grandeur « pas Nature » a contaminé la France, l’Occident, toute l’Humanité. C’est ce qu’on appelle « La Crise ». A chaque fois que les Grands de ce Monde toussent et se réunissent, ou qu’explose une bulle financière, les Altermondialistes tirent la sonnette d’alarme. A bon entendeur salut !

© Jean Dorval pour LTC Kinéma.

 

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07/12/2009

UN DROLE DE NOËL QUI PEUT CHANGER LA VIE D'UN HOMME...

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Les studios Disney, comme chaque année, vous donnent rendez-vous pour les fêtes de fin d'année, dans les salles accueillantes et chaudes de vos cinémas pour rêver. Et cette fois-ci, encore, vous ne serez pas déçus, petits et grands, par ce magnifique dessin animé de Robert Zemeckis, avec Jim Carrey et Gary Oldman, "Le Drôle de Noël de Scrooge"... Voilà, une nouvelle adaptation de "Un Chant de Noël", un célèbre conte de Charles Dickens, où il est question de rédemption. L'histoire d'Ebenezer Scrooge (surtout en cette période de crise économico-affective...) invite chacun à penser aux autres sous peine d'être seul... Et ce vieil homme, là, bougon et avare (croque-mort de son état), qui n'hésite par à dépouiller les morts des pièces qu'ils ont sur leurs yeux pour payer "le passeur", et qui a consacré sa vie entière à accumuler richesses et mauvaises actions, en a des choses à se faire pardonner. Il va vivre un soir de Noël une expérience qui va bouleverser sa vie. Ouvrira-t-il les yeux à temps pour finir en beauté son parcours ? Et bien, si vous voulez le savoir, payez votre billet de cinéma et allez voir ce très beau film ! Non, mais !!!

 

© JD pour LTC Kinéma.

© Photo ci-dessus : parismatch.com

UN RAPT A DOUBLE TRANCHANT...

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"Rapt", le dernier film de Lucas Belvaux, avec (un très bon) Yvan Attal dans le rôle principal, et Anne Consigny, raconte le kidnapping de Stanilas Graff (un important homme d'affaires). Une histoire fortement inspirée de l'affaire du Baron Empain où se mêle barbarie et repentance. En effet, la vie de cet homme de réseaux, très riche, va basculer au sortir de cette atroce "aventure" durant laquelle la violence de ses tortionnaires va se déchaîner. Mais, qui était-il avant de connaître ce véritable chemin de croix ? Car... toute son existence va être jetée en pâture au public par la presse. Ses maîtresses, ses dettes de jeu, etc. rien ne lui sera épargné. Il va ainsi passer du pouvoir à l'ombre, et de victime à coupable. Ces « amis » d’hier vont le zapper, sa famille le lâcher… Est-ce justifié ? Vous le saurez en voyant cette excellente toile française.

 

© JD pour LTC Kinéma. 

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