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14/06/2012

LES BEST OF JD : « UN TRESOR DE TRADITIONS A DECOUVRIR A SAINTE-MARGUERITE DANS LES VOSGES. »

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C’est au confluent des vallées de la Meurthe et de la Faye que se trouve Sainte-Marguerite, dans les Vosges. Cette petite commune de 2259 habitants(1), limitrophe de Saint-Dié-des-Vosges, se caractérise par un relief peu marqué. Le sol est constitué essentiellement d'alluvions, comme en témoigne la présence de ballastières. Tout au long de son histoire, cette ville se développe autour d'une chapelle, devenue depuis une église. Séquence « Histoire locale… » On raconte, à ce propos, que l’Empereur Charlemagne chassant dans la région se trouve bloqué dans les marais qui occupent alors la vallée. Pour s’en sortir, il s'en remet au Ciel, afin de trouver un gué. Une fois exaucé et arrivant sur une rive ferme, il décide en remerciement d’y faire construire une chapelle dédiée à Sainte-Marguerite d'Antioche, patronne d'une de ses filles. Et c’est ainsi que, peu à peu, une population sédentaire commence à s'établir autour de ce sanctuaire. De ce fait, on assèche les marais qui ne laissent pour traces que leurs noms, devenus des lieudits : le Faing, les Pierres du Faing, etc... De même, la forêt recule progressivement, laissant place aux champs et pâturages. Au cours des siècles, la ville à plusieurs reprises est détruite par les guerres successives qui ravagent la Lorraine. De ce fait, elle ne comprend pratiquement pas de maisons et monuments anciens ; sauf ladite église, miraculeusement préservée, avec son clocher du XIIIème siècle, classé monument historique. De même, en 1914, la mairie est incendiée, et la commune se retrouve sans archives. Tous ces malheurs du passé n’empêchent cependant pas ce petit bourg de nous réserver une surprise de taille. Mais, voyons cela de plus près…

 

 

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« LE MOHO DE SOYOTTE »(2)

 

La Soyotte, groupe d’art et de traditions populaires, est une association loi 1901 fondée en 1955. Après s’être intéressée aux danses, chansons et coutumes traditionnelles vosgiennes, elle décide de faire revivre l’habitat et les vieux métiers vosgiens. A ces fins, en 1976, elle achète une vieille ferme datant de la fin du XVIIIème Siècle, située à l’entrée de Saint-Dié, au Faing de Sainte-Marguerite. Cette vieille demeure paysanne, typique de la région, avec ses portes de grange et d’écurie cintrées, son long couloir séparant l’habitation de la partie réservée aux animaux, sa cuisine dallée en grès rose avec ses magnifiques poutres apparentes, son immense cheminée et son four à pain, sa petite fenêtre devant la pierre à eau, sa pompe à eau, sa cave à fromage, son coin à jouets, ses petites chambres et son grenier à foin, a été remise en son état originel et réaménagée par une équipe de bénévoles, dont l’origine paysanne garantit une reconstitution authentique de la vie des agriculteurs de l’époque. En tout ce sont quelques 7.000 objets qui donnent un supplément d’âme à cette maison d’autrefois. On y trouve les outils des artisans d’antan, soit 84 métiers référencés (menuisier, tanneur, fileuse de lin... lavandière, coiffeur à domicile, horloger, forgeron, dentellière (et carreau), charron (fabriquant de roue), cordonnier, tonnelier, apiculteur, etc. ). D’autre part, deux fois par mois, des ateliers vous permettront d’apprendre des savoir-faire ancestraux, comme la dentelle aux fuseaux, la broderie au ruban ou perlée, le fil au rouet, le tissage, les paperolles (à l'origine, des bandes de papier dorées sur la tranche, fabriquées par les Carmélites, destinées à l'encadrement des images pieuses), les poupées de chiffon, les tuiles en bois, la vannerie et l’épinette (un instrument typique des Vosges surnommé affectueusement "la bûche à musique", une sorte de vielle comprenant trois cordes à musique et trois autres à rythme). Tout au long de l’année, vous pouvez aussi assister à d’autres animations, comme les veillées à l’ancienne, les soirées vidéos ou diaporamas sur des sujets spécifiques, les spectacles et concerts de musique folkloriques, les expositions temporaires variées, les visites à thèmes (fil, bois, lait, cuisine, jeux, école, musique… ), la fabrication du pain au feu de bois, etc. Enfin, à la Maison de Pays (entrée libre), vous ferez votre marché de produits du terroir local. Vous y découvrirez des terrines et rillettes de poisson, des terrines de volailles, du foie gras, des bluets (le nom canadien de la myrtille, une sorte de brimbelle), des produits dérivés du miel, des herbes aromatiques, des macarons, des confiseries, des confitures (de chopécu, nom en patois, de la baie d'églantier, de couleurs orange et rouge, plus longue à épépiner que les groseilles), des sirops, des ribottes (un apéritif fait à base de brimbelle ou de cassis), des petits crus de fruits (vins généralement de fruits rouges, comme les brimbelles, groseilles, framboise, mûres.. voire de rhubarbe), de la bière des Hauts ; mais aussi des vidéos, livres et cartes postales sur la Soyotte et les vieux métiers. La Ferme Musée est plus que jamais vivante, alors réinvestissons ce lieu pittoresque, témoin de notre passé et surtout de notre présent ! La sympathique et accueillante Marie-Thérèse et son équipe vous y attendent !

 

© Jean Dorval, le 05 mai 2008, pour LTC Grands Reportages. 

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INFO+ :

La Ferme Musée de la Soyotte

684 Chemin du Greffier

88100 – SAINTE-MARGUERITE

Tél. : 03.29.56.68.89

Fax. : 03.29.56.28.42

Adresse courriels : soyotte@yahoo.fr

Un site : http://soyotte.free.fr

Tarifs des visites guidées : adultes individuels : 5€, groupe : 4€ ; enfants : 2€

Horaires d’ouverture : du mardi au samedi de 10h00 à 12h00, et de 14h00 à 17h00

Le dimanche entre Pâques et la Toussaint de 15h00 à 17h00

Groupe sur réservation ; fermeture en janvier (sauf réservation de groupes).

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Sources documentaires sur Sainte-Marguerite et images :

Wikipédia, l'encyclopédie

 

Notes :

(1) Au recensement de 1999

(2) Phrase en patois vosgien se traduisant par « La maison de la Soyotte ».

13/06/2012

LES BEST OF JD : « LE JARDIN DU CHATEAU DE PANGE : UNE NATURE RETROUVEE ! »

 

Lointain château...

Lointain château...

A Pange, en Moselle, sur les ruines d’un château féodal, en 1720, Jean-Baptiste Thomas, Marquis de Pange, décida de construire un édifice que l’on peut encore voir de nos jours. Le vaste parc qui le borde s’est vu récemment métamorphosé. Ses descendants vous en ouvrent les portes…


 Des allées taillées dans les herbes folles

Des allées taillées dans les herbes folles.

 

Réalisé en 2002, par le célèbre paysagiste Louis Benech, inauguré en juillet 2003 ; le jardin du château de Pange, est une réalisation dédiée à l’éveil paysagé. C’est « La campagne dans le jardin ou le jardin dans la campagne » précise le marquis. L’effet miroir, opéré entre le jardin et la luxuriante perspective du parc, a pour limite symbolique la Nied, qui berce les fondements du château. Il a fallu quatre ans de travail au marquis et à la marquise de Pange pour réaliser ce rêve un peu fou, certes, mais si grandiose !

 La très belle demeure de Monsieur le Marquis

La très belle demeure de Monsieur le Marquis

 

Ce jardin, de style contemporain, fait partie du réseau européen « Jardins sans limites ». Le jardinet d’accueil marie judicieusement des plantes renouvelées annuellement, selon un thème, et des rosiers. A la suite, on accède, par une grange monumentale, à une galerie longitudinale couverte. Ce lieu, par excellence, d’expositions, mène à un ensemble architectural de verdure unique en son genre. Ce dernier inspiré des anciens tracés du XVIIIème siècle décline une mosaïque de parterres permettant la découverte de collections de saules, de rosiers et de plantes vivaces, comme les campanules, aux couleurs de la famille de Pange (le bleu et le blanc).


 Que du beau !

Que du beau !

 

Plus loin, la vision apaisante d’un luxuriant tapis vert, rehaussé de mixed-border, laisse apparaître des allées tondues dans les herbes folles. Un bassin rectangulaire surmonté d’un jet d’eau continu occupe une position centrale. Des topiaires en ifs ou en buis rappellent l’époque classique, ainsi que des statues. La disposition de certaines des plantations évoque les structures du château fort d’origine, telle cette plantation de graminées et d’iris symbolisant les anciennes douves.

 

 La rivière est à l'écoute des coeurs

La rivière est à l'écoute des coeurs.

 

A la frontière entre le jardin et le parc, les romantiques sont invités à flâner le long d’une magnifique garenne. Réaménagée d’ici deux ans, cette villégiature offre déjà de nombreux avantages, avec son petit pont qui permet de remonter le temps, son belvédère, ses bancs, ses chênes de 300 ans, la rivière qui la longe… A l’opposé, derrière le château, on aura plaisir à parcourir du regard une île fleurie, recréée grâce aux souvenirs des anciens de Pange, qui situent son existence entre les deux guerres.

 Un château de rêve

Un château de rêve.

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En 2004, 7000 amoureux de mère nature ont parcouru ce poumon vert royal, avec délectation. Actuellement, une exposition de peinture sur papier d’Anne Slacik, intitulé « Jardins », se déroule du 01 mai au 31 juillet 2005. Ces très somptueuses peintures sur papier, multicolores, illustrent parfaitement la poésie des jardins ; vérifiant par la même ce que disait Georges Sand : « La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle verse la poésie et la beauté à tous les êtres, à toutes les plantes, qu’on laisse s’y développer à souhait. Elle possède le secret du bonheur, et nul n’a su le lui ravir. »(1) A voir absolument !

 

 

© Jean Dorval, le 05/05/05, pour LTC Grands Reportages.

 

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PS : Château de Pange 57530 PANGE, tél. : 03.87.64.04.41, fax. : 03.87.64.27.09 - Le jardin est ouvert de Pâques à la Toussaint, de 10h à 12h et de 14h à 18h ; entrée 2,50 € (gratuit pour les moins de 12 ans) ; groupes : 2€ - Le château se découvre du 1er juin au 30 septembre, visite guidée week-end et jours fériés, en semaine sur rendez-vous (ouvert du 1er mai au 15 septembre pour les groupes). Entrée : jardin + château : 5 €, moins de 25 ans : 3 €, groupes : 3,50 € (château et jardin fermés le lundi).

 

(1) extrait de « La Mare au diable. »


© Crédit photos : Jean Dorval 2005 pour LTC.

09/06/2012

LES BEST OF JD : "VIRéE LUXEMBOURGEOISE A LA DORVAL : ENTRE ART MODERNE... D(é)MERDE... ET CONCERT DU « LOSTBOY ! AKA »"

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© Photo ci-dessus (Un pont à Luxembourg Ville) :

http://be.digitrain.eu/fr/wp-content/uploads/2008/03/pont-luxembourg-ville.jpg


En cette journée pluvieuse du 27 mai 2010, la grève menaçant partout en France (vu toutes les mesures très vierge mariees prises par notre actuel Gouvernement...), je me décide, afin d'éviter les annulations de trains, à partir aux aurores pour un petit reportage sur une journée à Luxembourg Ville, décidé à faire d'une pierre deux coups, car... il y a de très beaux musées (et donc des expos à voir) dans cette splendide cité des Grands-Ducs, et en plus, le soir même... j'ai mes billets pour aller écouter à « l'Atelier » « Lostboy ! a.k.a » (traduisez « alias ») Jim Kerr, « LE » leader charismatique des Simple Minds. A ce sujet, cela fait drôle de savoir que Jim se lance sur scène, seul, sans ses fidèles acolytes (snif !). C'est pourquoi, je ne voulais pas louper cette Première pour tout l'or du monde, surtout après avoir écouté des extraits de son premier album sur Youtube.fr. Si ce grand artiste conserve une sonorité Pop'Rock/New-Wave très proche de ses origines musicales, cependant, ce p'tit gars, là, a sa personnalité et son style propres. Et il aime que cela se sache !

 

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© Photo ci-dessus (La gare) :

http://de.structurae.de/files/photos/2018/gare_de_luxembourg_ville.jpg

 

L'EPREUVE DE LA NUITEE D'HOTEL, UNE TRADITION LUXEMBOURGEOISE QUAND ON EST PAUVRE ???


Dès mon arrivée au Pays du Grand-Duc, je me retrouve totalement décalé dans le flot continu de travailleurs frontaliers que dégueulent les TER dans la gare de la CFL. JE porte mes fidèles jean, sweat-shirt (masquant ma petite bedaine), pompes Quechua, casquette de style révolutionnaire et chèche, tandis que les Bosseurs (bureaucratiques) sont tous plus représentatifs les uns que les autres du Système, habillés qu'ils sont de marques et répondant totalement aux canons de beauté actuellement en vigueur. Ces Dieux de l'Olympe (boursier terrestre) vont certainement nous préparer aujourd'hui une nouvelle bulle spéculative... Mais, ne nous attardons pas sur ces détails matérialistes et économiques, car il me faut trouver de quoi dormir... Je n'ai rien prévu comme dans toutes mes virées, car je préfère y aller au feeling et me fondre parmi les autochtones... Premier empêchement : une nuitée dans le quartier gare coûte entre 150 et 200€... hors petit-déj. (ne parlons même pas des prix pratiqués dans la Vieille Ville...). Vu le pouvoir d'achat que me laisse le Petit Nicolas S. (notre cher Président de la République Française), je rebrousse chemin, complètement effaré. Pas découragé, je trouve finalement une chambre pour 45,00€ (toujours hors petit-déjeuner). Mais, voilà, il y a un hic : « Ici, on n'est pas en France, on ne prend plus les chèques depuis très, très longtemps ». En clair, je viens d'un pays d'arriérés. Bon passons... Je décide donc d'aller au guichet automatique d'une banque pour retirer un peu de tune. Second accro, ma carte ne passe pas : « provision insuffisante » (Renseignements pris le lendemain auprès de ma banque, mon compte était normalement approvisionné... Les mystères du capitalisme m'étonneront toujours !). Pas découragé par la situation - car ayant prévu de quoi manger, mes billets de train aller/retour et de concert - il ne me reste finalement plus qu'à trouver une chambre... L'Office de Tourisme étant encore fermé, alors, c'est décidé : « Vous ne découragerez pas ce vieux JD ! » Aussi, j'aborde une très jolie jeune femme afin d'obtenir des renseignements sur les prix les plus bas pratiqués ici-bas pour dormir, dans cette ville décidément très onéreuse. Dans un premier temps, pas à cours d'Humour, je lui propose de dormir chez elle en échange d'une invite au concert de mon pote Jim (puisque j'ai deux tickets...). Mais, pas de bol, elle est déjà mariée... Je lui précise que je ne suis pas jaloux, mais rien n'y fait ! Pas en reste la pin-up, dont le charmant sourire m'obnubile, me propose de loger chez l'habitant ou à la « Youth Hostels », l'Auberge de Jeunesse de Luxembourg(1). Après avoir opté pour la seconde possibilité et exprimé quelques sincères remerciements à cette sympathique (et délicieuse) personne, je repère, sur ses conseils, la bonne direction, et (malheureusement) nos chemins se séparent. Nous les hommes, nous ne sommes vraiment rien... sans les femmes !

 

 

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© Photo ci-dessus ("Faire la manche...") :

http://a10.idata.over-blog.com/600x871/2/88/26/38/expressions-fran-aises/20090702_1219.jpg

 

FAIRE LA MANCHE A LUXEMBOURG VILLE CELA VOUS TENTE ?


Trouver de quoi dormir est une chose, avoir les moyens financiers de le faire en est une autre ! Le ridicule ne tuant pas, je vais « faire la manche » dans le quartier Gare. Cela sera un très bon test afin de jauger de la générosité des gens... Le résultat est sans appel : les gens sont supers généreux et je les en remercie... Après 45 minutes d'efforts pour expliquer ma situation, c'est le Bingo : 40€ de collectés ! 90% de ces précieux Euros proviennent de femmes (tous âges confondus). Les hommes (10% des « sollicités ») étant plus septiques, j'ai eu moins de succès... Beaucoup, s'en sortant d'ailleurs avec des répliques pleines de panache... Mais, je les remercie aussi, car on a eu de véritables fous rires. Comique de situation quand tu nous tiens ! L'heure était donc grave, mais pas désespérée. Et comme disait si bien Coluche « L'argent (certes, ndlr) ne fait pas le bonheur des pauvres », mais... il peut y contribuer ! Challenge remporté, donc, grâce à ma très bonne habitude de ne jamais baisser les bras face aux épreuves de la vie. Ce qui me permet très souvent de faire des hasards... des hasards heureux ! La preuve qu'en ce début de XXIème Siècle, l'Aventure peut encore arriver non loin de chez soi !

 

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SE LOGER POUR PAS CHER DE 7 A 77 ANS A LUXEMBOURG VILLE...


Ladite Auberge de Jeunesse étant nichée dans le quartier du Grund, j'engage donc une petite balade écologique dans la Vallée de la Petrus. Après quelques renseignements glanés auprès de la population locale (qui est très accueillante), je trouve l'auberge en question. 20,80€ pour un lit dans un dortoir prévu pour 6 hommes et avec le petit-déj inclus, l'affaire est conclue ! D'autant plus, qu'il s'agit de la dernière place... Il faut cependant penser à rajouter le montant de deux cautions, respectivement 2€ et 10€, afin d'avoir la clé de la piaule et le cadenas de l'armoire. Je prends donc mes draps, fais mon lit, et après avoir pris une petite collation me voici parti vers le cœur historique de Luxembourg Ville, avec mes 7,20€ restants en poche (je vous rappelle que j'avais initialement « récolté » 40€ à la Gare...). Je me rends tout d'abord chez Yvette, mon contact du Centre d'Information Européen, à la Maison de l'Europe, pour une petite discussion informelle sur les prochaines actions de ses services (les « Midi de l'Europe », etc.). Cela va bouger dans très peu de temps et LTC se fera un plaisir de relayer ses infos. Je glane sur les étagères deux, trois enseignements, sur les Institutions Européennes, et découvre ainsi le Centre Européen des Consommateurs, dont le slogan est accrocheur : « Informer, conseiller, assister à travers les frontières de l'Union Européenne ». En cas de besoin, n'hésitez pas à contacter « l'ECC-Net » (et oui, c'est son petit nom !)(2).

Avant de me lancer dans la visite de quelques Musées, je me rends dans un petit café de mes connaissances où la serveuse, une tchèque très sexy, me paie un expresso : longue discussion sur le sens de la vie et mise au point sur ce qu'attendent les hommes des femmes (en dehors de tout enjeu) et vice versa. Tout un programme rondement mené, et pour une fois, je n'ai pas eu le dernier mot ! (du moins c'est ce que je lui ai laissé croire !)  Puis, me revoici parti vers d'autres cieux...

 

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ATTENTION, CECI N'EST (PLUS) UN CASINO !


Je longe les remparts de la Vieille Ville, la tête remplie de musique du « Lostboy ! AKA », et voici le Casino du Luxembourg(3), le Forum d'Art Contemporain par excellence. Ce lieu très avant-gardiste présente le travail d'artistes d'aujourd'hui, à travers de nombreuses expositions monographiques et collectives. Ces dernières sont régulièrement accompagnées de publications très bien faites, d'un riche programme de conférences, de rencontres avec les artistes concernés, de tables rondes ou de concerts de musique actuelle. Aussi, du 1er mai au 5 septembre 2010, se déroule l'expo « Ceci n'est pas un Casino ». Ce rendez-vous majeur de l'Art met en avant toute une série d'artistes novateurs, tels Pierre Ardouvin, Robert Barta, Patrick Bérubé, Marc Bijl, Hermine Bourgadier, Antoinette J. Citizen, Courtney Coombs, Jacob Dahlgren, Paul Kirps, Walter Langelaar, Annika Larsson, Ian Monk, Laurent Perbos, Letizia Romanini, Stéphane Thidet et Olafet Val.

 

 

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Mais au fait, pourquoi « Ceci n'est pas un Casino ! » (?) Selon les Commissaires de l'expo Kevin Muhlen et Jo Kox : « Car certainement aucune autre phrase n'a été prononcée aussi souvent que celle-ci en relation avec le Casino Luxembourg - Forum d'art contemporain. Finalement qui ne pourrait se tromper quant à la fonction du bâtiment à la lecture de ce nom ? L'exposition donne le ton dès son titre et brouille les pistes une fois de plus en y présentant des pièces traitant justement d'une thématique : le jeu ! En effet, chaque œuvre se présente telle une invitation au divertissement sous forme de jeu vidéo, manège, terrain de jeu... Pourtant une réalité persiste : l'impossibilité de jouer. »

 

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Malgré que je sois privé de jouer, comme tout le monde... sur la borne d'arcade d'Antoinette J. Citizen et Courtney Coombs, nommée de manière volontairement provocatrice « Citizen Coombs Wins ! » (et sur laquelle ces deux complices, non dénués d'Humour, gagnent à tous les coups... dans un jeu « Mortel... Combat », heu pardon... « Mortal Kombat », à sens unique), je reste cependant « beau joueur » jusqu'au bout... continuant malgré tout la visite. Et parmi toutes les œuvres présentées, j'ai adoré la sculpture en mouvement de Robert Barta, « Move it ! » (2010), représentant un cactus super délirant « faisant du cerceau »... Il faut absolument que j'arrête la Tequila ! Le trampoline « Demi-mesure » (2005) de Patrick Bérubé m'a permis, quant à lui, de me cogner la tête de très bon cœur, tellement le plafond était bas... En quelques sortes, vous perdez par « KO à genoux » et en plus cela vous remet les idées en place ! Les photos d'Hermine Bourgadier, intitulées « Les Turfistes », sont également un régal qui captive le visiteur, à l'image de ces parieurs immortalisés et suspendus aux résultats de courses hippiques (perdus d'avance je suppose ?). Plus gentil maintenant... Antoinette Citizen fait entrer son public dans l'univers du jeu vidéo avec « Lanscape » (2008). Certainement un pied de nez (un peu naïf dans son style de représentation graphique) aux accros de ce type de jeux souvent restés en perpétuelle enfance. Enfin, je me suis éclaté sur l'œuvre de Jacob Dahlgren « I, The World, Things, Life » (2007), un mur de cibles interactif sur lequel les visiteurs peuvent lancer à volonté des... fléchettes. J'en ai même collé une au plafond ! Je quitte ce très surprenant et captivant Casino Luxembourg (qui n'en est pas un !), et maintenant direction le MNHA !

 

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LE MNHA(4) REPLACE LE LUXEMBOURG DANS LE CONTEXTE DES GRANDES EXPOSITIONS UNIVERSELLES !

Le Musée National d'Histoire et d'Art (autrement dit le MNHA)... Que voilà une étonnante structure architecturale placée au cœur même de la Vieille Ville de Luxembourg, ayant permis d'opérer une parfaite symbiose entre l'ancien et le moderne (tant au niveau du quartier qu'au niveau artistique). Son original parcours muséographique s'y déploie sur dix niveaux chronologiques, dont cinq, souterrains, creusés dans le roc. Dans ce haut lieu de préservation de la mémoire de l'Homme, on passe naturellement de la Préhistoire aux expériences artistiques les plus récentes. Ainsi, son enfilade de salles archéologiques montrant l'évolution de la présence humaine sur le territoire national luxembourgeois présente des vestiges allant de la période préhistorique à celle du Moyen-âge. On notera, en autres trésors archéologiques, les fabuleuses tombes aristocratiques de la fin de l'Age du Fer, la célèbre mosaïque romaine dédiée aux Muses de Vichten, et une exposition numismatique proposant un échantillon très représentatif du monnayage celtique, romain, médiéval et moderne. De plus, les collections artistiques regroupent des tableaux anciens, dont le fameux « Bacchus, Vénus et l'Amour » (vers 1530-31) de Rosso Fiorentino, mais aussi des œuvres d'art moderne et d'art contemporain, tant luxembourgeoises qu'étrangères. Mais, dirigeons-nous dorénavant vers l'expo m'amenant en ces murs !

 

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L'évolution de la participation du Luxembourg aux Exposition Universelles...

Cette très belle rétrospective inédite, intitulée « Un petit parmi les grands. Le Luxembourg aux Expositions Universelles, de Londres à Shanghai (1851-2010). », se déroule du 13 mai au 05 septembre 2010, et ce, parallèlement à l'Exposition Universelle, Shanghai 2010. Il s'agit de la présentation des participations luxembourgeoises aux différentes Expositions Universelles, un aspect de l'Histoire du Luxembourg peu connu du Grand Public et jamais étudié jusqu'alors. Décidément, le Luxembourg est un petit pays comme je les aime avec du caractère ! Les organisateurs de cette manifestation sont très méritants. Elle a nécessité une longue préparation qui les a emmenés à Luxembourg, Bruxelles, Paris et Londres. L'ampleur du travail réalisé donne cependant au final une réalisation complète et très ludique. D'emblé dans cette expo, on remarque que, même en s'en tenant qu'aux très grandes Expositions Universelles, le Luxembourg a participé en tout vingt-trois fois à ces évènements mondiaux. Aussi, on peut légitimement se demander, d'où l'existence de cette expo : « Que reste-t-il des participations nationales, créations éphémères par définition, dans un pays non organisateur comme le Luxembourg ? » Et bien, il en reste surtout de la documentation écrite et une iconographie conservées dans les archives et les bibliothèques, plus rarement des œuvres et objets d'art récupérés ou rachetés par les musées et des particuliers et, pour les évènements les plus récents, des témoignages oraux et divers courts métrages très bien ciblés. A cet égard, le film de René Leclère (1890-1955), « Il est un petit pays », commandé par l'État luxembourgeois pour Paris 1937, et celui réalisé par un amateur sur l'Exposition Universelle de Bruxelles 1958 (et qui dure pas moins d'une heure) sont exemplaires... Par ailleurs, le MNHA a la chance de posséder une série de tableaux de grandes dimensions du pavillon de Paris 1937 et une statue monumentale destinée au pavillon de New York 1939. Mais, au-delà de ces « témoins du temps qui passe », l'exposition inscrit dans l'Histoire, l'image que le pays a voulu donner de lui-même de 1851 à 2010. Il fallait exister dans le concert international et être reconnu au cœur du cortège des grandes Nations. Pari réussi ! Et maintenant, direction le tout nouveau musée de Luxembourg, la Villa Vauban... Un autre pari luxembourgeois !

 

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VILLA VAUBAN ME VOILA !!!

La Villa Vauban (ouverture début mai 2010), une très belle demeure cossue du XIXème Siècle, et son extension contemporaine sont situées au cœur de la ville de Luxembourg, au milieu d'un parc historique invitant à la rêverie. Les expositions organisées en ces lieux puisent dans les collections de la Ville de Luxembourg, constituées en grande partie d'œuvres néerlandaises du XVIIème Siècle et de peintures françaises d'histoire et de paysage du XIXème Siècle. Ce Musée permet des formats d'exposition variables, afin de pouvoir explorer les œuvres sous différents angles : les collectionneurs, les aspects inédits et la « vie » des tableaux, les auteurs, les sujets, etc. Ses expositions temporaires d'envergure intègrent des prêts en provenance de grandes collections internationales, ainsi qu'un programme d'activités variées à l'attention du visiteur.

« A la Villa les œuvres vous parlent... »

La Villa Vauban démarre très fort son activité avec son exposition inaugurale baptisée « The Golden Age Reloaded » qui illumine la place du 02 mai 2010 au 31 octobre 2010. Il s'agit de collections issues de la Villa Vauban et du Rijksmuseum d'Amsterdam. Cette exposition emporte déjà un franc succès avec des milliers de visiteurs. Elle apporte la preuve de la fascination continue qu'exerce la peinture néerlandaise du XVIIème siècle, l'âge d'or des Pays-Bas, sur les amateurs d'art (avertis ou non), depuis sa création et jusqu'à nos jours. On peut y admirez la multitude des sujets picturaux, le réalisme et la richesse en détails, l'apparente simplicité des scènes de la vie quotidienne des gens de l'époque (et de leurs animaux), l'humour dans la représentation des personnages, la beauté des natures mortes et des paysages, ainsi que les divers éléments symboliques et les messages cachés constitutifs de tous ces chefs-d'œuvre. Au XIXème Siècle, et notamment en France, ces peintures suscitaient un nouvel intérêt. La bourgeoisie post-révolutionnaire, ayant accumulé des fortunes colossales dans le commerce, l'industrie et les finances, voyait dans les fiers et riches citoyens hollandais du XVIIème Siècle leur alter ego. A titre d'exemple, le banquier franco-luxembourgeois, Jean-Pierre Pescatore (1793-1855), était un représentant de cette grande-bourgeoisie. Il s'est constitué, comme d'autres financiers de l'époque, une grande collection comprenant un bon nombre de tableaux néerlandais qu'il légua in fine à Luxembourg, sa ville natale.

Pour sa réouverture, la nouvelle Villa Vauban est donc rénovée et agrandie. Elle met les petit plats dans les grands en exposant une sélection prestigieuse de 80 peintures en provenance de ses fonds propres, avec des œuvres de David Teniers le Jeune, Jan Steen et Gérard Dou, et de ceux du Rijksmuseum, dont Frans Hals, Paulus Potter, Govaert Flinck, Jan van Goyen et Jacob van Ruisdael. Des gravures des collections du Von der Heydt-Museum Wuppertal complémentent l'ensemble. De même, il est fait la parfaite illustration des relations étroites entretenues entre le Luxembourg et les Pays-Bas au XIXème Siècle, grâce à des documents du Koninklijk Huisarchief de La Haye. En vous rendant à la Villa, vous découvrirez ou redécouvrirez tous les aspects fascinants de cet art classique extraordinaire, aux divines proportions. Vous serez invités à jeter un regard « derrière » les peintures ("sous les jupes..." comme on dit par chez nous !) et à explorer la vie cachée des tableaux. Comment les peintres du XIXème imitaient-ils les maîtres d'autrefois ? Quel genre de cadres les acheteurs préféraient-ils au XVIIème Siècle ? Par quels cadres furent-ils remplacés au XIXème Siècle ? C'est au travers de travaux de restauration de certaines œuvres que vous le saurez !

Direction la sortie... Après, une petite pause-restauration bien méritée, il est pas loin de 20h00, et me voici parti pour « L'Atelier » pour déguster le « Lostboy ! AKA... »

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JIM KERR DES SIMPLE MINDS : UN GARCON (pas si paumé que cela...) QUI ENGAGE UNE CARRIERE SOLO...

C'est sous le pseudonyme « Lostboy! AKA Jim Kerr » que le chanteur des Simple Minds - le groupe de New-Wave/Pop'Rock écossais qui a vendu plus de quarante millions d'albums dans le Monde depuis 1979 - s'évade en solo avec un premier album « Lostboy » sorti le 17 mai dernier en Grande-Bretagne. Il s'agit là d'un véritable évènement, puisqu'il n'avait jamais travaillé auparavant sans son célèbre acolyte Charlie Burchill, un musicien de renom (guitariste, claviériste, saxophoniste, batteur et violoniste) et compositeur hors pair, à l'origine des légendaires hits planétaires : « Don't You (Forget About Me) » et « Alive And Kicking ». Jim, pour cet Opus I, a sollicité l'aide du coauteur et producteur londonien Jez Coad, qui a déjà œuvré avec les Simple Minds en produisant leur 14ème album studio « Black & White 050505 », cuvée 2005. Cependant, Jim Kerr tient à préciser que son échappée ne constitue pas une rupture avec Simple Minds, mais plutôt une aventure parallèle exaltante : « Le personnage de Lostboy! AKA n'est pas similaire au jeune homme que j'étais entre 17 et 23 ans. Jusqu'à maintenant, je n'ai jamais ressenti le besoin de faire un album solo. J'avais plus envie de travailler avec Simple Minds. Mais ces dernières années, j'ai écrit comme je ne l'avais jamais fait jusqu'à maintenant et quelques-unes des chansons ne semblaient pas convenir à ce que j'étais au sein de Simple Minds »(6) Cet album a été lancé avec un premier single-extrait très prometteur : « Shadowlands ». Un son résolument Rock, plus brut et Underground que jamais !

 

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Le « Lostboy ! AKA » est au top !

 

Dans les Tops Titres du moment le « Lostboy ! AKA » se démarque d’office… Ces chansons font déjà un carton ! Dans l’ordre de préférence de ses fans, on trouve respectivement : Karma To This Rain et Sad Stone Child (deux titres partageant la 14ème place), Shadowland (Cenzo Townshend Mix) (13ème place), The Wait Parts 1 + 2 (12ème place, ma préférée qui me rappelle dans ses intonations et son titre les Depeche Mode), Soloman Solohead (11ème place, un ton très chaloupé !), Nail Thru My Heart (10ème place), Shadowland (Cenzo Townshend Mix - Radio Edit) (9ème place), Lostboy (8ème place, le tube « maison » de l’album !), Bulletproof Heart (7ème place, un refrain connu très entraînant, « cover » quand tu nous tiens !), Remember Asia (6ème place, un début de chanson calme, suivi d’un passage en force), Red Letter Day (5ème place, là aussi de très belles sonorités qui rappellent Simple Minds), Return Of The King (4ème place, un titre évocateur et une musique rappelant aussi les SM), Shadowland (3ème place, à n’en pas douter l'autre "tube" très entraînant du « Lostboy ! AKA » !), She Fell In Love With Silence (2ème place, calme au début, à la « Simple », avec après coup des envolées planantes) et à la première place : Refugee (une chanson tout en muscles, renforcée à la gratte, durant laquelle Jim vous fait taper dans les mains...).

 

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Photo 1 du "Lostboy! AKA."

 

Pour approfondir le sujet voici quelques Lives du « Lostboy ! AKA » à déguster sur Youtube.fr en LTC LIve :


« The Wait part I & II » :










« What Goes On » :


« Soloman Solohead" :


« She Fell In Love With Silence » :


« Mr Silversmith » :

 

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« Refugee » :


« Shadowland » :

 

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Photo 2 du "Lostboy! AKA".


« This Earth That You Walk Upon » :


Et pour finir « Cynical Heart » et « Room Full of Mirrors » :

 

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Photo 3 du "Lostboy! AKA".


Actuellement, on est en pleine tournée du « Lostboy ! AKA », mais aussi... des Simple Minds !


Le « Lostboy ! AKA » est en tournée européenne ce printemps et démarrera une autre grande tournée à l'automne 2010. Les Simple Minds, également « on tour », seront dans notre région en concert à « L'Autre Canal » de Nancy le lundi 14 juin prochain, à 20h30. (j'y serai !) Le 27 mai 2010, nous étions 200 personnes à voir le « Lostboy ! AKA », que du bonheur en Version VIP ! On a même eu droit aux salutations très privées de Jim à sa descente de minibus. Un gars toujours aussi proche de son public et qui ne se la joue pas. Après une nuit agitée du 27 au 28 mai 2010 (les auberges de jeunesse sont vraiment très bruyantes) et un début d'acouphène contracté pendant le concert (soigné le lendemain dès mon retour sur Metz), j'ai encore aujourd'hui la tête pleine de rêves, suite à cette excellente journée décidément pleine de rebondissements. « De très belles expos, un super concert et un peu de bouffe », voici mon éternelle devise !


© Un reportage signé Jean Dorval, le 28 mai 2010, pour LTC Arts, LTC Grands Reportages et LTC LIve.

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Notes :

(1)  « Youth Hostels » Luxembourg 2 rue du Fort Olisy L-2261 Luxembourg, tél. : (+352).22.68.89.20, fax. : (+352).22.33.60, courriels : Luxembourg@youthhostels.lu, un site web : http://www.youthhostels.lu

(2)  L'ECC-Net : 55 rue des Bruyères L-1274 Howald, Grand-Duché de Luxembourg, tél. : (+352).26.84.64-1, Fax. : (+352).26.84.57.61, courriels : info@cecluxembourg.lu, site web : http://www/cecluxembourg.lu

(3)  Casino Luxembourg, Forum d'Art Contemporain, 41 Rue Notre-Dame, BP 345, L-2013, Luxembourg, tél. : +352.22.50.45, Fax. : +352.22.95.95, courriels : info@casino-luxembourg.lu, horaires d'ouverture : du lundi au vendredi de 11h00 à 19h00, le jeudi jusqu'à 20h00, le samedi, le dimanche et les jours fériés de 11h00 à 18h00 (fermé le mardi et les 01.11 et 25.12.2010) ; infos plus : http://www.casino-luxembourg.lu/content_fr.htm

(4)  MNHA (Musée National d'Histoire et d'Art), Marché-aux-Poissons, L-2345, Luxembourg, tél. : +352.47.93.30-1, fax. : +352.47.93.30-271, courriels : musee@mnha.etat.lu, heure d'ouverture : du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00, le jeudi jusqu'à 20h00 (fermé le lundi et les 01.11 et 25.12.2010) ; site web : http://www.mnha.lu

(5)  La Villa Vauban, Musée d'Art de la Ville de Luxembourg, 18 Avenue Emilie Reuter, L-2090 Luxembourg, tél. : +352.47.96.4552, fax. : +352.47.17.07, courriels : villavauban@2musees.vdl/lu, un site : http://villavauban.lu, horaires d'ouverture : ouvert depuis début mai 2010, du lundi au dimanche de 10h00 à 18h00, le vendredi jusqu'à 21h00 (fermeture le mardi et les 01.11 et 25.12.2010).

(6)  Source documentaire : selon le « Dailyrecord.co.uk », vu sur le site : http://www.lostboyaka.com/

(7)  Source documentaire : http://www.lastfm.fr/music/LOSTBOY!+AKA+JIM+KERR/+charts?rangetype=week&subtype=tracks

(8) INFOS PLUS sur le « Lostboy ! AKA »... (+source documentaire Photos 1 à 3):  http://www.lostboyaka.com/ et http://www.facebook.com/pages/LOSTBOY-AKA-JIM-KERR/244331374992

08/06/2012

LES BEST OF JD : "TOUTE LA BRETAGNE DANS VOTRE ASSIETTE… EN LORRAINE !"

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Si vous avez envie de vous dépayser un peu… dans votre assiette, et bien il suffit d’aller manger chez Stéphane, à la Crêperie St Malo, de Metz. Ce sympathique chef, pas comme les autres, vous propose une table toujours renouvelée, des produits frais de qualité et originaux. C’est la Bretagne… en Lorraine ! Et il y en a pour toutes les bourses ! Il propose dernièrement, en plus de sa carte habituelle, un menu à 9,90€ (du mardi au vendredi, midi uniquement) qui comprend une salade maraîchère, ou une galette jambon fromage champignons, ou une galette thon fromage tomates. Cette très belle introduction est suivie d’une crêpe au sucre, ou au sucre/citron, ou à la confiture. Stéphane étant un perfectionniste insatiable et un professionnel attentionné pour ses clients, le café est bien sûr compris. Ensuite, il vous invite à découvrir, tous les mardis soirs, son Menu Gourmand, et vous donne le choix entre une galette boursine ou à la tartiflette. Fort de son expérience culinaire, héritée de ses parents, dont il a repris l’affaire en janvier 2009 avec son épouse Catherine, Stéphane précise que « les gens sont friands de (ses) galettes réalisées à base de fromage ». Pour clôturer ce délicieux menu, vous goûterez aux crêpes dessert, à volonté (et oui vous ne rêvez pas !), au sucre, au chocolat, au marron, au miel, à la confiture et au citron. En ce qui concerne vos anniversaires, Stéphane a aussi pensé à vous, ainsi une bouteille de cidre vous sera offerte pour accompagner votre repas. Avec ce restaurateur même les étudiants ne sont pas oubliés. Ainsi un café, un thé ou une infusion vous sera proposé lors de la dégustation d’une galette et d’une crêpe au choix dans sa carte très bien fournie.

 

 
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QUAND JD SE MET A TABLE…

Comme, je suis un gourmand, un épicurien, donc un rabelaisien, je n’ai pas hésité à passer à table, afin de tester ce rendez-vous breton messin… servi par le Maître des lieux, en personne, et la charmante Aurélie. Ainsi, j’ai dégusté pour vous une galette de Cornouaille à 9€. La présentation est des plus raffinées. Une galette de sarrasin sert d’écrin à un petit monticule de pommes de terre nouvelles rôties présenté au centre de l’assiette, et surmonté d’une rangée de sardines sautée à la poile, « made in France » (le Chef y tient !). Le tout est encadré harmonieusement par de la Roquette, une variété de salade dont le goût prononcé est adouci par une crème ciboulette citronnée. Un vrai délice ! J’ai aussi goûté dans la foulée une galette « Biquet », à dominante de fromage de chèvre, assortie de lardons, de concassée de tomates, de thym et d’emmenthal. Un régal pour 10€ seulement ! Et pour finir, j’ai englouti une crêpe au beurre salé, saupoudrée de sucre (j’ai failli lécher l’assiette…). Comme quoi le mélange des opposés a du bon !

A LA DIVE BOUTEILLE !

Stéphane, qui veut rester à l’avant-garde de la restauration messine, est en train de préparer une carte des cidres très complète, que je vous laisse découvrir très prochainement… Et original jusqu’au bout, il a été cherché jusqu’en Normandie un Poiré sec ; le fameux cidre normand fait à base de poire, à servir très frais. Comptez 8,90€ la bouteille de 75 cl. A boire bien sûr avec modération ! Il propose, aussi, à sa clientèle deux bières de Bretagne. Tout d’abord, la « Nuit Blanche » de Dinan de la Brasserie Artisanale. Une bière blonde, à 5% de degré d’alcool, en 33 cl., 3,90€ la bouteille, riche en arômes, rafraichissante et dont la robe est dorée. Cette bière sur lie, naturellement trouble, conservée debout, contient du malt d’orge. Une savante alchimie que les amateurs apprécieront. Enfin, la « Duchesse », une autre bière blonde, pur malt, de la Brasserie Lancelot, 6% du volume d’alcool, en 33 cl, à 3,90€ la bouteille, ravivera les papilles des connaisseurs.

Chez Stéphane, le vent du large, grâce au décor, n’est jamais très loin, à l’image du doux fumet de sa cuisine d’exception. Alors, pas d’hésitation, voyagez dans son restaurant en changeant de région le temps d’un repas, et en vous laissant porter par les saveurs du moment. Venez chez lui de la part de LTC, votre site !

 

© Jean Dorval, le 07 mars 2009, pour LTC Gastronomie.

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INFOS PLUS :

Crêperie, Glacier, Salon de thé « St Malo »

14 rue des Clercs – 57000 METZ

Tél. : 03.87.74.56.85

Ouvert du mardi au vendredi de 11h45 à 22h00, le samedi de 11h15 à 22h30, fermé le dimanche, lundi et jours fériés.

LES BEST OF JD : "LE SIEGE DE LA MOTHE (1634)."

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© Photo ci-dessus : http://www.anazarian.net/mothe.html

 

A une époque où le devoir de mémoire est à juste titre de rigueur, il est nécessaire de se rappeler que pour tout bon Lorrain la Mothe est un haut lieu de Résistance, à visiter régulièrement, afin de se ressourcer au cœur de l’Histoire et de la vie difficile de nos ancêtres ! 

 

UN PEU D’HISTOIRE…

 

Alors que fait rage la guerre de Trente Ans, le duc Charles IV de Lorraine refuse de rendre hommage à la France. Le 30 juillet 1633 le Parlement de Paris prononce la confiscation du Barrois. Deux jours plus tard les troupes françaises commencent à prendre les villes dont Bar-le-Duc et le 26 août mettent le siège devant Nancy. Le 30 septembre, Charles°IV par le traité de Charmes livre sa capitale et abdique. Seules résistent quelques places fortes, telles que Bitche, la porte nord-est du duché, et La Mothe, la porte sud.

 

LA MOTHE

 

La place forte de La Mothe-en-Bassigny domine la rivière du Mouzon de 190 mètres. Elle est longue d’environ 700 mètres, et large de 250 mètres. Elle est puissamment fortifiée : 8 bastions reliés par une courtine haute de 20 mètres, précédée d'un large fossé taillé dans le roc et profond d’environ 2,50 m, lui-même défendu par une contrescarpe, imposant ouvrage extérieur en maçonnerie.

 

LE SIEGE

 

Mi-mars 1634 le siège commence par la destruction des villages alentours de Soulaucourt et d’Outremecourt puis la construction de fortins pour contrôler les accès. Le 18 mai la forteresse de Bitche tombe. Les troupes du maréchal de La Force et tous les canons lourds des environs plus les mortiers de Lyon et Roanne s'installent et se retranchent. Le 5 juin 1634 les tirs d'artillerie et la préparation de la sape commencent. Le gouverneur de La Mothe, Antoine de Choiseul d’Ische, est tué par un éclat d'obus. Ses obsèques se font dans la plus grande discrétion. Il est remplacé par son lieutenant Sarazin de Germainvillers. Le bastion St-Nicolas saute, ouvrant une brèche. La capitulation est signée le 26 juillet. Richelieu attache un grand prix aux archives ducales qui y sont entreposées, dans le but de trouver des arguments sur les droits de Louis XIII sur la Lorraine. La garnison, qui a perdu la moitié de son effectif, sort avec armes et bagages. La Mothe est l'une des trois places fortes à être remise en état. Les autres sont démantelées par les habitants réquisitionnés.

 

JD, le 30.07.09, pour LTC Histoire.


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Source documentaire :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_La_Mothe_(1634) 

01/06/2012

LE SIEGE DE MALTE OU LA GRANDE DEFAITE DE SOLIMAN LE MAGNIFIQUE - 1565 - LA VICTOIRE DE JEAN PARISOT DE LA VALETTE, GRAND MAITRE DES CHEVALIERS DE SAINT-JEAN DE JERUSALEM.

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En 1565, se déroulait devant la forteresse de Malte, tenue par les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, un siège historique. Les chroniques ont gardé un souvenir impérissable de cette épopée de quelques mois (du 24 mai au 8 septembre 1565), pendant laquelle 500 chevaliers assistés de quelques milliers d’hommes d’armes et d’habitants résistèrent à l’assaut gigantesque de plus de 30.000 attaquants barbaresques. A leur tête, telle l’âme de cette résistance héroïque, un homme, un moine-soldat, le chevalier Jean Parisot de la Valette, grand maître de l’Ordre des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.

Né en 1494 d’une famille noble du Languedoc, il entre à l’âge de 20 ans dans l’Ordre où, gravissant les fonctions, il occupe bien vite des postes prestigieux, tel, en 1537, celui de gouverneur de Tripoli, ou encore, en 1554, celui de général des galères de Malte. Dans cette dernière fonction, il se révèle un chef d’escadre redoutable devant ses ennemis.

Au cours de ses périples maritimes, il fut même prisonnier de Dragut, suite à une action contre le corsaire barbare Abdul-Rahman Kust Ali. Il connaîtra donc, pendant une année, la dure condition du galérien, avant d’être échangé contre des prisonniers.

Le 21 août 1557, il est élu grand maître de l’Ordre en raison de sa sagesse, de son courage et de son expérience. Les menaces d’une attaque ottomane contre l’île de Malte ne résonnent-elles pas à l’horizon ? Aussi, poursuit-il l’élan donné à la guerre de course contre les corsaires opérant dans le Levant. Il accentue la consolidation de la flotte et de la défense de Malte, et il rétablit la discipline quelque peu relâchée de l’Ordre en ramenant notamment sous son autorité certaines commanderies qui s’étaient rendues indépendantes. « Il parla si haut et avec tant de fermeté, que tout ploya sous ses ordres. »

La devise « Plus quam valor, valet Valette » qui sera gravée sur la garde en or massif et incrustée de perles précieuses et de diamants du poignard offert après sa victoire au grand maître par le roi d’Espagne, Philippe II, résume bien la valeur de cet homme exceptionnel.

Un de ses contemporains, Brantôme, témoigne : « Outre sa vaillance et capacité, M. le grand maître Parisot était un très bel homme, grand, de haute taille, de très belle apparence et belle façon, point émue [embarrassée], parlant très bien en plusieurs langues (1) (…) »

Un autre témoin nous rapporte qu’il était « grand et bien fait, de grande allure et il portait bien sa dignité de grand maître. Son caractère est plutôt triste, mais pour son âge, il est fort robuste. Il est très pieux, avec une bonne mémoire, de la sagesse, de l’intelligence et il a accumulé beaucoup d’expérience au cours de sa carrière sur terre et sur mer. Il est modéré, patient et connaît de nombreuses langues. Par dessus tout, il aime la justice et est bien vu de tous les princes chrétiens. »

Avec un tel caractère, il n’est donc pas très étonnant que la Valette fut très estimé même de ses adversaires, et notamment de Dragut qui eût préféré ne pas attaquer Malte tant que le grand maître en fut le commandant. Mais Soliman n’était pas de cet avis et préparait le siège...

De son côté, alerté de ces préparations, la Valette s’occupe activement de consolider la défense de l’île, ne craignant pas de remuer lui-même la terre pour élever des fortifications. Parallèlement à ces travaux, il demande de l’aide et des renforts auprès des princes chrétiens et du pape. Mais s’il reçut une aide financière, aucun ne voulut lui envoyer des renforts en hommes d’armes ! Seules quelques promesses furent annoncées et tant espérées par les chevaliers. Lâcheté des princes ? Crainte de dégarnir les territoires en cas de victoire de Soliman ? Toujours est-il que les chevaliers de Malte, issus de nations différentes mais unis dans une même abnégation, se retrouvent seuls pour affronter une véritable puissance de feu et d’invasion. Les Turcs peuvent aligner quelque 200 navires emmenant une formidable artillerie, quelque 40.000 hommes bien armés et fanatisés, tels les janissaires, recrutés pour la plupart parmi les enfants chrétiens enlevés dans les pays conquis et conduits dans des casernes écoles. Islamisés de force, soumis à une discipline de fer, ils sont le fer de lance de l’armée. A côté de cette armée, se rajoute une foule considérable de Grecs renégats, de Levantins et de Juifs, qui suivaient sur leurs propres navires.

Face à cette puissante armada, la Valette ne peut aligner en défense que 700 chevaliers et frères servants, ainsi que quelque 8.500 hommes, soldats des galères, et issus des contingents étrangers à la solde de l’Ordre et des Maltais, tous regroupés en compagnies. Mais si le compte des forces en présence est indubitablement en faveur des assaillants, le courage des défenseurs, alimenté sans cesse par la flamme et l’élévation d’esprit du grand maître, est sans pareil. Lors de la veillée d’armes, alors que les messages alarmants de la progression rapide de la flotte turque lui parviennent, sans dissimuler le terrible péril qui les menace, ni le doute qu’il éprouve sur la venue des renforts promis, il leur tient ce discours de feu :

« C’est la grande bataille de la Croix et du Coran qui va être livrée. Une armée formidable et une nuée de barbares vont fondre sur cette île ; ce sont, mes frères, les ennemis de Jésus-Christ ; il s’agit aujourd’hui de la défense de la foi ; et si l’évangile doit céder au Coran, Dieu nous redemande la vie que nous lui avons déjà engagée par notre profession. Heureux ceux qui pour une si bonne cause consommeront les premiers leur sacrifice ; mais pour nous en rendre digne, allons, mes chers frères, au pied des autels renouveler nos vœux, et que chacun puise dans le sang même du Sauveur des hommes et dans la pratique fidèle des sacrements ce généreux mépris de la mort qui peut seul nous rendre invincibles ! »

Tous se rendirent ensuite à l’église Saint-Laurent pour la célébration de la messe conventuelle : ils communièrent, renouvelèrent leurs vœux, se pardonnèrent leurs torts réciproques et échangèrent le baiser de paix. Depuis ce jour, ce fut comme si une force nouvelle animait ces hommes tournés uniquement vers la lutte à venir, détachés du monde. N’avaient-ils pas juré « de répandre jusqu’à la dernière goutte de leur sang pour la défense de la religion et des autels. »

Le vendredi 18 mai, au petit matin, le son du canon fait retentir l’alerte. Les habitants se replient. C’est ainsi qu’un arquebusier devait écrire sur la première page de son journal : « Il a plu à Dieu, en cette année 1565, sous le bon gouvernement du courageux et pieux grand maître Jean de la Valette, que l’Ordre fut attaqué par le sultan Solyman, qui s’était senti offensé en personne par le grand tort que lui causaient sur terre et sur mer les galères de cet Ordre ! »

C’est d’abord le fort Saint-Elme qui subit les assauts de la force ottomane dont le siège dura du 24 mai au 24 juin. L’attaque est rude… L’armée ottomane espère emporter rapidement la victoire ! Mais pour le grand maître, le fort doit absolument tenir le plus longtemps possible. La survie de l’île est à ce prix héroïque.

 

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Le siège de Malte, capture de Saint Elme, fresque du XVIe siècle par Matteo Perez d'Aleccio

© Photo ci-dessus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Malte_(1565)

 

LE SIEGE DE SAINT-ELME DU 24 MAI AU 23 JUIN

Le 24 mai, les premières attaques contre Saint-Elme débutent, et malgré la vaillance héroïque des chrétiens, dès le mardi 29 mai, le croissant turc flotte sur un premier rempart de Saint-Elme. Aussi les chevaliers se replient-ils dans le fort. Le jeudi 31 mai, suite à une dépêche du vice-roi de Sicile, venant de Messine, la Valette déclare : « Nous savons maintenant que nous ne devons pas compter sur les autres pour notre délivrance, mais sur Dieu seul. »(2)

Le siège est éprouvant pour le moral des troupes chrétiennes. Certains jours, on put compter pas moins de 6.000 ou 7.000 coups de feu tirés sur Saint-Elme.

Le jeudi 7 juin, le chevalier Medran, connu pour son intrépidité et sa bravoure, est envoyé par les défenseurs du fort pour présenter au grand maître et au Conseil l’état de dégradation des fortifications et la demande de se replier. Bien que plusieurs membres du Conseil soient du même avis que le chevalier sur l’inutilité d’une résistance impossible, le grand maître rejette pourtant la supplique au motif qu’aucun secours ne serait envoyé si le fort tombait, et il ajoute : « Nous avons juré obéissance quand nous avons rejoint l’Ordre. Nous avons aussi juré sur nos vœux de chevalerie que nous sacrifierons nos vies pour la foi, partout et toujours […]. Nos frères à Saint-Elme doivent en accepter aujourd’hui le sacrifice ! » Le salut de Malte et de l’Ordre était à ce prix. Finalement, malgré quelques sautes d’humeur de certains, aucun chevalier ne renâcla à ce devoir d’honneur.(3)

Le dimanche 10 juin, Mustapha fait sonner une grande offensive qu’il espère définitive pour remporter la place forte, vu l’état d’épuisement des défenseurs. En vain… Tandis que 1.500 assaillants restèrent au pied des murailles morts ou mourants, chez les défenseurs, la garnison ne perdit que 60 hommes.

Devant un tel courage des chevaliers et les grandes pertes des siens, le jeudi 14 juin, Mustapha propose une reddition et un passage sain et sauf aux défenseurs du fort… Mais le moral des troupes est intact, surtout depuis la dernière offensive. Aussi, refusent-ils tous !

Furieux, Mustapha et Dragut reprennent l’offensive qui dure 6 heures avec des corps à corps terribles. « Les Turcs, comme les chrétiens restaient incrédules d’un combat aussi meurtrier qui laissent le fort toujours vaillant. »(4)

Lundi 18 juin, Dragut et l’Aga des janissaires sont mortellement blessés par un boulet de canon.

Le mardi 19 juin, un vibrant message de Miranda parvient à la Valette au sujet de l’état de la garnison de Saint-Elme qui ne peut que bientôt tomber : « Il m’a semblé que je ne devais taire à vous la faveur que notre Religion a jusqu’ici reçue en sa défense du fort Saint-Elme, lequel ayant été plus furieusement battu qu’aucune autre forteresse dont jamais on ait ouï parler et jusques avoir souffert 13000 coups de canon en vingt jours que ladite batterie a duré… Ce qu’on peut dire qu’un vrai et évident (sic) œuvre de Dieu, lequel en son infinie bonté, et non par nos mérites, a voulu montrer et faire paraître aux ennemis même comment il est protecteur et défenseur de cette sienne guerre. »(5)

Le lendemain, Miranda demande comme une grâce au grand maître de ne plus envoyer de renforts qui ne seraient que des hommes sacrifiés à la défense d’une place déjà perdue. Après le prochain assaut, les défenseurs pensent bien se replier sur Birgu. Mais la Valette sait que tout repli est désormais impossible.

Le jeudi 21 juin, la procession de la Fête du Corpus Christi malgré le siège et le bruit des canons, est solennellement et pieusement observée, comme depuis la fondation de l’Ordre.

Le vendredi 22 juin, 2.000 turcs perdent la vie sans remporter la victoire. Mais les chevaliers et les soldats se préparent à mourir. « Ils reçoivent les saints sacrements, se donnèrent l’un l’autre le baiser de paix et s’encouragèrent avec les mots de consolation que seuls des hommes d’un tel courage savaient trouver. »(6) Pour éviter la profanation des reliques, ils les cachent.

Le samedi 23 juin, l’assaut final est lancé contre Saint-Elme… A l’étonnement de l’état-major turc, les chrétiens devaient résister encore 4 heures avant de se voir réduits à 60 personnes pour défendre la brèche. C’était la veille de la Saint-Jean… Le dernier message du chevalier de Guaras au grand maître résumait bien la situation plus que désespérée : « Nous fêterons la fête de l’Hôpital dans l’autre monde. » L’étendard de Soliman et de l’islam est bientôt hissé à la place de la croix à huit pointes de l’Ordre de Saint-Jean. Mais pour Mustapha la tâche n’est pas achevée pour autant. Saint-Ange tient toujours. Considérant ses pertes et les sacrifices qu’avait exigés la prise d’un fort si faible en défenseurs, il s’écria : « Que ne fera le père puisque le fils, qui est si petit, nous coûte nos plus braves soldats. » En effet, quelque 8.000 à 10.000 hommes du sultan périrent dans la prise de ce fort, tandis que les chrétiens ne perdirent « que » 1.500 des leurs, dont 120 membres de l’Ordre. Quant aux survivants, ils furent faits prisonniers, réduits en esclavage ou envoyés aux galères. Dans ces circonstances, la barbarie des soldats de Mustapha fut cruelle. Les corps des chevaliers morts furent décapités et leurs troncs cloués sur des planches en forme de croix avant d’être tous jetés à la mer. Quant aux chevaliers qui respiraient encore, « par l’ordre du chef turc, on leur ouvrit l’estomac et, après leur avoir arraché le cœur…, on fendit leurs corps en croix » par dérision de la foi chrétienne… « On les attacha sur des planches et on les jeta à la mer » dans l’espoir que la mer les porterait au pied du Château Saint-Ange.

 

 

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Jean Parisot de La Valette soutint victorieusement en 1565 le fameux siège de Malte contre les 30.000 ottomans de Dragut.

© Photo ci-dessus : http://reinedumidi.com/rdm/Malte.htm

 

 

LE SIEGE DE BIRGU ET DE SENGLEA 24 JUIN - 7 SEPTEMBRE

En vengeur de la cruauté de l’ennemi, et pour faire comprendre aux officiers du sultan de ne pas faire la guerre en bourreau, la Valette fait décapiter les Turcs prisonniers et envoyer leur tête en guise de boulets de canon. Tous comprirent que la guerre serait désormais faite à outrance, sans retour en arrière, et qu’il valait mieux mourir au combat que de cette façon-là.

Avec sa fermeté ordinaire et sa hauteur de courage au-dessus des événements, la Valette organise la défense de Saint-Ange… Les stocks de provisions et d’eau potable sont contrôlés ; les meutes de chiens de chasse qui dérangent la garnison pendant la nuit et mangent les provisions pendant le jour, sont sacrifiées. Avec une noble audace et un regard de feu qui brille dans ses yeux, le grand maître entretient le courage de tous ; il loue la force d’âme des défenseurs de Saint-Elme, montre l’état affaibli de l’adversaire par la maladie et le peu d’approvisionnement qu’il reçoit ; il s’adresse également à la population pour la mettre en garde contre l’état pitoyable de servitude qu’elle subirait en cas de victoire ennemie. Aux troupes, il parle un langage sans détours : « Nous sommes soldats de Jésus-Christ, comme vous, mes camarades. Et si par malheur vous nous perdiez et tous vos officiers, je suis bien persuadé que vous n’en combattriez pas avec moins de résolution et qu’alors vous sauriez bien prendre l’ordre de votre courage. »(7)

Ordre est donc donné de combattre jusqu’à la mort et de ne plus faire de prisonnier.

Le vendredi 29 juin, les chrétiens reçoivent, envoyés par le vice-roi de Sicile, un renfort inespéré de quatre vaisseaux avec 42 chevaliers (dont deux neveux de la Valette), 25 gentilshommes volontaires, 56 canonniers et 600 fantassins. Aussi, et peut-être pour cette dernière raison, le samedi 30 juin, le pacha Mustapha entreprend une négociation et décide de proposer à la Valette les mêmes conditions que celles acceptées par le grand maître Villiers de l’Isle-Adam lors de la chute de Rhodes : un passage assuré en Sicile et les honneurs de la guerre, sous la simple condition d’abandonner Malte. Après tout, la Valette ne pourrait-il accepter ces conditions, lui qui, en 1522, lors de la chute de Rhodes, avait accompagné dans son exil le grand maître de l’époque, Philippe de Villiers de l’Isle-Adam ? Mais les circonstances sont pour l’heure différentes. L’île ne peut être abandonnée sous peine de voir l’islam se répandre dans la Chrétienté. Aussi, après avoir adressé un refus catégorique à l’émissaire grec qui n’en menait pas large, le grand maître ajouta en lui montrant l’épaisse muraille et le fossé : « Dites à votre Maître que c’est le seul endroit que nous voulons céder au pacha et que nous réservons pour l’y ensevelir avec tous ses janissaires. »(8)

Devant le courage et la résistance acharnée et obstinée des chrétiens, le pacha, furieux, fit cette promesse sauvage : « Par les ossements de mes ancêtres, puisse Allah éclairer leurs tombes. Je jure que, quand j’aurai pris ces citadelles, je n’épargnerai aucun homme. Tous, je les passerai au fil de l’épée. Je prendrai seul vivant leur grand maître et lui seul, je le conduirai enchaîné pour s’agenouiller aux pieds du sultan ! » Informé par un transfuge, la Valette s’en montra peu ému et, s’adressant à ses chevaliers, répliqua : « Je l’empêcherai bien, et si ce siège, contre mon espérance, se terminait par un malheureux succès, je vous déclare que j’ai résolu dans cette extrémité, et plutôt qu’on voie jamais à Constantinople, moi vivant, un grand maître chargé de chaînes, de prendre l’habit d’un simple soldat, de me jeter l’épée à la main dans les plus épais bataillons de nos ennemis, de m’y faire tuer et de mourir avec mes enfants et mes frères… ! » De plus, d’après les messages reçus, la Valette ne peut compter que sur les propres forces dont il dispose… Aussi, continue-t-il d’encourager ses chevaliers à mourir les armes à la main. Et pourtant, en Sicile, des voix commencent à se lever pour réclamer une intervention armée de secours. Si Malte tombe, le prochain terrain de conquête ne sera-t-il pas la Sicile et l’Italie du Sud ? Aussi don Garcia, cédant à ces instances pressantes, écrit-il à la Valette pour l’informer que deux galères armées avec 200 chevaliers viendront participer à la défense de Malte pour la fin du mois.

Le samedi 18 août, une nouvelle attaque contre Senglea et le fort Saint-Michel produit une confusion indescriptible chez les chrétiens. Conscient de ses responsabilités, le grand maître n’hésite pas un seul instant et se lance dans la bataille sans prendre le temps de s’équiper. Touché à la jambe par une grenade, aux cris de « le grand maître est en danger », il est bien vite entouré par les chevaliers qui accourent pour le protéger et le prier de se retirer. – « Je ne me retirerai pas aussi longtemps que ces bannières flotteront dans le vent », répliqua-t-il ! Mais les infidèles, chargés de plaies et de blessures, finissent malgré tout par se retirer en désordre. Le grand maître ordonne alors de pendre les bannières prises à l’ennemi dans l’église conventuelle Saint-Laurent. Dans la bataille, la figure du grand maître se découpant sur la brèche était pour les chrétiens comme un signe de ralliement inébranlable.

Après chaque succès, il ne manquait jamais de faire dire des actions de grâces. Pendant toute la durée du siège, cet homme hors du commun ne négligeait jamais ses devoirs, religieux ou militaires, il ne quittait son quartier général que pour aller se battre lui-même sur la brèche. Avant un assaut de l’ennemi au poste de Castille, il s’écria : « Il faut y aller donc pour les repousser, mais passons à l’église pour faire un mot de prière à Dieu, et pour si peu que nous Le prierons, le temps n’en sera point perdu ni notre aller retardé. Cependant Dieu s’il Lui plaît, bataillera pour nous. »(9)

Le jeudi 23 août, Birgu miné de tout côté est touché par une brèche irréparable. D’aucuns du Conseil pressent le grand maître de se retirer sur Saint-Ange toujours intact. Se dressant face à eux, la Valette leur tint ce discours : « Mes chers frères, je respecte votre avis mais je ne le suivrai pas ! Et voici pourquoi : en abandonnant Birgu, nous perdrons Senglea car la garnison ne pourra pas tenir tout seule. Le château Saint-Ange est trop petit pour contenir toute la population aussi bien que nous-mêmes et nos hommes. Je n’ai pas davantage l’intention d’abandonner à l’ennemi les loyaux Maltais, leurs femmes et leurs enfants. La citerne d’eau pour désaltérer tout le monde et la disette seule d’une chose dont on ne peut se passer nous réduirait en peu de jours ou à mourir de soif ou à ouvrir aux Turcs les portes de la place. Avec les Turcs maîtres de Senglea et de Birgu, le temps ne sera plus éloigné où le château lui-même tombera sous les tirs concentrés de leurs canons. En ce moment, ils sont obligés de disperser leur énergie et leur poudre, ce qui ne serait plus le cas si nous étions tous enfermés à Saint-Ange. Non, c’est ici, mes chers frères, qu’il faut que nous mourions tous ensemble ou que nous en chassions nos cruels ennemis avec l’aide de Dieu. »(10)

Sur ces entrefaites et devant la difficulté de s’approvisionner à laquelle s’ajoutait la crainte de la colère de Soliman devant une défaite prévisible, Mustapha décide de brusquer la victoire en s’attaquant directement à la capitale, Mdina. Cette dernière est du reste peu fortifiée et abandonnée du meilleur de ses défenseurs accourus à la rescousse des forts durement attaqués. Aussi espère-t-il une victoire prompte. Mais à l’annonce de la nouvelle, le gouverneur de Mdina, le chevalier Mesquita, homme d’une grande sagesse et haute intrépidité, use d’un stratagème habile à décourager les Turcs. Il fait habiller la cité d’uniformes de soldats et parader en haut des murailles tous les paysans réfugiés dans la cité. A cette vue, consternés, les Turcs s’écrient : « C’est un autre Saint-Elme ! » Quelques coups de feu et de canons rajoutés achèvent de décourager le vice-roi d’Alger qui se retire par prudence. Une messe d’action de grâce est célébrée dans la cathédrale édifiée sur la maison du romain Publius qui accueillit saint Paul après son naufrage. Pour beaucoup de chrétiens, cette retraite inespérée était le témoignage que saint Paul veillait toujours sur Malte et annonçait le départ prochain et définitif des Turcs. Pour l’heure, le pacha se concentrera sur les forts toujours tenus par les chrétiens en espérant la victoire avant que l’amiral Piali ne regagne avec ses galères Constantinople. Mais les chevaliers, fortifiés par le repli de Mdina, en viennent à évoquer la possibilité de remporter la victoire sans le secours de l’hésitant don Garcia.

Pendant ce temps, en Sicile, le temps joue malgré tout en faveur d’une intervention armée de secours. Le 25 août, sans que la Valette en soit avisé, le vice-roi avec 8.000 à 12.000 soldats met les voiles sur Malte. Mais une tempête puis le mauvais temps rendra difficile la progression. Ce n’est que le 7 septembre que les hommes débarquent sur la plage de Mellieha. Après le débarquement, et sur le chemin du retour vers la Sicile, don Garcia, naviguant au sud de l’île, fait saluer la forteresse de Saint-Ange et le drapeau de l’Ordre. La joie des assiégés qui apprennent ainsi l’arrivée des secours est sans borne. En cette occasion, déçu malgré tout du peu de renfort, le grand maître usa d’un nouveau stratagème. Libérant un esclave musulman prisonnier, il lui accorde sa liberté comme acte de clémence du vice-roi qui vient de débarquer avec 16.000 soldats… : dans ces conditions le pacha n’a plus qu’à lever le siège, lui affirme-t-il ! 

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LE 8 SEPTEMBRE, DEPART DES TURCS, EN LA FETE DE LA NATIVITE DE NOTRE-DAME

Consterné en entendant le rapport de cet esclave, l’état-major turc divisé décide l’évacuation immédiate de l’île. Le 8 septembre, en la fête de la Nativité de Notre-Dame, les troupes turques réembarquent donc… L’allégresse des assiégés put alors se manifester, et une grande foule suivit les chevaliers qui se rendaient en procession chanter un Te Deum solennel à l’église conventuelle Saint-Laurent ! Tous ceux qui avaient douté du bien-fondé des décisions du grand maître purent en cette occasion en reconnaître la sagesse et se féliciter de s’y être soumis.

Mais Mustapha, comprenant son erreur du fait qu’il aurait pu facilement écraser l’armée chrétienne de secours, réunit un conseil de guerre. Malgré l’opposition de Piali qui veut toujours sauvegarder sa flotte et ne serait pas mécontent de voir rentrer vaincu le pacha à Constantinople, et avec l’appui de Hassan, le débarquement est décidé.

Averti du danger par ses observateurs, la Valette envoie d’urgence un messager au chef de l’expédition de secours, Ascarno de la Corna. La Valette sait bien que si par malheur les Turcs l’emportaient, le siège reprendrait et la chute de Malte serait imminente. Tout l’avenir de l’Ordre se jouerait dans les heures qui suivraient. Aussi les chevaliers se ruent-ils à l’assaut des musulmans. « Quelle honte pour nous, déclara le chevalier Alvarez de Sande qui commande l’attaque, si à notre vue ils emportaient ces places qui après tout n’ont plus pour fortification et pour murailles que le corps seul des chevaliers qui les défendent ! » Repoussé à la mer, Mustapha, qui s’était lancé personnellement avec grand courage dans la bataille rembarqua définitivement dans la soirée de ce 8 septembre.

Les chefs de l’armée de secours furent reçus comme des libérateurs. Mais quand ils découvrirent l’état des ruines des deux presqu’îles, lorsqu’ils virent ces brèches si larges qu’il semblait inexplicable que les Turcs eussent échoués, quand ils constatèrent le vide des réserves en nourriture, les blessures et l’état de fatigue avancé des hommes, ils comprirent à quel prix Malte avait été sauvée.

A son retour, le précautionneux Mustapha prend soin de faire annoncer sa défaite au Sultan. Ce dernier en colère déclare alors vouloir exterminer jusqu’au dernier les chrétiens en reprenant lui-même l’offensive : « Mon épée est invincible, mais seulement si c’est moi qui la manie. » Il fit alors publier la victoire de ses troupes en ordonnant à la flotte de ne rentrer dans le port que la nuit tombée, afin que personne ne puisse constater l’état réel des soldats. Cette annonce sauva Mustapha de la décapitation.

Pendant le siège, 260 chevaliers et 8.000 soldats chrétiens périrent, un seul soldat trahit. Le 8 septembre, il ne restait que 600 défenseurs, et encore la plupart blessés. Du côté musulman, sur les 40.000 arrivés, seuls 10.000 retournèrent à Constantinople, et encore sans compter les Algériens, les Egyptiens et les corsaires de Dragut.

« NON ÆS, SED FIDES. » CE N’EST PAS L’ARRENT QUI COMPTE, MAIS LA FIDELITE.

Vainqueur, le grand maître toujours prudent, restaura et renforça les défenses de ce rocher méditerranéen si stratégique. Sans oublier les valeureux fort de Saint-Elme et de Birgu rebaptisés respectivement La Victorieuse et L’Invaincue, il édifia sur le Mont Sciberras une nouvelle forteresse baptisée la humilissima civitas Valettae, la très humble cité de la Valette. S’adonnant totalement à cette nouvelle tâche, sans négliger non plus la guerre de course, le grand maître, très attaché à la discipline de l’Ordre, eut à souffrir de différents scandales qu’il dut réprimer.

Sentant sa fin prochaine arriver, la Valette prit ses dispositions tant matérielles que spirituelles, invitant particulièrement les chevaliers à vivre dans la paix, l’union et l’obéissance stricte à son successeur. Le 21 août 1568, invoquant les saints noms de Jésus et de Marie, il mourut paisiblement âgé de 74 ans. Après des funérailles solennelles présidées par Pierre Guiadalotti, son successeur sitôt élu, il fut inhumé selon son désir, dans l’Eglise Notre-Dame de la Victoire. Depuis, sa dépouille repose dans la crypte de la cathédrale Saint-Jean.

De Jean Parisot de la Valette, « digne d’un honneur éternel. Lui qui fut la terreur de l’Afrique et de l’Asie, le bouclier de l’Europe quand il chassa les Barbares de ses armes saintes... »(11), l’histoire retiendra surtout le vainqueur de Soliman : car, des trois sièges menés par les grands maîtres de l’Ordre contre l’islam(12), celui de 1565 fut, au dire de la chrétienté, le plus spectaculaire et le plus valeureux, fruit d’une fidélité sans faille exprimée par la devise gravée sur la monnaie de cuivre frappée après la victoire, lorsqu’il manquait des fonds tant attendus d’Europe : « Non æs, sed fides ».

 

© R.P. Rémy Delaforge, le 26/08/08, pour LTC Histoire.

 

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Notes :

(1) Il parlait le français, l’italien, l’espagnol, le grec, l’arabe et le turc.

(2) Catherine Desportes, le Siège de Malte, Perrin 1999 - p. 101.

(3) Ibid. p. 120-121. Quelques jeunes chevaliers, en entendant la réponse portée par le chevalier Medran écrivirent une lettre au grand maître dont la substance tient en ces quelques lignes : « Il nous est impossible de continuer la lutte. Nos troupes se préparent à se sauver à la nage. Si on ne nous envoie pas les chaloupes, nous sommes déterminés à sortir les armes à la main et à mourir selon le code de l’honneur, car c’est préférable à cette canonnade incessante. A cette résolution s’en ajoute une seconde : ils refuseront désormais tout renfort, qui ne serait composé que d’hommes envoyés délibérément à la mort. » La Valette, pour gagner du temps envoya 3 chevaliers chargés de rapporter l’état du fort et ajouta : « Les codes de l’honneur ne peuvent nécessairement se satisfaire en sacrifiant la vie de quelqu’un quand cela paraît convenable. Le devoir de soldat est d’obéir. Vous direz à vos compagnons qu’ils restent à leurs postes. Ils doivent y demeurer et ne pas sortir. Quand mes commissaires reviendront, j’aviserai de ce qui devra être fait. » Si deux des commissaires entrèrent dans les vues des rebelles, le troisième, le chevalier Castriota, plus emporté, déclara la situation absolument pas désespérée dans le fort. Il propose alors de rassembler des volontaires et de s’y enfermer. Le grand maître fait remettre aux rebelles une lettre quelque peu ironique : « Un renfort de volontaires a été levé sous le commandement du chevalier Constantino Castriota. Votre pétition pour demander à quitter Sainte-Elme pour mourir à Birgu est dès à présent approuvée. Ce soir, dès que les forces de secours auront débarqué, vous pourrez prendre les chaloupes pour revenir. Revenez au couvent, mes frères, vous y serez plus en sûreté, et de notre côté, nous serons plus tranquille sur la conservation d’une place importante et d’où dépend le salut entier de l’île et de tout notre Ordre ! » Comprenant la honte et le déshonneur qui découlerait d’un tel abandon, ils implorèrent le pardon de la Valette qui, pour témoigner de sa confiance, fit congédier les nouveaux enrôlés, et envoya à leur place 15 chevaliers et 100 soldats.

(4) Ibid. p. 130.

(5) Ibid. p. 134.

(6) Ibid. p. 139.

(7) Ibid. p. 148.

(8) Ibid. p. 154.

(9) Ibid. p. 209.

(10) Ibid. p. 202.

(11) Epitaphe rédigée par son grand ami, sir Olivier Starkey.

(12) Les deux premiers furent ceux de Rhodes : par Aubusson contre le soudan d’Egypte et par Villiers de l’Isle-Adam.

30/05/2012

ESSAOUIRA, MAROC ATLANTIQUE : REMPARTS ET SOUK...

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"Essaouira, mon Amour ! Tu es face à la mer sur les remparts, défiant les embruns… Je suis le vent qui démêle ta chevelure rebelle, Ma Marocaine blonde !"

Essaouira, c’est le coin le plus tempéré du Maroc (entre 27 et 30 degrés si mes souvenirs sont bons…). Cette ville qui épouse harmonieusement la façade atlantique reflète une image du Maroc moderne et traditionnel à la fois. Marché aux poissons, souk varié, nourriture peu coûteuse (délicieuse tajine, etc.) et repos du guerrier assuré dans des hôtels pas chers. Maisons blanches et de type colonial assurées ! "Essaouira" - comme on dit là-bas - "et çà ira" !

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© Texte + Crédit photo :

Jean Dorval 2010, pour LTC Carnets de Voyages.

BALADE A LA PALMERAIE DE TIOUTE : LE MAROC ENTRE DESERT ET VERT EMERAUDE !

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Palmeraie de Tioute, à 30 km de Taroudannt, en 1952 on y tourna les extérieurs du film "Ali Baba et les 40 voleurs" avec Fernandel et récemment "Le Boulet", et autres films...

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Les quartiers du village (et dont le quartier juif... Tioute est toujours un lieu de pélérinage incontournable pour cette communauté qui était très importante avant l'indépendance) construits autour de la palmeraie (environ 30.000 arbres répartis sur plus de 10.000 ha...)

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Au centre, un lieu de pèlerinage musulman :

un mausolée dédié à une grande Sainte...

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Les dates fraîches en grappes prêtes à être cueillies...

"Anass (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporte aussi que le prophète (bénédiction et paix sur lui) rompait le jeûne avec des dattes fraîches..." Source : www.angelfire.com/.../datte.html

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La culture du maïs... Mais, où est passé le Géant Vert ???

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La Casbah, l'ex-palais du Pacha (devenu un restaurant)

 et ses fortifications...

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Terres en jachère...

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Les canaux...

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Un moulin abandonné...

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Abandonné le moulin ? Non, tout simplement transformé en lavoir par les femmes... 

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La réserve d'eau au milieu de l'écrin de verdure...

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Sa Majesté l'Eau !

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Un parasol géant de verdoyance pour se restaurer, se désaltérer... Trop cool !!!

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Des dattes à déguster sur place !

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Un p'tiot oued !

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Canal... Plus ! Toujours et encore !!!

 

© Texte + Crédit photo :

Jean Dorval 2010, pour LTC Carnets de Voyages.

SIGNATURE MAROC : SPLENDIDES COL DE TICHKA ET NORD ATLAS

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© Crédit photos :

Jean Dorval 2010,

pour LTC Carnets de Voyages.

 

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28/05/2012

LES BEST OF JD : "VISITE A FONTENOY-LA-JOUTE, LE VILLAGE DU LIVRE."

 

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Aux pieds des Vosges, en pleine campagne meurthe-et-mosellane, à deux pas des « Sources d’Hercule » de Deneuvre et de la Cristallerie de Baccarat, se trouve un village original, de 280 habitants, entièrement consacré au Livre. Son nom ? Fontenoy-la-Joûte ! « Ce projet de Village a été sagement mûri par 3 hommes : le Père Serge Bonnet, nancéien, directeur de recherche au C.N.R.S., le fondateur, François Guillaume, député de la circonscription, et Daniel Mengotti, professeur, ami des deux autres protagonistes et animateur du village jusqu'à son décès en septembre 1999. Des foires aux livres furent lancées en 1994 puis le Village du Livre fut inauguré le 28 avril 1996. Depuis, ce sont plus de 60 000 visiteurs qui viennent chaque année découvrir le plaisir de chercher un livre, trouver un livre par hasard ou après de nombreuses recherches ou tout simplement la convivialité d'un village qui a une âme. Plusieurs emplois ont été créés; de nombreuses fermes ont été vendues, aménagées en boutiques de livres avec un respect de l'architecture originale ; un restaurant accueillant et convivial s'est installé. »(2)

 

Ce bourg typiquement lorrain, comptant 20 bouquineries et 800 000 livres anciens ou d’occasion, s’anime régulièrement d’expositions ou de conférences à thème sur la bande dessinée, la calligraphie (par exemple : « les menus au travers des âges »), la religion et les livres rares, le salon de l’auto-édition où chacun peut présenter son oeuvre… Avis donc à toutes les âmes en quête de reconnaissance !

 

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Le bouquiniste F. Fouminet, qui tient « Le chat botté », se distingue par son originalité, avec un large choix sur la guerre de 1870, la Grande guerre, le scoutisme, la Lorraine, etc. Même les amateurs de BD y trouveront leur bonheur ! Alors amis chineurs à vos marques ! Il n’y en aura pas pour tout le monde !

 

© Photo ci-dessus : http://lireetrelire.unblog.fr/

 

LA VISITE S’ENRICHIT DE LA PRESENCE D’UN ARTISAN PAPETIER

 

« La Maison de l'Imprimerie et du Papier a été inaugurée le 26 avril 1998 par Monsieur Joseph Losfeld, recteur de l'Académie de Nancy-Metz. (…) Vaste ferme lorraine superbement restaurée (…). Venu de Charente, Jean-Pierre Gouy, fabricant de papier à la main depuis 20 ans s'y est installé en 1998 (…) Profitez-en, ils sont encore (…) une douzaine en Europe à fabriquer ainsi des papiers que l'industrie ne peut (ou ne veut plus, ndlr) fabriquer… »(2)

 

« La découverte du papier par les Chinois semble remonter à l'an 105 après J.C., sous le règne de l'Empereur Hoti, et est généralement attribuée au Ministre de l'Agriculture Tsaï-Lun. Il réussit, à l'aide de vieux chiffons et d'écorces réduits en bouillies, à fabriquer une pâte qui, passée dans un tamis et séchée, donnait une feuille d'une éclatante blancheur. Longtemps, la fabrication du papier resta secrète en Chine. Ce n'est qu'au VIIème siècle qu'elle parvint chez les Japonais, qui l'utilisèrent rapidement comme support de l'écriture. L'événement décisif fut la bataille de Samarcande en 751, qui se traduisit par la défaite des Chinois. Les Arabes firent de nombreux prisonniers, parmi lesquels certains prétendirent être "papetiers". Les vainqueurs comprirent très vite l'importance de cette géniale invention, qui se répandit dans tout leur empire, jusqu'en Andalousie. On trouve des moulins à papier à Cordoue et Séville à la fin du 11ème siècle, puis à Tolède et en Catalogne au début du siècle suivant… » (3)

 

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«  ...Après les Espagnols, se sont les Italiens qui installèrent les premières fabriques de papier vers 1250, notamment à Fabriano et près de Gènes. En France, le premier moulin connu fut installé près de Troyes en 1348. On trouve d'autres moulins à Essonnes (1354) et Saint Cloud (1376). Peu à peu, cette nouvelle industrie se développe partout en Europe et l'invention de l'imprimerie par Gutenberg, en 1445, lui donna un essor de plus en plus grand. »(3) Jean-pierre Gouy fabrique des papiers à l'ancienne, à la bière, de rhubarbe, pour reliure, chiffon… avec lesquels, il confectionne autant de faire-part (à fermer au cachet de cire), menus, cartes, cadeaux, ou feuilles pour aquarelles. En artiste confirmé, il œuvre en public procédant à de savantes démonstrations de composition et d’impression typographique. « Si vous lui demandez, il vous racontera l'histoire du papier, les anecdotes et même un peu de l'histoire de l'imprimerie depuis Gutenberg. »(2) « Imprimer c’est reproduire par pression ; quand on utilise un tampon, on fait de l’imprimerie. »(1) Aussi, il faut absolument voir sa collection de machines anciennes d'imprimerie, sauvées de la casse par les « Amis du Livre » et des imprimeurs lorrains. Son atelier lieu d’expositions ouvert à d'autres artistes, accueille des groupes de visiteurs et des scolaires, auxquels il prodigue ses activités pédagogiques. Les enfants, notamment, fabriquent du papier à base de bois et d’eau mélangés, qu’ils compressent dans un tamis spécifique comprenant des feutres. La dernière manœuvre étant le séchage de la future feuille.

 

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A LA SAINT-JEAN-PORTE-LATINE, ON FETE LES IMPRIMEURS…

 

« Le 6 mai 95 à Rome, saint Jean l’Evangéliste fut martyrisé devant la Porte Latine (celle qui mène au Latium) et plongé dans une chaudière d’huile bouillante qui se changea, raconte l’exégète, « en un bain rafraîchissant dont il sortit fort et plus vigoureux ». Jean fut alors exilé dans l’île de Pathmos. L’huile étant l’ingrédient de base de l’encre d’imprimerie, les imprimeurs adoptèrent Saint-Jean-Porte-Latine comme vocable de leur confrérie en 1572, sous Charles IX. Déjà, en 1401, Charles VI avait répondu favorablement à une supplique des artisans de cette corporation en les autorisant à se placer sous le patronage de ce saint, en faisant de la saint Jean une fête du Livre. En juin 1467, Louis XI autorisa les libraires à faire partie de cette confrérie. En 1488, Charles VIII y fit admettre les imprimeurs. La première impression connue de Gutenberg (dont le prénom était Hans signifiant Jean), avant l’utilisation des caractères mobiles, est l’Evangile de saint Jean en 1446-1447. » (1)

 

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QUAND MAITRE CALLIGRAPHE SORT SA PLUME

 

«  Au début de l’expression écrite, on utilise des dessins qu’on appelle aujourd’hui des idéogrammes quand ils expriment une idée et des pictogrammes quand ils représentent une chose ou un être. (…) Puis apparaissent les alphabets… »(2) Bruno Klotz calligraphe émérite initie les scolaires à son art, par un petit exposé historique adapté. L'enfant découvre ainsi l’écriture à la plume métallique à partir des lettres de son prénom, d’un style d’écriture proposé, comme l’onciale, le gothique, le bâtarde... L'élève tout fier repart avec sa propre calligraphie ! Ces ateliers découverte peuvent être conjoints à ceux de la Maison de l'Imprimerie et du Papier. De même, il propose aussi des stages d'initiation pour adulte ou enfant, et crée, sur commande spéciale, de magnifiques marque-places pour mariages, dîners, réceptions ; menus, cartes de vœux, manuscrits à encadrer, diplômes, annonces de spectacles, poésie, et art postal. Il tient à disposition des amateurs tous les types d’écritures, anciennes et modernes ; ainsi que des enluminures.

 

© Photo ci-dessus : http://www3.ac-nancy-metz.fr/

 

DES OUTRAGES DU TEMPS

 

Roland Vanderheyden, quant à lui, s’adonne, sans modération, à la reliure et à la dorure d'art, à la restauration de reliures anciennes et propose aussi des stages. Les enfants peuvent pratiquer sa noble matière en reliant un petit feuillet(1) cousu main (traitant de manière ludique de l’évolution de l’écriture, des moyens de transmission durable d’une information, des différents signes pour écrire (avec un très bel extrait de « l’Encyclopédie Diderot et D’Alembert » de 1751), de l’origine de la fabrication du papier et de l’imprimerie (avec des représentations du « Bois Protat », la plus ancienne image imprimée connue en France, datée de 1370 ; et de la célèbre presse de Gutenberg, remontant à 1453, qui utilisait des caractères mobiles pour imprimer sur parchemin une Bible à 42 lignes par page), de la reliure (métier qui remonte à 1000 ans avant JC - à l’époque, les égyptiens reliaient bout à bout leurs papyrus avec du parchemin, en rouleau. Au 3ème siècle après JC, on commence à superposer les feuilles, les coudre et ajouter une reliure : le codex est né !).

 

A une époque où les masses populaires s’abreuvent en continu de culture presse-bouton et bon marché auprès des masses médias, et où la mémoire humaine est principalement audio-visuelle, voire numérique ; voilà qu’un petit village « rebelle » s’est investi d’une mission de préservation de notre plus longue mémoire, la mémoire écrite ! Cette richesse donnant l’intelligence, non artificielle et non élitiste, qui nécessite un effort naturel de réflexion à l’échelle humaine ; pour en règle générale, un faible investissement (sauf à être collectionneur de raretés… ), tend inexorablement à disparaître dans un monde de facilités et d’auto-satisfaction. Pourtant, elle a forgé les grands esprits de l’Humanité, tout comme l’intelligence de nos pères ! Cette expérience, loin du musée vivant figé uniquement vers le passé, permet la communication de la somme des savoirs, de génération en génération. N’avons-nous jamais rêvé en feuilletant les pages d’un vieil ouvrage ? Sa couverture, sa reliure, sa couleur, sa matière, ses illustrations, son odeur… Celui qui dit le contraire serait à même de chercher la définition du mot « menteur » dans les pages d’un dictionnaire ! Mais là encore, cela veut dire qu’il faut avoir envie d’ouvrir un livre…

 

© Jean Dorval, le 08/04/05, pour LTC Grands Reportages.

 

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Informations complémentaires :

Syndicat d’Initiative

39 rue Leclerc

54122 Fontenoy-la-Joûte

Tél./fax. : 03.83.71.53.25

http://www.fontenoy-la-joute.com/

ou : www.ac-nancy-metz.fr/fontenoy/#

 

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Sources documentaires :

 (1)  2004 - ® Les Papiers du Moulin – © Maison de l’Imprimerie et du Papier

(2) selon <levillagedulivre.free.fr>

(3) « Histoire du papier » d’après <home.page.ch/pub/reliurebcapt@vtx.ch/papier.htm>

 

DECLARATION OU VŒU DU ROI LOUIS XIII, PLAÇANT LA FRANCE SOUS LA PROTECTION DE LA TRES SAINTE VIERGE MARIE AU TITRE DE SON ASSOMPTION.

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Simon Vouet : Louis XIII (1601-1643)

© Photo ci-dessus : http://www.repro-tableaux.com/a/simon-vouet/louis-xiii-1601-43-2.html

 

10 février 1638

  

Louis,

  

par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre. A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut. Dieu qui élève les Rois au Trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les Princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial, et de notre personne, et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui nous pouvaient perdre. Lorsque nous sommes entrés au gouvernement de cette Couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette Main divine soutînt avec tant de force la Justice de notre cause, que l'on vît en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins.

 

En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du Diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre Couronne, que préjudiciables au repos de notre Maison, il lui a plu d'en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil ; et a permis que nous ayons relevé ses saints Autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos Alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

 

Si les plus grandes forces des Ennemis de cette Couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

 

Tant de grâces si évidentes font que, pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur, pour en faire sentir les fruits aux Peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de Sa Majesté divine, que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée Croix, où nous révérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, - nous consacrer à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu'à nous, et à ce Fils par sa Mère élevée jusqu'à lui. En la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre Personne, notre Etat, notre Couronne et tous nos Sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession, et de toute la Cour céleste par son autorité et exemple ; nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la Pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de la porter les rendront hosties agréables. Et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ses bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

 

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre Royaume, Nous lui  consacrons  particulièrement  notre personne, nôtre Etat, notre Couronne, et nos Sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une si sainte conduite, et défendre avec tant de soin ce Royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix, que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à de telles gloires.

 

Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour un monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, - nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'Eglise Cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge, qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix; nous serons représenté aux pieds, et du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre Couronne et notre Sceptre.

 

Nous admonestons le Sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente Déclaration à la grande Messe qui se dira en son Eglise Cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une Procession en ladite Eglise, à laquelle assisteront toutes les Compagnies Souveraines, et le Corps de  Ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux Processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les Eglises, tant paroissiales que celles des Monastères de ladite Ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris. Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre Royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs Eglises Episcopales et autres Eglises de leurs Diocèses, entendant qu'à ladite Cérémonie les Cours de Parlement, et autres Compagnies Souveraines les principaux officiers des villes y soient présents.

 

Et d'autant qu'il y a plusieurs Eglises Episcopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits Archevêques et Evêques, en ce cas, de lui dédier la principale Chapelle desdites Eglises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un Autel avec un ornement convenable à une action si célèbre ; et d'admonester tous nos Peuples d'avoir une dévotion particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que sous une si puissante Patronne notre Royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses Ennemis ; qu'il jouisse longuement d'une bonne paix;  que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés : car tel est notre plaisir.

 

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de Février, l'an de grâce mil six cent trente huit. Et de notre Règne le vingt-huit.

 

Signé : Louis

LES BEST OF JD : « UNE PERLE LUMINEUSE DANS UN ECRIN DE NATURE. »

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 © Photo ci-dessus : http://www.voyage-campingcar.com/belgique-wallonie/abbaye-d-orval.html

  

Vous rêvez de prendre du recul le temps d’un week-end ? Une meilleure connaissance de vous-même serait un plus non négligeable dans votre vie ? Alors pas d’hésitation, optez pour la retraite spirituelle…

Au milieu d’une blancheur immaculée apparaît après un tournant « l’Abbaye d’ORVAL », près d’Arlon, en Belgique(1). « C’est un val d’or » resplendissant de lumière qui s’offre à la vue, en cette fin de mois de janvier 2004, serti de conifères majestueux. L’air vivifiant saisit le citadin et ouvre l’appétit. L’endroit est calme, paisible. L’homme y vit en harmonie avec mère nature et toutes les autres créatures. On distingue en cette fin d’après-midi ensoleillée les bâtiments de pierre de la vieille Abbaye, lieu de recueillement des moines trappistes qui se réclament de la Règle de Saint Benoît. Ils aspirent au silence et leur devise est « QUIS CONTRA NOS, SI DEUS PRO NOBIS »(2).

 

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Le franchissement des murs d’enceinte se fait par une petite entrée qui communique sur une cour menant à la Porterie où un membre du personnel nous dirige vers l’Hostellerie toute proche. Tout est tenu avec goût, simplicité, on remarque bille en tête le mélange subtile des styles anciens et modernes, le travail des maîtres artisans tant dans les vitraux que dans les sculptures ou les mosaïques. Le Frère Hôtelier BERNARD J., accueillant et souriant, vous remet la clef de votre cellule, un petit logis d’environ 15 m² comprenant le stricte minimum du point de vue mobilier afin de conserver l’esprit de pauvreté qui sied à une retraite spirituelle.

Pour les repas on rejoint les autres retraitants dans la très belle salle à manger mise en valeur par une statue de la Vierge à l’enfant, une immense cheminée et de très beaux vitraux représentant des écussons. Ces moments simples se prennent dans la convivialité, en silence et en écoutant de la musique méditative. On y récite le bénédicité et les grâces. La cuisine est familial, de qualité, copieuse et équilibrée. Ces repas sont l’occasion de déguster les incontournables spécialités de l’Abbaye : la bière, le pain et le fromage d’ORVAL. Le service est assuré par le Frère Hôtelier. Par contre, on fait appel aux bonnes volontés pour aider le Frère HUGUES qui règne sur les cuisines et dont l’organisation est exemplaire, pour le débarrassage et le lavage de la vaisselle. Ce personnage haut en couleur inspire la sympathie et ces corvées collectives sont alors l’occasion de faire connaissance, on plaisante même…

Pour aller prier dans la Basilique, on a le choix entre couper par la grande cour intérieure (si le temps le permet) ou de passer par la longue enfilade de colonnades de plusieurs centaines de mètres. Dans tous les cas de figures le parcours inspire à la modestie. La Basilique est aussi un savant mélange d’ancien et de moderne. On regrettera cependant que « le tabernacle originel » ait été caché derrière d’immense tuyaux d’orgues qui en d’autres lieux trouveraient leur vraie vocation. Le silence des lieux rend amoureux de l’endroit et invite au travail d’introspection, à la prière. Les Frères se réunissent pour les offices religieux dès quatre heures du matin où ils font les Vigiles, et tout au long de la journée pour les Laudes, la Tierce, l’Eucharistie, la Sexte, la None, les Vêpres, et enfin les Complies vers vingt heures. Après… extinction des feux !

 

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Lors d’un passage à l’Abbaye d’ORVAL il y a quatre « incontournables » : le magnifique « SALVE REGINA », chanté dans le noir, face à la Rosace éclairée représentant la Vierge à l’enfant, qui clôture les Vêpres ; les jardins disséminés un peu partout ; le jardin ZEN pour se retrouver face à soi-même ou parler à Dieu ; et la très belle bibliothèque dont les ouvrages (religion, philosophie…) sont en accès libre.

Les retraitants vont à l’Abbaye d’ORVAL pour se déconnecter du monde moderne trépidant. Ils apprécient tout particulièrement le silence des lieux, la beauté du site aussi bien du côté nature que du côté vieilles bâtisses. Il faut absolument profiter du moment pour faire de longues balades autour du site et visiter les ruines de l’ancienne Abbaye médiévale détruite pendant la Révolution Française. Sur le parcours on pensera à voir le diaporama expliquant la vie des moines, à visiter le musée et à faire une halte à la boutique où l’on retrouvera la célèbre trilogie d’ORVAL : le pain, la bière et le fromage ! Pour terminer son séjour dans la note, il ne faut pas oublier de nettoyer sa cellule avant de partir !

 

© Jean DORVAL, le 15/02/04, pour LTC Grands Reportages.

 

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Notes : 

(1)    6823 Villers-Devant-Orval, Belgique, Tél : 00-32-61-31-10-60 – Fax : 00-32-61-31-55-95 ou www.orval.be.

(1)    "Qui peut être contre nous, si Dieu est pour nous."