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12/11/2018

LTC Kinéma présente : "THE SHOW MUST GO ON !" (1)

 

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A la suite de l’avant-première mondiale, qui s’est déroulée à la SSE Arena de Wembley, à Londres, le 23 octobre dernier, les salles obscures hexagonales, depuis le 31 octobre, projettent Bohemian Rhapsody sur leurs écrans. Cette Toile de Bryan Singer, Made in England & America - dont le scénario d’Anthony McCarten est tiré de son histoire partagée avec Peter Morgan - d’une durée de 2h15, conte l’Aventure Queen, et de son Leader charismatique Freddie Mercury, en Mode Grand Show, de leurs débuts en 1970, jusqu’au concert historique caritatif, Live Aid, de Wembley, en 1985. Le tournage du film a commencé le 8 septembre 2017 à Londres. Le plateau pour tourner les Scènes époustouflantes du célèbre Live a été construit sur la base aérienne de Bovingdon, non loin de Hemel Hempstead, dans le Hertfordshire.

 

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 QUEEN : 4 Artistes, 1 Légende !

 

. QUEEN, UN(E) BAND(E) DE ROCK XTRA. - L’excentrique Chanteur Freddie Mercury, Farrokh Bulsara de son vrai nom (2) - dont la célèbre Avancée de Dents est mondialement connue - est interprété par Rami Malek. Freddie a choisi pour sa Formation, originaire de Londres, créée en 1970, un nom court, facile à retenir, pompeux et irrévérencieux à la fois, signifiant Reine, et Homosexuel, en argot britannique. Chaque Musicien du Band est choriste. Brian May (interprété par Gwilym Lee) est le guitariste. On ne présente plus sa célèbre Guitare : la Red Special. Roger Taylor reste l’indéboulonnable batteur (interprété par Ben Hardy). Ces deux Musiciens viennent initialement du Groupe Smile. Le bassiste John Deacon (interprété par Joseph Mazzello) les rejoint en 1971.

 

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Le 45 Tours de Bohemian Rhapsody :

Un véritable accouchement collectif ! 

 

. UN TUBE PLANÉTAIRE ET QUEEN REJOINT LES ÉTOILES. – Bien sûr, on connaît, entre autres, des Queen : Somebody to Love, We Will Rock You, Another One Bites the Dust, Want to Break Free, Radio Ga Ga, Don't Stop Me Now, et le fameux, We Are the Champions. Mais, la Playlist des Fans de Queen ne se réduit pas à ces quelques Musts… Bohemian Rhapsody – d’où le titre du film –  écrit par Freddie, en 1975, propulse le Groupe sur le devant de la Scène Musicale Mondiale, en imposant un Style nouveau. C’est le Title phare de l’Opus A Night at the Opera. Une Chanson qui casse toutes les conventions, à l’époque. Sa durée de 6 minutes dépassant les 3 minutes habituelles sur les ondes radios, elle se compose en plusieurs parties : une intro, des impros, une ballade atypique, des effets-spéciaux "faits maison", des voix stridentes, des sonorités Hard-Rock, mais aussi plus calmes, etc. Un Vinyle se voulant résolument Progressive-Rock, et surtout libre, dont le coût exorbitant, encore inconnu à ce jour, a provoqué le divorce entre le Groupe et son producteur, Ray Foster, d’EMI.

 

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Freddie Mercury : Une Bête de Scène.

 

. RAMI MALEK EST FREDDIE MERCURY. - Au départ du projet, Sacha Baron Cohen doit se mettre dans la peau de Freddie Mercury. Mais, il y renonce vite, car les membres du Groupe ne veulent pas de lui au Casting, à cause de sa réputation de comique ; et suite à des divergences. Eux veulent faire un film tous publics, familial. Lui veut un film pour adultes, centré exclusivement sur la vie du Chanteur Gay. Ce qui évidemment ne leurs plaît pas, car ils estiment, à raison, qu'ils ont autant leur place dans ce Biopic, que le défunt Artiste. Rami Malek est finalement engagé. Il campe, alors, un sublime Freddie Mercury, jusqu’aux ses mimiques et sa gestuelle si particulières. Marc Martel - le sosie vocal de Freddie Mercury - le double, en post-production, sur certaines scènes de chant. Rami dans Bohemian Rhapsody devient, à n’en pas douter, Freddie Mercury ; l’Icône Rock anticonformiste, ayant révolutionné la Music. Un immigré Parsi - inconnu, mais ambitieux, nommé Farrokh Bulsara, étudiant en art, travaillant comme bagagiste à l'aéroport de Londres-Heathrow, qui va voir sa vie changer à jamais par un concert, dans une petite boite de nuit - devient une Légende, Freddie Mercury, la Star Paillettes, Lights & Drugs, dont les excès vont provoquer la séparation momentanée du Groupe Queen. Un Band qui fêtera son Retour triomphal lors du Live AID.

 

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Freddie et Mary : Un Amour impossible et... Éternel.

 

. UNE DISTRIBUTION DES SECONDS RÔLES QUI ASSURE UN MAX. - Lucy Boynton incarne délicieusement Mary Austin, la compagne de longue date de Freddie qui aime le travestir, et qu’il épouse ; et Aaron McCusker, Jim Hutton, le petit-ami de Freddie Mercury. Mike Myers, célèbre pour ses Sagas, Austin Powers et Wayne's World, quant à lui, prend les traits du producteur de musique Ray Foster, d’EMI. On se rappelle que Mike Myers et ses compères de Wayne's World reprenaient en chœur, Bohemian Rhapsody, dans une scène d’anthologie, du premier volet de 1992.

 

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 Bohemian Rhapsody : Une Révolution Musicale.

 

. UNE FIN DE TOURNAGE HEUREUSE MALGRÉ… - Le 5 décembre 2017, le réalisateur Bryan Singer est renvoyé du tournage de Bohemian Rhapsody. Pour la Prod, à cause des absences répétées du cinéaste qui provoquent de trop nombreuses interruptions. Les représentants de Singer, eux, évoquent des "problèmes de santé." Dexter Fletcher est chargé de terminer le film. Lié au projet depuis décembre 2013, il n'a plus que deux semaines pour être dans les temps. John Ottman, fidèle collaborateur de Bryan Singer, compose la musique du film. Une BO contenant plusieurs titres du groupe Queen et des enregistrements inédits - dont cinq chansons jamais publiées venant du concert de 21 minutes de Wembley - sortie en CD audio chez Virgin Universal/Hollywood Records. Un album téléchargeable sur Internet depuis le 19 octobre 2018, dont une version vinyle est prévue pour février ou mars 2019.

 

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 Freddie, Brian May & la Red Special.

 

. UNE RÉALISATION AVEC QUELQUES DÉFAUTS… Pour une grande partie des critiques de Cinéma, le scenario n’est pas assez complet et détaillé. Mais se doit-il de tout raconter ? Il faut bien faire des choix, certes partiaux, sinon le film n’aurait jamais eu de fin. De même, cette Biographique semble parfois trop lisse. Mais ne vise-t-elle pas un large public ? En septembre 2010, Brian May, guitariste de Queen, ne révélait-il pas à la BBC, qu’elle allait être consacrée au groupe et à Freddie Mercury, et se focaliser uniquement sur la période qui trouve son apothéose avec le Live Aid, et ce, sans évoquer les dernières années de Mercury, mort du SIDA en 1991 ? Par contre, il est vrai qu’au début, cette Toile tombe un peu trop dans le Biopic-type, pur et dur, en faisant défiler à l'écran des listes de villes-concerts, presque interminables et barbantes, même sur une tonalité psychédélique.

 

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Freddie Mercury est devenu Immortel.

 

… VITE OUBLIES. – Comme le souligne Graham King, producteur britannique établi à Hollywood - soutient inconditionnel du film dès le début - dans un article paru dans Variety, le 27 avril 2012, intitulé malicieusement King courts Queen (Le Roi courtise la Reine) : "J'ai toujours été un grand fan et c'est une histoire qui n'a jamais été contée." N’est-ce pas finalement ce qui compte le plus ? Un Film qui, dans tous les cas, donne à chacun sa dose survitaminée de Mercury et de Queen, de Queen et de Mercury. Un Bonheur pour les yeux et les oreilles qui révèle une véritable Performance, Celle de Rami Malek ; grâce à qui, on redécouvre (ou découvre) la vie exceptionnelle d’un Artiste, continuant d’inspirer du Ciel des Artistes-outsiders. Une Bio-Musicale qui permet à tous ses Fans de garder la tête dans les Etoiles, même après être sortis du Cinéma. Durant les répétitions pour le Live Aid de Wembley, Freddie, affaibli, apprend qu'il est atteint du SIDA, et se confie aux Membres du Groupe. Cela ne l’empêchera pas, sur Scène, le 13 juillet 1985, de tout donner à son Public, en totale Communion avec lui. Une Sortie de Scène, d’un Artiste Majeur, pleine de panache, majestueuse, mémorable et unique, qui le rend Immortel. C’est pourquoi : "The Queen is not dead ! And The Show Must Go On !"

 

© Jean DORVAL, le 03 novembre 2018, pour LTC Kinéma.

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Infos+ : QueenOnline.com

 

Sources documentaires :

Allocine.fr, Wiki/Queen, Qwant.com,

LaCoccinelle.net  et Youtube.com

 

Notes : (1) Traduction : "Le spectacle doit continuer !" (2) Freddie Mercury était d’origine Parse, un peuple de Perse, venu de l’actuel Iran, de confession dérivée du Zoroastrisme, installé principalement en Inde.

 

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LTC KINéMA CONSEILLE DE VOIR...

jean dorval pour ltc kinéma

06/06/2018

LTC Kinéma présente : "Quand la crise économique organisée provoque un Sursaut Salvateur du Monde Ouvrier…"

 

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. Un Pamphlet Social Dénonciateur Objectif. - Le film dramatique français "EN GUERRE", coécrit, coproduit et réalisé par Stéphane Brizé, sorti en 2018, d’une durée d’1h52, avec dans les rôles principaux, Vincent Lindon (dans le rôle principal), Mélanie Rover et Jacques Borderie (deux acteurs non professionnels), a été en compétition au Festival de Cannes 2018. C'est le quatrième film de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon, après Mademoiselle Chambon, Quelques heures de printemps et La Loi du marché. Ce Petit Bijou Social, Solidaire et Fraternel, dénonce l’exploitation et l’abandon du Monde des Ouvriers par certains patrons, de moins en moins exemplaires socialement parlant, voire hors-la-loi. Il prend aux tripes, tel un Cri d’Alarme, un Plaidoyer sans Concessions, dans lequel se reconnaissent des millions d’Ouvriers, sans Boulot en France et dans le Monde ; suite aux plans de licenciements abusifs et massifs, dont ils sont victimes depuis des décennies. Une Histoire qui n’est pas sans rappeler, Celles des Sidérurgistes Lorrains de Florange, des 1.120 Contis de Clairoix, etc. qui "dégraissés" par la "courbe dictatoriale, irréaliste, injustifiée, insolente et sans fin de la croissance d’entreprises hyper-bénéficiaires" ont perdu leurs Emplois.

 

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. Une Histoire Sociale (malheureusement) comme les Autres. – Le film entre rapidement dans le vif du sujet. Malgré de lourds sacrifices financiers de la part des salariés majoritaires (départs anticipés à la retraite, baisse et gel des salaires, etc.), un bénéfice record de leur entreprise, et des profits mirifiques distribués à la pelle à des actionnaires minoritaires, égoïstes et privilégiés, qui n’en ont jamais assez sur leurs comptes en banque ; la direction de l’usine Perrin Industrie - propriété d’une Multinationale allemande, dont le PDG est confortablement installé dans une des tours d’ivoire d’un grand centre financier mondialiste - décide, contre toute attente, de fermer définitivement le site, et ce, pour le délocaliser sous d’autres cieux fiscaux plus cléments et faire de plus importants bénéfices. Là, où la main d’œuvre est encore moins chère. Les Ouvriers se trouvent alors pris dans la tourmente mortifère du "village planétaire ultralibéral". Accord bafoué, promesses non respectées, les 1.100 Salariés - emmenés avec panache par leur porte-parole Laurent Amédéo (magnifiquement incarné par Vincent Lindon) - refusent cette décision inique, brutale, et vont tout faire pour tenter de sauver leurs Emplois. Qui payera leurs crédits, qui nourrira leurs enfants, etc. quand ils seront à la rue ? Leur Droit au Travail est bafoué !

 

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. Le Droit au Travail est un Droit Fondamental. – Les textes ne manquent pas pour réaffirmer le Droit de Travailler, le Droit de Vivre de son Travail. La loi du 19 mars 1793 stipule : "Tout homme a droit à sa subsistance par le travail s'il est valide ; par des secours gratuits s'il est hors d'état de travailler. Le soin de pourvoir à la subsistance du pauvre est une dette nationale." De même, l'article 21 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793 affirme : "Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler." Le Droit au Travail a ensuite été proclamé dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, dans son Article 23 : "Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage." Un Droit repris dans l'Article 23 de la Déclaration des Nations unies de 1948. De plus, la Constitution de 1946 affirme : "Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi", Droit qui est repris dans la Constitution de 1958 qui fonde les bases de la Ve République. Enfin, dans la décision n° 85-200 DC du 16 janvier 1986, le Conseil Constitutionnel a affirmé qu’il appartient au Législateur "de poser les règles propres à assurer au mieux le droit pour chacun d’obtenir un emploi en vue de permettre l’exercice de ce droit au plus grand nombre d’intéressés." L'Agence Nationale Pour l'Emploi (ANPE), créée en 1967, découle de ce principe.

 

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. "C’est la Lutte Sociale, groupons-Nous et luttons !" - L'Histoire du Combat de ces 1.120 Ouvriers, qui s’opposent à la stratégie financière d'une Multinationale Toute-Puissante, montre jusque dans les coulisses du Conflit, les Stratégies Collectives à adopter en de telles circonstances dramatiques, les Talents de Négociateurs Opiniâtres à déployer au bon moment au Service de Tous (Ensemble) sur le Terrain Social, etc. afin d’essayer de déjouer TOUS les pièges du Système, avec Bon Sens, et surtout Courage ! C'est la naissance d'une Vague Humaine Révoltée Résolue, qui grossit jour après jour, contre vents et marées, et fait Front Social Commun. Une Tribu d’Ouvriers qui confrontée à l'adversité, à un défi immense, tente de Survivre dans un monde hyper-hostile. Le rôle important (et le manque de concertation) des Syndicats est ici, une fois de plus, souligné ; comme la division des Ouvriers (les jusqu’au-boutistes contre les vendus). Des tergiversations non-constructives qui font le bonheur de leurs adversaires et des pouvoirs publics jouant sur les deux tableaux. Le Monde Ouvrier seul face à la violence d’une Multinationale gourmande et subventionnée ? Un conflit tendu type qui (malheureusement) ne se généralise pas seulement qu'en France… Il faut pour s’en convaincre suivre l’Actu des chaînes d’info en continu. Le Monde des Ouvriers, des Oubliés, des Petits, des Exclus du Travail, des En-Bas de l’Échelle Sociale et des Laissés-pour-compte de la société capitalistique, crève en direct. "Silence on tourne !"

 

© Jean DORVAL, le 23 mai 2018, pour LTC Kinéma.

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Infos+ : Wiki/En_Guerre_(le film)

  

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20/01/2018

LTC Kinéma annonce...

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Downsizing : Petits formats, grands espoirs !

 

. Un film 5 étoiles à 90 millions de Dollars. - Alexandre Payne qui a déjà réalisé The Descendants en 2011 - une comédie douce-amère sur un père (interprété par George Clooney) qui essaie de reconstruire sa famille, après l’accident de sa femme - mais aussi l’émouvant Nebraska en 2013, nous a livré le 10 janvier dernier sa nouvelle comédie intitulée : Downsizing (Réduction de taille). Ce pur produit de la Paramount, dont la BO balance d’emblée Once in a Lifetime des Talking Heads, initié en 2009, d’une durée de 2h16, en VOST (anglais, espagnol, islandais et norvégien), est un petit bijou mêlant intelligemment la Science-Fiction et l’Écologie. Il s’agit du plus cher film du réalisateur, dont la dépense est estimée dans une fourchette allant de 65 à 90 millions de Dollars. Classé, à juste titre, cinq étoiles par la critique de presse Sophie Benamon de Studio Ciné Live, ce film est tout simplement pour elle : « Un petit Damon pour un grand Payne. Une satire sociale réussie sous forme de SF. »

. Quand Gulliver écolo veut sauver la Terre. - Dans un futur proche, afin de lutter contre la surpopulation et la surconsommation, freiner le réchauffement planétaire et la fonte de la glace des pôles, qui laisse s’échapper d’importantes quantités de méthane, prémisses à l’extinction des humains, des scientifiques mettent au point le Downsizing. Ce processus permet de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm, ce qui diminue considérablement leurs besoins, leurs déchets et donc leur impact sur l’Environnement.

. Juteuse réduction de corps. - Mais, la réduction de la taille des humains donne, en fonction de leur richesse dans le Monde grandeur nature, un équivalent-consommation dans le Monde réduit, très favorable, transformant ainsi les milliers de dollars de leur compte en banque en millions de dollars ; démultipliant leur pouvoir d’achat, leur niveau de vie, et donc leur envie de Dolce Vita et de Farniente.

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La rencontre entre Paul et Ngoc Lan marque

le début d'un Bonheur simple...

. Toujours les riches contre les pauvres. - Cette promesse d’un avenir meilleur va très vite convaincre 3% de la population mondiale - les très riches - à franchir le pas. En parallèle, certains pauvres (la minorité) acceptent la réduction de leur taille pour devenir plus facilement des clandestins dans les pays riches ou sont réduits de manière arbitraire au silence par des pouvoirs dictatoriaux. Dans tous les cas, chacun garde sa place dans l’échelle sociale du modèle réduit du Monde, et dans ses nombreuses Cités-Lilliput, telle Leisureland.

. Un casting et des personnages taillés sur-mesure. - Paul Safranek (Mat Damon) et son épouse Audrey (Kristen Wiig) désirant abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska) se lancent dans cette Aventure modèle réduit qui va changer à tout jamais leur existence. Paul Safranek, qui finalement ne sera pas rejoint par sa femme, va devoir s’adapter seul à ce Nouveau Monde. Il y rencontre Ngoc Lan Tran (Hong Chau). Ces deux personnages en quête de réalisation - lui, l’ancien ergothérapeute réduit à faire de l’accueil téléphonique, à qui rien ne réussit ; elle, la dissidente politique, clandestine, femme de ménage engagée dans le bénévolat social, et handicapée suite à l’amputation de sa jambe gauche - vont former une véritable symbiose. En parallèle de ce duo de choc, il est à noter le très beau rôle médian joué par Christoph Waltz (Dusan Mirkovic dans le film) - le trublion, l’empêcheur de tourner en rond, du scénario – qui incarne un personnage déjanté prenant la Vie comme elle vient. Cet attendrissant fêtard, trafiquant à ses heures perdues, a au bout du compte de la morale et de l’humanité, va transformer la Vie de Paul et de Ngoc Lan en les plaçant sur le Chemin de l’Amour.

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Dusan déguste la Vie... et tout lui sourit !

. XXL contre Miniatures. - In fine, une toile qui pèse le « pour » et le « contre » de l’American Way of Live, dont les qualités n’ont d’égal que les travers ; et ce, quelque soit la taille de l’environnement où elle se développe. Elle pose aussi le problème des communautarismes qui déchire toujours la société américaine (et le Monde...) : les Hommes de taille normale, contre les hommes de petite taille ! Alors, les humains de 12 cm, des étrangers comme les autres ? Rien n’est (malheureusement) plus certain !

 

© Jean DORVAL, le 20 janvier 2018, pour LTC Kinéma.jean dorval pour ltc kinéma

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02/02/2014

LA SCéANCE DE KINéMA(d'LTC).

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Attention : Film interdit aux moins de 12 ans.

 


Paul Edgecomb, pensionnaire centenaire d'une maison de retraite, est hanté par ses souvenirs. Gardien-chef du pénitencier de Cold Mountain en 1935, il était chargé de veiller au bon déroulement des exécutions capitales en s’efforçant d'adoucir les derniers moments des condamnés. Parmi eux se trouvait un colosse afro-américain du nom de John Coffey, accusé du viol et du meurtre de deux fillettes. Intrigué par cet homme candide et timide aux dons magiques, "un Miracle de Dieu", Edgecomb va tisser avec lui des liens très forts. Ce film de l'An 2.000, réalisé par Frank Darabont - avec dans les rôles principaux : Tom Hanks (Paul Edgecomb) et Michael Clarke Duncan ("Saint" John Coffey), est un véritable plaidoyer contre la peine de mort. Passionnément Humain, à voir !

JD pour LTC Kinéma.

 

 

 

 

INFO+ : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ligne_verte_le_film

28/01/2014

ACTUELLEMENT SUR VOS éCRANS !

jean dorval pour ltc kinéma

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INFO+ : http://twentyfeetfromstardom.com/
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jean dorval pour ltc kinéma

27/01/2014

UNE TRèS BONNE NOUVELLE POUR LES MOINS DE 14 ANS : EN 2014 LA PLACE DE KINéMA EST à 4€ à TOUTES LES SéANCES !

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21/01/2014

LA BOULEVERSANTE HISTOIRE VRAIE DE PHILOMENA ET ANTHONY LEE.

 

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C’est le 08 janvier dernier que le réalisateur Stephen Frears sort dans l’Hexagone "Philomena", un drame tiré d’une histoire vraie ; celle de Philomena et Anthony Lee(1). Dans le rôle de Philomena, on retrouve la sémillante et blonde Sophie Kennedy Clark (qui incarne la jeune Philomena ; une actrice qui passe aussi actuellement sur nos écrans dans "Nymphomaniac" de Lars Von Trier) et l’émouvante Judi Dench (Philomena, mais... en adorable vieille Dame). la bouleversante histoire vraie de philomena et anthony lee,philomena,le réalisateur stephen frears,sophie kennedy clark,judi dench,steeve cooganJudi Dench, une actrice hors norme, qui enchaîne les tournages. De 1995 à 2012, elle joue le rôle de "M" dans la saga des James Bond. Elle est la première femme à diriger le MI-6. En 2006, elle tient le haut de l'affiche dans "Madame Henderson Présente" ; un autre film de Stephen Frears, dans lequel elle campe, dans les années 30, une authentique anglaise, devenue à 69 ans la veuve d'un richissime homme d'affaires, et qui de retour des Indes Britanniques, s’inquiète de sa nouvelle vie… Pendant les 98 mn de "Philomena" Judi Dench partage la vedette avec Steeve Coogan dans le rôle de l’excellent et perspicace Martin Sixsmith. Le fils de Philomena, Anthony Lee, enfant, est joué par Xavier Atkins. Il devient Michael Hess après son adoption ; un rôle tenu par Sean Mahon une fois adulte.

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UNE HISTOIRE PAS TRèS CATHOLIQUE.

Irlande, 1952, Philomena Lee, une jeune et naïve adolescente, tombe enceinte après une fatale passade. Vu la mentalité de l’époque, cet "infâme péché" jette l’opprobre sur toute sa famille, sur toute sa communauté. Aussi, elle est immédiatement envoyée au couvent de Roscrea, dans l’abbaye de Sean Ross. Là, elle accouche dans d’atroces conditions ; les sœurs "catholiques" de la "Charité" refusant de lui donner de simples analgésiques pour calmer sa douleur. Il est préférable pour certaines d’entre elles qu’elle meure en couches pour expier "ses péchés"… (No comment !) la bouleversante histoire vraie de philomena et anthony lee,philomena,le réalisateur stephen frears,sophie kennedy clark,judi dench,steeve cooganElle n’a que 19 ans et elle va travailler comme une esclave pour ces "religieuses" - qui n’ont rien compris de la Charité et du Message Christique - dans l’espoir de garder son garçon qu’elle a prénommé Anthony et pour rembourser "sa dette". En fait, elle est tombée dans un engrenage infernal. Elle ne peut pas participer à l'éducation de son fils, qui se trouve à l’orphelinat de son couvent, et n’est pas autorisée à le voir plus d’une heure par jour, comme de nombreuses autres jeunes filles dans la même cruelle situation.la bouleversante histoire vraie de philomena et anthony lee,philomena,le réalisateur stephen frears,sophie kennedy clark,judi dench,steeve coogan Mais, le pire reste à venir. Et comble de l’inhumanité, arrive le jour où ce fils âgé de trois ans est vendu comme de la marchandise avec son amie Mary (incarnée par l’actrice Mare Winningham à l'âge adulte) à une riche famille américaine "anonyme" qui les adopte, et ce, bien sûr sans le consentement (de cœur) de Philomena et encore moins des enfants vendus. On peut alors aisément comprendre le drame qui se joue. Le déchirement de cette femme qui a porté son enfant pendant neuf mois prend aux tripes.

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Après le "péché", l’éternel remord…

Puis, sans transition, on se retrouve de nos jours. Devenue sexagénaire, Philomena qui a enfoui ce drame en elle, depuis plusieurs décennies, a refait sa vie après avoir remboursé sa dette aux religieuses de la honte. Elle a une fille, Jane (Anna Maxwell Martin), et est prise soudainement d’une angoisse bien compréhensible. Tout son passé resurgit. Elle veut savoir ce qu’est devenu son fils et s’il ne manque de rien, et veut absolument lui dire qu’elle ne l’a pas abandonné. Elle avoue ce brûlant secret à Jane. Débute, alors, une palpitante enquête pour retrouver cet enfant devenu un homme. Ancien reporter à la BBC Martin Sixsmith ne sait plus quoi faire de sa vie jusqu’à ce que cette histoire lui soit comptée par Philomena. Ensemble, ils décident de partir sur les traces de ce fils disparu pour en faire un article-témoignage.

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DES MèRES MARTYRISéES PAR DES SŒURS DE PEU DE FOI.

Ce film traite donc du sort réservé à beaucoup de jeunes femmes qui ont eu le malheur d’être abandonnées à la charge de certaines "bonnes" sœurs (catholiques), qui sont loin d’être une preuve vivante de la Charité Chrétienne.la bouleversante histoire vraie de philomena et anthony lee,philomena,le réalisateur stephen frears,sophie kennedy clark,judi dench,steeve coogan,12 years a slave,by steve mcqueen (ii),chiwetel ejiofor,michael fassbender,benedict cumberbatch,nymphomaniac volume 1,le film,rammstein,de lars von trier,actuellement sur nos écrans,"nymphomaniac (part i)",ou comment atteindre le point joe,lars von trier,charlotte gainsbourg,stacy martin,nymphomane,stellan skarsqard,tc kinéma annonce...,les trois frères,le retour,les inconnus,e festival cinéma télérama,c'est 3€ la place du 15 au 21 janvier 2014,avec le pass dans télérama,les 18 et 15 janvier 2014,revoir les meilleurs films de 2013,« the immigrant : ewa (cybulski) ou la seconde vie de marion (co,charlie chaplin,1917,the immigrant le film,réalisateur,james gray,en vost,polonais,anglais,marion cotillard,joaquin phoenix donne vie à « bruno weiss » ; jeremy renner est,« belva » ; jicky schnee,« clara » ; yelena solovey,« rosie hertz » ; maja wampuszyc,« edyta bistricky » ; et ilia volok,« voytek bistricky »,la statue de la liberté,lady liberty Un délicat sujet déjà abordé dans d’autres films, tels le brutal "The Magdalene Sisters" de Peter Mullan, paru en 2001 ; dans lequel des jeunes filles vont aussi "être redressées" par la prière forcée, exploitées afin d’expier "leurs péchés" et sauver leur âme. Ce terrible sort réservé à de pauvres femmes, tombées enceintes en dehors du mariage, et subissant le jugement éhonté "de la société des gens bien-pensants et de leurs familles", sont considérées (à tort) comme des "attardées mentales" ou des "marginales". Des jeunes femmes dont "le seul crime" a été de donner la Vie et qui se sont retrouvées enfermées de force dans certaines "institutions religieuses". Quid des "courageux" papas ? Une pratique qu’on ne peut cependant pas généraliser à toute l’Institution Catholique comme le prouve, entre autres exemples, l’Histoire de la Lorraine.

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"L’AMOUR EST UNE GRÂCE."

Jadis en Lorraine un tiers des mariages était consommé avant de passer à l’Église. Tout enfant conçu ainsi procurait au futur Papa (mais aussi à la Maman) un certain prestige qui lui valait d’être surnommé "godard" (du latin "gaudare" qui signifie "le réjouit"). Le "godard" aux yeux de tous vérifiait la fameuse expression catholique : "Liebe ist eine Gnade !" (traduction : "L’Amour est une Grâce !"). Cela était un véritable Don du Ciel selon la Tradition Lorraine d’avoir un Enfant avant le Mariage. Alors, pourquoi ne pas avoir étendue cette belle Preuve de l’Amour de Dieu à toute la Chrétienté ?

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PHILOMENA DANS LES PAS DU CHRIST, JUSQU’AU PARDON.

Le film "Philomena" plaît d’emblée par son style, car il ne tombe pas dans le "pathos", l’émotion facile. Le réalisateur Stephen Frears et ses scénaristes ont eu l’intelligence d’offrir cette bouleversante histoire vraie comme un portrait débordant de vie, de chaleur et d’espoir en continu. L’opposition entre le total dépouillement du personnage de Philomena et le cynisme abrupte de Martin Sixsmith donne de suite un véritable dynamisme à cette comédie décapante. Quand Philomena lance des répliques crues qu’on n’imaginerait jamais dans la bouche d’une Vieille Dame ; Martin, lui, assène de violentes boutades, et de vindicatives, mais pertinentes, tirades. Jamais Philomena et Martin ne vont chercher à se changer l’un l’autre. Ils seront eux-mêmes jusqu’au bout du film. Un pur réalisme ancrant ce long-métrage dans une sincérité époustouflante. En insufflant au film, humour et rythme, Frears rappelle sans ambages que l’existence se nourrit d’émotions.la bouleversante histoire vraie de philomena et anthony lee,philomena,le réalisateur stephen frears,sophie kennedy clark,judi dench,steeve coogan,12 years a slave,by steve mcqueen (ii),chiwetel ejiofor,michael fassbender,benedict cumberbatch,nymphomaniac volume 1,le film,rammstein,de lars von trier,actuellement sur nos écrans,"nymphomaniac (part i)",ou comment atteindre le point joe,lars von trier,charlotte gainsbourg,stacy martin,nymphomane,stellan skarsqard,tc kinéma annonce...,les trois frères,le retour,les inconnus,e festival cinéma télérama,c'est 3€ la place du 15 au 21 janvier 2014,avec le pass dans télérama,les 18 et 15 janvier 2014,revoir les meilleurs films de 2013,« the immigrant : ewa (cybulski) ou la seconde vie de marion (co,charlie chaplin,1917,the immigrant le film,réalisateur,james gray,en vost,polonais,anglais,marion cotillard,joaquin phoenix donne vie à « bruno weiss » ; jeremy renner est,« belva » ; jicky schnee,« clara » ; yelena solovey,« rosie hertz » ; maja wampuszyc,« edyta bistricky » ; et ilia volok,« voytek bistricky »,la statue de la liberté,lady liberty Mais, il signe une comédie dramatique qui dénonce à juste titre les fautes et les contradictions de certains membres de l’Église Catholique, sans pour autant porter de jugement de valeur et tout en respectant la Foi de tout un chacun. Philomena reste, malgré les épreuves - dont les sœurs irlandaises de l'époque sont responsables et coupables - une Croyante en Dieu et dans le message du Christ, fidèle à l’Église Catholique, consciente que, en plus de 2.000 d’Histoire, comme le disait si bien Saint-François de Sales, "Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie." Ce drame familial, qui aurait pu être évité avec beaucoup de Compassion, fait dire par un Martin, usé par la colère, devant tant d’injustice, à Philomena : "L’Église doit se confesser, pas vous !" Mais contre toute attente, Philomena en Catholique pardonne aux Sœurs (qui redeviennent) de la Charité. Elle reste Droite et Bonne jusqu’au bout, dans une réserve digne que seule les personnes qui ont énormément souffert savent porter comme les Stigmates du Christ. En Sainte, elle transforme la haine en Amour du Prochain. Elle se transcende, gagne son Ciel sur Terre. Tant de Grâce concentrée en si peu de temps ? C’est aussi rare, mais aussi vrai qu’un Miracle !

© Jean DORVAL, le 21 janvier 2014, pour LTC Kinéma.

jean dorval pour ltc kinémaNote :

(1)  D’après le livre-enquête de Martin Sixsmith, paru aux éditions des Presses de la Cité.

Source documentaire : http://www.cinemateaser.com/

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10/05/2013

LES BEST OF JD : « LE 13ème AMENDEMENT AMERICAIN : UN COMBAT DE LINCOLN POUR L’HUMANITE ! »

 

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 © Photo ci-dessus : http://www.djibnet.com

 
Depuis son plus jeune âge, Steven Spielberg a toujours nourri une fascination pour « LE » Personnage inébranlable d'Abraham Lincoln (1809-1865). Cette passion est née lors d’une visite au fameux Lincoln Memorial de Washington. A ce propos, le cinéaste confie : « J'ai toujours voulu raconter une histoire à propos de Lincoln. C'est l'une des figures les plus fascinantes de l'Histoire et il occupe une grande place dans ma vie. Je devais avoir quatre ou cinq ans, lorsque j'ai vu le Lincoln Memorial pour la première fois. J'ai d'abord été effrayé par la taille de la statue sur ce fauteuil, mais à mesure que j'approchais, j'étais de plus en plus captivé par son visage. Je n'oublierai jamais cet instant. Cela m'a poussé à m'interroger sur cet homme qui me surplombait, assis dans ce fauteuil. » Depuis, Spielberg a lu quantité d'ouvrages sur son héros. Et l’étude de ce Personnage, véritable figure de proue humaniste, l’a poussé à mettre en images, une vie faite d'intensité et de mouvements positifs, remplie d'anecdotes, souvent en résonnance avec notre temps.

  

 

UN REPORTAGE EN DIRECT SUR LE COMBAT LINCOLN.

Steven Spielberg, dans son film historique « Lincoln » - sorti le 30 janvier 2013, d’une durée de 2h29 - se fait, une fois de plus, le porte-parole des Grands Combats salvateurs pour l’Humanité. Dans le cas présent, il se bat pour la Liberté des Hommes asservis, ses frères, nos frères, pour ces Etres Humains, martyrs innocents, rendus honteusement esclaves, par millions, pour le profit d’exploiteurs, qui les considèrent alors, à tort, comme des bêtes de somme. Pour ce faire, Spielberg se saisit du personnage d’Abraham Lincoln, au moment le plus tendu de sa lutte pour l’émancipation des esclaves. Le réalisateur plonge son public, sans concession, dans les arcanes du Pouvoir Américain, dans les tractations politiques du moment ; dans lesquelles, Lincoln - l’Homme Politique le plus droit d’Amérique, jusqu’alors - achète, à prix fort, et pour la bonne cause, les vingt dernières voix, dont il pense avoir besoin au Congrès, pour faire passer son Amendement Historique, et ce, à coup de compromis électoraux (même avec ses adversaires politiques), de bonnes places dans l’Administration Américaine pour les élus sortants, « d’enveloppes », d’usage de faux documents pour adoucir les revendications des Parlementaires, etc. 

Dans cette toile haut en couleur, Spielberg, pas en reste, dépeint une situation tendue à l’extrême au Congrès entre esclavagistes et anti-esclavagistes, avec un souci du détail, hors du commun, dans la mise en scène. Chacun est dans son camp re-tranché... L’heure est grave pour faire passer coûte que coûte le "13ème Amendement", à mi-chemin entre « La Patrie en danger ! » et un Putsch Démocratique Permanent guidé par l’Amour du Prochain. Les visages des acteurs sont parfaitement grimés, comme sortis des photos d'époque, illustrant si parfaitement le Far West dans les musées ou les Westerns. Les costumes sont authentiques, scrupuleusement d’époque, et les intérieurs (le Congrès, le bureau de Lincoln, la Maison Blanche, etc.), ayant servis de lieu de tournage, sont faits « sur mesure ». On est presque en direct, comme sur CNN, au cœur de cette terrible Guerre de Sécession, dont on ne voit que des "instantanés", pris sur les champs de bataille, et pendant lesquels le réalisateur met en exergue la violence de combats endiablés, au corps-à-corps ; le bombardement continu de zones urbaines de nuit ; et l'après-bataille pour mieux illustrer toute l’horreur de l’enchevêtrement des corps décharnés. Ce moment clé de la Présidence Lincoln, tourné par Spielberg, dénonce une véritable boucherie, pour faire valoir le Droit à la Liberté des plus Humbles, et résonne comme un cri d’alarme pour l’Humanité : « plus jamais cela ! » Et tandis que le Nord et le Sud continuent de s’entredéchirer, à la Maison Blanche, Lincoln, Lui, continue à monter inlassablement au créneau politique, afin de faire passer son fameux « 13ème » ; un amendement finalement voté « à la majorité » par le Congrès, le 31 janvier 1865, par 119 voix contre 56. Ce jour là, même le Président du Congrès a voté « POUR ». Voici ce que dit ce précieux 13ème Amendement de la Constitution Américaine : « Il n'existera dans les Etats-Unis, et dans toute localité soumise à leur juridiction, ni esclavage, ni servitude involontaire, si ce n'est à titre de peine d'un crime dont l'individu aurait été dûment déclaré coupable. » Cette Loi complète la Proclamation d'Emancipation des Esclaves faite par Abraham Lincoln en 1862. Ainsi, l'esclavage est définitivement aboli aux Etats-Unis d’Amérique (malheureusement, par la suite, le Peuple Indien d’Amérique fera les frais de l’expansion des States vers l’Ouest…). En France, c'est le Décret du 27 avril 1848 qui a abolit « définitivement » l’esclavage, à l'instigation de Victor Schoelcher. « Définitivement », car il avait été déjà aboli une première fois par la Convention, le 4 février 1794, mais rétabli en 1802 par Napoléon 1er (pour une certaine Joséphine de Beauharnais, issue d'une famille de planteurs esclavagistes). L'Angleterre a, quant à elle, aboli l’esclavage dès 1833.

 

« LINCOLN » EST UN PORTRAIT D’HOMME DE CONVICTION.

Spielberg présente un Lincoln humain, en panoplie complète (le haut-de-forme, la silhouette filiforme, la barbe hirsute, l’allure voûtée, etc.), proche du Peuple. De ses collaborateurs au petit personnel de la Maison Blanche, des militaires qui partent au front aux nombreuses personnes qui le sollicitent pour une aide, la générosité de Lincoln est grandement sollicitée, entre deux blagues anti-Britishs. Mais, le cœur de ce « Direct » se trouve ailleurs. Il réside principalement dans la relation torturée du couple Lincoln. La « First Lady », qui ne peut surmonter la mort de son fils aîné, tombé au champ d’honneur, avec ses frères d’armes, voit cette perte douloureuse ravivée brutalement par la décision soudaine du Benjamin de la Famille de s’enrôler à son tour dans l’armée, malgré l’avis contraire de ses parents. Heureusement, il reste le « petit dernier », dont la candeur contraste avec la détermination froide de Lincoln d’abolir l’esclavage, quoi qu’il en coûte, quels que soient les moyens déployés humains et matériels, et ce, jusqu’à la Paix qui passe, selon Lui, « que » par l’adoption du « 13ème ». « Lincoln » est une épopée intime et collective à la fois, échevelée, qui met en avant les lenteurs démocratiques du Nouveau Monde, empêtré dans ses contradictions et revendications légitimes. Daniel Day-Lewis, dans le rôle du 16ème Président des Etats-Unis d’Amérique, transcende la simple interprétation d’un Lincoln, usé par le poids des responsabilités, et ayant vieilli de dix ans en un an. Il en magnifie la grandeur et les limites, au travers du Combat pour le Droit des Persécutés à être libres. Lincoln est prêt à tout, en bon Yankee, jusqu’à « la guerre totale », pour vaincre « les Gris », les ennemis de la Liberté, pour résoudre ce conflit meurtrier et réunifier le pays. Les derniers mois tumultueux du mandat de Lincoln portés par le Vent du Changement vont secouer le destin des générations à venir américaines (et d’ailleurs). La Guerre de Sécession en quatre ans, de 1861 à 1865, a fait 617.000 victimes. Le dernier mort de ce grave conflit moderne fut Lincoln, lui-même. Il entre ainsi dans le Panthéon Américain, le 14 avril 1865, en se faisant assassiner par le fanatique sudiste, Jefferson Davis. Prouvant ainsi par un nouveau coup du sort malheureux pour l'Humanité que bon nombre de Grands Hommes qui ont fait progresser l'homme, meurent souvent pour leurs convictions, à l’image de Gandhi, Martin Luther King, Anouar el-Sadate, Yitzhak Rabin, etc. Des destins tragiques, donc, dont l’Idéal devient alors Immortel, un véritable flambeau pour nos contemporains qui n'ont pas encore tiré toutes les leçons du passé, puisque dans certaines parties de ce (pauvre) Monde (malade), de nos jours, on continue à pratiquer, toute honte bue... l’esclavage !

© Jean Dorval, le 05 février 2013, pour LTC Kinéma.

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14/06/2012

LES BEST OF JD : "UN VILLAGE PATHOLOGIQUE COUPE DU MONDE."

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Devenu incontournable en quelques films, le réalisateur M. Night Shyamalan, selon <plume-noire.com>, est « passé maître dans l’installation d’une menace diffuse, reposant sur une accumulation d’éléments ténus. » Après avoir tourné « Sixième sens » et « Incassable » en 2000 (fantastique), « Signes » en 2002 (science fiction), il réalise en 2003 un autre petit chef-d’œuvre fantastique « Le Village » sorti au niveau national le 18 août dernier.

 

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M. Night Shyamalan s’est inspiré pour la partie dramatique, des « Hauts de hurlevent », roman d’Emily Bronte publié en 1847, et du film « King Kong » (1933), lorsqu’il aborde le thème d’une communauté vivant dans la peur de créatures féroces et prédatrices. La distribution artistique de ce film est des plus intéressantes (Joaquim Phœnix, Bryce Dallas Howard, Adrien Brody, Sigourney Weaver, William Hurt…). Sigourney Weaver affirme qu’après la lecture du scénario, elle n’a pas dormi de la nuit tant le récit l’a captivé. « Instinct de conservation, préservation du groupe, croyance et mensonge, tels sont les thèmes de prédilection… concentrés dans Le Village, fable moderne, à la croisée des mythes fondateurs américains » selon <plume-noire.com>.

 

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UN VILLAGE ET UNE COMMUNAUTE ISOLES DU MONDE VIRANT PARANOS…

 

En 1897, les habitants d’un village perdu au milieu de la forêt, formant une petite communauté isolée du reste du monde, sont persuadés d’être cernés par des créatures mythiques vivant dans les bois alentours. La vie du groupe s’organise autour de cette menace potentielle, par l’instauration de règles strictes afin de conjurer la menace et protéger le groupe. A cause de ces forces maléfiques personne n’a encore osé s’aventurer dans les bois, au delà des dernières maisons, là où elles vivraient ; car le village a passé un accord avec elles, un accord territorial qui ne doit jamais être violé… Mais voilà, Lucius Hunt, un jeune homme entêté et impétueux, est bien décidé à aller voir, coûte que coûte, ce qui se cache par delà les limites du village. Son audace aura de terribles répercussions, car le pacte sera rompu, brisant ainsi un équilibre précaire dont dépend l’avenir collectif…

 

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Les notions de territoire et de frontière forment la trame du film : la forêt, lieu de perdition et Le Village, refuge communautaire où sévit un obscurantisme radical. En filigrane, l’histoire de l’Amérique des pionniers est décortiquée, avec le mythe fondateur du retour à la nature. L’Amérique originelle, vertueuse et innocente, s’oppose à l’Amérique contemporaine, corrompue par l’argent, brusquée par la violence… Le cours du temps se superpose pour mieux révéler cette antinomie. Le conseil des anciens, à cet égard, symbolise le retour d’un ultra protectionnisme américain. « Village métaphore s’il en est dont le phalanstère actualise les problématiques politiques d’un pays soucieux, jusqu’à l’obsession, de sa sécurité » selon <plume-noire.com>, le clan est élevé au rang de valeur absolue, comme un espoir face au chaos du monde. Et la croyance se confond, à la longue, avec le mensonge : les initiés détenant la connaissance, alors que les autres restent dans un cocon d'ignorance quasi-pathologique. Contre toute attente, William Hurt révèle le secret du village à sa fille Ivy (Bryce Dallas Howard). Cette charmante aveugle, très intuitive, auréolée de pureté, brave alors héroïquement tous les dangers de la forêt afin de sauver Lucius (Joaquim Phœnix), son amant. Dans ce film, il n’y a pas d’effets spéciaux, tout repose sur l’anticipation, l’instauration d’un climat d’angoisse permanent, et l’efficacité de scènes très prenantes.

 

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LA OU REGNE L’OBSCURANTISME, REGNE LE MAL !

Au final, Shyamalan opte pour le maintien du secret, validant par dérision un obscurantisme indéfendable, pour mieux dénoncer les mensonges d’état de l'administration Bush à propos de l’Irak et sa volonté de maintenir dans l'aveuglement le peuple américain. Selon Night Shyamalan, « Le Village est un symptôme (voire un syndrome) du gouvernement Bush ». La pertinence du film repose sur la paranoïa et la dichotomie permanente des concepts évoqués. Alors « Le Village », un signe de résistance à la Bush-erie ? C’est plus que certain mon poteau !

 

© Jean Dorval, le 25/09/04, pour LTC Kinéma.

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05/06/2012

« DARK SHADOWS ? NEIN !!! SHADOWS OF THE DAMNED ! aaaAAAAHHHH !!! »

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Sorti sur les écrans les plus sombres de France et de Navarre, le 08 mai dernier, le film noir « Dark Shadows », a été tourné en 2011, par Tim Burton, avec l’excellent, ou plutôt, le sublimissime Johnny Deep ; Michelle Pfeiffer (que je revois toujours incarnée la très hot Catwoman, en 1992, dans « Batman Returns ») ;dark shadows le film,shadows of the damned,tim burton,johnny deep,michelle pfeiffer,eva green,vampire,sorcière,helena bonham carter Eva Green (l’ex-James « Bombe » Girl de « Casino Royale » en 2006) ; et Helena Bonham Carter (entre autres supers rôles : la terrible Reine rouge du film « Alice au Pays des Merveilles » de… Tim Burton, 2010, mais aussi, la femme du Roi George VI dans « Le Discours d'un roi » (« The King's Speech ») de Tom Hooper, sorti en 2010). Ce movie film, très haute définition, aux effets spéciaux époustouflants, nous conte de manière ludique et humoristique, l’imaginaire poétique, fantastique, féerique et délirant, mais aussi, l’univers nocturne si particulier de Tim Burton. Chaque « Tim Burton » (une référence en la matière !) est toujours très, très attendu, par ses fans (et dont ma gueule) avec beaucoup, très beaucoup, énormément, passionnément, d’impatience. Initialement « Dark Shadows » est un soap-opéra gothique américain qui passait à la télé l’après-midi, dans les années 70. Les acteurs y jouaient fort mal. Le décor était, comme on dit dans les milieux intéressés, très « cheap » (très « bon marché »). Les chauves-souris étaient même en plastique… Pas de quoi s’attarder ! Et pourtant, cette série allait frapper durablement l’esprit créatif, le génie naissant, d’un ado fan de la série, Tim Burton, car elle rassemblait sur le même plateau, vampires, sorcières et créatures surnaturelles, une nouveauté pour l’époque ! Tim s’est donc inspiré pour "Dark Shadows", avec jubilation, de cette série, pour nous conter, du bas de sa crypte cinématographique, une palpitante histoire remixée, avec un brin d’inspiration "à la Deep !" 

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Trop fort ce Deep !

 

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 La très belle sorcière éconduite (Eva Green).

 

CE SOIR, LE VAMPIRE A RANCARD AVEC LA SORCIERE ! « aaaAAAAHHHH !!! »

Ce film, c’est l’histoire rocambolesque de Joshua et Naomi Collins, et de leur jeune fils Barnabas. L’action débute en 1752 par un départ de Liverpool, en Angleterre, en partance pour les Amériques, afin de commencer une nouvelle vie dans le Maine. Mais, même avec une telle distance, pourtant accentuée par le gigantisme de l’océan, cette famille n’échappera pas à la mystérieuse malédiction qui la poursuit… Vingt années plus tard, Barnabas, devenu héritier de la très rentable conserverie de poissons de ses parents, a « SON » Monde à ses pieds, en l’occurrence, la ville qui porte son nom : Collinsport. Aussi, en digne Maître de Collinwood Manor, Barnabas est riche et puissant, et tout semble lui réussir ! Mais voilà, c’est un séducteur invétéré… Et sa perte va venir de là où cela le chatouille… Il va commettre l’erreur de briser le cœur d’Angélique Bouchard, une sorcière maléfique. Cette dernière pour se venger de lui va lui jeter un sort plus maléfique que la mort, le transformer en vampire et le faire enterrer vivant… Que l'aventure commence !

A voir absolument, après avoir mangé un steak très saignant ! « aaaAAAAHHHH !!! Delicia !!! »

© Jean Dorval, le 05.06.2012, pour LTC Kinéma.

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La très mignonne petite copine du vampire...

04/06/2012

« COSMOPOLIS OU LA CHUTE FINALE DE L’ULTRALIBERALISME ! »

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Dans le sillage du très bon documentaire de Michael Moore de 2009, « capitalisme : une histoire d'amour », on n’a pas fini d’observer partout dans le monde la lente agonie de l’ultralibéralisme d’exploitation sauvage, à l’image de son frère ennemi qui vingt ans plus tôt s’était effondré comme un château de cartes géopolitiques : le communisme mortifère et esclavagiste ! Dans la même veine, le film « Cosmopolis », un drame Franco-Canadien d’une durée d’1h48, est un petit chef-d’œuvre de David Cronenberg (le réalisateur de « Spider » (2002), « Faux semblants » (1988) et « Paradis Murders » (1974). Cette adaptation du roman du même nom de Don DeLillo, paru en 2003, est joué par de Grands Noms du cinéma : Robert Pattison (la belle gueule de « Twilight »), « l’Eternelle » Juliette Binoche (plus sexy que jamais…), Paul Giamatti, Matthieu Amalric et Samantha Morton). Cronenberg qui avait déjà mis à l’écran les romans difficilement transposables de J.G. Ballard et de William S. Burroughs, respectivement « Crash » (1996) et « Le Festin nu » (1991), récidive dans les films paradoxaux avec « Cosmopolis », devenant sans hésitation un Grand Maître du genre.

 

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Huum... Juliette Binoche...

 

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Pattison affronte finalement ses phobies dans ce film...

« NEW-YORK, NEW-YORK… (version) DESTROY !!! »(1)

L’histoire se passe dans un « New-York, New-York » totalement destroy. L’ère de l’ultralibéralisme sauvage touche définitivement à sa fin. De bon matin, Eric Packer, un golden boy de la haute finance internationale, doublé d’une éminence grise au réseau impressionnant, s’engouffre dans sa limousine blanche de luxe, aménagée sur mesure, blindée, bardée d’électronique sophistiqué chargé à bloc de renseignements économico-financiers, véritable « Air Force One de la route… » Et alors, que la visite du Président des Etats-Unis d’Amérique paralyse entièrement un Manhattan en ébullition, livré à lui-même, il n’a qu’une obsession, un caprice de riche : aller à tout prix se faire couper les cheveux chez son coiffeur attitré qui se trouve à l’autre bout de la ville, et ce, au risque d’y perdre la vie s’il le faut.

Au fur et à mesure que la journée se déroule, le chaos s’installe définitivement autour d’Eric Packer. Et en même temps que la chute du temple capitalistique s'opère, Packer assiste, impuissant, à l’effondrement de son Empire, de son monde égoïste, très sélect, parano et vierge marie, bâti avec la sueur et le sang des autres. Comme dans « History of Violence » (un thriller haletant de Cronenberg, de 2005, dans lequel un nabab de la finance est persuadé que l’on va l’assassiner dans les 24 heures…), il est aussi certain que l’on va le tuer. Où ? Quand ? Il ne le sait pas encore… Surprise ! La psychose s’installe… Il va subir, ainsi, les 24 heures les plus stressantes et les plus longues de sa vie, jusqu’alors aseptisée et tranquille, immergé dans une ambiance devenue sournoise - dangereuse pour lui et ses semblables - porteuse du virus social de la révolte anti-exploitation. La plèbe contre les patriciens, un combat malheureusement vieux comme le monde ! L’anarchie règne partout. « LA » Rue est devenue un immense forum à ciel ouvert, revendicatif à l’extrême et servi saignant ! L’emballement du Yuan (la monnaie chinoise des milliardaires rouges) est à l’origine de l’effondrement du marché. Et personne aux commandes du Système, pas même Eric « l’initié », n’a vu venir le coup fatal (comme à chaque crise majeure qui secoue le monde d’ailleurs…). Cette erreur, l’erreur de sa vie, cette fatale erreur, fait dévisser le spéculateur mondain, Eric. La banqueroute s’invite dans sa vie, telle une bulle spéculative qui lui pète en pleine gueule. Il est, à son tour, à la place de tous ceux dont il a détruit la vie. Il s’enfonce subitement dans une voie de non-retour dont il ne se relèvera pas. Le rat devient même l’unité monétaire d’échange, une sorte de pied de nez à la crise et à la précarité… Sa limousine ressemble au Titanic. Elle coule lentement mais sûrement, avec en bout de course un certain Benno qui attend Eric pour régler un vieux compte…

 

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Eric (Pattison) un être dual, accompli professionnellement parlant,

et à la fois perdu dans ses propres excès... 

  

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Eric ou l'obsession du paraître...

 

"New-York, ton univers impitoyable !"

Cette toile cinématographique est une véritable immersion dans l’univers impitoyable de la finance, avec son jargon particulier (investissements spéculatifs, prix des marchés, placements, croissance en déficit, taux d’intérêts, prise de risque, profits, etc.). Comme dans le film « Margin Call » - réalisé par J-C. Chandor, en octobre 2011 - « Cosmopolis » intensifie crescendo l’intérêt du spectateur, en l'habitant, en le possédant, petit à petit, et en lui injectant le scénario comme un venin mortel. L’étude opérée sur la macroéconomie saisit d’effroi le spectateur par son inhumanité et par ses cohortes de chiffres indigestes et froids. Les niveaux de réalité se mélangent, deviennent mêmes abstraits, diaboliques. Tout l’Art de Cronenberg réside, aussi, dans le parallèle fait entre l’appât du gain, la déroute et la malbaise. La représentation ingénieuse de cette trilogie apocalyptique se traduit ici par une série de corps livrés sans pudeur comme des flux monétaires, de coïts besogneux et paramétrés côtés en bourses, d’« overdoses de baise » (comme le disait si bien Gainsbarre…) soumises au système de compensation monétaire bestial… L’essentiel du film se passe dans la limousine, espace restreint, pour rejoindre au bout du compte, forcé par les événements, la rue, espace ouvert. Finalement, c’est l’univers ouaté et contrôlé de la limousine contre la puanteur de la cité en perdition. La « Limo » devient dès lors un objet par procuration, un symbole phallique pénétrant la foule à qui mieux mieux. Une foule violée, certes, mais qui sait rendre coup pour coup, notamment en taguant et en saccageant la blancheur immaculée de la « Limo ». Une autre forme de viol, celui de l’inaccessible… de ce que l’on veut posséder et que l’on possède in fine coûte que coûte !

 

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Le pouvoir : la séduction "à deux balles" dans la bagnolle...

Il a la super voiture (la continuité de son pénis...),

il aura la super nana ! (le piège habituel !)

 

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Sexe et violence font bon ménage... 

Les Indignés "made in Cronenberg"...

Ce film balance le spectateur, entre fascination et impatience. Il faut accepter en le voyant de se laisser violenter par une histoire qui flirte avec l’actualité, la nôtre, à mi-chemin entre « Les Indignés » de Madrid, le « Printemps érable » de Montréal, la Grèce et la zone euro en pleine déconfiture, et les mouvements anti-banques tels « Occupy Wall Street » ou « Occuper Berlin ». Cet univers, là, oscille entre errance latente et ruine putride. Ce brûlot corrosif anti-capitaliste met en avant le déclin de l’Occident, traduit la déshumanisation de l’homme, qu’il soit riche ou pauvre, détruit à petit feu par le pognon-roi. Entre honteux taux usuriers et addiction revolving névrotique, ces jeux pervers monétaires déconnectent l’humain de la vie réelle pour mieux le rendre esclave. Pourtant au milieu de cette fin du monde programmée, Packer ne songe qu’à sa limousine et à sa petite gueule. Il veut savoir où elle est garée la nuit. Quelles sont ses caractéristiques techniques. Faut-il la « prouster » pour l’isoler de tout (un clin d’œil à Proust qui avait fait insonoriser sa chambre avec du liège et avait vécu pendant quinze ans reclus au deuxième étage du 102, boulevard Haussmann, à Paris) ? etc. De même, en ces heures graves, il ne pense qu’à sa présentation (sa coupe de cheveux) et à l’asymétrie de sa prostate. Il est en décalage permanent. A contrario, il ne fait rien quand la foule saccage sa caisse… Certainement car, il peut s’en acheter des centaines comme cela… Eric reste un personnage contradictoire et pathétique à la fois, imprégné du péché capiteux-capitalistique.

 

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Eric se tire lui-même une balle dans le pied... Euh, pardon ! Dans la main...

 

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Le complot suinte de partout dans ce monde à l'agonie.

 

QUAND LA FIN (du capitalisme) JUSTIFIE LES MOYENS !

Pattison, dans ce sombre rôle, donne de l’épaisseur à son personnage. Il est un Packer, qui a vendu son âme au diable, dédaigneux et paumé à souhait. « Cosmopolis », c’est une sorte de descente aux enfers progressive, une sorte de plongée en apnée dans un monde économico-financier en phase terminal, dans lequel l’humain n’a plus sa place. Eric Packer qui a l’habitude de traverser la ville en regardant avec indifférence les laisser-pour-comptes à travers la vitre de sa splendide « Limo », comme un spectateur cynique et jouisseur, va être obligé de sortir de lui-même, de son ignoble personnage « sur mesure », d’affronter la réalité. Il n’y survivra pas ! L’inévitable et salvateur crash entre les très riches et les très pauvres, et la confrontation entre deux mondes que tout oppose, explosent de toutes parts comme un chiotte qui soudainement déciderait seul de se déboucher et d’évacuer toute sa merde sur le Système à l’agonie qui l’a généré. L’abîme est là, terrible. La paranoïa reste perceptible à chaque instant. La violence s’incarne même en fil conducteur d’une toile sans concession. Packer n’aura pas de parachute doré, ni de prime mirifique de départ, ni de garde du corps pour se sauver de ce merdier géant. Et au bout du compte ce n’est que Justice Sociale ! Il y a une morale dans ce film : le crime vierge marie ne reste plus impuni ! Ce qui, à n’en pas douter, invite le Monde à briser ses chaînes ultralibérales et à s’orienter, enfin, vers une Economie, certes de marché, mais Solidaire et respectueuse des Individus et de leur Environnement. Fini le chacun pour soi ! Vive le Partage des richesses à tous les niveaux de la Société ! RIP() Kapitalismus !

 

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© Jean Dorval, le 04.06.2012, pour LTC Kinéma.

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Notes :

(1) Sous-titre inspiré de la célèbre chanson de Frank Sinatra : « New York, New York ».