30/05/2012
"LA CHAMBRE NOIRE."
© Photo ci-dessus : http://www.casafree.com/modules/xcgal/albums/userpics/14393/1365754708.jpg
Que cet instant me délivre
De l'impensable mort subite
Afin de mieux revivre
Eclairé par cette blessure
En toute éternité, je réapprends à exister !
A oublier que je t’ai aimé…
Sans la complicité de mes faiblesses
Tu ne m’appelles plus quand le jour baisse
Mon âme vive réintègre la mesure à tout jamais
Le sable sous mes pas ne me désarçonne plus
Je suis guéri de mon obsession
La Chambre Noire en apothéose a fini pas ouvrir ses portes
Vers la lumière, je sors définitivement de la perdition
Les revers du Printemps ne crient plus dans ma tête
Et le bel Eté a fini d’extirper ton image de mon esprit
La Vie est plus forte que tout,
Plus forte que toi !
Tu ne seras pas ma dernière demeure
Le vent d’Est a effacé ma mémoire
Ton absence ne m’attriste plus
Il me reste un feu ardant à partager à deux, loin de toi...
Séparation consommée,
Tu as déjà embrassé le désir de tant d’autres !
Concurrences déloyales dans lesquelles tu t'égares
Complice au corps libre depuis toujours
Perverse Aphrodite aux sens éparpillés
Tu partages, en infidèle amazone, ta vertu aux enchères
L’Amour pour toi n’a que le prix de la jouissance !
De mes yeux s’est écoulé le déluge
Mais, je suis revenu de tes profondeurs
Hors de ma vue, bévue venimeuse !
Mieux vaut solitude que servitude !
Toutes tes traces s’effacent dans la poussière du temps
Ton sourire s’évanouit...
La roue tourne pour tout le monde
Un jour, tu guériras de tes peurs…
© Photo ci-dessus : http://s2.e-monsite.com/2009/11/19/02/resize_550_550//logo_lavie.png
Et si le destin s’acharne à nous faire rencontrer
Sache que j’ai oublié t’avoir connu
J’ai raccroché mon regard pour toi, comme on coupe volontairement un portable
Loin de toutes émotions, je suis en paix, et libre !
Tout s’éloigne, comme je le souhaite
Tu ne me méritais pas !
Orage et rage sont dissipés
Je ne crains plus rien !
Confiance revenue, ennemi vaincu !
Renaître n’est plus un problème
Je ne suis plus l’otage d’un ratage
J’ai dépassé seul les bornes de mes propres limites
J’ai eu mal au corps, à l’esprit et au cœur
Mais heureusement, Ô Terre de destin, ta Vie me sourit !
Les ténèbres ne sont plus maîtresses de moi
J’ai certes évacué toutes les larmes de mes tripes
Mais au sommet de la nuit, je suis sorti victorieux de la Chambre Noire !
© Jean Dorval, pour LTC, le 13 juillet 2011, pour LTC Poésie.
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"CUPIDON ME SERT UN THE."
© Photo ci-dessus : http://www.comlive.net/-Hotel-Caravanserail-Bienvenue,204126,20.htm
"Dans le soleil qui perce en ce matin d’hiver, je te vois.
Dans le froid qui pousse à vouloir se réchauffer, je te vois.
Confondue dans les vapeurs d’un thé vert oriental,
Je capte ton étincelle, belle Passante anonyme que j’imagine libre de tout engagement.
Animée entre respiration et mouvement,
Au pied d’une théière fumante, je puise ton élan.
Voyageur sans horaires, figé hors du temps, je t’invite du regard à partager l’Instant.
Dans la houle du marché en ce samedi béni, tu es à contre flot.
Dans la foule marchande, tu es à flot recto-verso,
En partance vers mon rêve parfumé de menthe poivrée…"
© Jean Dorval, pour LTC Poésie, le 13 février 2012, pour LTC Poésie (extrait du "Carnet de Voyage Marocain.").
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« VEUX-TU ETRE MA MUSE ? »
© Photo ci-dessus : http://farm3.static.flickr.com/2326/2406388188_3aa801040b.jpg
Sur le chemin de l’Aveu
Je te souffle à l’oreille un secret,
Un vœu en 3D à partager à 2 :
« Veux-tu être ma Muse ? »
Sur ta peau sucrée-tabac blond,
J’inscris du bout des doigts le mot « Désir »
Sur tes lèvres de "Miss D" (deux petits fruits rouges et pulpeux),
Je dépose une offrande unique : un baiser gourmand !
Sur le chemin de l’Aveu
Je te souffle à l’oreille un secret,
Un vœu en 3D à partager à 2 :
« Veux-tu être ma Muse ? »
Tout au long de ton cou-rêveur,
Je fais descendre une cascade de petits frissons,
Faisant fondre ton regard qui se perd dans le mien
Tout au long de ton dos-majeur,
Je fais glisser une vague électrique,
Faisant naître sur ton visage un sourire indélébile,
Véritable soleil levant qui me ravit
Sur le chemin de l’Aveu
Je te souffle à l’oreille un secret,
Un vœu en 3D à partager à 2 :
« Veux-tu être ma Muse ? »
© Photo ci-dessus : http://www.mabellephoto.com/la-petite-robe-noire-feminin-4b4c00B650.jpg
Quand tombe ta robe noire légère,
Je suis à la source de la Vie, de ta Vie
Quand je remonte tes espaces infinis, ta Voie Lactée,
Entre ondulations et mixage de sensations
Nous dansons l’un en l’autre, l’un pour l’autre, un Gerbera rouge pourpre entre les dents
© Photo ci-dessus : Jean Dorval/LTC 2010
Sur le chemin de l’Aveu
Je te souffle à l’oreille un secret,
Un vœu en 3D à partager à 2 :
« Veux-tu être ma Muse ? »
Quand tu as peur et que tu prends mes bras pour seul refuge
Je sais que la Vie à un sens
Quand tes attentes sont comblées
Rassuré, enfin, je respire !
Sur le chemin de l’Aveu
Je te souffle à l’oreille un secret,
Un vœu en 3D à partager à 2 :
« Veux-tu être ma Muse ? »
Je veux te conquérir à chaque rencontre
Veux-tu être ma Muse à répétition ?
Te rencontrer autant de fois que nous le souhaitons…
Pour m’occuper de toi, comme tu aimes !
Sur le chemin de l’Aveu
Je te souffle à l’oreille un secret,
Un vœu en 3D à partager à 2 :
« Veux-tu être ma Muse ? »
© Jean Dorval, le 30 juin 2010, pour LTC Poésie.
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DANS LA MEME VEINE QUE TIECK, SCHLEGEL... DECOUVREZ OU REDECOUVREZ LE ROMANTISME ALLEMAND AVEC NOVALIS...
Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich
© Photo ci-dessus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Romantisme_allemand
"L'amour n'est rien d'autre que la suprême poésie de la nature." Novalis.

"Hymnes à la nuit" de Novalis.
I - Quel vivant, quel être sensible, n’aime avant tous les prodiges de l’espace s’élargissant autour de lui, la joie universelle de la Lumière - avec ses couleurs, ses rayons et ses vagues ; sa douce omniprésence dans le jour qui éveille ? Âme la plus intime de la vie, elle est le souffle du monde gigantesque des astres sans repos, et il nage en dansant dans son flot bleu - elle est le souffle de la pierre étincelante, éternellement immobile, de la plante songeuse, suçant la sève et de l’animal sauvage, ardent, aux formes variées - mais, plus que d’eux tous, de l’Étranger superbe au regard pénétrant, à la démarche ailée et aux lèvres tendrement closes, riches de musique. Comme une reine de la nature terrestre, elle appelle chaque force à d’innombrables métamorphoses, noue et dénoue des alliances infinies, enveloppe de sa céleste image chaque créature terrestre. - Sa présence seule révèle la prodigieuse splendeur des royaumes de ce monde. (...)
Pour lire la suite de ce très beau poème romantique, un seul lien :
http://www.larevuedesressources.org/hymnes-a-la-nuit-de-novalis,184.html
INFO+ sur NOVALIS :
http://www.larousse.fr/encyclopedie/litterature/Novalis/175677
http://suite101.fr/article/novalis-poete-de-leternite-a25621
http://www.larevuedesressources.org/novalis-et-la-poesie-originelle,684.html
12:52 Publié dans A LIRE - LTC POESIE PRESENTE | Lien permanent | Tags : novalis, tieck, schlegel, romantisme allemand, 19ème siècle, amour, un homme et une femme, saint-valentin, jean dorval pour ltc | Facebook |
"DERRIERE LA LUCARNE VERTE…"
© Photo ci-dessus : www.anacoluthe.fr
La nuit tend ses longs bras froids entre les collines
L'humidité de la terre exhume son odeur de bonne glaise
Les feuilles mortes des vieux chênes finissent de tapisser le Jardin de Mère Nature
La nuit s'étire dans la vallée de la Gorzia
Sur LE Village qui épanche depuis toujours la grande soif messine
Elle recouvre bientôt le toit de chaque maison
Des chapeaux et des coiffes des Dames Demeures
S'échappent de rassurantes fumées et de doux fumets
Blanchâtres saveurs de l'Automne provenant de l'âtre
Pas une âme qui vive au dehors !
Pas une seule lumière apparente !
Si ce n'est cette insolente lucarne verte...
C'est derrière ce halot de sève magique
C'est devant le feu de cheminée que tu m'attends
Rassurante chaleur humaine jusqu'au bout des sens !
Sur tes lèvres roses, je déposerai un baiser d'ici une heure
Partageant ta fièvre sans attendre, alors, je m'égarerai
Une fois passé la lucarne verte...
© Jean Dorval, le 30 janvier 2010, pour LTC Poésie.
12:12 Publié dans A LIRE - LTC POESIE PRESENTE | Lien permanent | Tags : « derriere la lucarne verte… », poésie, jean dorval, jean dorval pour ltc, gorze, gorzia, moselle, lorraine, pour l'amour d'une femme | Facebook |
"C'EST UN P'TIT GARS !"
Aux ultimes contractions
La fontanelle en pleine action
Vers la lumière tu tendais
Vers le tourbillon de la vie tu te détendais
Ta Mère te secondait dans l'effort
Ton Père lui prodiguait du réconfort
Dans cette Communion solennelle
Tu es éclos de l'Antre Maternelle
Saisissant naturellement ton destin
Tes premières craintes de ta poitrine jaillissaient
Pourtant de l'air tu faisais un premier festin
Au matin de ta vie, tes Parents t'apparaissaient
D'une eau pure, je t'ai baptisé Pierre dès le départ
L'émotion à son comble, le cœur enivré, rassuré
Une fierté toute paternelle me transcendait de toutes parts
Avec tendresse, je te prodiguais une caresse mal assurée
Ta Mère aux formes épanouies
Les yeux pleins d'une émotion nouvelle
Ta Mère aux charmes inaltérables, à la force inouïe
Rendait grâce à Dieu de la bonne nouvelle
Au creux de ses seins la chaleur perdue tu recherchais
Un cordon pour tout repère tu préservais
Au creux de ses mains tes frontières tu retrouvais
Un bâillement souverain bientôt tu lâchais
Entre deux lames effilées le fil nourricier je coupais
T'offrant ainsi une délivrance totale
Puis du bout des doigts tes joues rondes je palpais
Mais... déjà tu dormais en position fœtale
© Jean Dorval, le 21 mai 1996, pour LTC Poésie.
12:05 Publié dans A LIRE - LTC POESIE PRESENTE | Lien permanent | Tags : « c'est un p'tit gars ! », poésie, jean dorval, lorraine, bébé, naissance, jean dorval pour ltc | Facebook |
« ET DIEU CREA LA MUSE... »
Gustave Moreau, "Hésiode et la muse", 1891
huile sur bois, 59 x 34,5 cm
© Photo ci-dessus : http://mapage.noos.fr/momina/moreau/moreau.html
A deux doigts de perdre la raison
Rêveur au long cours au large sur l'horizon
Il était seul, égaré, quand il l'a rencontré
Ticket unique pour une nouvelle contrée
Son sourire enchanteur pour tout ambassadeur
A su réveiller son ardeur
Présence rassurante qui le touche en plein cœur
Volupté calme et profonde dont il ressort vainqueur
Elle a su le ramener à terre
Elle a su le ramener sur Terre
Il a su de suite la prendre dans ses bras
Il a su de suite être la couverture chaude de ses nuits
Pour cette femme aimée
Tant pour sa beauté que pour son âme
Pour cette Femme créée sur mesure
Telle une empreinte amoureuse
Pour cette Femme animée du désir de créer
Devant son Créateur, il s'est engagé à construire
Il n'a d'yeux que pour Elle
Il goûte à l'envie son parfum
Elle occupe toutes ses pensées
Il rêve d'Elle, délicieux rendez-vous attendu chaque soir...
© Jean Dorval, le 20 janvier 2010, pour LTC Poésie.
12:00 Publié dans A LIRE - LTC POESIE PRESENTE | Lien permanent | Tags : « et dieu crea la muse... », poésie, jean dorval pour ltc, jean dorval, la muse | Facebook |
« CŒUR A CŒUR TURQUOISE. »
Cœur à cœur accrocheur
Rêve bleu dans tes yeux
Cœur à cœur de chercheurs
Rêve bleu au bout de tes doigts
Voir la vie en bleu
Parcourir ton âme tout éveillé
Guérir de mes bleus
Grâce à toi, belle Envoyée
Tête à tête qui en dit long
Côte à côte ravageur
Tête à tête tout du long
Côte à côte partageur
Voir la vie que pour deux
Parcourir ton Royaume en rêve
Ressentir à deux
Grâce à toi et sans trêve
Cœur à cœur prometteur
Rêve bleu dans tes yeux
Cœur à cœur créateur
Rêve bleu au bout de tes doigts…
© Jean Dorval, le 11 juin 2008, pour LTC Poésie.
11:58 Publié dans A LIRE - LTC POESIE PRESENTE | Lien permanent | Tags : coeur à coeur turquoise, poésie, jean dorval, jean dorval pour ltc | Facebook |
29/05/2012
LE PETIT DUO ZIZIKAL BY JD.
LE BONUS "EXTRA" D'LTC LIVE (plus d'une heure de Petit Philou...) :
21:35 Publié dans LTC LIVE : "LA VOIX DU GRAOULLY !" | Lien permanent | Tags : tiken jah fakoly, gainsbourg, peltre, jean dorval pour ltc live, ltc live : la voix du graoully, la scène ltc live, la communauté ltc live, si t wooz t ltc live, les concerts d'ltc live, hommage à gainsbarre, gainsbarre, serge gainsbourg, centre pompidou-metz, metz, moselle, lorraine, france, europe, ue, union européenne, législatives, présidentielles, 2012, jo de londres, jeux olympiques, de londres, mon légionnaire, montpellier, champion de france, football, metz handball, rpl 89.2, la raidio du pays lorrain, radio peltre loisirs, anciennement, une programmation originale, théâtre tangente varder, à la grange théâtre, théâtre, lachaussée, meuse, simon brouard, peter gabriel, reggae, spécial reggae, dub inc, bob marley, alborosie, groundation, danakil | Facebook |
LE P'TIT DUO MUSICAL BY JD.
LE BONUS LTC LIVE :
20:13 Publié dans LTC LIVE : "LA VOIX DU GRAOULLY !" | Lien permanent | Tags : tiken jah fakoly, gainsbourg, peltre, jean dorval pour ltc live, ltc live : la voix du graoully, la scène ltc live, la communauté ltc live, si t wooz t ltc live, les concerts d'ltc live, hommage à gainsbarre, gainsbarre, serge gainsbourg, centre pompidou-metz, metz, moselle, lorraine, france, europe, ue, union européenne, législatives, présidentielles, 2012, jo de londres, jeux olympiques, de londres, mon légionnaire, montpellier, champion de france, football, metz handball, rpl 89.2, la raidio du pays lorrain, radio peltre loisirs, anciennement, une programmation originale, théâtre tangente varder, à la grange théâtre, théâtre, lachaussée, meuse, simon brouard, peter gabriel, reggae, spécial reggae, dub inc, bob marley, alborosie, groundation, danakil | Facebook |
« UNE BUSE ECLAIREUSE ME MONTRE LE CHEMIN. »
© Photo ci-dessus : pagesperso-orange.fr
Voici venu le temps des moissons !
Ô belle contrée fécondée par la Semeuse aux quatre points cardinaux
La faux et la batteuse achèvent la récolte du fruit de tes entrailles, en cette fin de juillet prometteuse
Par ailleurs, la charrue façonne une terre repue de fertilité qui a tout donné
Combien de roues de paille déferlent des pentes vallonneuses de Gorze la mosellane ?
Territoire d’alternance baigné de soleil et inondé de pluies diluviennes
Œil divin, rayonnant, perçant l’horizon bleuté
Chaleureux guide réveillant les sens permis, léchant le cheminement d’une folle randonnée
Je suis à la fois en campagne et à l’orée du moi
© Photo ci-dessus : http://www.etymologie-occitane.fr/2011/06/abes-abet/
Escorté par une buse, aux cris rassurants, à la recherche d’une proie…
Je respire à pleins poumons, à deux doigts de l’émoi
Mêlé aux champignons, sous lesquels chantent les elfes, aux bouquets de fleurs épars
Le chardon, symbole de la Lorraine, montre fièrement ses couronnes naissantes ou écloses
Le chardon chante une ode dédiée à Otto de Habsbourg
Des clochettes violettes recouvrent par transparence des fées au regard malicieux
Coquelicots et fruits indomptés rougissent de timidité à mon passage
Boutons et étoiles, dorés ou mauves, parsèment un sublime tapis de nature byzantine
Ronces gonflées de mûres charnues et juteuses
Orties, arbrisseaux, feuillages rebelles rampants, touffes d’herbes,
Cailloux ruisselants dans les coulées de boues figées
Mon épopée sauvage et glorieuse me conduit, me perd, volontairement, dans le monde des animaux, au cœur de la Grande Feuillue, loin des petits hommes et de leurs villes maudites, oppressantes et stériles
Recul nécessaire à une parfaite reconstitution intérieure et donc extérieure
Feu de Dieu sur cette vallée chevelue où règne l’espoir
Enfin, je peux m’élever, grimper sur mon Solutré, consacré à Saint-Belin, ma source du Bonheur
Laissant derrière moi quelques tâches de paysage, le terroir gras de Lorraine, où paissent de magnifiques bovins, qui semblent convoiter du regard les rouleaux blonds dévalant les collines avoisinantes
Nous sommes sur la route du lait…
© Photo ci-dessus : http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/57254_Gorze.html
Ici, je suis déjà né dans une autre vie
Ici se trouve mon destin d’homme de la glaise
Au milieu des paysans qui façonnent les étendues chocolatées, domestiquées du Grand Est, à grands coups de fourchette géante
Au milieu des bûcherons, coiffeurs de l’Antre : la Croix aux-loups
Je caresse ma Terre Promise, couchée telle une belle soumise
Le mouvement perpétuel de ma vie s’arrête, je fais le point
Puis le vent m’entraîne, me pousse vers l’avant
Je suis le papillon cherchant toujours plus de lumière
La descendance me suit, attentive, elle se réfugiera bientôt dans ce temple de verdure préservé, afin de retrouver la paix
Je lui apprends à respecter ce dédale de survie, d’amour infinie
Sur les traces de nos guerriers ancêtres résonne la quête identitaire
Si le sanglier ne se montre pas aujourd’hui, par contre, une biche gracieuse nous rend hommage sans fuir
Pas gaillards, clairière isolée, nous fusionnons avec les esprits de nos Pères
A l’ombre de chênes-cathédrales, séculaires, et au milieu d’autres rois de la Toison Sylvaine, je rends Justice à notre plus longue mémoire, tel un Saint-Louis conservateur ; tandis que passe une limace rouge-orangé étirant, majestueusement, à mes pieds son temps unique
Je n’ai vraiment rien à faire du monde de la consommation, puisque je suis pourvu d’un sixième sens : ma Terre de Gorze !
Je m’étire un instant, allongé sur une bute, demeure d’éternité, où je peux m’assoupir - après une petite collation bien méritée - « Les quatre fils Aymon » pour gardiens d’un songe où je refais le monde…
© Jean Dorval, le 24/07/07, pour LTC Poésie.
14:18 Publié dans A LIRE - LTC POESIE PRESENTE | Lien permanent | Tags : « une buse éclaireuse me montre le chemin. », poésie de jean dorval | Facebook |
« LES ENFANTS DU MONDE NOUVEAU. »
D’après « Le Faune de Marbre » de William Faulkner.
Les peupliers sauvages se balancent comme les corps de jeunes vierges élancés
En rangs désordonnés ces belles danseuses, souples et ivres à la fois, hissent leurs cimes lumineuses, leurs poitrines vert-argent, offertes à la voûte stellaire bleutée
Le souffle des premiers vents frais du Printemps déchaine leur élan de Liberté
Bouleversant ciel et terre, comme tombés d’un azur sans rivages, les oiseaux impatients s’agitent en quête de l’âme sœur, annonçant le Renouveau de la Vie Eternelle
Les premières violettes percent timidement le drapé émeraude recouvrant le corps d’une Terre prête à être fécondée de toutes parts
L’herbe épaisse, encore émue d’humidité, ressemble à une chevelure désordonnée bordant des chemins menant nulle part
Le soleil fait resplendir la charge cristalline d’un ruisseau qui se brise en de multiples fragments de glace en contrebas
Cette explosion d’assauts guerriers, confondue en blanche écume, en véritable frisson incontrôlable continu d’eaux folles, s’échoue de tout son long en une veine nourricière irriguant la vallée toute proche où paissent les troupeaux sages et gras
Les champs de blés de leurs solennels sillons s’abreuvent au passage pour mieux renforcer la fougue de leurs jeunes pousses qui tendent les mains vers le Très-Haut
De chaque côté, des hêtres bavards se frottent à des lilas indisciplinés
Les bouleaux entourent, en formation serrée, une clairière récente
De fourré en fourré, d’arbre en arbre, telles des sentinelles bruyantes, les pioupious diamantins des jeunes recrues résonnent en échos épars
Les vergers à fruits d’or naissants, presque parés de tous leurs atours multicolores, entrecoupés de bourgeons arrogants, accueillent des passagers clandestins trônant parmi de futures poires, pommes ou cerises tentatrices
Les haies d’épines protègent des baies en gestation qui seront au final dérobées
Les loopings des hirondelles sont autant de guirlandes vaporeuses clairsemées par hasard au gré du temps
Sans bruit, l’araignée tisse une étoile lumineuse sur la bruyère des sous-bois
La face pure du jour, ensoleillée, encore trempée des flagrances de la Terre, réchauffe les grands espaces sortis récemment de la longue nuit de l’Hiver
Des myriades d’abeilles conjuguent, déjà, les notes parfumées, découvertes sur la Palette du Divin Jardin, recréée sur mesure au rythme des saisons, et sur laquelle le Monde rêve éveillé
La Vie, sanctuaire scellé d’une Alliance suprême avec le Créateur - l’évaporation de la rosée matinale achevée - attend la pluie comme on attend l’Amour, un rameau vert à la bouche, tendu en offrande, par avance, à l’Eté prometteur à venir…
© Jean Dorval, pour LTC Poésie, le 14 avril 2012.
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