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20/05/2008

A BLIESBRUCK-REINHEIM, VENEZ VOUS RECUEILLIR SUR LA TOMBE DE LA PRINCESSE CELTE

501769771.jpgLe Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim (à cheval entre le département de la Moselle, en France, et l’Allemagne) comprend de nombreux vestiges et trésors, aussi bien romains que celtes. Mais, arrêtons-nous aujourd’hui sur la tombe de la princesse celte de Reinheim. L’atmosphère mystérieuse païenne entourant ce tumulus construit en 400 avant J-C. témoigne de l’importance des lieux. Mise au jour en 1954, cette sépulture est connue dans le monde entier et sa renommée dépasse, désormais, très largement les cercles spécialisés. On y a trouvé, entre autres, de riches bijoux en or, des offrandes somptueuses et un service à boire d’apparat au décor exceptionnel. Tous ces objets précieux témoignent du haut rang et de la fortune de la défunte, et ce, bien après sa mort.

Le Jeanjean, pour La Tour Camoufle395788053.jpg

 

Coordonnées du Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim :

1 rue Robert Schuman - 57200 – BLIESBRUCK

Tél. : 03.87.02.25.79, Fax.: 03.87.02.24.80

Horaires d’ouverture : Tous les jours du 15/03 au 31/10, de 10h00 à 18h00

Visites guidées groupes : toute l’année sur réservation

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© Photos : Jean Dorval 2007

15/05/2008

LA REVUE LORRAINE POPULAIRE EST SUR LE NET !

1724175772.jpgOn ne s'y attendait plus, mais JMC (Jean-Marie Cuny) est sur le net. La Revue Lorraine Populaire (RLP) aurait donc désormais pignon sur rue dans le grand village planétaire ? Et bien contrairement à ce que l'on pourrait croire, et qu'on se le dise, la Revue était déjà diffusée en Lorraine et dans les Nouveaux Mondes via le support papier. Donc sa notoriété est plus classique, et c'est pour cela qu'elle sait durer dans le temps, fidéliser autour de thématiques locales, ayant un rayonnement international. Cependant, grâce à ce site, on va pouvoir faire connaître nos bonnes vieilles traditions lorraines un peu plus... Pour tout savoir JMC vous invite sur http://www.revuelorraine.fr/epages/RevueLorraine.sf

J.D. pour La Tour Camoufle

06/05/2008

UN TRESOR DE TRADITIONS A DECOUVRIR A SAINTE-MARGUERITE DANS LES VOSGES

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C’est au confluent des vallées de la Meurthe et de la Faye que se trouve Sainte-Marguerite, dans les Vosges. Cette petite commune de 2259 habitants(1), limitrophe de Saint-Dié-des-Vosges, se caractérise par un relief peu marqué. Le sol est constitué essentiellement d'alluvions, comme en témoigne la présence de ballastières. Tout au long de son histoire, cette ville se développe autour d'une chapelle, devenue depuis une église. Séquence « Histoire locale… » On raconte, à ce propos, que l’Empereur Charlemagne chassant dans la région se trouve bloqué dans les marais qui occupent alors la vallée. Pour s’en sortir, il s'en remet au Ciel, afin de trouver un gué. Une fois exaucé et arrivant sur une rive ferme, il décide en remerciement d’y faire construire une chapelle dédiée à Sainte-Marguerite d'Antioche, patronne d'une de ses filles. Et c’est ainsi que, peu à peu, une population sédentaire commence à s'établir autour de ce sanctuaire. De ce fait, on assèche les marais qui ne laissent pour traces que leurs noms, devenus des lieudits : le Faing, les Pierres du Faing, etc... De même, la forêt recule progressivement, laissant place aux champs et pâturages. Au cours des siècles, la ville à plusieurs reprises est détruite par les guerres successives qui ravagent la Lorraine. De ce fait, elle ne comprend pratiquement pas de maisons et monuments anciens ; sauf ladite église, miraculeusement préservée, avec son clocher du XIIIème siècle, classé monument historique. De même, en 1914, la mairie est incendiée, et la commune se retrouve sans archives. Tous ces malheurs du passé n’empêchent cependant pas ce petit bourg de nous réserver une surprise de taille. Mais, voyons cela de plus près…

« LE MOHO DE SOYOTTE »(2)

296563816.jpgLa Soyotte, groupe d’art et de traditions populaires, est une association loi 1901 fondée en 1955. Après s’être intéressée aux danses, chansons et coutumes traditionnelles vosgiennes, elle décide de faire revivre l’habitat et les vieux métiers vosgiens. A ces fins, en 1976, elle achète une vieille ferme datant de la fin du XVIIIème Siècle, située à l’entrée de Saint-Dié, au Faing de Sainte-Marguerite. Cette vieille demeure paysanne, typique de la région, avec ses portes de grange et d’écurie cintrées, son long couloir séparant l’habitation de la partie réservée aux animaux, sa cuisine dallée en grès rose avec ses magnifiques poutres apparentes, son immense cheminée et son four à pain, sa petite fenêtre devant la pierre à eau, sa pompe à eau, sa cave à fromage, son coin à jouets, ses petites chambres et son grenier à foin, a été remise en son état originel et réaménagée par une équipe de bénévoles, dont l’origine paysanne garantit une reconstitution authentique de la vie des agriculteurs de l’époque. En tout ce sont quelques 7.000 objets qui donnent un supplément d’âme à cette maison d’autrefois. On y trouve les outils des artisans d’antan, soit 84 métiers référencés (menuisier, tanneur, fileuse de lin... lavandière, coiffeur à domicile, horloger, forgeron, dentellière (et carreau), charron (fabriquant de roue), cordonnier, tonnelier, apiculteur, etc. ). D’autre part, deux fois par mois, des ateliers vous permettront d’apprendre des savoir-faire ancestraux, comme la dentelle aux fuseaux, la broderie au ruban ou perlée, le fil au rouet, le tissage, les paperolles (à l'origine, des bandes de papier dorées sur la tranche, fabriquées par les Carmélites, destinées à l'encadrement des images pieuses), les poupées de chiffon, les tuiles en bois, la vannerie et l’épinette (un instrument typique des Vosges surnommé affectueusement "la bûche à musique", une sorte de vielle comprenant trois cordes à musique et trois autres à rythme). Tout au long de l’année, vous pouvez aussi assister à d’autres animations, comme les veillées à l’ancienne, les soirées vidéos ou diaporamas sur des sujets spécifiques, les spectacles et concerts de musique folkloriques, les expositions temporaires variées, les visites à thèmes (fil, bois, lait, cuisine, jeux, école, musique… ), la fabrication du pain au feu de bois, etc. Enfin, à la Maison de Pays (entrée libre), vous ferez votre marché de produits du terroir local. Vous y découvrirez des terrines et rillettes de poisson, des terrines de volailles, du foie gras, des bluets (le nom canadien de la myrtille, une sorte de brimbelle), des produits dérivés du miel, des herbes aromatiques, des macarons, des confiseries, des confitures (de chopécu, nom en patois, de la baie d'églantier, de couleurs orange et rouge, plus longue à épépiner que les groseilles), des sirops, des ribottes (un apéritif fait à base de brimbelle ou de cassis), des petits crus de fruits (vins généralement de fruits rouges, comme les brimbelles, groseilles, framboise, mûres.. voire de rhubarbe), de la bière des Hauts ; mais aussi des vidéos, livres et cartes postales sur la Soyotte et les vieux métiers. La Ferme Musée est plus que jamais vivante, alors réinvestissons ce lieu pittoresque, témoin de notre passé et surtout de notre présent ! La sympathique et accueillante Marie-Thérèse et son équipe vous y attendent !


© Jean Dorval, le 05 mai 2008, pour La Tour Camoufle


Pour en savoir plus :
La Ferme Musée de la Soyotte
684 Chemin du Greffier
88100 – SAINTE-MARGUERITE
Tél. : 03.29.56.68.89
Fax. : 03.29.56.28.42
Adresse courriels : soyotte@yahoo.fr
Un site : http://soyotte.free.fr
Tarifs des visites guidées : adultes individuels : 5€, groupe : 4€ ; enfants : 2€
Horaires d’ouverture : du mardi au samedi de 10h00 à 12h00, et de 14h00 à 17h00
Le dimanche entre Pâques et la Toussaint de 15h00 à 17h00
Groupe sur réservation ; fermeture en janvier (sauf réservation de groupes).


Sources documentaires sur Sainte-Marguerite et images : Wikipédia, l'encyclopédie

Notes :
(1) Au recensement de 1999 - (2) Phrase en patois vosgien se traduisant par « La maison de la Soyotte ».

18/03/2008

LES ESCALES DE VINCENT : A VOIR ABSOLUMENT LES « FAÏENCES BLEUES » DU CHATEAU DE GOUSSAINCOURT, EN MEUSE

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© Photo ci-contre : Grégory Waz

Au château de Goussaincourt (1), on trouve une exposition-vente de « faïences bleues » artisanales avec décoration main, cuites au grand feu. Demandez, notamment, à voir et à acheter la fameuse « Guerinette » (une superbe poubelle de table, qui sera du bel effet le jour où vous aurez des invités à la maison… ). Pour les originaux, vous pourrez passer des commandes personnalisées. Au final, vous visiterez le Musée des Vieux Métiers et flânerez dans le village.

A propos du bourg en lui-même…

« Perpendiculaires au cours de la Meuse, les maisons accolées s'étirent en une bande continue, coupée en son milieu par le clocher de l'église en remontant vers le plateau. L'ocre jaune des tuiles canal ressort de l'écrin verdoyant des prairies et des arbres. Ce village agricole se limite à une rue, dont la forme et l'aspect sont tout à fait caractéristiques du village-rue lorrain. L'entrée de la bourgade est dominée par les hautes frondaisons du parc du château enserré dans ses murs. Du château fort primitif, qui formait un quadrilatère, ne subsistent que le colombier du XVe siècle, le bâtiment principal flanqué de deux tours, remanié au XVIIIe siècle, et les communs attenants. La Grand Rue est jalonnée de petits édifices ruraux dont les plus remarquables sont la source de St Gervais et le lavoir attenant. » (2)

A n’en pas douter, Goussaincourt est une escale de choix pour les chercheurs de culture lorraine ! Alors, à vos volants et direction la Meuse !

 

© Vincent Maniglia, le 18 mars 2008

 

Notes :

(1) Château de Goussaincourt,

Tel : 03.29.90.80.15

(2) Source : villages de France

13/12/2006

CITATION DE...

« La Lorraine a connu de multiples formes de souveraineté, de la Lotharingie à nos jours. Elle a vécu sous un nombre de drapeaux et néanmoins, elle est toujours restée la même. Elle a gardé son individualité, alors que d’autres villes et provinces l’ont perdue. Et surtout, elle a su harmoniser ses loyautés ; elle respectait sa tradition sans être infidèle à son présent. La Lorraine est une force d’intégration – c’est ce que ressentent les Lorrains qui, séparés depuis des siècles de la terre ancestrale, néanmoins lui gardent un souvenir fidèle qu’aucun événement ne peut détruire. C’est là un facteur qu crée des liens dont nous avons besoin alors que se poursuit pour nous la belle aventure européenne, qui donne son sens véritable aux sacrifices que ma génération a endurés et qui, en rétrospective, nous prouvent que rien n’est vain – et c’est nous qui sommes appelés à forger notre destinée. »

 

© Extrait d’une conférence donnée à Nancy par S.A.I. et R. l’Archiduc Otto de Lorraine Habsbourg (sur une idée originale de Jean-Marie Cuny de la Revue Lorraine Populaire)